> Danièle Mazingarbe (Traducteur)

ISBN : 2749114934
Éditeur : Le Cherche midi (2010)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
A la fin de l'ère victorienne, Constance Langton apprend qu'elle hérite d'un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall, de sinistre réputation : ses propriétaires et leur neveu Magnus y sont morts et Eleanor Unwin, la femme de Magnus, y a mystérieusement disparu ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 15 juillet 2010

    Stemilou
    L'Angleterre victorienne, un manoir qui paraît hanté, une femme et sa fille disparaissent. Rien de tel pour vous mettre la chair de poule et vous plonger dans ce roman à la fois thriller et fantastique.
    Deux mots qui ne vont certes pas ensemble je vais donc préciser ma pensée : fantastique car il est fait état d'un manoir hantée par un moine fantôme pourquoi un moine je ne peux vous le révéler ; et thriller car il s'agit de suivre des indices donnés par différents personnages pour comprendre où cela va nous mener et essayer de savoir ce qui a bien pu arriver à toute cette famille Wraxford.

    On rencontre d'abord Constance Langton, sa vie dans une famille anéantie par la mort de sa sœur, Alma, il y a plusieurs années déjà à l'âge de deux ans. Puis on a à faire avec John Montague, commissaire assermenté auprès de la famille Wraxford. Et on rencontre enfin Eleanor Unwin, on connaîtra sa vie et son désespoir avant de comprendre qui est Nell Wraxford.
    Roman ésotérique et gothique où l'amour d'une femme va contrecarrer les desseins d'un être infect : Magnus Wraxford. Des disparitions et des meurtres, un suspense extraordinaire où la fin justifie les moyens : des mystères qui en révèlent d'autres, des personnages ambigües, une jeune fille perdue dans le tourbillon qu'est devenue sa vie, et un lourd secret !

    Le titre fait référence à une séance qui finalement n'aura jamais lieu mais qui va révéler bien des mystères, un roman où l'intrigue est bien menée nous baladant en 6 chapitres d'un personnage à un autre pour nous en révéler les clés.
    Surprenant car chaque personnage a sa version des faits et on se transforme un peu en inspecteur à essayer de recouper chacune d'elles pour former un récit véridique. Réellement prenant de bout en bout, difficile de laisser ce livre de côté. Je me suis laissée prendre par cette atmosphère et j'avais l'impression de rôder dans ce manoir, de connaître cette galerie où le destin d'une jeune femme a été troublé !!!

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-la-seance-john-harwood-5395494..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Skorpionnan, le 21 juillet 2010

    Skorpionnan
    Ce livre est assez inégal.
    Tout d'abord un réel plaisir de retrouver une ambiance victorienne, sombre et classique, quelques attitudes féminines dignes d'Oscar Wilde.
    Puis une intrigue étonnante où le fantastique gratte à la porte de ses doigts blafards, ou , en tous les cas, le mystère semble suffisamment épais pour que l'on n'y voie goutte.
    Se suivent ensuite 4 témoignages, soit 5 récits indépendants si ce n'est qu'ils sont tous en rapport avec cette histoire. Ce sont des protagonistes différents, parfois des époques différentes.
    Et là arrive une certaine lassitude. Chacun de ces récits est autonome, et l'on a un peu l'impression de relire 5 fois la même nouvelle. Les dates se mélangent, les personnages se ressemblent, les situations se confondent.
    Une pause s'impose donc ( j'ai tenu jusqu'à la 4ième version avant que de reposer l'ouvrage une semaine).
    A la lecture de la dernière partie , tout s'éclaire (s'obscurcit en fait mais ce n'est que pour mieux vous surprendre mon enfant). Les morceaux finissent par appartenir au même puzzle et même pour certains à s'assembler.
    Et là, tout le chemin parcouru avec ses différents points de vue, s'éclaire des petites bougies , vacillantes, semées tout au long du roman.
    Un roman bien écrit, avec des phrases construites, un rythme assez lent et bien mesuré, des personnages fugaces mais intéressants, et un final à la mesure de l'attente.
    Un réel plaisir donc mais à ne pas gâcher par une lecture trop rapide ou d'une seule traite.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 03 juin 2010

