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ISBN : 2810623457
Éditeur : Books on Demand (2012)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En partenariat avec BoD, les Éditions Du Frigo rassemblent, conservent, publient, diffusent, des textes gay, grinçants, frais, jubilatoires,souvent posthumes et toujours anonymes.

PAR L'AUTEUR DE " CHIFOUMI ! "
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par manU17, le 07 juillet 2012

    manU17

    Antoine GOUGUEL a encore frappé !
    C'est lors de mon premier partenariat avec Les Agents Littéraires que j'ai découvert l'écriture d'Antoine GOUGUEL en lisant Chifoumi. le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'avais pas été vraiment séduit, loin de là. Pour vous en convaincre, vous pouvez lire ma critique de l'époque.

    C'est donc avec stupéfaction, (oui, c'est le mot car je ne m'y attendais pas du tout) que j'ai découvert dans ma boite à lettres que les Editions du Frigo m'avait envoyé son nouveau livre.

    J'y suis donc allé en laissant mes « légers » à priori de côté, en prenant les choses au Xème degré (le choix de la lettre n'est pas anodin…) et je dois bien admettre que j'ai davantage apprécié ce nouvel opus.

    L'histoire se déroule sur une journée, de onze heures à vingt heures, de manière chronologique comme dans un épisode de 24 heures chrono, ce qui donne rythme et tenue au récit.

    L'auteur aligne toujours certains clichés selon moi mais pour mieux les tourner en dérisions et donc leur tordre le cou. L'humour est très présent, tout comme une grande dose d'autodérision notamment envers les personnages gays.

    « -Tu sais que Julien s'est fait un chapeau de mousquetaire ? Il a collé des antennes torsadées sur sa casquette et il leur a accroché des vieux tissus rouges. Il se balade comme ça. C'est son nouveau look. Il ressemble à une voyante de foire, à un totem humain… Ou à un poète…
    -Ou à une folle tordue ! »

    « Paul calait. Il prit une autre voie, partit sur une autre idée, celle de la carte de France en relief que, jeune élève, il avait retournée pour faire une farce à son instituteur et pour frimer devant ses camarades. Il constatait qu'il était déjà recto-verso à l'époque. »

    Au passage, la religion catholique et ses représentants, aux mœurs plus que douteuses ici, sont bien égratignés à travers un personnage de prêtre qui n'a pas bien compris la définition de vœux de chasteté et bien d'autres choses encore…

    Personnages loufoques et/ou tourmentés, humour, dérision, meurtres, sexe et suspens: les ingrédients d'un deuxième roman que je trouve beaucoup plus fluide et abouti que le premier.

    Un grand merci aux Éditions du Frigo pour l'envoi spontané de ce livre.


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2012/07/la-patte-doi..
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    • Livres 5.00/5
    Par edf, le 12 septembre 2012

    edf
    "Paul Desprès est lui-même l'auteur débutant du bouquin qu'il commence à écrire maladroitement dans sa tête, c'est le postulat de départ. En lutte entre la réalité et l'hallucination, le soupçon, la paranoïa... à travers un humour fantasque, une profonde mélancolie, un sentiment de découragement qui le rendent sarcastique, se moquant plus de lui-même et de sa condition de pédé transi d'amour pour un ado inaccissible parce que trop accessible justement. Il faut aborder ce roman sans préconception intellectuelle, rester en suspension d'incrédulité... (Idéalement, un lecteur ne saurait rendre une fiction responsable d'avoir échoué à lui faire ressentir quoique ce soit, sans au préalable examiner la façon dont lui-même s'est préparé à être affecté par elle). Et tout se met en place, les émotions sont là avec celles de Paul, devenu attachant grâce à toutes ses imperfections. Bravo aux E.D.F. et vite un autre un autre!" - Denys C.
    "Un petit hommage à Burroughs s'est glissé dans La patte d'oie et on comprend qu'Antoine Gouguel ne devait peut-être pas lui vouer un culte mais avoir pour l'oeuvre et pour l'homme une grande admiration. Drogué, homosexuel, racaille, Gouguel l'était ou ne l'était pas mais du moins il aurait aimé l'être, pour le revendiquer, avec Burroughs, comme des qualités essentielles. Ce roman, d'après ce que l'on sait, a été commencé avant l'écriture de CHIFOUMI et terminé et "retouché" après. On sent que l'auteur se dépèche parce qu'il a encore quelques comptes à régler avec lui-même. Et cela donne un texte simple et tortueux à la fois. Difficile d'accès, à relire peut-être, des détails tordants, un suspense aventureux remarquable parce que bancal, la manière Gouguel de raconter une histoire vraie en laissant libre cours à l'imagination de son lecteur pour rendre les personnages inoubliables, c'est très étonnant et c'est donc comme on dit ...A lire à tout prix ! Vous soutiendrez une bonne oeuvre par la même occasion..." Nathalie C.
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    • Livres 5.00/5
    Par sm, le 13 juin 2012

    sm

    Virrelongue est un village du sud de la France en apparence banal. Il a tout ce qu'il faut, un maire, un coiffeur, un curé, un métis et même un idiot. Pourtant ce dimanche ne sera vraiment pas comme les autres. L'idiot est retrouvé mort tué par les ciseaux du coiffeur. Une véritable enquête se met en place au sein des villageois et c'est un jeune écrivain gay de 28 ans qui mène la danse. Qui a tué le pauvre Julien ? et pourquoi ? telles sont les questions auxquelles ils tentent tous de répondre au fil de cette histoire plus que déjantée.

