ISBN : 2262034915
Éditeur : Perrin (2011)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
De Lénine à Bokassa, de Hitler à Salazar, comment neuf grands dictateurs du XXe siècle ont mis des femmes dans leur jeu, et avec quels résultats.

Elles s’appellent Nadia, Clara, Magda, Jiang Qing, Elena, Catherine, Mira… Ils s’appellent Lénine, Mussolini,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 17 juin 2011

    Malaura
    « Je ne savais pas que dans le bouquet de roses qu'est la vie, on aurait laissé tant d'épines. »
    Ces mots d'Henri Bataille dits à Salazar par l'une de ses nombreuses maîtresses, expriment parfaitement ce qu'a été la vie des Femmes de dictateurs. Une vie faite de désir, d'attente, de jalousie, de déception et pour finir de mort tragique.
    Pour la plupart d'entre elles pourtant, ce sont elles seules qui ont transformé leur vie, non pas en un bouquet de roses mais en bouquet d'épines, en s'éprenant des hommes les plus tyranniques et égoïstes qu'ait compté le vingtième siècle.
    Ils s'appelaient Mussolini, Lénine, Staline, Salazar, Bokassa, Mao, Ceausescu et Hitler. Ils ont jeté sur leurs pays et sur le monde l'ombre noire de la dictature, du racisme, de la haine et de la violence. Ils ont été des monstres et la mémoire collective s'en souviendra ainsi.
    Dans l'intimité pourtant, ils ont été avant tout des hommes. Des hommes épris, amoureux, ardents, poétiques, attentionnés…des hommes avec des sentiments, des désirs, des amours. Certes, leur cœur pétri d'égoïsme a bien souvent rendu leurs compagnes malheureuses et les espoirs du début ont inlassablement fait place à l'amertume et la désillusion. Mais leur pouvoir de séduction était tel, qu'ils ont su faire chavirer des femmes de tous rangs, de la bourgeoise à la ménagère, de l'intellectuelle à la campagnarde, de la starlette à la journaliste.
    Clara, Nadia, Elena, Eva, Catherine et biens d'autres encore ont pénétré la sphère privée de ces dictateurs. Certaines y ont été contraintes et forcées comme Catherine, kidnappée par Bokassa, ou Nadia, violée puis épousée par Staline. D'autres ont succombé à la puissance d'un regard magnétique, à la voix orgasmique d'un orateur, au charisme d'un politicien…
    « Chaque jour je suis obligée de penser à vous, chaque heure, chaque minute. Quoi qu'il advienne, ma vie vous appartient ». Ce genre de lettres d'admiratrices éperdues, les dictateurs en ont reçu des centaines de milliers tout au long de leur ascension au sommet de l'état.
    Très tôt, ces grands séducteurs avides de conquêtes féminines comme de victoires politiques, ont su que leur accession au pouvoir ne pourrait se faire sans la femme. Elles ont donc joué un rôle capital dans leur existence et le développement de leur personnalité, sachant les conseiller, les amadouer, les guider, les inspirer, les adoucir aussi…parfois.
    Certaines se sont révélées aussi impitoyables, opiniâtres et tyranniques que les tyrans eux-mêmes ! Jiang Qing, la dernière femme de Mao s'illustra dans des exactions abominables, tandis qu'en Roumanie, Elena Ceausescu s'afficha comme l'égale politique de son mari, gouvernant avec lui pendant près de 22 ans.
    Avec « Femmes de dictateur », la journaliste, philosophe et historienne Diane Ducret nous raconte les destinées de ces oubliées de l'histoire, compagnes, épouses, maîtresses de ces despotes du vingtième siècle.
    Elle y recense les rencontres, analyse les rapports amoureux et brosse les portraits fascinants de femmes aux statuts et conditions complètement différents mais qui ont ce point commun d'avoir vécu leurs liaisons amoureuses avec une intensité, une passion et une détermination sans faille.
    « L'amour est aveugle » dit-on… au gré des amours malheureuses d'héroïnes dignes des tragédies grecques, Diane Ducret démontre cet adage dans un document très intéressant qui se lit avec le plaisir d'un roman.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Bookine92, le 03 février 2011

