Un roman haletant ou le lecteur agit à la manière dun inspecteur, découvrant peu à peu les indices, les lieux du crime, les profils des assassins. Mais sera-t-il assez perspicace pour percer le mystère de Pastourou ?
Un peu effarée par ce roman dans lequel la vie des femmes et des petites filles m'a semblé terrible. Les hommes y sont des monstres, la vie de village un enfer, heureusement que la nature et l'imaginaire proposent des refuges salutaires.
Comment naît la rumeur? Nul ne saurait le dire. Elle semble -dans les petits villages du moins- sourdre du sol à la manière des sources, et s'infiltrer si insidieusement dans les consciences avant de devenir une lame de fond qui submerge tout.
Afin de laver la mort d'un enfant la foule assoiffée de sang se dotait d'un coupable. Or le coupable, c'est toujours l'autre: l'étranger, le miséreux, le malade, le débile, bref, le différent.
Pour donner une idée des illustrations à couper le souffle que l'on trouve dans son album intitulé "La princesse au teint de lune et autres contes japonais".