> Arnaud Mousnier-Lompré (Traducteur)

ISBN : 229032552X
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 4.4/5 (sur 206 notes) Ajouter à mes livres
A la tête d'une déroutante procession - la reine Kettricken, la propre femme de chevalerie et le dernier espoir de voir la lignée des Loinvoyants se perpétuer, la mystérieuse Caudron, Astérie la ménestrelle et le fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique. Une ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Bruno19, le 08 novembre 2009

    Bruno19
    La fin...
    "Ils vécurent heureux et eurent b...."?? Non!! c'est du Robin Hobb pas du Charles Perrault. Ils ne vivrons pas heureux ils finiront ces aventures comme ils les ont commencé dans "le sang et les larmes"...ou presque. Chacun va voir son destin s'accomplir mais pas de réel happy end, à l'image de tout le récit. En cela je tire mon chapeau à l'auteur qui ne déroge pas à sa règle de rester cohérente et de ne pas nous sortir une pirouette pour faire une jolie fin de conte de fée.
    Tout le monde ne va pas mourir et elle a écrit une suite (mais ne la lisez pas de suite, il vaut mieux commencer par lire Les aventuriers de la mer avant de revenir à Fitz pour bien apprécier toutes les subtilités de ses nouvelles aventures)
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Gilles92, le 18 juillet 2011

    Gilles92
    Suite à un conseil, je me suis plongé dans les aventures de Fitz Chevalerie et j'ai dévoré les six premiers tomes. Une aventure passionnante avec quelques longueurs parfois.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellioth, le 13 janvier 2012

    Ellioth
    Dans ce 6ème tome qui clôt le premier cycle de l'aventure du Bâtard-au-Vif...les mystères sont enfin dévoilés. Beaucoup de rebondissements... le rythme s'accélère, s'emballe, pour finir en beauté... Magistral ! le talent de Robin Hobb est incontestable !
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  • Par ataxye, le 31 juillet 2011

    ataxye
    Ce 6eme tome est un peu plus confus que les autres ... beaucoup de nouvelles infos, l'écriture prends un genre différent et parfois un surplus de concentration ou une relecture est nécessaire pour comprendre toutes les subtilités de l'histoire. Ceci dit ce n'est pas déplaisant, c'est une lecture un peu moins tranquille.
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    • Livres 4.00/5
    Par PerdreUnePlume, le 21 octobre 2009

    PerdreUnePlume
    L'écriture de madame Hobb est un plaisir. Loin de s'attarder sur des détails qui alourdissent elle sait aller à l'essentiel tout en plantant bien son décor et ses personnages et le tout sans excès ou caricature. Son héros est tout ce qu'il y a de plus humain, avec des doutes, des coups de colère, des raisonnements subjectifs... et çà fait un bien fou. le fond médiéval est lui aussi tout à fait réaliste.
    Autant d'éléments qui ajoutés à l'intrigue font qu'une fois accroché aux pas de Fitz, on a bien du mal à lâcher le livre ou à ne pas se ruer sur le suivant...

    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2009/10/21/378-l-assass..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par steppe, le 11 décembre 2010

    La femme au dragon paraissait plus tranquille ce matin, mais peut-être, m'habituais-je simplement au Vif pris au piège que je sentais en elle. Sans hésiter, le fou grimpa sur l'estrade ; je le suivis plus lentement. "Je la trouve différente aujourd'hui, dis-je à mi-voix.
    - Comment ça ?
    - Je ne sais pas.
    J'étudiai sa tête penchée, les larmes de pierre sur ses joues. "Elle ne te semble pas différente ?
    - Je ne l'ai pas regardée de très près hier."
    La proximité de son but paraissait atténuer l'esprit folâtre du fou. Très prudemment, je posai la main sur l'échine du dragon. Chaque écaille était d'une facture si adroite, la courbe du corps si naturelle que je m'attendais presque à le sentir respirer. Mais c'était de la pierre froide et dure. Je retins mon souffle, pris mon courage à deux mains puis tendis mon esprit vers le roc. Je n'avais jamais rien ressenti de pareil : pas de battement de coeur, pas de respiration ni aucun autre signe physique de vie pour me guider. Je ne percevais qu'une impression de vie, prise au piège et sans espoir.
    L'espace d'un instant, je perdis cette impression, puis je l'effleurai de nouveau et sentis le dragon tendre son Vif vers moi. Je cherchai la sensation du vent sur la peau, la chaude circulation du sang, oh ! les odeurs de l'été, la perception de mes vêtements contre mon corps, tout ce qui faisait partie de l'expérience de la vie que la femme appelait de tous ses voeux. Puis je retirai brutalement la main du dos de la bête, effrayé par l'intensité de son contact ; j'avais presque l'impression qu'elle aurait pu m'attirer en elle.
    "Étrange", dit le fou dans un souffle, car, lié à moi, il avait ressenti les échos de mon expérience. Son regard croisa le mien et le soutint un moment, puis il tendit un doigt au bout argenté vers la jeune femme.
    "Nous ne devrions pas faire ça" dis-je, mais mes propos manquaient de conviction. La mince silhouette à cheval sur le dragon était vêtue d'un pourpoint sans manches, de chausses et de sandales. Le fou lui toucha le bras.
    Un hurlement d'Art de douleur et d'outrage emplit la carrière. Le fou fut projeté à bas du piédestal, tomba rudement sur les rochers en contrebas et demeura là, inerte. Mes genoux plièrent sous moi et je m'écroulai près du dragon. Avec le torrent de fureur que je percevais par le Vif, je m'attendais à ce que le dragon me piétine comme un cheval emballé, et, d'instinct, je me roulai en boule en me protégeant la tête.
    Tout fut fini en un instant, et pourtant les échos du cri parurent se répercuter à l'infini sur les falaises lisses et noires et les blocs qui nous entouraient.
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  • Par steppe, le 11 décembre 2010

