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Jean-François Kerline (Traducteur)
ISBN : 2211227457
Éditeur : L'Ecole des loisirs (01/02/2017)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Parfois, les gens ne voient pas les choses comme elles sont, mais comme ils croient qu'elles sont. Beaucoup de gens aiment George. Maman est très fière de son petit garçon, Scott aime son « frérot », et Kelly le tient pour son meilleur ami. Mais George sait que les gens ne voient pas qui elle est vraiment. Car, George en a la certitude, elle est une fille. Dès 10 ans.
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
allezvousfairelire
12 mars 2017
★★★★★
★★★★★
Avertissement : chronique négative (relativement sérieuse).
George est un petit roman racontant l'histoire d'une fillette que tout le monde perçoit comme un garçon. Elle s'appelle « George ». Depuis toujours. Pourtant, c'est une fille ! Comment le faire comprendre à son entourage, dans ce monde où on la pousse sans arrêt dans des rôles de garçon ? George va se mettre en tête de jouer un rôle féminin dans la pièce de théâtre de l'école, et peu à peu, ce choix « interdit » va prendre pour elle de plus en plus d'importance, symbolique et personnelle…
George m'a été recommandé plusieurs fois* comme une petite pépite d'une douceur et d'une ténacité touchantes sur le thème important de l'identité des personnes transgenre, et encore plus important ici car on se place dans le regard d'un enfant transgenre — enfants qui ont peu de modèles auxquels se rapporter.
*Notamment par Nathan sur sa chaîne booktube "Le cahier de lecture de Nathan"
George, j'étais toute prête à l'adorer ou, au moins, à l'aimer pour le rôle de représentation qu'il tient. Or, j'ai plutôt détesté ce bouquin. Et je ne le recommande pas.
Contextualisons : je n'ai pas détesté ce bouquin pour le message central qu'il porte, c'est-à-dire « tu peux être toi-même, et devenir aux yeux des autres ce que tu es à l'intérieur ». Ça, c'était bien. C'était même très bien.
Mais ça ne sauve pas le roman qui a un gros, gros problème flottant de SEXISME ATRABILAIRE GÉNÉRALISÉ.
Or, dans un roman pareil, sur l'identité de genre, ce n'est pas anodin. Vraiment pas ! C'est même totalement incohérent, j'en reparle plus bas.
La grande question que je me suis posée, c'est donc :
Doit-on célébrer un roman au message positif fort s'il véhicule aussi une cargaison de problèmes ? Y a-t-il des maladresses acceptables, et où placer la limite (pour ce roman en particulier) ?
***LES « PLUS »***
#1. le thème abordé, nécessaire.
La question transgenre est méconnue et il est souvent très difficile pour les individus transgenres de se faire comprendre et accepter, surtout lorsqu'ils sont enfants, où leurs questions ont tendance à être évacuées.
{Passage explicatif} Un individu transgenre est quelqu'un que tout le monde perçoit comme appartenant à un genre qui n'est pas le sien (comme George, une fille que tout le monde voit comme un garçon). C'est extrêmement difficile à comprendre même chez les gens ouverts d'esprit, car on a tendance à raisonner autrement. (Nommément, en termes d'organes sexuels.)
Le seul fait que j'aie besoin d'écrire ce paragraphe témoigne de la nécessité d'aborder ce thème dans la culture. La culture (et donc ici la littérature) tient un rôle informatif, voire pédagogique. Je n'aurais pas eu besoin d'expliquer l'homosexualité, par exemple : ça fait un bail que ce sujet de société est traité dans nos livres, films, etc. Ça ne garantit pas l'acceptation, au demeurant, mais ça informe.
#2. L'approche authentique, par un auteur transgenre.
Le fait qu'Alex Gino soit transgenre permet probablement au roman d'éviter les écueils symptomatiques d'une vision extérieure, par exemple : au lieu du trope habituel « une fille coincée dans un corps de garçon »*, on est du point de vue de George, « une fille que tout le monde perçoit comme étant un garçon » (ce qui, semble-t-il, est bien plus fidèle au ressenti des personnes trans).
* le sujet avait par exemple été présenté ainsi dans le roman Gracefully Grayson, d'Ami Polonsky (vraiment meilleur d'un point de vue littéraire) -> le secret de Grayson en VF, chez Albin Michel.
Ci-dessous, une mini-liste de romans évoquant la question transgenre, mais tous sont plutôt destinés à un public ado, quand la vraie originalité de George, c'est de se placer du point de vue d'un enfant de 8 ans (qui sait déjà qu'elle est une fille).
