ISBN : 2290018880
Éditeur : J'ai Lu (2010)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Londres, été 1888. Sous le poids d'une chaleur suffocante, la ville est saisie d'horreur par les premiers meurtres de celui qu'on nommera bientôt " Jack l'Eventreur ". Pourtant, aucune des enquêtes du célèbre Sherlock Holmes ne mentionne la plus fameuse affaire criminel... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Une fois de plus, Sherlock Holmes est confronté à Jack l'Éventreur ! Il n'a échappé à personne que le plus célèbre détective de tous les temps et le plus ignoble des tueurs en série anglais vivaient à Londres à la même époque. Cependant, Conan Doyle, sous la plume du Dr Watson n'y fera jamais allusion, et il est donc logique que ses successeurs se soient allègrement engouffré dans la brèche. Après Ellery Queen et quelques autres (Albert Davidson, Michael Dibdin...), tous excellents, Bob Garcia prend le risque de s'attaquer à cette confrontation souvent rebattue (...mais toujours renouvelée ! le fait que l'identité réelle de Jack l'Éventreur n'ait jamais été révélée permet toutes les variantes possibles aux écrivains débordant d'imagination). Et disons le tout net : Bob Garcia s'en sort ici haut la main !
    Classiquement, nous découvrons un Watson vieilli qui autorise la publication de son journal intime de 1888, sous la pression de son éditeur, alléché par la découverte d'une enquête inédite par ailleurs réclamée par les lecteurs et lectrices du célèbre biographe. La fondation caritative du Dr Watson connaissant de graves difficultés financières, le bon Docteur se résout à dévoiler au grand public les dessous de l'enquête, jusqu'à présent non publiée à la demande expresse de Sherlock Holmes.
    Le journal du Dr Watson nous plonge d'emblée dans l'époque victorienne et les brouillards de Whitechapel. Les cinq prostituées victimes de l'Éventreur sont toutes présentes dans le récit, ainsi que les policiers officiels qui cohabitent avec nos habituels héros. L'enquête semble piétiner au début, et foisonne de vraies et fausses pistes. Les lieux d'investigation sont glauques à souhait. Les personnages secondaires sont parfois réels (on savoure quelques apparitions anecdotiques inédites et de bon aloi, comme Joseph Merrick, l'Homme Éléphant), et le plus souvent imaginaires, ils permettent alors de relancer l'intrigue. Ils sont truculents, caricaturaux, voire immondes et au delà du réel. En toile de fond, Bob Garcia nous dresse un tableau de la misère et de la pauvreté londonienne du XIXe siècle, des plus sordides (prostitution, esclavage, meurtres, folie), et s'étend peu sur les quelques personnages issus des classes sociales plus aisées (les politiques, les médecins hospitaliers ou légistes, les ingénieurs du métro...). On peut regretter l'utilisation d'expressions trop modernes pour convenir à un pur pastiche "à la manière de" Conan Doyle. A cet égard, la version d'Ellery Queen reste inégalée, mais s'écarte davantage de la réalité historique. L'enquête avance poussivement au rythme des (vrais) meurtres et des témoignages recueillis, et non pas grâce aux fameuses déductions de Holmes, et c'est dommage. L'outrance de certaines situations, presque insoutenables, est heureusement équilibrée par l'humour corrosif, la complicité toujours présente et une forme d'auto-dérision pratiquée par les deux détectives. L'inspecteur Lestrade en prend pour son grade. Watson nous présente un visage humain, se remet en question, doute, réfléchit à son avenir professionnel et sentimental à un tournant de sa vie. Holmes n'est pas en reste, nous le découvrons comme toujours distant et mystérieux, voire suspect en raison de son comportement effarant, mais également animé de nobles intentions et capable de tout sauf de supporter l'échec.
    Malgré ses quelques défauts cités plus haut, il convient d'admettre que cet impressionnant roman fusionne de façon magistrale la reconstitution historique des crimes de Whitechapel et l'univers romanesque de Conan Doyle, sans jamais trahir l'un ou l'autre.
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  • Par Fantine, le 11 mars 2010

    Fantine
    Ce roman policier est passionnant de la 1ere à la dernière ligne.
    On suit le face à face, voire même la lutte à mort, que se livrèrent Sherlock Holmes et Jack l'Eventreur.
    Les personnages de Sherlock Holmes et Watson sont pratiquement les "jumeaux" des personnages créees par Sir Arthur Conan Doyle...
    Sherlock Holmes a parfois un comportement étrange, mystérieux. Tout au long du roman, on se demande si Jack l'Eventreur et Sherlock Holmes ne sont pas une seule et même personne tellement les methodes de ce dernier sont étranges ... ...
    Tout comme le docteur Watson, le lecteur est en proie aux doutes, se pose des questions devant les méthodes peu orthodoxes de Holmes !!!!!
    Le Londres victorien est réstitué au détail près par l'auteur ainsi que le quartier de Witechapel.
    Les personnages secondaires ont chacun leur importance. De nombreuses solutions, hypothèques sont mis en avant à partir de ces personnages ... ... Solutions qui tombent toutes à l'eau au fur et à mesure que Holmes et Watson avancent dans leur enquête !!!!!!
    Malgré tout, l'auteur tient son public en haleine tout au long de ce polar ... ... ... ... dont le dénouement réserve quelques surprises !!!!!
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 28 janvier 2011

