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ISBN : 2070293351
Éditeur : Gallimard (1990)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 101 notes)
Résumé :
"Les Mots et les Choses" valut à Michel Foucault une réputation internationale. Ensuite, ses autres ouvrages ne feront que développer une seule et même thèse : celle de la mort de l'homme et de l'humanisme classique qui concevait le sujet pensant comme une exception dans l'ordre de la nature. Avec l'avènement des sciences humaines, l'homme est devenu un objet d'étude au même titre que les phénomènes naturels. Cette objectivation de l'homme a en même temps rendu poss... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Fx1
Fx116 juillet 2014
  • Livres 5.00/5
Réussir à comprendre Foucault reléve de la gageure . Dans son texte , il aborde un nombre tellement important de thématiques diverses , en n'ayant de cesse de creuser celles çi jusqu'au plus profond , qu'il est effectivement impossible de tout comprendre . Il définit avec une précision d'orfévre l'importance des mots , allant jusqu'a leur conférer comme une sorte d'aura à laquelle il est le seul à comprendre quelque chose . Heureux sont ceux qui parviennent a comprendre ce texte colossal , qui s'impose comme une pierre fondamentale de la philosophie contemporaine . Cette oeuvre , il faut toute une vie pour en mesurer la puissance.
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hupomnemata
hupomnemata04 janvier 2011
  • Livres 5.00/5
Les mots et les choses est le prélude à "l'archéologie du savoir" dans lequel Michel Foucault définit ce qu'est un discours. Dans les mots et les choses, il ne définit pas, il montre en décrivant dans leurs formes comment les savoirs se constituent. Ce qui permet de voir plusieurs choses: l'histoire des savoirs n'est pas une histoire du progrès ou un cheminement vers la vérité, il y a des motifs communs aux différentes disciplines, des motifs qui traversent toutes les disciplines.
On pourrait dire beaucoup d'autre choses sur le propos de ce livre, j'ajouterais pour ma part qu'en plus d'être pertinent et exigent il est bien écrit. A mettre dans la liste, et en bonne place, des livres de philosophie qui ont à la fois de l'exigence et une belle forme.
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DanR
DanR14 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
Paul Veyne a déclaré, il y a quelques jours dans la Grande Librairie être son disciple : c'est l'érudition à l'état pur. Nous voyageons de Vélaquez à Nietsche en passant par Ricardo, Cuvier. Peinture, Grammaire, Langage, Economie. Tout n'est pas accessible pour un modeste lecteur de philosophie, comme moi, mais l'effort est nécessaire pour accomplir ce voyage à travers les siècles.
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GZB
GZB16 novembre 2013
  • Livres 5.00/5
Théorème de l'impact bénéfique de Michel Foucault sur l'humanité, scientifiquement prouvé:
Saisir ne serait-ce que 10% Des mots et des choses vous rendra entre 47% et 68% plus intelligent.
Le seul problème, c'est qu'après qu'on a lu Foucault, on s'estime personnellement aussi con qu'un vague chimpanzé.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo06 novembre 2012
Le peintre est légèrement en retrait du tableau. Il jette un coup d’œil sur le modèle; peut-être s’agit-il d’ajouter une dernière touche, mais il se peut aussi que le premier trait encore n’ait pas été posé. Le bras qui tient le pinceau est replié sur la gauche, dans la direction de la palette; il est, pour un instant, immobile entre la toile et les couleurs. Cette main habile est suspendue au regard; et le regard, en retour, repose sur le geste arrêté. Entre la fine pointe du pinceau et l’acier du regard, le spectacle va libérer son volume.