-Le secret de Grayson (chez Albin Michel)
-Cette fille, c'était mon frère (anciennement "La face cachée de Luna") (chez Milan)
-Le garçon bientôt oublié (chez L'École des Loisirs)
-Garçon ou fille (chez Gallimard Jeunesse) (plutôt rigolo, celui-là)
#3. le rôle du théâtre
Ici, la pièce de théâtre dans laquelle s'implique George permet un dépassement du problème de genre par un déplacement identitaire pratique et propice au propos du livre. George veut interpréter le personnage de Charlotte l'araignée dans « Charlotte's Web » (un roman classique d'enfance dans le monde anglophone, traduit sous le titre le petit monde de Charlotte). Ce combat pour tenir un rôle féminin devient pour George un enjeu personnel immense car la fillette espère ainsi faire comprendre à sa mère qui elle est vraiment…
(C'est le même principe dans le secret de Grayson. Une idée qui n'est pas nouvelle donc, mais du reste, ça fonctionne très bien.)
#4. L'optimisme
George est un roman qui donne de l'espoir. Il s'attache à dire aux jeunes lecteurs : "Tu peux être toi-même ! D'autres t'accepteront comme tu es. Et tu seras heureux/se."
*Il en faut peu pour être heureux....*
Je ne suis pas difficile, un bon petit roman dont on sort en ayant envie de chanter en se dandinant, moi, ça me va très bien. Sauf que c'est plutôt un autre type d'humeur que ce roman a éveillé en moi :
*Bastoooon*
***Donc, LES « MOINS »***
#1. La pauvreté littéraire (due au fait qu'il s'agit d'un « roman à message »)
C'est assez mal écrit.
Je n'aime pas trop les romans « à thèmes » de manière générale, et celui-ci ne fait pas exception. Pourquoi je n'aime pas ? Parce que ce que j'aime, c'est la littérature. Un roman « à thème » est didactique, démonstratif, et c'est indubitablement le cas de celui-ci. Ça ne m'empêche pas de penser que certains thèmes sont nécessaires, mais, vraiment, je préfère qu'on m'écrire un vrai roman, une oeuvre littéraire traversée par ces thèmes, pensée avec eux, plutôt qu'un manuel type « Max & Lili » pour résoudre un problème. Ces romans-manuels ont leur rôle, ils sont bien pratiques, mais bon, là, on est chez L'École des Loisirs, alors flûte, j'ai le droit de le dire : niveau style, c'est le désert du Gobi.
Pas de petite fulgurance, pas de jolies citations à retenir. La mer est calme sous ma planche de surf. #Ennui.
#2. L'incarnation des personnages, pas toujours cohérente.
Kelly, la meilleure amie de George, est le 2e personnage principal. Or, du côté de Kelly, plein de choses sonnent faux, que ce soit dans sa maturité, dans ses revirements, ou dans certaines répliques d'adolescente très éclairée (alors qu'elle a 8-9 ans). Dans le reste du casting, c'est tout aussi marqué voire plus.
#3. La triple dose de sexisme archétypal de la mort qui tue
Le roman est branché sur deux réservoirs : un rose à paillettes, un bleu à crottes de nez. Et il pompe, il pompe, nous déversant continuellement en intraveineuse sa vision genrée super-segmentée des rôles masculin et féminin.
Parce qu'elle est une fille… George (à 8 ans) aime se maquiller, la mode, les magazines ; parce qu'elle est une fille, George déteste les jeux vidéos enfin surtout ceux qui sont violents ; parce qu'elle est une fille, George n'aime pas jouer avec les garçons, George n'aime pas le sport, George est fragile et faible, George trouve que les garçons sont répugnants et agressifs ; parce qu'elle est une fille, George est plus émotive et pleure plus facilement.
C'est déjà beaucoup, mais ce n'est pas tout. Les personnages masculins sont eux aussi victimes de cette vision caricaturale débile : ils sont tous vulgaires, crados, bordéliques, distraits, violents… Que les mecs soient positifs ou négatifs, ils correspondent tous à au moins 2 ou 3 de ces qualitatifs (Scott le frère de George, le père de Kelly, les garçons de l'école…) C'est le festival du cliché sexiste.
Alors, ça m'aurait forcément fait tiquer dans n'importe quel roman, mais dans celui-ci, c'est catastrophique. le fait que les genres ne soient pas en noir et blanc, c'est pas un peu… le thème central ? le message du roman ?
La représentation des genres, c'est littéralement le sujet du livre. LITTÉRALEMENT.
