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Critiques sur American Psycho (45)


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    • Livres 1.00/5
    Par Petitebijou le 19/05/2012


    Il y a suffisamment de critiques sur Babelio de ce roman pour que la mienne n'ajoute quelque chose de vraiment original. Aussi, elle sera brève.
    Incontestables, la virtuosité et l'audace de l'écrivain.
    Brillant, le portrait d'un personnage vraiment fort.
    Pourtant, et peut-être est-ce un mécanisme de défense inconscient de ma part, la surenchère dans l'horreur m'a lassée très vite. Et surtout, j'ai ressenti une certaine complaisance de la part de l'auteur qui semble nous dire "Regarde comme j'écris bien, et attends un peu, je peux aussi faire pire...".
    Je me suis profondément ennuyée, ai commencé à sauter des pages, puis j'ai abandonné peu avant la fin.
    Mais peut-être le but de l'auteur est ainsi atteint, puisque le livre refermé, le sentiment qui domine est la vacuité de la chose littéraire et du monde qu'elle décrit. Je n'ai pas vraiment perçu d'humour comme d'autres lecteurs, tout juste un détachement à l'image du personnage, une distance un peu dandy.
    Au final, je n'ai pas lu le chef-d'oeuvre annoncé, simplement une oeuvre qui sans doute a dû paraître scandaleuse à sa sortie, mais semble aujourd'hui furieusement datée dans ce qu'elle pouvait apparaître comme moderne il y a vingt ans. Et, somme toute, l'oubli sera vite là, et "American Psycho", sitôt refermé, ne me semble plus que synonyme d'échec et d'indifférence.

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Kadoc le 06/10/2011


    Je ne voulais pas lire ce livre.
    Comme, d'une façon générale, je me foutais de Bret Easton Ellis.
    J'étais en flagrant délit d'idée préconçue.

    Mais je me suis retrouvé en tête à tête, sur la plage, avec Pat Bateman. A défaut d'autre chose, je lui ai fais la conversation.

    Je m'attendais à lire un livre macabre, orgiaque, et dégoulinant d'horreur.

    Mais finalement, ce livre est extrêmement drôle. Je dirai même méchamment drôle. Et désespérant.

    On retrouve l'essence même de ce qui faisait le succès et la raison d'être du théâtre de grand guignol :
    La frustration, une société obtuse, la course à l'apparence et l'auto répression permanente.

    Ce livre est la peinture, plus d'actualité que jamais, de la course à la futilité comme système de vie, de la perte d'identité, de l'écrasement de l'homme par la morale et l'argent.

    American Psycho c'est l'histoire d'un homme qui crie.
    Mais à la bourse, comme dans l'espace, personne ne vous entend crier.

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Woland le 26/12/2007


    American Psycho
    Traduction : Alain Defossé

    Je l'ai relu et, commencé un samedi soir, le livre était terminé au bout de vingt-quatre heures. Or, j'admets n'avoir "zappé" que deux descriptions de vêtements !!!!! - et les dernières scènes de meurtres, j'avoue !!!!! Parce que, à la lumière du temps écoulé, j'ai compris - ou cru comprendre - que ces longues descriptions permettaient aussi à Bateman de se raccrocher à la réalité.
    C'est vrai : ce type est complètement fou. Il vit dans un univers schizophrénique absolu, le golden boy d'un côté, le psychopathe de l'autre mais est-il suffisamment courageux pour passer à l'acte ainsi qu'il le dit ? Ne fantasme-t-il pas en fait ? A un certain moment, on se demande comment il peut verser autant de sang dans son appartement sans que sa femme de ménage s'en émeuve (à la fin d'ailleurs, on voit cette brave dame ramasser les journaux poisseux de sang et les mettre dans la poubelle comme si de rien n'était, à tel point que Bateman lui-même se pose des questions ... )
    Avec une très grande habileté, Ellis nous suggère que son personnage possède un loft dans un endroit isolé. Soit, mais il tue aussi dans son appartement et, à lire les descriptions aussi minutieuses qu'horrifiantes qu'il nous donne de ses crimes, il est clair que les murs sont éclaboussés par le sang et la cervelle. Alors ?
    Alors, Ellis invente l'appartement de Paul Owen - autre golden boy porté disparu et que Bateman prétend avoir liquidé tout en conservant par devers lui ses clefs et son argent. Ce point de chute inattendu va lui permettre de tuer également ailleurs que chez lui. Mais toujours selon le même modus operandi, voilà le hic. Et lorsqu'on met en vente l'appartement d'Owen - eh ! oui ! on finit par le mettre en vente, il fallait s'y attendre - rien, il n'y a rien, pas une seule tache, pas un seul ragot sur ce qui s'y serait passé. Pire, l'agent immobilier - une femme - prend visiblement Bateman, venu badauder, pour un dément qu'il faut ménager mais non dénoncer à la police ...
    Celle-ci d'ailleurs n'apparaît jamais. Il y a bien un détective privé venu enquêter sur la soit-disant disparition d'Owen mais il ne fait que passer. Dans les derniers chapitres, on peut croire qu'un chauffeur de taxi anonyme va se substituer à la Némésis urbaine pour régler son compte à Bateman mais, à y regarder de plus près, on se demande si ce dernier n'est pas finalement une victime qui se fait dérober tout son argent et ses objets de valeur par un individu qui joue de sa folie pour le culpabiliser un maximum.
    Si la société américaine et le culte du profit sont mis en cause dans cette aliénation d'une personnalité, la famille est aussi montrée du doigt. On ne saura jamais pourquoi Bateman panique lorsqu'on lui suggère que sa coiffure ne pourrait pas être aussi nette qu'il le souhaite mais on constate, là encore à l'extrême fin du roman, que sa mère est elle aussi hantée par la bonne tenue de ses cheveux ...
    Un livre à lire, c'est certain mais aussi à relire car une première lecture ne permet pas d'en discerner toutes les richesses. ;o)