    Titine75
    Les éditions du Cherche-Midi rendent hommage aux romans gothiques victoriens avec “La séance” de John Harwood et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette oeuvre.
    Constance Langton vit à Londres et nous sommes en 1889 lorsque débute son récit. La vie de Constance n'est pas très rose : sa mère ne se remet pas de la mort de sa fille Alma une dizaine d'années auparavant et son père décide de quitter son foyer pour se consacrer à son travail. Constance tente d'aider sa mère à travers des séances de spiritisme où Alma reviendrait réconforter sa mère. Malheureusement ces apparitions venues de l'au-delà ne provoquent pas l'effet escompté et la mère de Constance se suicide afin de retrouver sa fille cadette. Notre héroïne va alors habiter chez son oncle et c'est chez lui que son destin prend un tournant inattendu. Elle y reçoit la visite d'un avocat, John Montague, qui lui annonce qu'elle hérite d'un manoir de famille dans le Suffolk : Wraxford Hall. Montague lui conseille de vendre la propriété mais c'est sans compter sur la curiosité de Constance. Elle découvrira rapidement que Wraxford Hall possède de sinistres secrets.
    John Harwood recrée avec brio l'ambiance des romans gothiques de l'époque victorienne. Wraxford Hall est le lieu idéal pour les mystères, son aspect est des plus effrayant ainsi que nous le montre le témoignage de John Montague : “Je reportai mon attention sur l'habitation principale. Même à cette distance, les signes d'un abandon de longue date étaient évidents ; les fissures irrégulières dans la maçonnerie, une profusion de ronces et de rejets poussant par endroits contre le mur. Toutes les fenêtres étaient fermées par des volets, sauf une rangée au premier étage (…). Les volets au deuxième étage étaient beaucoup plus petits, avec, en surplomb, les greniers, chacun avec son propre pignon et tous à des niveaux différents. Une douzaine de cheminées en ruine se découpaient sur le ciel lumineux, dont jaillissaient des sortes de lances braquées vers les cieux. Ces paratonnerres auguraient bien des étranges obsessions de la famille Wraxford.” Et en effet, il se passe de bien étranges évènements dans cette famille. Wraxford Hall est le cadre de disparitions mystérieuses de membres de la famille Wraxford, d'apparitions fantômatiques de moines, d'alchimie et de meurtres. John Harwood utilise tous les éléments classiques du roman gothique et réussit à nous plonger dans cette ambiance inquiétante.
    La forme du roman fait également référence au roman gothique ou à mystères. L'histoire s'offre à nous sous forme de différents témoignages nous donnant des points de vue variés sur l'histoire des Wraxford. Ce procédé était déjà utilisé par Mathurin pour son cultissime “Melmoth” mais aussi par Wilkie Collins dans “Pierre de lune”. Cette technique a deux avantages : distiller les révélations petit à petit au fil des témoignages et du coup lancer le lecteur sur de fausses pistes. L'atmosphère de mystère est alors conservée jusqu'au bout pour le plus grand plaisir du lecteur.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2010/05/24/la-seance-de-john-harw..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 16 juin 2010

    maevedefrance
    "Angleterre, fin de l'ère victorienne. Constance Langton reçoit la visite d'un avocat, John Montague. Celui-ci lui annonce qu'elle vient d'hériter d'un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall, et lui conseille de vendre la propriété sans perdre une seconde. Wraxford Hall jouit en effet d'une sinistre réputation : ses précédents propriétaires y sont morts dans d'étranges circonstances et une jeune femme, Eleanor Unwin, y a mystérieusement disparu avec sa fille. Quels terribles secrets renferme Wraxford Hall ? Au fil du journal intime d'Eleanor et des recherches de Constance, deux femmes dont le désir d'indépendance dénote en pleine époque victorienne, se lèvent peu à peu les mystères qui entourent l'étrange demeure. Pièges machiavéliques et coups de théâtre en cascade, terreurs intimes, étranges obsessions et secrètes inconvenances, tout est réuni pour faire de cet hommage très moderne au roman gothique et victorien un chef-d'oeuvre du genre."

