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> Tylia Caren (Traducteur)
> Suzanne Lombard (Traducteur)
> Daniel Rops (Préfacier, etc.)
> Isabelle Rosselin (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

ISBN : 2253001279
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4.02/5 (sur 1390 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Anne Franck reçoit, le 20 juin 1942, un journal pour son anniversaire. Elle y écrit d'abord pour combler sa solitude.

Ayant entendu à la radio que le gouvernement hollandais prévoyait de réunir à la libération les témoignages, racontant la vie au jour l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Huckleberry, le 22 mai 2009

    Huckleberry
    Cette jeune fille avait un énorme talent d'écrivain, elle raconte son quotidien sans se douter qu'il serait lu un jour. Quant à nous lecteurs, bien que l'on connaisse la fin tragique, on garde espoir tout au long du livre et on essaye de soutenir Anne Frank et sa famille, puis on pleure inévitablement.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 15 mai 2011

    cicou45
    Anne est une enfant juive de 13 ans lorsqu'elle commence à écrire son Journal le 12 juin 1942. Elle y raconte sa vie clandestine au quotidien, obligée de se cacher avec sa famille dans «l'annexe» du bureau paternel. Se sentant terriblement seule et recluse et obligée de vivre dans des conditions plus que précaires, Anne s'invente une amie imaginaire, Kitty, a qui elle confie ses peurs et les déboires que les juifs sont obligés de subir au quotidien. Elle raconte également à Kitty des choses plus banales mais importantes pour une enfant de son âge, à savoir par exemple son amourette avec le jeune Peter. Étrangement lucide et très précoce pour son âge, Anne a, pourrait-on dire, le malheur de comprendre tout ce qui se passe et la détresse de ses parents qui se retrouvent impuissants devant la barbarie nazie et devant leur incapacité à protéger leurs enfants.
    Le Journal s'achève le 1er août 1944 et Anne mourra peu de temps après dans le camp de Bergen-Belsen à l'âge de 15 ans.
    Magnifique ouvrage dont la lecture ne laisse pas le lecteur indemne. Anne est une enfant très lucide en ce qui concerne l'un des pires évènements de l'histoire mondiale, à savoir le génocides des juifs.
    L'écriture est légère puisqu'écrite de la main d'une jeune fille mais terrifiante à la fois pour ce qui est du contenu. À lire !
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    • Livres 2.00/5
    Par isajulia, le 03 mai 2013

    isajulia
    Bon tant pis si je me fais huer par les fans de ce livre, ma devise étant "même pas peur" je me lance : je n'ai pas aimé !
    Il ne m'a pas été imposé, je l'ai lu de moi-même quand j'étais adolescente c'est donc dépourvue de préjugés que je me suis plongée dans le Journal de cette adolescente juive.
    Elle écrit bien, très bien même mais son histoire ne m'a pas marquée plus que ça.
    C'est triste pourtant, je prends très à coeur la condition des juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale mais là je ne dirai pas que je suis restée de marbre mais il s'en est fallu de peu.
    Ce n'est que mon sentiment de lectrice mais je trouve qu'il y a des livres bien plus poignants sur les drames juifs.
    J'ai mis deux étoiles pour la qualité de l'écriture et le style, le reste je n'ai vraiment pas adhéré, désolée.
    A défaut de le conseiller, je dirait qu'il est à découvrir après tout les goûts et les couleurs ça ne se discute pas, c'est pas parce qu'il m'a déplu qu'il ne plaira pas à d'autres lecteurs.
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    • Livres 5.00/5
    Par Carosand, le 17 novembre 2012

    Carosand
    On ne peut accepter l'inacceptable : prendre la vie d'un autre pour son propre profit, vouloir réduire sa vie à néant, lui prendre son bien le plus précieux le droit d'exister. Ce que la nature a créé, personne n'a le droit d'y toucher et pourtant la guerre est le moyen le plus sûr pour arriver à sa propre gloire, la guerre est un prétexte qui jamais ne disparait malgré l'histoire qui témoigne de son ignominie. Tout est bon pour se donner bonne conscience, la race, la religion, le sexe, l'intelligence ou toute autre qualité ou défaut humain qui soient différents du notre.
    Anne Franck est un témoin direct de ce fléau immuable.
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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 28 avril 2013