    critique de qualité ? (14 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par cinecirque le 15/05/2012


    American Psycho est le genre de livre à ne surtout pas mettre entre toutes les mains. C'est le genre de livre où le talent de l'auteur est tellement incontestable qu'il pourrait provoquer des dégats...
    Certaines personnes n'arrive pas aller plus loin dès qu'elles abordent l'aspect "horreur-porno" du livre, mais chez d'autres, cela fonctionne comme une drogue. Autant le dire tout de suite, je n'ai pas les mots pour décrire à quel point ce livre est horrible. Horrible mais fascinant. C'est probablement notre attirance naturelle pour le morbide qui nous incite à plonger dans ce tourbillon glauque mené par le jeune yuppie Patrick Bateman.
    Le plus effrayant, c'est que les scènes de vie quotidienne sont justement aussi effrayantes que les scènes de massacre pourtant très réalistes et détaillées. Si on le caractère hypnotiseur de ces dernières est indéniable, elles paraissent presque moins malsaines que les centaines de détails qui témoignent de l'hédonisme, de l'égocentrisme et l'élitisme de ce milieu et plus particulièrement de ce personnage.
    Au début, les deux parties (grossièrement, la partie "soft" et la partie "hard") sont clairement séparées. Puis, au fur et à mesure, sans que l'on s'en rende compte, les deux se mélangent pour former à la fin un mix de considérations esthétiques, de remarques mondaines et de pensées meurtrières (et le mot est faible).
    Le plus surprenant, et finalement logique, c'est le contraste si fort entre le contrôle extrême de la partie "soft", et la barbarie sans limite de la partie "hard". Ce qui rend cela possible, c'est probablement l'égocentrisme du personnage.
    Et au milieu de tout cela, et c'est aussi ce qui fait le génie d'Easton Ellis, de simples reflexions culturelles (comme les critiques des Talking Heads ou de Phil Collins) qui surprennent à peine tellement Patrick Bateman semble être régi par l'absurde d'une conscience en vrac.
    On voit donc avec ce très très bon livre où peut mener la société de l'individualisme qui règne aujourd'hui, bien qu'ici elle soit poussée à son extrême limite... et accessoirement l'emprise que le morbide possède sur nos esprit, l'attraction et la facination qu'il exerce.

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



  • Par Loubhi le 10/02/2012


    C'est en fait le personnage le plus abject et sadique, ignoble qu'il m'ait été de découvrir, ses actes criminels à l'égard des clochards , des ses semblables yuppies et surtout des viols suivi des meurtres les plus avilissant vis à vis de la gente féminime m'ont laissé à la limite de la nausée.


    Lien : http://passiondelecteur.over-blog.com/article-american-psycho-bret-e..

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par edea le 15/08/2008


    un livre que j'ai adoré et pourtant qui m'a souvent donné la nausée ! je me suis souvent demandée si l'auteur n'avait pas commis lui même tous ces crimes tellement leur description est réaliste...une lecture dérangeante certes mais incontournable...néanmoins âmes sensibles s'abstenir ;)

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Philippe67 le 07/09/2011


    Un livre très dérangeant que j'ai hésité souvent à abandonner tant certaines scènes sont difficilement soutenables, mais il faut lire jusqu'au bout pour l'aimer. Une peinture d'une certaine société américaine (yuppies) bien bien loin de nous faire rêver.
    Une lecture qui laisse des traces longtemps après avoir refermé ce livre j'y repense encore.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par PatryckFroissart le 16/02/2012


    Voilà un roman dérangeant, hors normes, tant pour la forme que pour le thème.