Non sans un système subtil d’esquives. En prenant un peu de distance, le peintre s’est placé a côté de l’ouvrage auquel il travaille. C’est-à-dire que pour le spectateur qui actuellement le regarde, il est a droite de son tableau qui, lui, occupe toute l’extrême gauche. A ce même spectateur, le tableau tourne le dos: on ne peut en percevoir que l’envers, avec l’immense châssis qui le soutient. Le peintre, en revanche, est parfaitement visible dans toute sa stature; en tout cas, il n’est pas masqué par la haute toile qui, peut-être, va l’absorber tout à l’heure, lorsque, faisant un pas vers elle, il se remettra à son travail; sans doute vient-il, à l’instant même, d’apparaître aux yeux du spectateur, surgissant de cette sorte de grande cage virtuelle que projette vers l’ arrière la surface qu’il est en train de peindre. On peut le voir maintenant, en un instant d’arrêt, au centre neutre de cette oscillation. Sa taille sombre, son visage clair sont mitoyens du visible et de l’invisible : sortant de cette toile qui nous échappe, il émerge à nos yeux; mais lorsque bientôt il fera un pas vers la droite, en se dérobant a nos regards, il se trouvera place juste en face de la toile qu’il est en train de peindre; il entrera dans cette région ou son tableau, négligé un instant, va, pour lui, redevenir visible sans ombre ni réticence. Comme si le peintre ne pouvait a la fois être vu sur le tableau ou il est représente et voir celui où il s’emploie à représenter quelque chose. Il règne au seuil de ces deux visibilités incompatibles.
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mathieuplmathieupl01 décembre 2010
Ce livre a son lieu de naissance dans un texte de Borges. Dans le rire qui secoue à sa lecture toutes les familiarités de la pensée - de la nôtre: de celle qui a notre âge et notre géographie -, ébranlant toutes les surfaces ordonnées et tous les plans qui assagissent pour nous le foisonnement des êtres, faisant vaciller et inquiétant pour longtemps notre pratique millénaire du Même et de l'Autre.
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mathieuplmathieupl01 décembre 2010
Si ces dispositions venaient à disparaître comme elles sont apparues, si par quelque événement dont nous pouvons tout au plus pressentir la possibilité, mais dont nous ne connaissons pour l'instant encore ni la forme ni la promesse, elles basculaient, comme le fit au tournant du XVIIIe siècle le sol de la pensée classique, - alors on peut bien parier que l'homme s'effacerait, comme à la limite de la mer un visage de sable.
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enkidu_enkidu_09 juillet 2016
Toute l’épistémè moderne – celle qui s’est formée vers la fin du XVIIIe siècle et sert encore de sol positif à notre savoir, celle qui a constitué le mode d’être singulier de l’homme et la possibilité de le connaître empiriquement – toute cette épistémè était liée à la disparition du Discours et de son règne monotone, au glissement du lange du côté de l’objectivité et à sa réapparition multiple. Si ce même langage surgit maintenant avec de plus en plus d’insistance en une unité que nous devons mais que nous ne pouvons pas encore penser, n’est-ce pas le signe que toute cette configuration va maintenant basculer, et que l’homme est en train de périr à mesure que brille plus fort à notre horizon l’être du langage ? L’homme s’étant constitué quand le langage était voué à la dispersion, ne va-t-il pas être dispersé quand le langage se rassemble ? Et si cela était vrai, ne serait-ce pas une erreur – une erreur profonde – d’interpréter l’expérience actuelle comme une application des formes du langage à l’ordre de l’humain ? Ne faudrait-il pas plutôt renoncer à penser l’homme, ou, pour être plus rigoureux, penser au plus près de cette disparition de l’homme – et le sol de possibilités de toutes les sciences de l’homme – dans sa corrélation avec notre souci du langage ? Ne faut-il pas admettre que, le langage étant là de nouveau, l’homme va revenir à cette inexistence sereine où l’avait maintenu jadis l’unité impérieuse du Discours ? (p. 397)
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DanRDanR14 septembre 2014
Parlant du langage en terme de représentation et de vérité, la critique le juge et le profane. Maintenant le langae dans l'irruption de son être et le questionnant en direction de son secret, le commentaire s'arrête devant l'escarpement du texte préalable, et il se donne la tâche impossible, toujours renouvelée, d'en répéter en si la naissance : il le sacralise.
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