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ISBN : 2266122215
Éditeur : Pocket (2002)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 839 notes)
Résumé :
De la guerre, le petit Martin connaîtra tout : les privations, les humiliations, la peur durant le temps passé au ghetto de Varsovie, l'horreur absolue des camps nazis à Treblinka, la fureur de vivre quand il s'en échappera caché sous un camion, l'abattement et aussi le suprême courage quand il apprendra qu'il a perdu tous les siens...
Et puisqu'il faut bien vivre, il s'engagera ensuite dans l'Armée rouge, puis partira aux Etats-Unis... Enfin la paix reviendr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
zugzugette
zugzugette13 août 2012
  • Livres 4.00/5
Il est de ces livres qui restent comme tatoués à vie dans une vie.
Le jour de mes 11 ans, mon oncle m'offre mon premier gros livre d'adulte. Il s'agit d'"au nom de tous les miens". A l'époque, j'étais insouciante, centrée sur ma vie de collégienne avec ses soucis futiles et sans importance. Je ne connaissais absolument rien, ni de la guerre, ni de la Shoah. J'étais vierge du malheur et de l'histoire.
Je l'ai dévoré ce livre. Et quand je l'ai refermé, j'ai pleuré. Pour la première fois, j'ai pleuré sur un livre. Je n'arrivais pas à croire que tout cela ait VRAIMENT existé. Je ne pouvais même le concevoir et l'imaginer. Après cela, ma vie a pris une dimension bien plus étendue et universelle. Je me suis intéressée au passé, de ma famille puis de mon pays, puis du monde.
A l'époque, mon contexte familial n'étais pas facile. Je lisais dans le lit de mes parents car c'était un lieu rassurant et le seul lieu disponible. En lisant, je relativisais mes malheurs, et je me souviens avoir pensé que comparé à Martin, rien n'avait d'importance et que cela m'a aidé à traverser les épreuves familiales.
Je ne pourrais donc pas vous parler ni du style, ni du livre, juste vous dire qu'il y eu pour moi un avant et un après "au nom de tous les miens". Et que je ne serais pas celle que je suis, sans ce livre.
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babounette
babounette25 avril 2016
Je viens de lire en ligne que Monsieur Martin Grey vient de mourir, rendons hommage à ce grand homme. Je vous souhaite bon voyage dans l'infini Monsieur Grey.
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Kashima
Kashima07 mars 2015
  • Livres 5.00/5
Martin Gray est un héros : pas un héros de roman, un héros, un vrai. Jamais je n'ai lu une telle volonté de vivre, un tel destin. Au nom de tous les miens, j'aurais dû l'avoir lu depuis très longtemps et finalement, j'ai attendu. Je ne pensais pas découvrir cette histoire, ce courage et cette injustice du sort. Après tout ce qu'il a vécu (la mort des siens, la torture, la déportation, la vue des pires horreurs...) Martin Gray est toujours en vie et il témoigne.
Né en 1914, il vit aujourd'hui à Ciney, en Belgique, dont il est citoyen d'honneur. Il a près de 800 000 lettres auxquelles il aimerait répondre :
"Je devrais répondre à 800.000 lettres… Certaines font vingt pages! Ma secrétaire a calculé qu'il me faudrait trois siècles pour y répondre! C'est d'ailleurs un terrible dilemme pour moi. Chaque courrier demande une réponse. Mais il faut bien faire un choix… Je donne priorité aux appels au secours. Certaines réponses sont dans les livres que j'ai écrits. (…) Je voudrais encore écrire. Un bouquin sur mon père, sur tout ce qu'il m'a enseigné… Mais le temps me manque! La veille de son assassinat dans le ghetto de Varsovie, papa me disait encore… « On va sans doute laisser le monde dans le même état que ce qu'il était avant notre venue, mais il faut quand même espérer changer quelque chose pour qu'il devienne un peu meilleur. » Vous savez, on sort à peine de la préhistoire… Qu'est-ce qu'une vie d'homme à l'échelle du temps?" (intw infocatho.be)

Tout commence à Varsovie. Martin y vit avec les siens, sa mère, ses frères et son père, jusqu'à ce que les Allemands fassent un ghetto de cette ville polonaise. Martin fait du marché noir, il trafique, il parvient à sortir du camp, à se faire l'ami de voyous, à s'échapper à chaque fois qu'il le faut. de son père, résistant, il tient cette rage de vivre, sa vivacité d'esprit qui le fait agir et réfléchir très vite. Mais un jour, il est dans le train pour Treblinka, avec sa mère et ses frères.