**Auto-objection #1**
« Mais quelque part, est-ce que ce n'est pas un peu normal qu'une fillette transgenre se raccroche à des repères de féminité (maquillage, mode, etc.) ? »
> Oui, c'est probablement normal… Mais est-ce que c'est une raison pour présenter tous les mecs comme des gorets ? Il suffirait d'un personnage non-archétypal dans le roman. Un garçon sensible, une fille sportive…
> Il me semble que ce roman fait plus de mal que de bien. Est-ce que les filles (transgenre ou non) n'ont pas le droit, potentiellement, de mettre des baskets et d'aimer les jeux vidéos et d'être quand même des filles ? Est-ce que les garçons n'ont pas le droit de pleurer en lisant un livre et d'être quand même des garçons ?
La petite fille que j'étais, qui adorait le judo, chaussait avec amour ses baskets à scratchs tous les jours, jouait à celui qui court le plus vite, je peux te dire qu'elle te corrigeait si tu la prenais pour un garçon. Parce que ce ne sont pas ces symboles là qui font notre genre. C'est nous, à l'intérieur, et c'est tout. Et c'est cette nuance que le roman rate complètement.
**Auto-objection #2**
« Certes le roman n'est pas parfait mais il porte un message crucial ! Alors bon, on peut passer sur certaines choses. »
> le problème de ce roman, c'est qu'il ne porte pas le message qu'il prétend porter. Pour les raisons déjà évoquées, je suis obligée de l'analyser comme un « roman à message » plutôt que comme une oeuvre littéraire — ce qui est sans doute mieux pour lui — or, dans son message-même, il y a une tension interne hyper problématique.
> On ne peut pas d'un côté soutenir que les apparences sont trompeuses, que les choses ne sont pas en noir et blanc, qu'une personne ressemblant à un garçon peut en réalité être une fille… et de l'autre présenter une vision des genres très segmentée dans laquelle George est une fille parce qu'elle est une petite chose fragile qui aime la mode et les magazines, et n'est pas un garçon parce qu'à l'inverse les garçons, eux, sont des porcs vulgos, bordéliques et violents! C'est antithétique. le message est raté. le livre se contredit comme un sale politicien, tenant un discours d'ouverture tout en démontrant continuellement un sexisme ahurissant.
> Par ailleurs, ce n'est pas parce qu'un roman porte un beau message que ça oblitère ses autres messages négatifs. Un roman féministe qui serait en même temps raciste, ça ne passerait pas. Un roman « Black power » qui serait homophobe, ça ferait hurler. Alors pourquoi un roman pro-transgenre qui est hyper sexiste, ce serait ok ?
> Sans doute parce que, « le sexisme, c'est pas graaaaaave ».
*** CONCLUSION ***
Des romans comme George, on en a besoin. C'est sans doute pour ça que les éditeurs (Américain et Français) l'ont choisi, l'ont défendu. C'est une démarche engagée. Les romans sur le transgenre sont rares, et pour les 8-12 ans, quasi inexistants.
Des romans comme George, on en a besoin. Mais celui-là, il n'est pas bon. Et je ne peux pas le recommander sous prétexte que « c'est le seul » : justement parce que c'est un thème sensible et important, il mérite d'être bien traité. Je suis contente que George existe parce qu'il ouvre des portes. Il incitera je l'espère d'autres écrivains à traiter avec plus de panache la question transgenre en littérature jeunesse. Dans un roman porté par une narration forte et des personnages bien incarnés. Et sans greffer dessus la vieille mue reptilienne d'un sexisme suranné. Please.
Des romans comme George, on en a besoin. Mais celui-là, il n'est pas bon. Au plaisir d'en lire de meilleurs,
Lupiot
PS : si vous souhaitez consulter cette (longue) chronique dans sa version illustrée (avec des gifs, des couvertures de livres, etc. (c'est plus agréable)), vous pouvez cliquez sur le lien suivant :
Lien : https://allezvousfairelire.c..
+ Lire la suite
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Leshayah
21 février 2017
★★★★★
★★★★★
Enfin, on aborde le point de vue des personnes transgenre !!
Récemment sont sortis plusieurs livres autour de ce thème, celui-ci pour les jeunes adolescents et "Celle dont j'ai toujours rêvé" à partir de 14 ans par exemple, et je trouve ça géniallissime !
Notre héros a dix ans. Il est né avec quelque chose qui pend entre ses jambes, on l'appelle George, on le prend pour un garçon. Mais au fond de lui...Il sait qu'il est une fille, Mélissa.
Le sujet est traité du point de vue d'un enfant et donc ses propos et réflexions, sa maturité sont celles d'un enfant. C'est pur et simple, criant de justesse et touchant.
Qui à part George lui-même, peut dire s'il est une fille ou un garçon ? Il sait au fond qui il est.
L'enjeu de ce court roman est de s'accepter et de s'affirmer, de se révéler tel que l'on est. La nature s'est trompée en mettant une fille dans un corps de garçon, George est en droit de le dire et de réparer cette erreur.