    Le héros, Patrick, en est le narrateur.
    Plein aux as, habile spéculateur boursier, il est obsédé par le luxe, les marques, le "bon" goût dans le choix, maniaque, de ses tenues vestimentaires "uniquement de marques", par la recherche incessante des restaurants les plus branchés, des groupes musicaux et des chanteurs dont il est de bon ton de tout connaître, des personnes qu'il faut fréquenter et dont il faut savoir tout ce qui les concerne, des femmes avec qui il convient de coucher, et aussi des drogues qu'il est nécessaire de consommer.
    Patrick Bateman, selon l'expression consacrée, est un "golden boy", dont la principale occupation, outre le fait d'effectuer des transactions juteuses, est de se faire voir.
    Patrick Bateman est donc un personnage public.
    Mais il y a deux Patrick Bateman...
    Sorti de la lumière clinquante des endroits à la mode, Patrick se transforme en un autre type de maniaque, sexuel, sadique, sanguinaire.
    On passe ainsi d'une scène de "salon où on cause", ponctuée de futilités, de mondanités, de déclinaisons pointilleuses des marques, couleurs, matières de cravates, de pantalons, de chemises, de chaussettes...à des récits hallucinants de tortures, de sévices sexuels, de dépeçages, d'anthropophagie...
    Le roman est fait pour provoquer la nausée, incessamment, chapitre après chapitre, tantôt par les descriptions minutieuses des produits de consommation de luxe, tantôt par la fadeur des conversations de ceux de ce monde du paraître, de l'argent facile, du factice, tantôt par la haine que ces gens manifestent à l'encontre des pauvres, tantôt par le déferlement de cruauté, de sang et de sperme à quoi le lecteur est invité à assister.
    Bret Easton Ellis est un des plus grands écrivains de notre époque.
    Il montre d'une manière crue tout ce dont l'homme est capable.

    Patryck Froissart
    St Paul, le 5 novembre 2010


    Lien : http://proesie.kazeo.com/

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par PierreF le 01/03/2011


    Voilà un livre d'un auteur qu'on aime ou qu'on déteste. Ayant lu son dernier en date, Suite (s) Impériale (s) que j'ai trouvé décevant, revenons aux valeurs sures. Alors, certes, au premier degré, c'est l'histoire d'un serial killer. Au deuxième degré, c'est une charge contre l'Amérique des années 80-90, le règne de l'argent, de l'apparence lisse, où ce qui n'est pas propre doit disparaître. Au troisième degré, c'est le portrait d'un auteur, malade d'être seul, enfermé dans un rôle trash qui l'amuse. Avec énormément de style, des choix littéraires voulus, et des scènes de meurtres explicites, ce livre fait débat mais n'est pas en tous cas pas à mettre entre toutes les mains. A vous de voir.


    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Suny le 05/09/2011


    Au début, on voir combien Patrick Bateman est un jeune goldenboy bien sous tous rapports, qui prend soin de lui et se soucie de son apparence, donne des conseils avisés et exhaustifs sur la façon de soigner sa peau, ses cheveux, son corps, ses mains… Puis, peu à peu, par petites touches, une petite réflexion par-ci par-là, on se rend compte qu'il y a un truc qui cloche. Peu à peu, il se dévoile, l'air de rien, comme si avoir envie d'égorger une femme ou envoyer des vêtements ou des draps tachés de sang au pressing étaient des choses tout à fait normales. Cette façon d'annoncer de façon aussi anodine, au milieu d'une phrase qui n'a rien à voir, les horreurs qu'il a pu commettre, me ferait presque hurler de rire (si j'étais moi aussi une psychopathe).
    Cette histoire semble surtout être l'occasion d'une description sans scrupules de cette classe de la société américaine où l'on se fout de tout, sauf de la marque des vêtements qu'on va porter demain, du prix des tableaux qu'on accroche à ses murs et du restaurant huppé où l'on va aller manger le soir. Tout le monde se connaît mais personne ne se reconnaît, les conversations sans queue ni tête prennent parfois des proportions aberrantes, au point de se demander si on n'est pas chez des extraterrestres, mais c'est raconté avec tellement de naturel qu'on se dit qu'en fait, si, ça doit être possible d'être aussi inintéressant tout en étant persuadé d'être le roi du monde.
    On m'avait promis un truc de ouf, le psychopathe du siècle, un mec ignoble et fascinant. Effectivement, les scènes de torture, de boucherie, de viol, de simple cruauté qui finissent quand même par arriver à un moment très avancé du bouquin, sont assez dégueu. Mais pour ce qui est de la psychologie du type, c'est juste une espèce de taré sans intérêt qui aime faire du mal à tout ce qui bouge. Pourquoi il le fait ? Allez savoir. Peut-être pour donner un peu de piment à son existence plate et désespérante qui, sinon, ne tournerait qu'autour se son fric, de ses fringues Armani, des quelques pouffes qui lui couinent leurs malheurs à l'oreille, de sa Rolex et de son matériel de sono. Bon, d'accord, j'oublie les super restos et le p'tit rail de coke qui viennent égayer un peu tout ça.
    Toujours pas convaincue par Ellis, donc. Dommage, je me suis un peu emballée et j'en ai encore deux à lire à la maison…

    critique de qualité ? (5 votes positifs)






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