    Missbouquin
    Le 12 juin 1942, une jeune fille allemande du nom d'Anne Frank est heureuse de commencer la rédcation d'un Journal intime, sur le beau cahier qu'elle a reçu pour son treizième anniversaire. La famille Frank (le père, la mère et les deux filles) a déjà fui l'Allemagne pour rejoindre les Pays-Bas. le 9 juillet, les menaces nazies se précisent et elle doit se cacher. Elle investit alors une Annexe de l'entrepôt du père d'Anne. Quelques temps après, vont la rejoindre la famille van Daan (père, mère et fils) puis un dentiste juif (qu'Anne détestera). Aussitôt surnommé l'Annexe et doté de règles, c'est dans ce lieu que vont évoluer 8 personnes pendant deux ans, jusqu'à leur arrestation le 4 août 1944, vraisemblablement à la suite d'une dénonciation. La dernière lettre d'Anne Frank (elle s'adressait à son Journal en l'appelant Kitty) date du 1er août 1944.Une chose importante à savoir : en 1944, Anne entend à la radio que les témoignages seront importants après guerre, en particulier les journaux intimes. A partir de là, la jeune fille rédige une seconde version de son Journal, plus étoffée. Cette version a été publiée en 1947 par Otto Frank, le père d'Anne, et seul rescapé de l'Annexe, non sans avoir subi une certaine censure, sur des sujets comme la sexualité ou la mère d'Anne, que celle-ci critique beaucoup. le Journal a ensuite connu beaucoup d'évolutions, jusqu'à la publication d'une sorte de vulgate, mélange des deux versions d'Anne, avec les passages supprimés. Nous avons donc accès à un livre « terminé », mais il faut garder conscience que ce n'est pas la forme sous laquelle Anne l'avait rédigé. Cependant, elle souhaitait le publier dès le début puisqu'elle voulait devenir écrivain, donc son voeu a été exaucé, après quelques améliorations (pour preuve : « PS : le lecteur voudra bien tenir compte du fait que, lorsque cette histoire a été écrite, la colère de l'auteur n'était pas encore retombée ! »..). Des doutes sur l'authenticité du Journal ont bien sûr été énoncés. Mais à la mort d'Otto Frank, tous les originaux ont été donnés à la Fondation chargée de gérer l'héritage d'Anne Frank et des expertises ont été effectués. Tous les textes publiés sont bien de la main d'Anne Frank.
    Venons en au texte lui-même. Lorsque l'on fait connaissance avec Anne, c'est une jeune adolescente qui aime sortir avec ses amies, s'inquiète de ses bonnes notes à l'école et commence à regarder les garçons. Au fil des années passées dans le confinement de leur prison, on la voit évoluer physiquement et intellectuellement. En particulier parce que son style devient plus assuré, plus mature.
    Autant l'avouer de suite : cette lecture fut un véritable coup de cœur, et une révélation. Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu beaucoup d'extraits du Journal, contrairement à ce que d'autres personnes m'ont dit quand je leur ai parlé de ma lecture actuelle; ce fut donc une vraie découverte. Et ce que je crois avoir trouvé, c'est un véritable écrivain, avec un style bien à elle. Et puis surtout une manière unique de transmettre ses émotions, ses sentiments, utilisant sa maturité et son sens critique pour se juger elle-même, et analyser son évolution. Car au fil du texte nous la voyons devenir adulte, nous la voyons se rebeller contre des parents soit absents quand elle en a besoin, soit trop présents quand elle a envie d'être seule. « J'ai mes idéaux, mes idées et mes projets, mais je n'arrive pas encore à les exprimer clairement. »
    Il est vrai qu'il n'est déjà pas facile de vivre cette période adolescente, alors imaginez la vivre dans une pièce confinée pendant plusieurs années, avec des vêtements qui deviennent vite trop petits, et des sentiments trop grands pour pouvoir les exprimer. Je me suis sentie proche de cette jeune fille mal dans sa peau, qui analyse les défauts des adultes et essaye de se fixer une ligne de conduite pour ne pas leur ressembler, et puis finit par retomber dans les mêmes défauts !
    Au-delà de cette analyse personnelle, les habitants de l'Annexe ne sont pas trop coupés du monde, et Anne nous renseigne de l'avancée des différentes armées, des mesures prises contre les Juifs. Certaines de ses réflexions sur les religions, la guerre ou d'autres sujets sensibles sont particulièrement intéressantes. Et je n'ai pu m'empêcher de rire à certaines de ses déclarations enflammées. « Un peuple reluisant, ces Allemands, et dire que j'en fais partie ! ». Elle passe de la colère à une résignation qui fait mal au cœur : « J'en suis arrivée au point où cela m'est à peu près égal de mourir ou de rester en vie. le monde continuera de tourner sans moi et, de toute façon, je ne peux rien contre les événements actuels. » Mais l'espoir revient toujours.
    A travers ses lettres, Anne Frank nous transmet une philosophie en construction, qui est applicable aujourd'hui encore, car humainement valable. Un grand texte, qui nous fait regretter de ne pas avoir connu Anne Frank adulte, et écrivain mature. S'il faut lire un texte sur la Seconde guerre mondiale, c'est celui-ci.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2013/04/26/journal-danne-frank/#..
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Citations et extraits

