> Claudine Richetin (Traducteur)

ISBN : 2253114790
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle-famille avec son mari et son fils de cinq ans tourne au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l'entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel et totalement imprévisible, vers les forêts primaires de l'... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Folfaerie, le 09 septembre 2011

    Folfaerie
    C'est un roman que l'on m'a offert dans le cadre d'un swap. Et mon premier Robin Hobb je dois l'avouer. Cela fait des années que je me dis que j'essaierai bien l'assassin royal, mais à chaque fois, j'ai toujours trop de livres en attente, qui sont prioritaires, et Robin Hobb attends donc désespérément sur ma liste.
    Je dois faire un second aveu : je n'ai pas terminé le roman. Il avait pourtant des atouts à mes yeux. Les descriptions de la nature, de la forêt en particulier m'ont réellement plu, ce sont même les seuls passages que j'ai aimés, et le personnage de Pan m'a séduite. Une réelle bonne idée de faire intervenir cette grande figure de la mythologie dont on ne sait pas, jusqu'à la dernière ligne, s'il est une pure invention de la jeune femme, héroïne de cette curieuse histoire.
    Celle-ci justement est un personnage de femme comme je les déteste : faible, lâche, qui doute toujours d'elle, qui se complique la vie comme il n'est pas permis, qui passe son temps à se plaindre : suis-je belle ? Suis-je normale ? Pourquoi suis-je en colère ? Pourquoi Tom s'éloigne de moi (Tom c'est l'époux parfait qui doit la supporter…) et bla bla bla. Au bout de cent pages cela devient pénible. Evelyne raconte son enfance, ses premières rencontres avec Pan qui est sans cesse présent (malgré ses longues absences) dans sa vie, puis son installation qu'elle croit temporaire dans sa belle-famille qui peine à l'accepter. le grand-père et la grand-mère, les deux autres filles et sœurs de Tom, tous plus ou moins radins et maniaques du ménage (il y a d'ailleurs beaucoup de passages qui se répètent). Au fil des jours, la seule consolation d'Evelyne c'est son fils, Teddy, un bambin de 4 ou 5 ans, et le retour de Pan qui survient à point nommé dans sa triste vie. L'existence d'Evelyne se résume en effet à briquer sa maison, éviter les confrontations avec les beaux-parents et faire plaisir à tout prix à son cher et tendre, tout en culpabilisant d'aimer Pan, le compagnon de son enfance.
    J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup d'incohérences dans le personnage d'Evelyne qui ne semble adulte à aucun moment (c'est même un peu le propos du roman d'ailleurs, comme il est difficile de quitter l'enfance…) : elle fait de son époux Tom, l'homme idéal, elle le voit comme sa moitié complémentaire mais place tout de même Pan au-dessus de lui, elle est forte de caractère et même rebelle dans son enfance et son adolescence alors qu'elle s'écrase lamentablement devant sa belle-famille et son mari, fuyant les conflits à tout prix. Et puis, sa réaction face au drame qui la touche et celle de la famille sont tellement extravagantes que rien ne semble crédible. C'est à partir de là que j'ai décroché, pour finir de lire en diagonale, sautant des pages mais lisant la fin tout de même. Cette seconde partie n'est pas dénuée d'une certaine beauté, mais elle ne colle pas avec le reste de l'histoire. Sauf à se dire que l'imagination dérangée de la jeune femme a tout inventé. Mais alors, cela enlève tout intérêt à l'histoire. Bref, je suis relativement déçue par ce roman qui n'a pas tenu toutes ses promesses. Je ne retiendrai que le personnage du satyre, particulièrement réussi et l'envie de me promener en forêt. Ce n'est pas si mal après tout…

    A noter : la couverture des éditions Telemaque est très jolie, plus que celle du Livre de poche...


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-le-dieu-dans-l-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Lisbei13, le 21 septembre 2010

    Lisbei13
    L'histoire : Amérique du Nord, années 70. Evelyn a connu une enfance libre et sauvage en Alaska, aujourd'ui elle suit son mari dans l'Etat de Washington pour s'intaller quelques temps dans la ferme familiale, où l'on manque de bras. Renfermée, complexée, elle a dû mal à se faire accepter dans cette famille nouvellement bourgeoise qui voit d'un mauvais oeil sa différence, toutes les différences. Etouffant dans cette atmosphère lourde et contraignante, elle glisse souvent dans ses souvenirs d'enfance, au temps où elle s'imaginait avoir pour compagnon de jeux sylvestres un jeune faune qu'elle avait baptisé Pan. Peu à peu, elle redécouvre son amour pour la forêt et sa sauvagerie, et se met à guetter des traces oubliées dans les sentes ombragées. Fantasme, réalité inacceptable ? La tragédie qui va la frapper sans prévenir va la jeter à corps perdu entre deux mondes, entre deux vies, entre deux réalités. Mon avis :Megan Lindholm, Robin Hobb, deux noms pour une même plume, deux styles distincts pour un même talent !
    Qu'elle nous narre avec fougue les aventures épiques d'un Fitz ou d'un Nevare ou qu'elle se penche avec tendresse sur la vie et les fantasmes d'une jeune femme moderne et déboussolée, on retrouve la même capacité à nous émouvoir, à nous attacher aux personnages et à nous faire plonger dans leur vie !
    Et ce roman est particulièrement original, fort et inclassable !
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    • Livres 1.00/5
    Par MarieC, le 22 mai 2011