    Onclepaul
    Ce gros roman de 440 pages plonge le lecteur dans le Londres de l'ère victorienne s'approchant par la description des lieux de perdition, des différents personnages qui gravitent au cœur de Whitechapel de l'atmosphère des œuvres de Charles Dickens. Bob Garcia fait revivre la cité plongée dans le brouillard, la pluie, la saleté, les ruelles tortueuses pleines d'immondices, les gamins paumés qui tentent de survivre, les femmes devenues prostituées et piliers de comptoir parce que leurs maris les trompaient, les battaient, dépensaient l'argent durement gagné dans les bouges en fin de semaine. Une histoire qui est une véritable débauche d'idées, une dénonciation de la misère humaine souvent pathétique, un foisonnement d'avatars subis par nos deux héros : le mal-être de Watson torturé par la maladie de sa femme, par l'affection louche qu'il ressent pour Wendy sa petite protégée, par ses rêves, ses cauchemars plutôt, issus de ses campagnes militaires. Les tentatives de Holmes pour trouver la formule chimique qui devrait révolutionner les résultats des enquêtes criminelles, son pressant besoin d'argent, les clients ne se bousculant pas à sa porte et un lourd secret qu'il porte en lui comme un fardeau. On retrouve aussi l'inspecteur Lestrade, qui ne sort pas grandi de cette aventure. Avec tout ce qu'il inclut dans ce roman qui ressemble fort aux feuilletons du XIXème siècle, Bob Garcia avait la matière d'écrire plusieurs ouvrages. Une imagination qu'il catalyse avec brio. Les dialogues sont souvent savoureux et comme pris sur le vif, en forme de brèves de comptoir. Sans omettre les petites piques lancées sous formes d'aphorismes, comme celle-ci proférés par Holmes à l'encontre de Lestrade : L'intelligence policière est une contradiction en soi
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    • Livres 5.00/5
    Par fleurdusoleil, le 19 mai 2010

    fleurdusoleil
    Lorsque j'ai découvert ce livre à la librairie, j'ai tout de suite été intéressée par le sujet. Sherlock Holmes ( personnage phare de monsieur Conan Doyle et détective hors pair) contre Jack l'éventreur ( le plus mystérieux des tueurs en série et personnage bien réel du XIX ème siècle, il a semé la panique à Londres en 1888).
    Il n'en fallait donc pas plus pour aiguiser ma curiosité.
    Bob Garcia a tenté le pari fou de reprendre un personnage d'un auteur inégalable, j'ai nommé Sir Arthur Conan Doyle et de l' emmener dans une enquête hors du commun : le faire courir après le pire tueur en série de l' Angleterre, le sus-nommé “ Jack l'éventreur”. Et à mon goût, il a réussi son pari.
    J'ai dévoré les 666 pages ( est-ce un signe???) avec avidité.
    Le journal de Watson, le corps du roman, est une source pour l'éditeur Mr Newnes, qui désire publier une enquête exclusive de Mr Sherlock Holmes. C'est à contre cœur que le vieux Watson lui dévoile ce fait et qu'il lui confie le dénouement de cette histoire.
    Mais que découvre Newnes à la lecture du journal de Watson ? Que découvre-t-on ?
    C'est là que Bob Garcia a excellé. Il est resté fidèle aux traits généraux des personnages de Doyle, mais il n'en a pas fait une vulgaire copie. Il y a ajouté sa touche personnelle. Nous découvrons donc un côté sentimental chez Holmes, une part animale chez Watson… Et beaucoup d'humour, qui manque un peu chez Conan Doyle. Et oui, même si nous parlons de Jack l' Eventreur, Bob Garcia nous fait sourire très souvent ( surtout avec les réparties cinglantes de Sherlock ! ).
    Je me suis donc laissée entraîner dans les rues sombres de Londres et plus précisément dans les rues De Whitechapel, quartier rendu tristement célèbre par les horreurs qui y ont été commises. Bob Garcia relate les faits de cette sordide histoire avec exactitude en y mêlant savamment la fiction. Et même si son dénouement est un peu “étrange”, il n'en reste pas moins que beaucoup ont dit des inepties au sujet de l'identité du meurtrier et avec le plus grand sérieux. Alors qu'ici nous sommes dans un roman, l'auteur peut se permettre des fantaisies, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.
    En conclusion, j'ai pris un immense plaisir à lire ce roman.

