ISBN : 2290018880
Éditeur : J'ai Lu (2010)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Londres, été 1888. Sous le poids d'une chaleur suffocante, la ville est saisie d'horreur par les premiers meurtres de celui qu'on nommera bientôt " Jack l'Eventreur ". Pourtant, aucune des enquêtes du célèbre Sherlock Holmes ne mentionne la plus fameuse affaire criminel... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Une fois de plus, Sherlock Holmes est confronté à Jack l'Éventreur ! Il n'a échappé à personne que le plus célèbre détective de tous les temps et le plus ignoble des tueurs en série anglais vivaient à Londres à la même époque. Cependant, Conan Doyle, sous la plume du Dr Watson n'y fera jamais allusion, et il est donc logique que ses successeurs se soient allègrement engouffré dans la brèche. Après Ellery Queen et quelques autres (Albert Davidson, Michael Dibdin...), tous excellents, Bob Garcia prend le risque de s'attaquer à cette confrontation souvent rebattue (...mais toujours renouvelée ! le fait que l'identité réelle de Jack l'Éventreur n'ait jamais été révélée permet toutes les variantes possibles aux écrivains débordant d'imagination). Et disons le tout net : Bob Garcia s'en sort ici haut la main !
    Classiquement, nous découvrons un Watson vieilli qui autorise la publication de son journal intime de 1888, sous la pression de son éditeur, alléché par la découverte d'une enquête inédite par ailleurs réclamée par les lecteurs et lectrices du célèbre biographe. La fondation caritative du Dr Watson connaissant de graves difficultés financières, le bon Docteur se résout à dévoiler au grand public les dessous de l'enquête, jusqu'à présent non publiée à la demande expresse de Sherlock Holmes.
    Le journal du Dr Watson nous plonge d'emblée dans l'époque victorienne et les brouillards de Whitechapel. Les cinq prostituées victimes de l'Éventreur sont toutes présentes dans le récit, ainsi que les policiers officiels qui cohabitent avec nos habituels héros. L'enquête semble piétiner au début, et foisonne de vraies et fausses pistes. Les lieux d'investigation sont glauques à souhait. Les personnages secondaires sont parfois réels (on savoure quelques apparitions anecdotiques inédites et de bon aloi, comme Joseph Merrick, l'Homme Éléphant), et le plus souvent imaginaires, ils permettent alors de relancer l'intrigue. Ils sont truculents, caricaturaux, voire immondes et au delà du réel. En toile de fond, Bob Garcia nous dresse un tableau de la misère et de la pauvreté londonienne du XIXe siècle, des plus sordides (prostitution, esclavage, meurtres, folie), et s'étend peu sur les quelques personnages issus des classes sociales plus aisées (les politiques, les médecins hospitaliers ou légistes, les ingénieurs du métro...). On peut regretter l'utilisation d'expressions trop modernes pour convenir à un pur pastiche "à la manière de" Conan Doyle. A cet égard, la version d'Ellery Queen reste inégalée, mais s'écarte davantage de la réalité historique. L'enquête avance poussivement au rythme des (vrais) meurtres et des témoignages recueillis, et non pas grâce aux fameuses déductions de Holmes, et c'est dommage. L'outrance de certaines situations, presque insoutenables, est heureusement équilibrée par l'humour corrosif, la complicité toujours présente et une forme d'auto-dérision pratiquée par les deux détectives. L'inspecteur Lestrade en prend pour son grade. Watson nous présente un visage humain, se remet en question, doute, réfléchit à son avenir professionnel et sentimental à un tournant de sa vie. Holmes n'est pas en reste, nous le découvrons comme toujours distant et mystérieux, voire suspect en raison de son comportement effarant, mais également animé de nobles intentions et capable de tout sauf de supporter l'échec.
    Malgré ses quelques défauts cités plus haut, il convient d'admettre que cet impressionnant roman fusionne de façon magistrale la reconstitution historique des crimes de Whitechapel et l'univers romanesque de Conan Doyle, sans jamais trahir l'un ou l'autre.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par belette2911, le 10 avril 2012

