Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2070293351
Éditeur : Gallimard (1990)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 69 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Les Mots et les Choses" valut à Michel Foucault une réputation internationale. Ensuite, ses autres ouvrages ne feront que développer une seule et même thèse : celle de la mort de l'homme et de l'humanisme classique qui concevait le sujet pensant comme une exception dan... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

Critiques, analyses et avis (3)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par fx131, le 16 juillet 2014

    fx131
    Réussir à comprendre Foucault reléve de la gageure . Dans son texte , il aborde un nombre tellement important de thématiques diverses , en n'ayant de cesse de creuser celles çi jusqu'au plus profond , qu'il est effectivement impossible de tout comprendre . Il définit avec une précision d'orfévre l'importance des mots , allant jusqu'a leur conférer comme une sorte d'aura à laquelle il est le seul à comprendre quelque chose . Heureux sont ceux qui parviennent a comprendre ce texte colossal , qui s'impose comme une pierre fondamentale de la philosophie contemporaine . Cette oeuvre , il faut toute une vie pour en mesurer la puissance.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par hupomnemata, le 04 janvier 2011

    hupomnemata
    Les mots et les choses est le prélude à "l'archéologie du savoir" dans lequel Michel Foucault définit ce qu'est un discours. Dans les mots et les choses, il ne définit pas, il montre en décrivant dans leurs formes comment les savoirs se constituent. Ce qui permet de voir plusieurs choses: l'histoire des savoirs n'est pas une histoire du progrès ou un cheminement vers la vérité, il y a des motifs communs aux différentes disciplines, des motifs qui traversent toutes les disciplines.
    On pourrait dire beaucoup d'autre choses sur le propos de ce livre, j'ajouterais pour ma part qu'en plus d'être pertinent et exigent il est bien écrit. A mettre dans la liste, et en bonne place, des livres de philosophie qui ont à la fois de l'exigence et une belle forme.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          8 5         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par GZB, le 16 novembre 2013

    GZB
    Théorème de l'impact bénéfique de Michel Foucault sur l'humanité, scientifiquement prouvé:
    Saisir ne serait-ce que 10% Des mots et des choses vous rendra entre 47% et 68% plus intelligent.
    Le seul problème, c'est qu'après qu'on a lu Foucault, on s'estime personnellement aussi con qu'un vague chimpanzé.

    Commenter     J’apprécie          2 1         Page de la critique

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par MonsieurChat, le 06 novembre 2012

    Le peintre est légèrement en retrait du tableau. Il jette un coup d’œil sur le modèle; peut-être s’agit-il d’ajouter une dernière touche, mais il se peut aussi que le premier trait encore n’ait pas été posé. Le bras qui tient le pinceau est replié sur la gauche, dans la direction de la palette; il est, pour un instant, immobile entre la toile et les couleurs. Cette main habile est suspendue au regard; et le regard, en retour, repose sur le geste arrêté. Entre la fine pointe du pinceau et l’acier du regard, le spectacle va libérer son volume.
    Non sans un système subtil d’esquives. En prenant un peu de distance, le peintre s’est placé a côté de l’ouvrage auquel il travaille. C’est-à-dire que pour le spectateur qui actuellement le regarde, il est a droite de son tableau qui, lui, occupe toute l’extrême gauche. A ce même spectateur, le tableau tourne le dos: on ne peut en percevoir que l’envers, avec l’immense châssis qui le soutient. Le peintre, en revanche, est parfaitement visible dans toute sa stature; en tout cas, il n’est pas masqué par la haute toile qui, peut-être, va l’absorber tout à l’heure, lorsque, faisant un pas vers elle, il se remettra à son travail; sans doute vient-il, à l’instant même, d’apparaître aux yeux du spectateur, surgissant de cette sorte de grande cage virtuelle que projette vers l’ arrière la surface qu’il est en train de peindre. On peut le voir maintenant, en un instant d’arrêt, au centre neutre de cette oscillation. Sa taille sombre, son visage clair sont mitoyens du visible et de l’invisible : sortant de cette toile qui nous échappe, il émerge à nos yeux; mais lorsque bientôt il fera un pas vers la droite, en se dérobant a nos regards, il se trouvera place juste en face de la toile qu’il est en train de peindre; il entrera dans cette région ou son tableau, négligé un instant, va, pour lui, redevenir visible sans ombre ni réticence. Comme si le peintre ne pouvait a la fois être vu sur le tableau ou il est représente et voir celui où il s’emploie à représenter quelque chose. Il règne au seuil de ces deux visibilités incompatibles.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par -Clea-, le 09 septembre 2011

    L'objet des sciences humaines, ce n'est donc pas le langage (parlé pourtant par les seuls hommes), c'est cet être qui, de l'intérieur du langage par lequel il est entouré, se représente, en parlant, le sens des mots ou des propositions qu'il énonce, et se donne finalement la représentation du langage lui-même.

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par mathieupl, le 01 décembre 2010

    Ce livre a son lieu de naissance dans un texte de Borges. Dans le rire qui secoue à sa lecture toutes les familiarités de la pensée - de la nôtre: de celle qui a notre âge et notre géographie -, ébranlant toutes les surfaces ordonnées et tous les plans qui assagissent pour nous le foisonnement des êtres, faisant vaciller et inquiétant pour longtemps notre pratique millénaire du Même et de l'Autre.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par -Clea-, le 09 septembre 2011

    Le signe n'attend pas silencieusement la venue de celui qui peut le reconnaître : il ne se constitue jamais que par un acte de connaissance.

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par mathieupl, le 01 décembre 2010

    Si ces dispositions venaient à disparaître comme elles sont apparues, si par quelque événement dont nous pouvons tout au plus pressentir la possibilité, mais dont nous ne connaissons pour l'instant encore ni la forme ni la promesse, elles basculaient, comme le fit au tournant du XVIIIe siècle le sol de la pensée classique, - alors on peut bien parier que l'homme s'effacerait, comme à la limite de la mer un visage de sable.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

> voir toutes (58)

Videos de Michel Foucault

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Michel Foucault

En 1971, le philosophe français donne une interview à son collègue néerlandais Fons Elders, en préparation d’un débat qui aura lieu quelque temps plus tard, en novembre 1971, avec Noam Chomsky. Filmé dans son appartement de la rue de Vaugirard, à Paris, le penseur français (1926-1984) explique, analyse de peinture à l’appui, quelques-uns des axes de sa pensée, comme l’analyse de la folie, le rapport à la question du sujet ou aux cultures étrangères.











Sur Amazon
à partir de :
11,87 € (neuf)
7,50 € (occasion)

   

Faire découvrir Les Mots et les choses par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (287)

> voir plus

Quiz