    Lien : http://ecritureetpoesie.canalblog.com/archives/2010/05/18/17936902.h..
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    • Livres 3.00/5
    Par SophiedesBonheurs, le 07 janvier 2011

    SophiedesBonheurs
    Bob GARCIA nous entraîne dans les bas-fonds londoniens, le quartier de Whitechappel, où des prostituées sont assassinées de façon atroce. Sherlock Holmes et le Dr Watson mènent l'enquête pour tenter de démasquer le meurtrier qui se fait appeler "Jack l' éventreur".
    On rencontre des personnages hauts en couleurs, tous plus monstrueux les uns que les autres, et on côtoie la misère dans toute sa splendeur et sa crasse.
    L'atmosphère de l'époque est très bien rendue, on s'y croirait ! Londres et son brouillard légendaire...
    Bob Garcia s'est inspiré des faits de l'époque mais a bien évidemment romancé tout ça en y ajoutant notamment des "anachronismes verbaux" ( ex : des gros mots et du vocabulaire à mon avis non usité à l'époque). Il y a aussi beaucoup d'humour.
    On suit l'enquête avec plaisir et on s'interroge jusqu'au bout sur la véritable nature du meurtrier et de Holmes par la même occcasion. J'ai trouvé que c'était beaucoup plus vivant que les romans de Conan Doyle. J'ai aussi découvert une autre facette du Dr Watson qui m'apparaissait jusqu'ici comme le sous-fifre de Holmes. Dans ce livre, il est jeune, sensible et attachant.
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Citations et extraits

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  • Par athena1, le 06 juin 2010

    - Nous avons affaire à un habile simulateur, mademoiselle.
    - Mais sur quelles preuves l'avez vous inculpé ? insista la jeune femme.
    - Il a signé des aveux complets.
    - Mais comment est-ce possible s'il ne comprend pas un mot d'anglais ?
    - C'est un simulateur, vous dis-je ! insista Lestrade. Il s'est trahi lui-même. Lors de l'interrogatoire qui a précédé son inculpation, il a prononcé très distinctement et à plusieurs reprises les mots : "Pitié, tapez plus !"
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  • Par athena1, le 06 juin 2010

    - A moins qu'on m'apporte une nouvelle cargaison de macchabées, je suis disponible. Mais je ne pourrai pas vous accorder beaucoup de temps. Je suis épuisé. Il faut que je dorme.
    Il désigna quelques formes allongées recouvertes d'un drap sale, comme pour nous faire mesure l'étendue de sa tâche.
    - Cinq morts et demi, cet après-midi.
    - Et demi ?
    - Une bonne femme. Une grande bringue. Découpée dans le sens de la longueur. De l'entrejambe au cuir chevelu. Scie circulaire. travail de pro.
    Il s'exprimait par bribes, comme si un cas aussi banal ne justifiait pas des phrases entières.
    Le mari était croque mort depuis plus de trente ans. Il taillait des planches à longueur de journée pour fabriquer ses cercueils. Pas pu expliquer son geste à la police.
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  • Par athena1, le 05 juin 2010

    Après m'être désaltéré, je tentai de lier conversation avec le serveur. Il ressemblait à un taureau. Sa tête était posée sur ses épaules, comme si le Créateur avait fait l'économie d'un cou pour une créature aussi frustre. En fait de conversation, il ne parvenait à émettre que de vagues borborygmes qui s'apparentaient à des croassements de corbeau enroué. Les mots semblaient sortir directement de son ventre. Sans doute une conséquence de son absence de cou.
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  • Par fleurdusoleil, le 11 mai 2010

    Ces déchets étaient censés partir dans la Tamise, mais, en attendant, ils servaient à remplir les ventres et les musettes des pauvres. Nous avions sous les yeux une des preuves du mécanisme de propagation des virus qui décimaient chaque année les miséreux de Londres. Et tout cela se passait à quelques mètres du plus grand hôpital de la ville.
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  • Par athena1, le 06 juin 2010

    - Vous faites partie des apôtres ?
    - Remplaçants seulement, hasarda Holmes.
    Il se leva et vint à notre rencontre, main tendue :
    - Il fallait le dire tout de suite. Mon nom est frère Dominique. Je suis le treizième apôtre. Est qu'on ne ce serait pas rencontrés lors d'un de ces pique-niques géants. La fois où Il a fait le coup des pains, non ?
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Nouveautes JIGAL fevrier 2012 .
Les Éditions Jigal vous présentent les nouveautés de février 2012 avec par ordre d'entrée en scène : ET L'ÉTÉ FINIRA de Maurice GOUIRAN, LE CHASSEUR DE LUCIOLES de Janis OTSIEMI, LES AUTEURS DU NOIR FACE À LA DIFFÉRENCE, Collectif ? Et par ordre d?entrée en scène : Nicolas Sker, Sophie Loubière, Laurence Biberfeld, Valéry le Bonnec, Patrick de Friberg, Hervé Sard, Elena Piacentini, Sébastien Gendron, Gaëlle Perrin, Paul Colize, Michel Vigneron, Thierry Brun, Fabien Hérisson, Bob Garcia, Maxime Gillio ? LE CRAMÉ de Jacques Olivier BOSCO.








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