    Évoquer ma propre mort me paraissait porteur de malchance, aussi ajoutai-je : "Naturellement, nous savons l'un comme l'autre que je survivrai. C'est prédit, non ?"
    Il m'adressa un regard étrange. "Par qui ?".
    Mon coeur se serra. " Par un quelconque Prophète blanc, du moins je l'espérais", marmonnai-je ; je m'aperçus que jamais je ne m'étais enquis auprès du fou d'une prédiction concernant ma survie. Tout le monde ne s'en sort pas indemne même quand on est victorieux. Je m'armai de courage. "Est-il prédit que le Catalyseur survivra ?"
    Il parut se plonger dans de profondes réflexions, puis il déclara soudain : "Umbre mène une existence dangereuse. Rien n'assure qu'il s'en tirera ; et s'il ne s'en tire pas, tu dois bien avoir une idée de la région où se trouve la fillette. Ne veux-tu pas me l'indiquer ?"
    Le fait qu'il n'eût pas répondu à ma question était suffisant : le Catalyseur ne survivrait pas. J'eus l'impression de recevoir en pleine face une vague d'eau de mer glacée ; je me sentis balloté par cette connaissance froide, puis je commençai à m'y noyer. Jamais je ne tiendrais ma fille dans mes bras, jamais plus je n'éprouverais la chaleur du corps de Molly contre le mien. C'était presque comme une douleur physique et j'en eus le vertige.
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  • Par steppe, le 11 décembre 2010

    Le Vif est l'objet d'un profond dédain ; dans de nombreuses régions, on le tient pour une perversion et l'on colporte des histoires d'humains doués du Vif qui s'accoupleraient avec des bêtes pour accroître cette magie, ou qui sacrifieraient des enfants pour acquérir le don de parler le langage des animaux ; certains conteurs évoquent des marchés passés avec d'antiques démons de la terre. En vérité, je pense que le Vif est une magie des plus naturelles ; c'est lui qui permet à un vol d'oiseaux de virer soudain comme un organisme unique, ou à un banc de saumoneaux de se maintenir ensemble dans un courant rapide. C'est aussi le Vif qui fait qu'une mère se rend auprès de son petit alors qu'il est en train de se réveiller. Je suis convaincu qu'il est au coeur de toute communication non verbale, et que tous les humains y possèdent une petite aptitude, qu'ils le reconnaissent ou non.
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  • Par mathilde08, le 13 novembre 2011

    Soudain Patience parut, une pique fermement serrée dans les mains, un casque de guingois sur ses cheveux remontés en chignon; elle se fraya un chemin parmi les soldats frappés de terreur, le visage fermé, un éclat dur dans ses yeux noisette. A la vue du dragon, elle s'arrêta et son regard passa de la reine aux prunelles sombres de la créature. Elle prit une inspiration, la bloqua puis la relâcha en prononçant le mot "Ancien". Tout à coup, elle jeta en l'air casque et pique en poussant un cri de joie et se précipita pour serrer Kettricken dans ses bras en s'exclamant : "Un Ancien ! Je le savais, j'en étais sûre, je savais qu'ils reviendraient !" Elle se retourna pour lancer une série d'ordres qui allaient de préparer un bain chaud pour la reine jusqu'à se tenir prêts à déclencher une attaque depuis les portes de Castelcerf. Mais le souvenir qui restera toujours gravé dans mon coeur fut celui du moment où, s'adressant ensuite à Vérité-le-dragon, elle tapa du pied en lui intimant de se dépêcher d'aller débarrasser son port de ces fichus navires rouges.
    Dame Patience de Castelcerf avait pris l'habitude qu'on lui obéît sans délai.
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  • Par mathilde08, le 13 novembre 2011

    "La mort est toujours au bord de maintenant." La pensée d'OEil-de-Nuit était douce. "La mort nous guette et elle est toujours assurée de sa prise. Il ne sert à rien d'y songer sans cesse, mais, dans nos entrailles et dans nos os, nous savons tous qu'elle est là. Tous sauf les humains."
    Saisis, je vis ce que le fou avait cherché à m'enseigner à propos du temps. Je regrettai soudain de ne pas pouvoir revenir en arrière afin de revivre chaque journée séparément. Le temps ... j'en étais prisonnier, enfermé dans un petit bout de maintenant qui était le seul sur lequel je puisse avoir de l'influence; tous les bientôt et les demain que je projetais n'étaient que des fantômes qui pouvaient m'être arrachés à tout instant. Les intentions n'étaient rien. Tout ce que j'avais, c'était maintenant.
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