    belette2911
    Est-ce bien raisonnable d'ajouter une critique à ce livre qui en recueilli autant de positives que de négatives ?
    Oui, je vais tout de même me fendre d'une critique, cela me vaudra peut-être une sucette à Noël...
    Dois-je préciser d'entrée de jeu que j'ai détesté le livre ? Trop tard, c'est dit.
    Pourquoi je ne l'ai pas aimé ? Pour des tas de raisons que je vais essayer de vous exposer sans m'emmêler les pinceaux.
    1. le Watson présenté dans ce roman n'est absolument pas crédible, il passe pour un crétin idiot qui ne sert à rien sinon à se plaindre et à penser à Mary, sa femme. Envie folle de le tuer, ce qui n'arrive jamais car j'adore Watson, sauf dans quelques films où on le présente comme un vieillard imbécile, mais ce n'est pas l'objet de ma critique et je m'égare.
    2. La manière de parler de Watson ainsi que celle des autres personnages est pénible, en total désaccord avec l'époque de laquelle on parle, celle de l'époque victorienne.

    3. le personnage de Wendy ne sert à rien, sinon à faire fantasmer Watson et la coucher dans son lit. Pour un homme qui ne pensait qu'à sa femme, au point d'en devenir lourd et chiant, je l'ai trouvée un peu raide, cette scène.
    4. Ajoutons à cette liste non exhaustive un humour, qui pourrait passer si les mêmes gags ne se répétaient pas toutes les trois pages. Lourd de chez lourd.
    5. Sans parler des soupçons de Watson quand au fait que ce serait peut-être le grand Holmes qui aurait fait le coup. OK, Garcia n'a pas osé reproduire le coup du final du livre de Dibdin, et je lui en suis gréé uniquement pour cela.
    6. Holmes a l'air d'un imbécile, dans ce livre que j'avais envie de pleurer.
    7. le récit n'avance pas, ou lentement, très lentement, puisque avec un meurtrier tel que Jack l'éventreur, il faut attendre qu'il ait fini sa mortelle besogne.
    Comme si l'auteur s'était dit : " Jack a fait cinq victimes, donc Holmes ne peut pas découvrir la solution tout de suite, alors il faudra attendre que je vous expose ma super nouvelle théorie auquel jamais personne n'a pensé".
    Sûr que personne n'y avait pensé, à celle là.
    8. N'oublions pas le tueur présumé ... Et bien, c'est ce qui m'a donné le coup de grâce. N'importe quoi !!
    Ce n'est pas crédible, mais ce n'est que mon avis... L'auteur voulait marquer le coup, il l'a fait...
    Je ne vous parlerai même pas de la scène finale, avec Holmes qui, pour moi, tombe bien bas...
    Un mouchoir que j'aille pleurer une nouvelle fois sur ce pastiche qui m'a grandement déçu.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Fantine, le 11 mars 2010

    Fantine
    Ce roman policier est passionnant de la 1ere à la dernière ligne.
    On suit le face à face, voire même la lutte à mort, que se livrèrent Sherlock Holmes et Jack l'Eventreur.
    Les personnages de Sherlock Holmes et Watson sont pratiquement les "jumeaux" des personnages créees par Sir Arthur Conan Doyle...
    Sherlock Holmes a parfois un comportement étrange, mystérieux. Tout au long du roman, on se demande si Jack l'Eventreur et Sherlock Holmes ne sont pas une seule et même personne tellement les methodes de ce dernier sont étranges ... ...
    Tout comme le docteur Watson, le lecteur est en proie aux doutes, se pose des questions devant les méthodes peu orthodoxes de Holmes !!!!!
    Le Londres victorien est réstitué au détail près par l'auteur ainsi que le quartier de Witechapel.
    Les personnages secondaires ont chacun leur importance. De nombreuses solutions, hypothèques sont mis en avant à partir de ces personnages ... ... Solutions qui tombent toutes à l'eau au fur et à mesure que Holmes et Watson avancent dans leur enquête !!!!!!
    Malgré tout, l'auteur tient son public en haleine tout au long de ce polar ... ... ... ... dont le dénouement réserve quelques surprises !!!!!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 28 janvier 2011