Un beau message de tolérance, un voyage dans la vie de quelqu'un que l'on a toujours pris pour un autre sans s'en rendre compte. Un malentendu qui pèse a chaque instant, ne serait-ce qu'en entendant la mère de George lui dire qu'il sera toujours son petit garçon...
Un livre qui m'a touchée par la simplicité de ses mots et par la profondeur de ses émotions et de ses réflexions.
À mettre entre toutes les mains, surtout celles de ceux qui ne comprennent pas que la nature peut se tromper....Qu'elle ajoute un bras ou un chromosome, qu'elle se trompe de sexe ou qu'elle relie deux siamois, elle peut se tromper et les personnes atteintes ont le droit de vivre en tant qu'eux même, même si ce sont des cas "inhabituels".
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lirado
09 mars 2017
Un roman pour les 9-12 ans qui sensibilise avec justesse et pudeur au thème de la transsexualité. George, grâce à une pièce de théâtre va tenter de sensibiliser son entourage aux questions et au mal être qui le traverse. le roman est touchant et on sent qu'Alex Gino, lui même transsexuel, a glissé une part de témoignage dans l'histoire de son jeune héros.
Mais j'ai été gênée par les stéréotypes de genre véhiculés à certains moments du roman. C'est un peu maladroit de la part de l'auteur, surtout au vue du thème. Néanmoins George est un roman idéal pour parler de ce thème encore très tabou avec les plus jeunes.
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beamag87
24 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
George est une fille . Il/ elle le sait! Reste à en convaincre les autres...
Autant l'homosexualité est de plus en plus régulièrement abordée en littérature jeunesse, autant la question de la transsexualité n'en est qu'au stade larvaire.
C'est chose faite et plutôt très bien fait, qui plus est pour un jeune lectorat ( à partir de 10 ans environ).
Alex Gino a su proposé un roman touchant sur ce sujet sans jamais tomber dans le pathos ou le voyeurisme.
Une belle histoire ( probablement inspirée de la sienne), simple et émouvante.
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Pikobooks
24 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
--> Une publication engagée qui a vraiment le mérite d'exister
Enfin, un roman qui s'adresse aux jeunes (les vrais, les primaires) et qui concerne la question de l'orientation genrée, de l'identification biologique/psychologique, bref, la thématique des personnes transgenre.
Ce roman le fait avec douceur, intelligence et délicatesse.
George est une jeune fille touchante, qui doit faire face, comme tous les enfants cela dit, à la maladresse de son entourage (qui évoluera énormément) et aux idées/carcans/clichés de genre bien ancrés dans la société qui l'entoure.
Car George est transgenre. Elle le sait, elle le désire de tout son être. Mais George n'a que dix ans et doit encore trouver la force d'en parler à sa mère. Elle doit trouver le courage d'aller à l'encontre des règles et de jouer Charlotte (le personnage féminin de la pièce de théâtre de sa classe) et ce même si on lui a interdit, car « c'est un rôle de fille ».
--> Quelques longueurs dans le scénario
Oui, c'est peut-être le seul point que je peux reprocher à ce roman. Je me suis quelque peu ennuyée à mi-parcours. Mais sans doute parce que je suis une adulte, qui est capable de voir où tout cela va me mener. Les jeunes lecteurs ne se laisseront peut-être pas ralentir.
--> Une héroïne qui réussi un tour de force
En début d'ouvrage, George est terrorisée, lit ses magazines féminins en cachette, subit la pression de la société, est horrifiée par son corps. En fin d'ouvrage, elle porte un nouveau prénom, sa mère et son frère aîné ont également parcouru une longue distance de tolérance et d'accompagnement, et Mélissa s'épanouie.
Voilà pour moi un bel exemple d'évolution et de mouvement.
J'espère que ce roman trouvera son public et surtout qu'il sera mis à la disposition des lecteurs timides ou mêmes des camarades curieux.
J'invite les parents à lire ce roman, les enfants également, afin d'accueillir au mieux celui ou celle qui sera votre George (qu'il/elle soit dans votre famille ou votre cercle proche, ou simplement dans votre école/travail/boulot). Oui, c'est important, car ce sont les petits gestes du quotidien qui font le bien-être ou le sentiment d'exclusion.
Bravo à l'école des loisirs pour cette publication.
Lien : https://pikobooks.com/2017/0..
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
beamag87beamag8724 décembre 2016
George regardait par la fenêtre arrière et comptait les poteaux électriques. Quand elle était petite, son grand-père lui avait dit que si elle comptait cent poteaux de suite, un fée électrique exaucerait son premier voeu. Elle ne croyait plus à la fée électrique et ne savait pas au juste quel était son voeu, mais elle continuait à les compter par habitude.
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