Dès leur arrivée, ces derniers partiront aux chambres à gaz. Lui survit dans le camp, charriant les morts, découvrant mille horreurs, achevant les enfants encore vivants dans les pseudo-douches, assistant aux assassinats gratuits, comprenant que la chance est avec lui puisque à tout moment, sur une envie, un coup de tête d'un Ukrainien, d'un SS, il peut mourir d'une balle dans la tête. Il parvient à réaliser l'impossible : s'enfuir de ce camp d'où l'on ne s'enfuit pas, profitant d'avoir à charger un train de sacs entre lesquels il se glisse.
Ensuite, c'est la survie dans la campagne polonaise : il rencontre les traîtres, les bourreaux, mais il croise aussi des gens bienveillants. Il se joint à des groupes de résistants staliniens, participe au soulèvement du ghetto de Varsovie où il voit son père mourir fusillé, puis il partira pour New-York, où il lui reste membre de sa famille : sa grand-mère. A partir d'elle, il veut semer de nouveau les graines.
Tout au long du livre, Martin se bat pour les siens, "au nom de tous les miens", comme il le répète inlassablement. La vengeance est amère. Il comprend très vite que ce n'est pas elle qui les fera revenir ; il se garde de devenir lui-même un bourreau. Ce qu'il veut, c'est une famille, une femme, des enfants, à travers lesquels revivront ses proches et tous ceux qu'il a vu se faire assassiner. Il veut transmettre, dire l'horreur, celle que personne n'a crue quand il s'est échappé de Treblinka et qu'il a tenté de prévenir les Juifs de Zambrow. Comment croire que des milliers de personnes, des soeurs, des mères, finissent assassiner, que des femmes enceintes soient éventrées, des bébés jetés contre les murs?
Jamais Martin ne s'est découragé. Sa volonté, sa débrouillardise, son audace et sa présence d'esprit l'ont sauvé.
L'histoire pourrait s'arrêter là, mais le destin horrible le rattrape, des années après, quand il a enfin fondé cette famille qui lui est si chère. Il a rencontré Dina à New-York alors qu'il était devenu un très riche homme d'affaires.
Ensemble, ils se marient et, entre 1960 et 1968, ils ont quatre enfants.
Ils vivent dans le sud de la France, à Mandelieu, près du Tanneron, où ils ont acheté le domaine des Barons. Ils ont une vie saine. Dina a décidé, avant la naissance de son premier enfant, qu'elle serait végétarienne : impossible de tuer pour manger et avant ce régime alimentaire, elle ne pouvait pas avoir d'enfants, preuve d'une vie plus saine. Martin l'a suivie, et tous les six vivent non loin de la mer, dans le bonheur, dans le partage, l'amour, la musique, avec leurs trois chiens, leur chat nommé Laïtak, en l'honneur du chat que Martin a été dans le ghetto de Varsovie.
... jusqu'à ce qu'un incendie provoqué par la sécheresse les tue tous, sauf lui. Pour la deuxième fois, il perd ceux qu'il aime, comme si le tribut qu'il avait payé autrefois n'avait pas été assez lourd. Ces pages sont d'une tristesse... La souffrance est indicible. Pour le lecteur qui a suivi le destin de cet homme hors du commun, d'un courage incroyable, voir le malheur s'abattre sur lui encore, cette injustice fait très mal :
Son réflexe a été d'abord de vouloir se tuer. Comment vivre encore? Ses amis l'en ont empêché. Depuis, il a écrit, a créé la Fondation Dina Gray, contre les incendies, à vocation écologique. Il s'est remarié deux fois, a eu cinq enfants. La vie coûte que coûte, mais comment, par quelle force intérieure?
A la fin du livre, Martin Gray nous invite à lire les autres textes qu'il écrit pour essayer de "dire pourquoi il faut vivre et comment on peut atteindre le bonheur, le courage et l'espoir, malgré tout". (Le livre de la vie, Les forces de la vie, La vie renaîtra de la nuit).
Je suis admiratrice de cet homme qui est bien au-dessus des hommes. Dire un surhomme, si cela n'avait pas une drôle de connotation, conviendrait. Il est un exemple, on a envie de le garder en vie encore longtemps parce que par sa présence, il rend son histoire encore plus édifiante :
"Je suis heureux d'être ici maintenant. J'ai 91 ans… Ce sera ma dernière maison. J'ai appris qu'il y avait déjà neuf centenaires à Ciney, je voudrais être le dixième!" (intw 2015 pour infocatho.be)
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aurelieencalade
aurelieencalade27 juillet 2012
  • Livres 5.00/5
C'est un des films préférés de ma mère, dans mon métier on sait souvent que les lire sont meilleurs...
J'ai décidé de tenter la lecture en convaincue presque puisque le film était devenu pour moi aussi une référence mais en me disant que souvent aussi les mots touchent plus et peuvent faire mal.
Et j'en suis ressortie la larme à l'oeil, la boule au ventre et avec une rage, celle de Martin au ventre.
