Paris vu d'Amérique : on rêve de l'approcher, pour un jour ou pour la vie. Surtout si l'on est noir et qu'on a vécu enfant la "venimeuse brutalité de la ségrégation ". Dans le sillage de James Baldwin, Richard Wright et tant d'au... > voir plus
Installé à Paris depuis plus de vingt ans, l'auteur met en parallèle dans ce récit autobiographique les identités noires en France et aux Etats-Unis. Fuyant le racisme rampant de la société américaine, il a connu à Paris une liberté et un éventail de possibilités qu'il n'aurait jamais pu espérer sur sa terre natale. Mais derrière l'hommage à la douceur de vivre parisienne, il questionne aussi les problèmes d'intégration des immigrés en France, les raisons des émeutes des banlieues en 2005, les failles du discours politiquement correct sur l'égalité des chances…une phrase en particulier résume sa position : « A Paris, je suis écrivain – noir, mais écrivain…Aux Etats-Unis, je reste avant tout et pour toujours un Noir ». Un ouvrage dérangeant qui secoue les préjugés.
Ce texte pose la problématique du racisme à travers les observations perspicaces du narrateur. Il établit au fil de son récit intimiste un parallèle entre la discrimination raciale aux Etats-Unis et celle plus nuancée bien que parfois ambiguë de la France. L'auteur tente de répondre à la question suivante : pourquoi un « Noir américain » est-il mieux inséré dans notre société française qu'un Noir d'origine africaine?
De même, il dissèque le phénomène de ghettoïsation des migrants dans notre hexagone.
Au delà de ces réflexions sociologiques, se dégage une prose poétique qui permet à l'écrivain en exil d' exprimer son amour de Paris. Il trouve en son sein un bien-être ressenti nulle part ailleurs.
Les carnets de route de François Busnel, France 5
Rencontre avec Eddy Harris
Le Sud des Etats-Unis fut celui de l'esclavage et des grandes plantations, du Ku Klux Klan et des chrétiens fondamentalistes. Mais elle est aussi le berceau du jazz et du blues. François Busnel se rend à Fripp Island, en Caroline du Sud, pour y rencontrer Pat Conroy. Puis il rejoint Memphis, dans le Tennessee où il retrouve l'auteur de polars Ace Atkins. De là, il se rend en voiture à Oxford, dans le Mississippi, où William Faulkner avait élu domicile, en 1931. A Oxford vit également le romancier Tom Franklin. Il rencontre aussi Thomas H. Cook, auteur de polar natif du Sud. Arrivé à La Nouvelle Orléans, l'écrivain Eddy Harris entraîne François Busnel dans les quartiers détruits par l'ouragan Katrina. Dans un bayou proche de La Nouvelle-Orléans, François Busnel rencontre John Biguenet, écrivain américain d'origine acadienne.