    Bookine92
    Je remercie Les éditions Perrin et Babelio pour ce partenariat.
    « En espérant que vous preniez plaisir à la lecture de cet ouvrage » m'indiquait le petit mot du service de presse de la maison d'édition. Ravie de cette attention, voici enfin ma réponse : un grand oui ! J'ai passé un très bon moment de lecture. D'autant que, ayant fait des études d'histoire, il me plaît de renouer de temps en temps avec ma passion et de troquer un roman contre la lecture d'un essai historique.
    Le sujet de celui-ci est original : se concentrer sur le destin des épouses, compagnes, concubines ou simples conquêtes des dictateurs du 20ème siècle. Et elles furent nombreuses !
    L'introduction m'a semblé une simple juxtaposition d'extraits de lettres à Hitler et Mussolini, sans plus d'intérêt que de planter le décor, passant d'un sentiment à un autre (admiration sans borne, fanatisme total, demande en mariage ou doléances). On y apprend toutefois qu'Hitler a reçu plus de lettres de « groupies » que les Beatles et Mick Jagger réunis !! Etonnant non ?
    Les chapitres sont ensuite découpés par dictateurs : Mussolini, Hitler, Mao, Lénine, Salazar, Staline, Bokassa et Ceausescu. Evidemment, nous sommes surpris de constater qu'autant de femmes puissent avoir été charmées par ces tyrans. N'oublions pas que nous, nous savons la politique qu'ils menaient, alors que leurs épouses ou conquêtes, n'en avaient pas forcément conscience. On ne peut que s'émouvoir du destin de certaines, souvent tragiques. Comment par exemple, en temps que femme, peut-on ne pas être touchée malgré tout par celui d'Eva Braun, recluse dans la forêt (éloignée de la politique) qui n'a pas hésitée à rejoindre Hitler alors que tous savaient que la fin était proche. Epouse de la dernière heure au courage admirable. A l'inverse, comment ne pas être offusquée de constater que certaines étaient plus tyranniques que le tyran lui-même (et en particulier envers d'autres femmes dont elles étaient jalouses !).
    Le chapitre consacré aux Ceausescu surprend. En effet, alors que les autres sont centrés sur les dictateurs et leurs « femmes », celui-ci tourne exclusivement sur madame Ceausescu. Au point de se demander qui était réellement le dictateur entre le mari et la femme. Ce chapitre m'a particulièrement intéressé. J'étais petite lorsque les évènements de 1989 se sont déroulés, mais je reste encore marquée par les images du procès de ce couple et de leur exécution.
    Ce livre apporte une dimension nouvelle aux biographies des dictateurs que nous avons étudiés au lycée. En rentrant dans leur intimité, nous prenons conscience d'un pan différent de leur personnalité et d'un semblant d'« humanité » (relative tout de même). Certains se révèlent des amants romantiques (Mussolini est dépeint comme un Don Juan, attentif à ses admiratrices), des époux tyranniques (Mao, Staline, Bokassa), voire personnage dénué de sentiments apparent (Hitler).
    Une lecture pleine de découvertes, qui se lit aussi facilement qu'un roman, dont je ne regrette qu'une chose : il manque une conclusion de l'auteur (qui a fréquenté la même faculté que moi :) ) qui nous permettre de faire le lien sur ces destins uniques et de prendre un peu de recul.

    Lu dans le cadre de l'opération Masse critique Babelio

    Lien : http://mediatexte.blogspot.com/2011/02/femmes-de-dictateurs-diane-du..
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par bookaure, le 10 mai 2012

    bookaure
    Comme son nom l'indique, Femmes de dictateur de Diane Ducret, raconte l'histoire de ces femmes, toutes particulières, qui ont marqué la vie de ces dictateurs, et aussi le rapport de ces derniers à la femme.
    Les vies amoureuses de Mussolini, Lénine, Staline, Salazar, Bokassa, Mao, Ceausescu et Hitler sont passées au peigne fin. Ces dictateurs ont en commun leur cruauté, les femmes de leur vie ont en commun la passion et une certaine violence dans leurs sentiments. Toutes sont de grandes passionnées et toutes vont d'une manière qui leur est propre, au sens propre comme au figuré, sacrifier leur vie à ces hommes.
    Je ne sais pas s'il faut blâmer ces femmes ou alors compatir , mais en lisant leur histoire, on ne peut plus affirmer que l'amour rend aveugle mais plutôt qu'il abrutit. Car elles ont toutes en commun d'avoir eu pleinement conscience de ce qu'étaient leurs idoles, jusqu'à pour certaines d'entre elles jouer un rôle très actif dans la construction et le maintient de ces régimes. Dans tous les cas, je ne vois en aucune d'elles une victime de ces dictateurs à proprement parler, mais plutôt de leur amour, de leur attirance pour le pouvoir et l'argent, de leur aveuglement pour l'idéologie à laquelle elles adhéraient.
    Mais pas de panique, il s'agit tout de même d'un livre agréable car entrer dans l'intimité de ces grands personnages conduit souvent à certaines anecdotes croustillantes et forts amusantes. On en apprend aussi davantage sur les rapports et les événements qui ont fait de ces hommes ce qu'ils sont devenu, et c'est très important. Et puis il est plaisant d'aborder l'histoire de ce point de vue original, féminin et qui finalement, humanise.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par syannelle, le 01 mai 2012