    Onclepaul
    Ce gros roman de 440 pages plonge le lecteur dans le Londres de l'ère victorienne s'approchant par la description des lieux de perdition, des différents personnages qui gravitent au cœur de Whitechapel de l'atmosphère des œuvres de Charles Dickens. Bob Garcia fait revivre la cité plongée dans le brouillard, la pluie, la saleté, les ruelles tortueuses pleines d'immondices, les gamins paumés qui tentent de survivre, les femmes devenues prostituées et piliers de comptoir parce que leurs maris les trompaient, les battaient, dépensaient l'argent durement gagné dans les bouges en fin de semaine. Une histoire qui est une véritable débauche d'idées, une dénonciation de la misère humaine souvent pathétique, un foisonnement d'avatars subis par nos deux héros : le mal-être de Watson torturé par la maladie de sa femme, par l'affection louche qu'il ressent pour Wendy sa petite protégée, par ses rêves, ses cauchemars plutôt, issus de ses campagnes militaires. Les tentatives de Holmes pour trouver la formule chimique qui devrait révolutionner les résultats des enquêtes criminelles, son pressant besoin d'argent, les clients ne se bousculant pas à sa porte et un lourd secret qu'il porte en lui comme un fardeau. On retrouve aussi l'inspecteur Lestrade, qui ne sort pas grandi de cette aventure. Avec tout ce qu'il inclut dans ce roman qui ressemble fort aux feuilletons du XIXème siècle, Bob Garcia avait la matière d'écrire plusieurs ouvrages. Une imagination qu'il catalyse avec brio. Les dialogues sont souvent savoureux et comme pris sur le vif, en forme de brèves de comptoir. Sans omettre les petites piques lancées sous formes d'aphorismes, comme celle-ci proférés par Holmes à l'encontre de Lestrade : L'intelligence policière est une contradiction en soi
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 19 mai 2010

    fleurdusoleil
    Lorsque j'ai découvert ce livre à la librairie, j'ai tout de suite été intéressée par le sujet. Sherlock Holmes ( personnage phare de monsieur Conan Doyle et détective hors pair) contre Jack l'éventreur ( le plus mystérieux des tueurs en série et personnage bien réel du XIX ème siècle, il a semé la panique à Londres en 1888).
    Il n'en fallait donc pas plus pour aiguiser ma curiosité.
    Bob Garcia a tenté le pari fou de reprendre un personnage d'un auteur inégalable, j'ai nommé Sir Arthur Conan Doyle et de l' emmener dans une enquête hors du commun : le faire courir après le pire tueur en série de l' Angleterre, le sus-nommé “ Jack l'éventreur”. Et à mon goût, il a réussi son pari.
    J'ai dévoré les 666 pages ( est-ce un signe???) avec avidité.
    Le journal de Watson, le corps du roman, est une source pour l'éditeur Mr Newnes, qui désire publier une enquête exclusive de Mr Sherlock Holmes. C'est à contre cœur que le vieux Watson lui dévoile ce fait et qu'il lui confie le dénouement de cette histoire.
    Mais que découvre Newnes à la lecture du journal de Watson ? Que découvre-t-on ?
    C'est là que Bob Garcia a excellé. Il est resté fidèle aux traits généraux des personnages de Doyle, mais il n'en a pas fait une vulgaire copie. Il y a ajouté sa touche personnelle. Nous découvrons donc un côté sentimental chez Holmes, une part animale chez Watson… Et beaucoup d'humour, qui manque un peu chez Conan Doyle. Et oui, même si nous parlons de Jack l' Eventreur, Bob Garcia nous fait sourire très souvent ( surtout avec les réparties cinglantes de Sherlock ! ).
    Je me suis donc laissée entraîner dans les rues sombres de Londres et plus précisément dans les rues De Whitechapel, quartier rendu tristement célèbre par les horreurs qui y ont été commises. Bob Garcia relate les faits de cette sordide histoire avec exactitude en y mêlant savamment la fiction. Et même si son dénouement est un peu “étrange”, il n'en reste pas moins que beaucoup ont dit des inepties au sujet de l'identité du meurtrier et avec le plus grand sérieux. Alors qu'ici nous sommes dans un roman, l'auteur peut se permettre des fantaisies, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.
    En conclusion, j'ai pris un immense plaisir à lire ce roman.

