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Le Barzhaz Breizh. Les textes fondateurs1Ajouter à mes livres
Il est des trésors impérissables. L'oeuvre maîtresse de Théodore Hersart de La Villemarqué en est l'un des joyaux.
Fruit d'un collectage minutieux, le "Barzhaz Breizh", dans la version que nous proposons aujourd'hui, est basé sur l'édition définitivement mise au ... > voir plus
Le Barzhaz Breizh est le recueil des histoires anciennes, des contes et des légendes traditionnelles bretonnes.
Il est le fruit du collectage minutieux de la littérature orale bretonne par Théodore Hersart de la Villemarqué.
C'est une oeuvre fondatrice du domaine historique et mythologique.
Il reste parmi les ouvrages fondamentaux qui ont permis aux bretons d'entrer dans le XXème siècle sans perdre une partie de leur passé, avec leur langue et leur volonté de faire vivre leur culture. Ces textes semblent remonter directement des veillées d'antan pour nous faire découvrir le monde de nos origines.
A quelques lieues de la jolie petite ville de Quimperlé, qui semble flotter sur les eaux d'Izol et d'Ellé, comme une corbeille de feuillage et de fleurs sur un étang, on trouve, en allant vers le nord, le gros village du Faouët.
Les anciens seigneurs de ce nom, branche cadette de la noble et antique famille de Goulenn, ou Goulaine, selon l'orthographe vulgaire, tiennent une assez grande place dans l'histoire de Bretagne, et la poésie populaire les a pris pour sujet de ses chants.
D'après elle, l'un d'eux, partant pour la terre sainte, confia sa femme aux soins de son beau-frère. Celui-ci promit d'avoir pour la dame tous les égards dus à son rang ; mais à peine les croisés eurent-ils quitté le pays, qu'il essaya de la séduire.
N'ayant pu y réussir, il la chassa de chez lui, et l'envoya garder les troupeaux. Une ballade très répandue aux environs du Faouët et dans toute la Cornouaille conserve le souvenir du fait, qu'elle dramatise comme on va le voir...
(introduction à "L'épouse du croisé" - chapitre XIX)
L'ENFANT
— Chante-moi la série du nombre douze, jusqu'à ce que je l'apprenne aujourd'hui.
LE DRUIDE
— Douze mois, et douze signes ; l'avant-dernier, le Sagittaire, décoche sa flèche armée d'un dard.
Les douze signes sont en guerre. La belle Vache, la Vache noire qui porte une étoile blanche au front, sort de la Forêt des Dépouilles ;
Dans sa poitrine est le dard de la flèche ; son sang coule à flots ; elle beugle, tête levée :
La trompette sonne ; feu et tonnerre ; pluie et vent ; tonnerre et feu ; rien ; plus rien ; ni aucune série !