On commence parfois des livres par la fin. C'est un peu ce qu'il m'arrive avec ce livre d'
Antoine Emaz.
Cambouis paraît bien être déjà un aboutissement du travail d'écriture à dimension d'une vie d'adulte.
La poésie est son affaire, y est inclus le regard critique sur le comment, les hésitations; les retouches,
les démontages et remontages de cette langue inédite. Inclus aussi en fragment de journal, le quotidien,
l'ordinaire des semaines, la cuisine pour se nourrir , la contemplation du jardin, les relations avec la famille.
Le doute le découragement le à quoi bon holderlinien sillonne le livre comme un souffle pour reprendre en
compagnie de Reverdy , du Bouchet le chemin. Chemin d'écriture au final ni plus ni moins glorieux qu'un autre, nous dit-il, mais un chemin tracé par lui-même là est l'exploit.
A lire, ce que je n'ai pas fait, Lichen, Lichen encore, aux éditions Rehauts.