    Lien : http://ecritureetpoesie.canalblog.com/archives/2010/05/18/17936902.h..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par athena1, le 06 juin 2010

    - Nous avons affaire à un habile simulateur, mademoiselle.
    - Mais sur quelles preuves l'avez vous inculpé ? insista la jeune femme.
    - Il a signé des aveux complets.
    - Mais comment est-ce possible s'il ne comprend pas un mot d'anglais ?
    - C'est un simulateur, vous dis-je ! insista Lestrade. Il s'est trahi lui-même. Lors de l'interrogatoire qui a précédé son inculpation, il a prononcé très distinctement et à plusieurs reprises les mots : "Pitié, tapez plus !"
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par athena1, le 06 juin 2010

    - A moins qu'on m'apporte une nouvelle cargaison de macchabées, je suis disponible. Mais je ne pourrai pas vous accorder beaucoup de temps. Je suis épuisé. Il faut que je dorme.
    Il désigna quelques formes allongées recouvertes d'un drap sale, comme pour nous faire mesure l'étendue de sa tâche.
    - Cinq morts et demi, cet après-midi.
    - Et demi ?
    - Une bonne femme. Une grande bringue. Découpée dans le sens de la longueur. De l'entrejambe au cuir chevelu. Scie circulaire. travail de pro.
    Il s'exprimait par bribes, comme si un cas aussi banal ne justifiait pas des phrases entières.
    Le mari était croque mort depuis plus de trente ans. Il taillait des planches à longueur de journée pour fabriquer ses cercueils. Pas pu expliquer son geste à la police.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par athena1, le 05 juin 2010

    Après m'être désaltéré, je tentai de lier conversation avec le serveur. Il ressemblait à un taureau. Sa tête était posée sur ses épaules, comme si le Créateur avait fait l'économie d'un cou pour une créature aussi frustre. En fait de conversation, il ne parvenait à émettre que de vagues borborygmes qui s'apparentaient à des croassements de corbeau enroué. Les mots semblaient sortir directement de son ventre. Sans doute une conséquence de son absence de cou.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par fleurdusoleil, le 11 mai 2010

    Ces déchets étaient censés partir dans la Tamise, mais, en attendant, ils servaient à remplir les ventres et les musettes des pauvres. Nous avions sous les yeux une des preuves du mécanisme de propagation des virus qui décimaient chaque année les miséreux de Londres. Et tout cela se passait à quelques mètres du plus grand hôpital de la ville.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par athena1, le 06 juin 2010

    - Vous faites partie des apôtres ?
    - Remplaçants seulement, hasarda Holmes.
    Il se leva et vint à notre rencontre, main tendue :
    - Il fallait le dire tout de suite. Mon nom est frère Dominique. Je suis le treizième apôtre. Est qu'on ne ce serait pas rencontrés lors d'un de ces pique-niques géants. La fois où Il a fait le coup des pains, non ?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (7)

Videos de Bob Garcia

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Bob Garcia


SMEP Bob Garcia
Cette semaine le blog de la Griffe Noire accueille Bob Garcia dans la série "Les déblogueurs à Saint-Maur en Poche". Ce passionné de romans policiers nous a présenté lors du dernier salon du livre de poche de Saint-Maur-des-Fossés son coup de cœur ainsi qu'un de ses romans "Duel en enfer"... Regardez... La présentation du livre "Des rats et des hommes" de Tito Topin aux éditions Rivages : Kubitschek, ancien aventurier au passé trouble, passe sa retraite à tricher au jeu lorsqu'un braquage inopiné lui vaut de perdre ses gains, prendre des coups et -- ce qui est peut-être pire - devoir supporter un moment la compagnie du commissaire Boniface, qui ne le porte précisément pas dans son cœur. Mais Kubitschek a reconnu la voix du chef des braqueurs : le traître qui, des années auparavant, à l'époque de sa bande d'extrême gauche, l'a dénoncé à la police et fait plonger. C'est pour lui l'occasion d'en profiter et d'aller lui faire la peau. Il ignore que Boniface protège cet homme avec lequel il est en fait en cheville. Après avoir ramassé une jeune pute albanaise, Kubitschek tente de reconstituer son équipe. Or tous sont morts ou en fuite à l'étranger. Tous, sauf le vieux Machado qui, s'il n'est pas fringuant, a besoin de pognon et le fils un peu débile d'un de leurs anciens complices... Alors que Paris, plongé dans une misère noire est envahi par les ordures, la putréfaction et des rats en pleine folie génocidaire, Kubitschek, loin de se dégonfler, met au point sa vengeance. La ...








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Duel en enfer par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (52)

> voir plus

Quiz