    syannelle

    " En politique, il faut avoir l'appui des femmes; les hommes vous suivent tout seuls." disait Hitler. Je n'ai vraiment jamais eu l'occasion de lire sur ce personnage, ni sur les autres dictateurs évoqués dans ce livre. le plus déroutant dans ces pages, c'est de s'apercevoir que ces hommes séduisaient les foules, mais aussi les femmes. À force de les voir présentés sous l'angle de leurs actes publics, on en oublie qu'ils demeuraient malgré tout des hommes.
    J'ai appris dans ce livre des détails sur les personnalités de ces êtres, comme par exemple d'Hitler, qui reçu plus de lettres d"admiratrices" que les Beatles et Mick Jagger confondus. Ou que Staline, avant devenir le personnage que l'on a découvert dans nos livres d'histoire, était un braqueur de banques, qui donnait à Lénine ses butins afin d'aider à construire son parti.
    le plus déroutant et dérangeant est néanmoins de constater que la sexualité est en effet " l' un des ressorts du pouvoir absolu" comme le dit la quatrième de couverture. Ces hommes électrisaient les êtres qui les entouraient tels des gourous, avec en plus une tension primitive, quelque chose d'animal, que je ne soupçonnait pas chez la plupart.
    Souvent on retrouve dans leur entourage deux types de femmes: celles qui veulent changer le cours des choses et utilisent le pouvoir de leur mari pour satisfaire leur propre soif de pouvoir, et celles qui veulent plaire, complètement subjuguées par la personnalité obscure de leur conjoint. Certaines femmes supportent les pires humiliations, parfois pour obtenir en échange des égards, ou de l'argent, d'autres sont réellement amoureuses, enfin certaines sont hallucinées, comme Martha Goebbels, qui voit en Hitler le sauveur suprême. Je fais toujours le rapprochement avec des victimes de sectes. Comment certaines de ces femmes, dont cette dernière, par ailleurs cultivées et intelligentes, pouvaient-elles suivre et cautionner de tels actes. Je suis sidérée par l'incohérence de leur soi-disant lutte. Martha Goebbels avait des origines juives par sa mère. Comment est elle arrivée à la place qu'elle occupait? Comment peut-on oublier ce que l'on est à ce point? Soif de pouvoir? Mal être? Faiblesse? Je comprends par contre que l'on puisse être endoctrinée, car ces personnages, à leur façon abjecte et monstrueuse, fascinaient les gens, et les femmes.
    Point de vue intéressant, donc, que celui choisit par Diane Ducret. On y découvre certaines des fragilités de ces hommes que l'on ne soupçonnait plus d'être des hommes, des tragédies. Certaines des conjointes d'Hitler, par exemple, se sont données la mort, fatiguées d'être traitées avec autant de mépris. On découvre aussi que si certains de ces hommes ont acquis beaucoup de pouvoir, c'est grâce à des femmes qui les ont façonnés, qui les ont même parfois éduqués, comme Mussolini.
    Certaines de ces femmes avaient de fortes personnalités, étaient même pires que leur maris dans leur mégalomanie (le passage sur Elena Ceausescu est édifiant), d'autres subissaient les mauvais traitements de tyrans qui les meurtrissaient, enfermées qu'elles étaient dans des relations masochistes au possible.
    Livre intéressant, mais pas livre d'histoire. Plus un livre sur les sentiments qui rendent insondable l'âme humaine.
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    • Livres 3.00/5
    Par adeissy, le 23 mai 2012

    adeissy
    Bon livre, je pense que je vais acheter le second tome. J'ai été un peu déçue quand même malgré la qualité des recherches je m'attendais à un peu d'analyse ... qu'est ce qui pousse ses femmes souvent libres, intelligentes, iinstruites à aimer des bourreaux ? On a aussi très peu de vision sur comment elles percevaient les atrocités de leurs "conjoints" ... En effet ce livre, et s'est également son intérêt , montre uniquement ces dictateurs dans leurs intimités, leurs crimes ne sont que très peu évoqués ... s'est à la fois génant et intéressant puisque cela nous donne un autre angle de vision. A lire en tout cas
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Citations et extraits

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  • Par gmessonnier, le 03 avril 2011

    Je ne savais pas que dans le bouquets de roses qu'est la vie, on aurait laissé tant d'épines [Gloria Castanheira]
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  • Par coquelicot5602, le 21 novembre 2011

    Difficile d'imaginer le dictateur à la petite moustache dans la peau d'un sex-symbol. Dérangeant surtout. Pourtant, Adolf Hitler reçut plus de lettres de fans que Mick Jagger et les Beattles réunis.
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  • Par gmessonnier, le 09 avril 2011

    Mieux vaut rien que l'imparfait [Kaihui, femme de Mao]
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  • Par bookaure, le 10 mai 2012

    L'espoir est ce qui est le plus dur à tuer chez une femme amoureuse.
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La chronique de Gérard Collard - Femmes de dictateur
Aujourd'hui, Gérard Collard vous présente un livre qui est en pleine actualité... Avec tous les dictateurs à travers le monde, on peut se poser la question de savoir pourquoi des femmes deviennent les compagnes de ces dirigeants autoritaires... Avec le livre de Diane Ducret, "Femmes de dictateur" (éditions Pocket) au travers d'exemples plus ou moins récents, vous aurez quelques éléments de réponse... Regardez... La présentation du livre "Femmes de dictateur" par l'éditeur : Elles s'appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda... Ils s'appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler... Qu'elles soient filles de noce ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et sont passées par le lit des dictateurs. Vous pouvez commander "Femmes de dictateur" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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