    Oeil de La Lucarne :

    Bof et pourtant waow. C'est sur ce mot que j'ai terminé la lecture de "La patte d'oie". J'écris ces lignes "à chaud". le livre est à peine terminé et déjà j'ai du mal à me le figurer. Il est avant tout bizarre, vague, presque nébuleux. C'est un huis clôt dans un village que l'on s'imagine entouré de brouillard. Les personnages sont des ombres qui se dévoilent à peine même les objets semblent flou. L'écriture est particulière et nous donne le sentiment du long récit d'un rêve. J'ai parfois eu le sentiment d'une compréhension en pointillé, oscillant entre des parties qui m'ont semblées limpides et d'autres qui me sont restées obscures.
    Cependant, une fois que l'on a intégré cette écriture particulière, il faut admettre que l'on se prend au jeu. L'auteur de son propre aveu a voulu écrire un livre "disjoncté". C'est bien de quoi il s'agit, mais c'est aussi un livre par moments pervers presque glauques souvent teinté d'un grand ressentiment envers la société. Je ne peux pas dire que j'ai aimé lire "La patte d'oie"; comme je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé. Comme je l'ai dit pour commencer, c'est un bof, un bof de neutralité pour un ouvrage qui de par sa bizarrerie a le mérite de nous distraire avec beaucoup d'humour et dans une ambiance plus que décalée et surtout très gay !!! C'est à mon avis un livre qui vaut le détour et qui mérite d'être lu voir relu...
    Cyrille Prestianni pour LA LUCARNE


    Lien : http://www.economiesociale-liege.be/lalucarne/index.php/lecture/item..
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    • Livres 5.00/5
    Par edf, le 01 octobre 2012

    edf
    NOMINE POUR LE PRIX DU ROMAN GAY 2013
    Il y a Paul - Paul Després -, un professeur de français, qui tente d'écrire son premier roman. Un maire. Un coiffeur. Un curé… Rien ne manque à ce paisible village de Virrelongues. Étonnants, drôles, caustiques, les personnages défilent. Julien, jeune homme un chouïa attardé, est pris d'une éjaculation pendant le prêche de l'abbé Claude; Thomas, l'enfant de choeur, se balade nu sous sa soutane; Léopold, le boulanger, se transforme en ramoneur.
    Le dimanche, après la grand-messe prononcée en la paroisse de St Isidore, tout ce beau monde se retrouve Chez François, le troquet du village. Derrière le bar ou sur les petites tables couvertes de nappes à carreaux, entre deux verres de vin, les langues se délient. Déjà, on soupçonne des relations, des liaisons, des histoires d'amour - pas toujours très catholiques d'ailleurs! - quand soudain... deux cadavres pointent leur crâne ensanglanté... Antoine Gouguel retourne sa plume. Son héros se mue soudain en enquêteur. Suspense!
    Notre avis: Les amateurs de jeux de mots - et de second degré! - vont être comblés. Une fois de plus, les Éditions du Frigo nous font découvrir un roman original.
    Bertrand Deckers pour TÊTU

    Lien : http://www.tetu.com/actualites/culture/au-rayon-livres-meurtres-et-r..
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    • Livres 5.00/5
    Par dugenou, le 13 juin 2012

    dugenou
    Poétique et bouleversant mais drôlissime avant tout et... très gay
    par l'auteur de CHIFOUMI ! (voir critique dans TÊTU)


    Lien : http://www.tetu.com/actualites/culture/au-rayon-livres-de-lamour-des..

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Citations et extraits

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  • Par gogaise, le 13 juin 2012

    Ben mon cochon ! se dirent les jeunes ouailles sans avoir compris (ils n’étaient pas les seuls) un traitre mot de cette allocution. Mais du fond, ils s’en foutaient. Au moins, au niveau de l’interprétation, c’était béton. Secoués qu’ils étaient par le curé, mieux que par le flow syncopé d’un rappeur, envoûtés, mieux que par le groove d’une chanteuse de soul. De la bombe ! Ils ont failli siffler, brailler et applaudir comme des malades. Ils sont toutefois restés silencieux, leurs trognes de reniflards furent quasiment paralysées, pas un pouce d’eux ne s’est agité, pas un froissement, même pas pour choisir la piécette au fond du falzar, ni pour faire rouler les agates œil de chat dans leur poche, ni pour se toucher un peu par le trou de leur culotte, pas un murmure, la chique coupée, abasourdis, sous le charme, mais ça ne dura pas et ils n’en voulurent pas à l’Idiot de les sortir de là, au contraire, béni fut-il, merci Julien qui s’était mis à gémir car il venait de jouir dans son froc. Normal, un cas banal dans l’histoire de nos religions. Un peu comme toutes ces religieuses enceintes par l’opération du Saint Esprit.
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  • Par sm, le 13 juin 2012

    Tout ce désordre. Ou bien, non. Comme l’enseigne du coiffeur, Julien était devenu invisible, et inaudible, bien plus qu’un fantôme, une vue de l’esprit, une ombre, l’ombre de la croix qu’il portait à ce moment même sur le visage, l’empreinte fluo du crucifix qu’une sculpture naïve de Saint François agitait d’une main, l’autre caressant une colombe pas farouche. Devant le museau des biches en plâtres, des pourceaux en chair et des ectoplasmes en rien, cette croix semblait bien alléchante, de la guimauve et du sucre.
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