Note moyenne : 4.21/5 (sur 113 notes)
Au nom de tous les miens15Ajouter à mes livres
Enfant de Varsovie pendant la guerre, Martin connaît la vie du ghetto, puis du camp de Treblinka dont il s'échappe. Il perd les siens, victimes du nazisme. En 1970, Martin subit un nouveau drame, sa jeune épouse et ses quatre enfants meurent dans un incendie...
Un témoignage poignant et plein de force des horreurs de l'Holocauste. Martin Gray a tout vu, tout vécu, tout enduré, sans jamais baisser les bras, la volonté de vivre restant toujours la plus forte, malgré les moments de doute et de désespoir. Cet homme semble marqué par le destin, puisque après avoir réussi à reconstruire sa vie, il perdra à nouveau sa famille dans un incendie de forêt. Ce livre est devenu un classique, on en trouve d'ailleurs de nombreux extraits dans les manuels scolaires. Il est essentiel à la compréhension de cet épisode sombre de notre histoire (nécessaire mais pas suffisant ; pour bien comprendre il faut aussi se plonger dans les travaux des historiens). le seul reproche que je puisse faire à ce livre est son style : en effet, ce témoignage a été recueilli et mis en forme par Max Gallo, dont je ne suis pas fan. le style est, en fin de compte, assez peu littéraire. Mais a-t-on besoin d'envolées lyriques pour décrire l'indescriptible ?
J'ai lu ce livre il y a quelques années maintenant. La vie de cette homme a été tragique. Toutes ces épreuves qu'il a traversé. L'antisémitisme hitlérien et la mort de sa famille sont parmi les pires. On se demande comment un être humain peut arriver à survivre à tout ça ? Comment Martin Gray a-til pu se forger une telle force, une telle résistance au malheur plutôt que de sombrer?
Un récit bouleversant, à déconseiller aux âmes trop sensibles. Moi, il m'a mis le coeur au bord des lèvres à plusieurs reprises. J' ai parfois dû interrompre ma lecture tant l'horreur transpire de certaines pages. Cette histoire m'a laissé un goût amer de la cruauté et des hommes et du destin.
Mais je ne regrette en aucun cas d'avoir été au bout car s'est écrit au fer rouge dans ma mémoire la vie très édifiante de cet homme : une vraie leçon de courage et d' espoir, un véritable hymne à la Vie.
c'est un livre très poignant, qui donne à réflechir sur nos petites existences, quand on voit ce que cet homme a pu subir tout au long de sa vie. On est à la fois ému, écoeuré jusqu'à en fermer le livre tellement c'est....je ne trouve pas les mots. je l'ai lu il y adeja plusieurs années, mais il me marque tout autant, et je pense que je le lirais de nouveau, et je le conseille à tout le monde. Ce livre fait vraiment prendre conscience que les hommes peuvent être cruel, et que malgré que cet homme s'en est sorti il n'a pu jamais être enfin libérer de tout son chagrin.
Un témoignage qui ne laisse pas indifférent, c'est le moins que l'on puisse dire! La force de vie qui a animé Martin Gray est impressionnante et contagieuse. Face à un homme qui a expérimenté autant de souffrances, d'injustices, et qui toujours les a surmontées, on se sent vraiment privilégié.
A lire et à partager, pour ne pas oublier, et aussi pour se donner du courage.
Près de 15 ans après la lecture de ce livre, je me souviens encore ce ce père qui dit à son fils de toujours saisir la première chance. Un conseil qui lui a sauvé la vie, plusieurs fois...
Un des rares livres que j'ai lu deux fois. Une fois à sa sortie, une fois après avoir vu le film pour me le remettre en mémoire tel qu'il est. Un témoignage émouvant, poignant même, sur l'histoire d'une famille juive, enfermée dans le ghetto de Varsovie avant d'être déportée dans le camp de Treblinka. Martin s'en échappera pour entrer dans la Résistance et participera ainsi au soulèvement du ghetto de Varsovie. Controversé par certains affirmant que la biographie et le roman se mêlent dans cette histoire, il n'en est pas moins un témoignage parmi d'autres sur les horreurs nazies. Il est tout à fait exact que Martin Gray ait vu sa famille disparaître dans les camps. Marié et père de famille, c'est avec un incroyable acharnement du destin, qu'il verra mourir les siens dans l'incendie du Tanneron en 1970. La vie de Martin sera une suite interminable de combats contre la fatalité, la mort, la haine et la vengeance. Il se construira des forteresses capable de résister à l'inhumanité. Une grande force émane de ce récit et même si tout n'est pas rigoureusement historique, il n'en reste pas moins que c'est un témoignage magnifique sur la capacité de l'homme à lutter et à rebondir malgré les coups du durs du destin.
C'est vrai, je suis devenu égoïste, c'est vrai je peux voir un mourant et passer près de lui sans m'arrêter. Parce que j'ai compris que pour le venger il me faut vivre, à tout prix. Et pour vivre, il faut que j'apprenne à ne pas m'arrêter, que je sache le regarder mourir.
Mon égoïsme c'est ce qu'ils m'ont laissé comme arme, je m'en suis saisi, contre eux. Au nom de tous les miens.
Toute la journée, j’ai marché dans le ghetto. Des enfants fouillent dans les poubelles, une femme son bébé mort dans les bras mendie ; un couple élégant, l’homme superbe, bras croisés, la femme maquillée, chantent au milieu de la chaussée. Là on vend des livres par paniers entiers, ici un homme est allongé sans connaissance : sans doute le froid et la faim. Tout va mal : la mort est partout.