Car il s'agit bien là d'une autobiographie. Martin Gray est né à Varsovie, au moment ou les nazis ont décidé que les juifs étaient des sous hommes. Il a fait partie des juifs qui se battent. Il a vu la construction du ghetto, à participer à beaucoup d'opérations pour faire rentrer de la nourriture quitte à risquer sa vie. Il a vu la mort, les exactions des allemands, ce qu'on infligeait aux juifs, les enfants qui meurent de faim, qui mendient. Il a protégé les siens, sa mère et ses frères parce que son père aussi se battait. A perdu sa fiancée tuée par les allemands suite à une rafle. Il s'est enfuit tellement de fois des prisons, des camions qui emmenaient les juifs à Treblinka. Il s'est fait battre, torturé, à dû s'allier avec des bandits mais il était en vie. Car son père lui a dit tu dois survivre, tu dois vivre.
Et puis, malgré les caches secrètes. Les siens ont été pris alors il les a suivit à Tréblinka et vite il a compris qu'ils ne reviendraient pas. Il a connu le camp celui du bas ou on entasse les morts après leurs avoir arrachés leurs dents, celui du haut ou on plie les vêtements de ceux qui sont morts.
Au fond de lui et au nom des siens il devait vivre alors il a trouvé une ruse et s'est enfuit du camps de la mort. Il a connu la vie dans les campagnes polonaises à travers les champs à commencer à raconter ce qu'il avait vu. Il s'est décidé à retourner à Varsovie, persuadé d'y retrouvé son père. Qu'il retrouve et qu'il perd, tuer par les nazis lors du soulèvement du ghetto de Varsovie. Il a réussit à entrer dans l'armée irrégulière pour pouvoir lutter contre les allemands. A fait partie de l'armée russe et une fois arrivé à Berlin il a comprit que sa vie était ailleurs. Il est partit rejoindre sa tante aux Etats Unis. Là bas, il a fait sa vie. Il est devenu riche en faisant un travail d'importation de porcelaine. Puis il a rencontré Dina qu'il épouse et qui lui donne 4 enfants. A ce moment ils ont trouvé leur maison à Cannes, en France mais un incendie lui reprend les siens. Sa femme et ses enfants. Et au lieu de mourir abattu par la vie, comme sa femme lui avait demandé il décide de raconter sa vie. Martin Gray a réussit encore à rebondir et à se remarier deux fois, il a eu cinq enfants. Il est un témoin de clé de l'Europe en guerre. Un récit bouleversant et un combat son combat pour survivre au nom de tous les siens.
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thedoc
thedoc16 juillet 2015
  • Livres 5.00/5
« Au nom de tous les miens » appartient à ces livres qui, une fois refermés, laissent une trace indélébile en vous.
Véritable hymne à la vie, le récit autobiographique de Martin Gray « Au nom de tous les miens » m’a totalement bouleversée à sa lecture il y a de nombreuses années. Il s’agissait alors pour moi du premier livre que je lisais sur la Shoah et ce témoignage exceptionnel m’a à ce point marquée que je n’ai cessé depuis de lire toujours plus sur ce sujet. Sans doute pour tenter de comprendre comment des hommes ont pu tomber dans la négation de l'humanité, comment une civilisation éclairée par les arts, la culture et les sciences a pu basculer dans cette barbarie sans fin. Et enfin comment des hommes après avoir vécu l’enfer ont pu continuer à vivre, à avoir « envie » de poursuivre leur chemin.
Dans ce récit où l’émotion est omniprésente, une leçon d’histoire se déroule sous nos yeux. A 17 ans, Martin Gray, juif polonais, est jeté dans le feu de l’histoire : description du ghetto de Varsovie avec la peur, la faim, les privations …, des camps de concentration lorsque la mère de Martin et ses frères sont déportés avec lui-même à Treblinka, l’insurrection du ghetto de Varsovie durant laquelle Martin retrouve son père, son enrôlement dans l’Armée rouge après la mort de ce dernier…
La vie de Martin Gray est exceptionnelle : mille fois il aurait pu mourir et mille fois il en a réchappé. La mort de ses proches aurait pu surtout le plonger lui-même dans un abîme de souffrance. Pourtant, comme de nombreux rescapés de l’horreur de la Shoah, il a su trouver un souffle d’humanité qui l’a toujours conduit à aller plus loin. C’est en côtoyant la mort au plus près que l’on accorde enfin toute sa vraie valeur à l’existence. Sa vie aux Etats-Unis illustre parfaitement cette renaissance. Sa femme et ses enfants symbolisent toute la vie qui continue, malgré tout. Et pourtant, encore une fois, le malheur vient le frapper en 1970. Et encore une fois Martin se relève.