    Attention, ce roman a de réels pouvoirs hypnotiques !! Si vous êtes insomniaque, c'est le livre qu'il vous faut ! Si vous êtes fan du roman gothique, ce livre est pour vous ! Une fois en main, impossible de le lâcher et difficile de dormir ! Je pense même qu'il a le pouvoir de re(lancer) la mode du roman à énigmes à la sauce victorienne !
    Tout est réuni pour vous faire frissonner : le manoir anglais délabré - aux abords d'un bois bien peu avenant - où les différents propriétaires des lieux disparaissent tour à tour de manière bien étrange : volatilisés, disparus, à chaque fois le soir d'un orage un peu étrange, après avoir invoqué les esprits lors de séances de spiritisme.
    John Harwood reprend habilement tous les topoï gothiques pour mieux en jouer et c'est ce qui fait de ce roman un livre parfaitement étonnant. L'imagination du lecteur est mise à rude épreuve : on se demande tour à tour si l'on ne devient pas fou (thème récurrent d'ailleurs dans le livre) ou plutôt quel personnage est vraiment "net". Nous sommes sans cesse promenés dans un jeu d'illusions, où rêve et réalité finissent pas s'entremêler. Une quête de la vérité se met en marche...
    La véracité des faits est appuyée par une série de récits enchâssés. Par le récit de Constance Langton, le lecteur découvre, outre son histoire, l'existence du sinistre manoir de Wraxford dont elle vient d'hériter. Son avocat pour cette affaire, John Montague, lui envoie une série de paquets contenant différents différents témoignages dont le journal d'Eleanour Wraxford, propriétaire des lieux et épouse du sinistre Magnus, maître dans l'art de l'hypnotisme - surtout dans celui de la manipulation !
    Un double jeu se met en place, tant au niveau du récit qu'au niveau des personnages : qui manipule qui ? Qui est qui ? L'identité devient de plus en plus incertaine au fil des pages. Un suspens qui va crescendo accompagne le lecteur jusqu'au dénouement. le secret est bien gardé et tient parfaitement "la route" ! J'ai adoré cette satanée armure !
    Par ailleurs, ce livre en tant qu'objet est une oeuvre d'art par le soin de sa couverture et les petits détails des premières pages.
    Bref, il a vraiment tout pour plaire et il m'a vraiment beaucoup plu, comme vous l'aurez remarqué !


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par soukee, le 03 juillet 2010

    soukee
    En débutant ma lecture, j'ai craint d'avoir entre les mains un roman qui fasse l'éloge des séances de spiritisme et de communication avec les morts. En tant que rationnelle convaincue et militante, mon enthousiasme a été tout de suite freiné... J'aurais dû accorder plus de poids à la citation liminaire qui explique un trucage pour une séance de spiritisme... Bref, une fois cette appréhension passée, je me suis plongée avec plaisir dans ce roman.
    L'intrigue est intéressante et très bien menée et fait appel à de nombreuses références littéraires anglo-saxonnes. On repère facilement l'influence de la gothic novel avec cette demeure magistrale et effrayante et des morts mystérieuses, notamment Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe et le Château d'Otrante d'Horace Walpole. L'ambiance générale du roman est inquiétante, et John Harwood réussit brillamment à mêler surnaturel et réel, pour le plus grand plaisir de son lecteur, qui ne sait plus où se situe ce roman.
    L'alternance des époques et des personnages dans chaque chapitre permet de reconstituer à rebours les événements inquiétants qui se sont déroulés à Wraxford Hall. Les différentes époques se nouent entre elles par des détails et des personnages liens et permettent d'avoir une vue d'ensemble de l'intrigue générale. Ce procédé narratif dynamise l'intrigue et évite à ce roman de ressembler à tant d'autres à la construction plus classique.
    Enfin, le style de l'auteur est imagé et permet une plongée déroutante dans cet univers inquiétant. Les dialogues n'occupent pas une place prépondérantes et s'organisent harmonieusement avec les descriptions de la nature et des personnages.
    Un roman vraiment appréciable, entre tradition littéraire anglaise et modernité. Une excellente lecture !

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/07/03/18491348.html
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Citations et extraits

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  • Par Deuzenn, le 12 octobre 2010

    Le 20 janvier 1889

    Chère Mademoiselle Langton,

    Vous m'avez confié votre secret, et j'ai décidé de vous confier le mien. J'ai scellé ce paquet il y a presque vingt ans, et je ne l'ai pas rouvert depuis. Comme vous le constaterez, il en va de ma réputation, mais je m'aperçois que cela ne me soucie pas outre mesure. Ma santé décline; bientôt je prendrais ma retraite; si quelqu'un a droit à ces documents, c'est bien vous. Quand vous les aurez lus, vous comprendrez pourquoi je vous dis : vendez le manoir sans l'avoir vu, brûlez-le de fond en comble, et labourez la terre avec du sel, si vous le voulez. Mais n'y habitez jamais.

    Très sincèrement vôtre,

    John Montague
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  • Par JLM56, le 20 février 2012

    La façon dont John Harwood joue avec les conventions du thriller Victorien est une véritable source de délices : the Washington Post
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