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  • Par cequejelis, le 23 septembre 2011

    samedi 20 juin 1942 : Il y a plusieurs jours que je n'ai pas écrit ; il me fallait réfléchir une fois pour toute à ce que signifie un Journal. C'est pour moi une sensation bien singulière que d'exprimer mes pensées, non seulement parce que je n'ai jamais écrit encore, mais parce qu'il me semble que, plus tard, ni moi, ni qui que ce soit d'autre ne s'intéresserait aux confidences d'une écolière de treize ans. Enfin, cela n'a aucune importance. J'ai envie d'écrire, et bien plus encore de sonder mon cœur à propos de toutes sortes de choses. ” Le papier est plus patient que les hommes.” Ce dicton me traversa l'esprit alors qu'un jour de légère mélancolie je m'ennuyais à cent sous de l'heure, la tête appuyée sur les mains, trop cafardeuse pour me décider à sortir ou à rester chez moi. Oui, en effet, le papier est patient, et, comme je présume que personne ne se souciera de ce cahier cartonné dignement intitulé Journal, je n'ai aucune intention de jamais le faire lire, à moins que je ne rencontre dans ma vie l'Ami ou l'Amie à qui le montrer.

    Me revoilà arrivée au point de départ, à l'idée de commencer ce Journal : je n'ai pas d'amie. (…)

    C'est la raison d'être de ce Journal. Afin de mieux évoquer l'image que je me fais d'une amie longuement attendue, je ne veux pas me limiter à de simples faits, comme le font tant d'autres, mais je désire que ce Journal personnifie l'amie. Et cette amie s'appellera Kitty.

    Het Achterhuis

    [Le Livre de Poche, n° 287, 1950 p. 15]
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  • Par Carosand, le 13 novembre 2012

    Les lois antijuives se sont succédé sans interruption et notre liberté de mouvement fut de plus en plus restreinte. Les juifs doivent porter l'étoile jaune ; les juifs doivent rendre leurs vélos, les juifs n'ont pas le droit de prendre le tram ; les juifs n'ont pas le droit de circuler en autobus, ni même dans une voiture particulière ; les juifs ne peuvent faire leurs courses que de trois heures à cinq heures, les juifs ne peuvent aller que chez un coiffeur juif ; les juifs n'ont pas le droit de sortir dans la rue de huit heures du soir à six heures du matin ; les juifs n'ont pas le droit de fréquenter les théâtres, les cinémas et autres lieux de divertissement ; les juifs n'ont pas le droit d'aller à la piscine, ou de jouer au tennis, au hockey ou à d'autres sports ; les juifs n'ont pas le droit de faire de l'aviron ; les juifs ne peuvent pratiquer aucune sorte de sport en public. Les juifs n'ont plus le droit de se tenir dans un jardin chez eux ou chez des amis après huit heures du soir ; les juifs n'ont pas le droit d'entrer chez des chrétiens ; les juifs doivent fréquenter des écoles juives, et ainsi de suite, voilà comment nous vivotions et il nous était interdit de faire ceci ou de faire cela. Jacque me disait toujours : "Je n'ose plus rien faire, j'ai peur que ce soit interdit."
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  • Par Zinaida, le 22 mars 2011

    Pour tous ceux qui ont peur, qui sont solitaires ou malheureux, le meilleur remède est à coup sûr de sortir, d'aller quelque part où l'on sera entièrement seul, seul avec le ciel, la nature et Dieu. Car alors seulement, et uniquement alors, on sent que tout est comme il doit être et que Dieu veut voir les hommes heureux dans la nature simple, mais belle.

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  • Par Carosand, le 15 novembre 2012

    Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après ma mort ! Et c'est pourquoi je suis si reconnaissante à Dieu de m'avoir donné à la naissance une possibilité de me développer et d'écrire, et donc d'exprimer tout ce qu'il y a en moi ! En écrivant je peux tout consigner, mes pensées, mes idéaux et les fruits de mon imagination.
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  • Par Petitebijou, le 06 mai 2011

    Lorsqu'une personne du dehors entre chez nous, avec la fraîcheur du vent dans ses vêtements et le froid sur son visage, je voudrais cacher ma tête sous les couvertures pour faire taire cette pensée : "Quand nous sera-t-il donné de respirer l'air frais ?" Et parce que je ne peux me cacher la tête sous les couvertures, obligée, au contraire, de la tenir haute et droite, les pensées viennent et reviennent, innombrables. Crois-moi, après un an et demi de vie cloîtrée, il y a des moments où la coupe déborde. Quel que soit mon sens de la justice et de la reconnaissance, il ne m'est plus possible de refouler mes sentiments. Faire du vélo, aller danser, pouvoir siffler, regarder le monde, me sentir jeune et libre : j'ai soif et faim de tout ça et il me faut tout faire pour m'en cacher.
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