> Christophe Grosdidier (Traducteur)

ISBN : 2846261784
Éditeur : Au Diable Vauvert (2009)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Un new-yorkais trentenaire fait face, impuissant. à la fin prochaine de sa mère. atteinte d'un cancer. Elle le convainc alors de rentrer au Kansas pour l'aider à retrouver des enfants mystérieusement disparus. Enquête réelle? Ou obsession d'une mère qui lutte jusqu'au d... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Nul ne le sait aussi bien que Donna.
    La soixantaine, Donna refuse d'accepter que le lymphome qu'elle combat vaillamment depuis des années l'a finalement remporté. Qu'importe le cancer, elle se passionne toujours pour les disparitions d'enfants. C'est son obsession.
    D'aussi loin que ses enfants, Scott et Lucy, s'en souviennent, elle a toujours découpé, archivé les coupures de journaux relatant ces disparitions. Il lui arrive même d'en tapisser le frigo ou les murs de certaines pièces de sa maison. Pas par voyeurisme malsain, non.
    Simplement pour que les enfants disparus ne tombent pas dans l'oubli. Elle part à la chasse aux indices, va recueillir des témoignages, essaie de recoller les morceaux, de trouver quelque chose qui aurait échappé à la police et qui puisse aider à élucider ces affaires tragiques.
    Alors que le petit Henry vient d'être retrouvé assassiné, elle décide de repartir sur le terrain. Elle demande à Scott de quitter New York pour l'aider à mener l'enquête dans le Kensas.

    Dès son arrivée, Scott est frappé par l'avancée de la maladie chez sa mère. Conscient qu'elle vit ses derniers jours, il va accepter une nouvelle fois de jouer les détectives en sa compagnie, comme au bon vieux temps, lorsqu'il était enfant et qu'ils échafaudaient ensemble les scénarii les plus improbables pour expliquer les disparitions.
    Mais quand Donna lui révèle un jour qu'elle-même a été enlevée quand elle était enfant, Scott commence à trouver que l'obsession de sa mère tourne à la démence. Ne seraient-ce pas les signes précurseurs de l'inéluctable progression du cancer ? Pourtant, le récit qu'elle lui a fait n'en est pas moins troublant. le trouble de Scott s'épaissit quand Dolores, la voisine et meilleure amie de Donna, lui apprend que sa mère lui a raconté une toute autre version des événements.
    Où est la vérité dans tout cela ? Donna n'aurait-elle pas inventé son histoire de toutes pièces pour que Scott accepte enfin de revenir à la maison ?
    A mesure que l'intrigue progresse, les informations sont de plus en plus difficiles à démêler, les cas finissent par tous se brouiller, les photos des fillettes disparues ressemblent étrangement à Donna au même âge, tout comme celles des garçons rappellent de façon frappante Scott enfant.

    Dès lors, on réalise que la recherche des enfants disparus n'aura été qu'un prétexte aux deux protagonistes pour se lancer dans une quête d'eux-mêmes.
    Car de ce qui aurait pu n'être qu'une intrigue policière psychologique un peu morbide, un roman à l'ambiance pesante et glauque, Scott Heim a fait un hymne bouleversant et lumineux sur la force de l'amour d'une mère et d'un fils.
    Nous disparaissons est un roman non dénué de poésie sur la puissance du lien qui unit deux êtres abîmés par la vie : Donna, sorte de mère courage borderline, ex-gardienne de prison, ex-alcoolique, veuve par deux fois, au stade ultime de la maladie et Scott, trentenaire homosexuel paumé, malheureux dans sa vie privée et professionnelle, toxico accro à la meth.
    Tout au long de ce qui va être leurs derniers moments ensemble, tous deux vont tenter de se sauver l'un l'autre, de se soutenir et d'éviter que l'autre ne disparaisse, Donna rongée par le cancer, Scott détruit par les drogues.
    Les personnages secondaires du roman sont tout aussi cabossés et humains : Dolores, vieille alcoolique, plaquée par son mari, toujours présente aux côtés de Donna a qui elle témoigne une amitié indéfectible ; Ottis, ado rebelle en fugue…
    Scott Heim n'en fait pas mystère : il y a une forte inspiration autobiographique dans ce roman, qu'il dédie d'ailleurs à sa mère, récemment décédée.
    Nous disparaissons revisite les thèmes de Mysterious Skin, le précédent (magnifique) roman de Scott Heim : l'enfance détruite, la résurgence de souvenirs douloureux, la difficile mais nécessaire reconstruction.
    Nous disparaissons est un très beau roman plein d'espoir, dans lequel la pudeur et la délicatesse de Heim font des miracles. Il aurait certainement été plus percutant encore sans certains excès de scénario qui déservent le récit et l'affaiblissent. Dommage. Ça n'en reste pas moins un très bon roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par lilyetseslivres, le 16 avril 2010

    lilyetseslivres
    Scott, la trentaine, vit à New York où, salarié de la maison d'éditions Pen and Ink, il écrit des histoires pour enfants. Sa mère se bat depuis plusieurs années déjà contre une leucémie. Rien à vrai dire ne semblait pouvoir émousser son indéfectible envie de vivre et de combattre la maladie. Donna est une femme vaillante, courageuse, étrange aussi, un peu… Depuis toujours elle est fascinée, obnubilée par les disparitions d'enfants.
    Enfants déjà, Scott et Alice, sa sœur, l'ont vu découper, archiver des photos de petits disparus, enquêtant et recherchant activement des informations. Scott avait même pris l'habitude d'aider sa mère à coudre ensemble les indices, à imaginer avec elle ce qui avait bien pu se passer, histoires probables, possiblement réelles ou non, peu importait à vrai dire.
    Les enfants disparaissent un jour…
    (....) La suite sur le blog ci-dessous :

    Lien : http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2009/02/nous-disparaissons-sc..
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Citations et extraits

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  • Par lilyetseslivres, le 16 avril 2010

    Ma mère. Ma marchandeuse de brocantes, ma violeuse d’accès interdits. La Fatiguée à mon Survolté. Ma supportrice, ma cuisinière et mon chauffeur, ma confidente, ma gardienne de prison. Mon réveille matin et mon histoire pour m’endormir. Aimant et ruban adhésif ; album et ciseaux. Mon thé glacé, mon Tennessee Whisky. Ma ferme sur la colline. Ma maison tranquille à Haven, au bout de la rue. Mes vitamines et mes stéroïdes, mon Neupogen et mon Anzamet, maladie et rémission. Poupé, lapin et cheval de carrousel. Ma feuille jaune tombée dans ses cheveux. Mon foulard et ma perruque, ma grande baguette et ma petite baguette, mon Cherry Mash, ma baignoire à pieds de griffon, mon millier de lustres. Mon adorable petit pigeon. Mon Hansel et ma Gretel, mon emplacement à Rayl’s Hill, mon gros titre de journal, ma photo et mon histoire.
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    Comme ça serait réconfortant, après toutes ces années, de connaître la vérité. La délivrance. La paix absolue qui l’accompagne
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Vidéo de Scott Heim

Mysterious Skin, film (2004), réalisé par Gregg Araki et inspiré du livre éponyme de Scott Heim.








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