Alors certes, quelques controverses se sont élevées face à ce récit auquel Max Gallo aurait rajouté des épisodes de son cru. Peu importe car comme le dit Martin Gray, les camps ont bel et bien existé, toute cette ignominie s’est bien produite. Et lui, à 17 ans, y a été confronté en perdant tous les siens. Le pire est sans doute de se relever de cette épreuve pour s’en voir infliger une nouvelle, de nombreuses années plus tard. On pense avoir vécu le pire et pourtant…
Martin Gray montre combien l’homme peut résister au pire tant que la vie coule en lui. Son histoire est inoubliable, bouleversante d'humanité, et un bel exemple de la « fureur de vivre ».
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Citations & extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
TheBeeTheBee12 juin 2010
C'est vrai, je suis devenu égoïste, c'est vrai je peux voir un mourant et passer près de lui sans m'arrêter. Parce que j'ai compris que pour le venger il me faut vivre, à tout prix. Et pour vivre, il faut que j'apprenne à ne pas m'arrêter, que je sache le regarder mourir.
Mon égoïsme c'est ce qu'ils m'ont laissé comme arme, je m'en suis saisi, contre eux. Au nom de tous les miens.
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celdadouceldadou04 août 2016
C'est surtout le soir que je suis ainsi ,avec la haine de ma vie ,cette vie qui m'est restée .
"..... ............."
Le 2 octobre la veille de l'incendie ,ils couraient vers moi lançant leur cartable par-dessus leur tête........
J'ai pris une photo ce jour-là. Elle est là, devant moi .Le lendemain,il n'y avait plus rien de ma vie : ma femme et mes enfants etaient morts ; au- dessus du Tanneron s'effilochait une fumée noire. Je n'avais pas vu de flammes si hautes depuis le temp où brûlait le ghetto de Varsovie.
Alors aussi j'étais resté seul: de ma vie ,alors aussi,il n'y avait plus rien,que moi vivant.
J'étais sorti des champs de ruines,j'étais sorti des égouts , j'étais sorti de Treblinka et tous les miens avaient disparus .Mais j'avais vingt ans,une arme au poing ,le forêts de Pologne etaient profondes et ma haine comme un ressort me poussait jour après jour à vivre pour tuer.
Puis pour moi,après la solitude,semblait venu le temps de la paix: ma femme , mes enfants.
Et oui cet incendie ,le Tanneron en flammes,le crépitement du feu ,cette odeur et la chaleur comme à Varsovie.Et on m'a tout repris,tout ce qu'on avait semblé me donner: ma femme,mes enfants ,ma vie. Une deuxième fois il ne reste que moi vivant.
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JoanaJoana27 février 2011
‎Toute la journée, j’ai marché dans le ghetto. Des enfants fouillent dans les poubelles, une femme son bébé mort dans les bras mendie ; un couple élégant, l’homme superbe, bras croisés, la femme maquillée, chantent au milieu de la chaussée. Là on vend des livres par paniers entiers, ici un homme est allongé sans connaissance : sans doute le froid et la faim. Tout va mal : la mort est partout.
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AllaroundthecornerAllaroundthecorner05 juin 2015
Qui me rendra leur vie ? Qui me rendra la vie ? Je ne me suis pas tué, je parle, je mange, j’agis. J’ai traversé le temps où l’envie de mourir était ma seule amie. J’ai traversé le temps où la seule question était « Pourquoi, pourquoi moi ? Pourquoi deux fois les miens, n’avais-je pas assez payé mon tribut aux hommes, au destin ? Pourquoi ? »
Je parle : je dis le récit de ma vie pour comprendre cet enchaînement de folie, de hasards, ces malheurs m’écrasant.
Et je suis vivant, et je mange, et j’agis. J’ai voulu savoir, je viens d’un monde, ma préhistoire, qui m’a habitué à regarder la mort telle qu’elle est. Je n’écoute même pas ceux qui me disent : ils n’ont pas souffert. Je sais qu’ils ont atrocement souffert, quittant la voiture, s’enfuyant devant les flammes, Dina arrachant les talons de ses souliers pour mieux courir, enveloppant ses enfants agrippés à elle, gagnant quelques mètres sur la fournaise. Et tous d’un seul coup abattus par le feu.
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FanatikFanatik28 février 2013
Les soldats ont forcés les SS à entrer dans le bus [...]
Ce n'étaient que des bêtes. Mais quand un soldat a versé de l'essence sur l'autobus, quand le feu bleu et jaune a jailli, que les hommes se sont mis à hurler poussant contre les tôles, que les soldats brusquement silencieux regardaient ces hommes mourir, j'ai bondi, je me suis mis à gesticuler, secouant les uns après les autres ces jeunes Russes fascinés, sentant qu'ils étaient en train d'être contaminés eux aussi par la guerre, qu'ils allaient devenir des bêtes aux visages d'homme comme ces SS.
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