ISBN : 2130551394
Éditeur : Presses Universitaires de France - PUF (2005)


Note moyenne : 2/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Le début des années 1950 est pour Michel Foucault une période de travail philosophique mais aussi de découverte, autant en littérature (Becket, Bataille, Blanchot, Char) qu'en psychologie et en psychiatrie : il obtient les diplômes de psychopathologie et de psychologie ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 2.00/5
    Par hupomnemata, le 24 décembre 2009

    hupomnemata
    le psychasthénique est malade mentale non pas en soi, mais parce qu'autour de lui un enssemble d'exigences social pèse sur lui. Dans "Maladie mentale et psychologie", Foucault montre déjà la méthode qui parcourra son oeuvre jusqu'à son passage dans l'antiquité grec. Une méthode qui consiste à définir l'objet non pas en soi et dans son essence mais par ce qui l'entour, le détermine, dessine ses contours. Cette description en négatif d'un objet devient par la suite le champ d'objet lui-même dont Foucault entreprend de faire la genealogie (quand il s'agit de technique de pouvoir) ou l'archéologie (quand il s'agit de formation discurssive, c'est à dire de savoir).
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Citations et extraits

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  • Par hupomnemata, le 24 décembre 2009

    "Un psychasthénique ne parvient pas à croire à la réalité de ce qui l'entoure; c'est une conduite, pour lui, "trop difficile". Qu'est-ce qu'une conduite difficile? Essentiellement une conduite dans laquelle une analyse verticale montre la superposition de plusieurs conduites simultanées. Tuer un gibier à la chasse est une conduite; raconter, après coup, qu'on a tué un gibier, est une autre conduite. Mais au moment où l'on guette, où l'on tue, se raconter à soi-même que l'on tue, que l'on poursuit, que l'on guette, pour pouvoir en faire aux autres, par la suite, l'épopée; avoir simultanément la conduite réelle de la chasse et la conduite virtuelle du récit, c'est là une opération double, beaucoup plus compliquée que chacune des deux autres, et qui n'est qu'en apparence la plus simple: c'est la conduite du présent, germe de toutes les conduites temporelles, où se superposent et s'imbriquent le geste actuel et la conscience que ce geste aura un avenir, c'est-à-dire que plus tard on pourra le raconter comme un événement passé. On peut donc mesurer la difficulté d'une action au nombre de conduites élémentaires qu'implique l'unité de son déroulement.
    Prenons à son tour cette conduite du "recit aux autres", dont la virtualité fait partie des conduites du présent. Raconter, ou plus simplement parler, ou d'une façon plus élémentaire encore, jeter un ordre n'est pas non plus quelque chose de simple; c'est d'abord se référer à un événement ou à un ordre de choses, ou à un monde auquel je n'ai pas accès moi-même, mais auquel autrui peut avoir accès à ma place; il faut donc reconnaître le point de vue d'autrui, et l'intégrer au mien; il me faut donc doubler ma propre action (l'ordre lancé) d'une conduite virtuelle, celle d'autrui qui doit l'exécuter. Plus encore: lancer un ordre suppose toujours l'oreille qui le percevra, l'intelligence qui le comprendra, le corp qui l'exécutera; dans l'action de commander est impliquée la virtualité d'être obéi. C'est dire que ces conduites apparemment si simples que sont l'attention au présent, le récit, la parole impliquent toutes unes certaine dualité, qui est au fond la dualité de toutes les conduites sociales. Si donc le spychasthénique trouve si ardue l'attention au présent, c'est par les implications sociales qu'obscurément elle enferme; sont devenues difficiles pour lui toutes ces actions qui ont un envers (regarder-être regardé, dans la présence; parler-être parlé, dans le langage; croire-être cru, dans le récit) parce que ce sont des conduites qui se déploient dans un horizon social. Il a fallu toute une évolution sociale pour que le dialogue devienne un mode de rapport interhumain; il n'a été rendu possible que par le passage d'une société immobile dans sa hiérarchie du moment, qui n'autorise que le mot d'ordre, à une société où l'égalité des rapports permet et garantit l'échange virtuel, la fidélité au passé, l'engagement de l'avenir, la réciprocité des points de vue. C'est toute cette évolution sociale que remonte le malade incapable de dialogue."
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Mathieu Lindon "Ce qu'aimer veut dire"
Mathieu Lindon "Ce qu'aimer veut dire" - Où il est question notamment de Michel Foucault et d'Hervé Guibert, de Jérôme Lindon, de Samuel Beckett, Marguerite du ras, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon, Robert Pinget, Pierre Bourdieu et de Gilles Deleuze, d'un père et d'un fils et de filiation, d'amitié et d'amour, de littérature, de la rue de Vaugirad et de LSD et d'opium, d'impudeur et d'indiscrétion,de rencontres, de Willa Cather et de Caroline Flaubert, , et aussi des larmes aux yeux, à l'occasion de la parution de "Ce qu'aimer veut dire" de Mathieu Lindon aux éditions POL, à Paris le 13 janvier 2011








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