    MarieC
    Adapte de Robin Hobb, et surtout des univers qu'elle sait créer, j'ai voulu voir ce que donnaient les livres qu'elle écrit sous son véritable nom, hors fantasy. Je dois avouer une légère déception pour celui-ci. J'ai apprécié, dans la première partie du roman, la peinture d'une femme peu sûre d'elle, vampirisée par une belle famille dans laquelle elle ne sait pas s'imposer. L'auteur y fait preuve de son habituel talent à décrire sans aspérités ni caricature la psychologie d'un personnage. Et le suspense s'installe rapidement : Pan est-il l'ami imaginaire d'une femme désorientée et paranoïaque, ou Evelyn est-elle réellement victime d'une belle famille décidée à lui prendre mari et enfant ? Malheureusement, à mon sens, le roman bascule au moment de la mort du petit Teddy : je n'ai pas trouvé crédible les réactions d'Evelyn et de son entourage, et l'intrigue avec Pan m'a semblé vite expédiée... Un roman fort honnête, mais que j'oublierai sans doute rapidement.
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  • Par Mayoka, le 13 août 2011

    Mayoka
    On aime ou on aime pas, il n'y a pas de juste milieu pour ce livre d'après les avis que j'ai lu. Ca faisait longtemps que je voulais le lire et une offre chez Gibert qui baissait énormément le prix du neuf ne m'a pas fait hésiter une seconde à le prendre.
    De Robin Hobb, j'ai déjà lu la saga de l'assassin royale et le Peuple des Rennes. L'un comme l'autre je les ai dévoré et Le Dieu dans l'ombre à suivis le même chemin. Il est facile de comprendre pourquoi de nombreuses personnes n'ont pas lu ce livre jusqu'à la fin ou ne l'ont pas aimé, l'histoire est lente (mais douce et poétique), Evelyn est parfois agaçante à ne pas se rebeller contre sa belle-famille, mais c'est finalement cette non rébellion qui fait le lien entre son passé et la suite, entre sa vie de femme marié et ce qu'il va se passer avec Pan.
    Robin Hobb ne déroge pas à son style que j'aime tant, ce livre pose les questions essentielles sur la vie : se battre pour sa liberté, ne pas se laisser enfermer dans une situation qu'on ne supporte plus, quand doit-on arrêter de croire en un amour voué à l'échec ? L'histoire parle aussi d'un retour à une vie simple, sans chichi et sans matérialisme.
    Finalement le personnage d'Evelyn s'accorde avec beaucoup d'entre nous, car qui ne s'est jamais senti prisonnier dans sa vie, cherchant désespérément une solution pour s'échapper ?
    Pan c'est l'échappatoire, Pan c'est le retour à la nature, à la vie simple, l'amour sans se poser de question. Pan c'est le personnage qui nous fait rêver, c'est l'harmonie en ce monde, c'est aussi ce qui disparait petit à petit de notre monde actuel.
    Par ces quelques lignes j'ai déjà beaucoup spoilé l'histoire, je n'en dirai donc pas plus. Plongez dans ces pages, imprégnez-vous de la magie du Dieu et arrêtez de vous poser des questions, sa musique vous apaisera.
    (livre à lire avec Omnia en musique de fond)

    Lien : http://www.mayoka.fr/megan-lindholm-alias-robin-hobb-le-dieu-dans-lo..
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    • Livres 2.00/5
    Par Julie87, le 03 novembre 2009

    Julie87
    L'histoire est un peu bizarre. Je n'ai pas vraiment accroché bien que certains passages m'aient un peu révolté mais, je pense que c'est plutôt dû à certains passages de ma vie qu'à l'histoire en elle-même. En arrivant au bout du roman, après avoir lu la fin en diagonale, je me suis dit "tout ça pour ça"...
    J'ai trouvé qu'il y avait des longueurs à n'en plus finir, beaucoup de passages inutiles et beaucoup de temps morts.
    Par contre, j'ai apprécié le style de l'auteur qui est soigné, un peu poétique et facile à lire.
    Je ne lis que très rarement des livres dans le style de celui-ci et j'ai pensé que ce serait bien de lire ce bouquin avant de me lancer dans la série de l'assassin royal. M'attendant à mieux de la part d'une auteur dont on entend beaucoup de bien, je ne sais pas si je vais me lancer tout de suite dans ses séries à succès.
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Citations et extraits

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  • Par claireogie, le 23 juillet 2011

    J'atteins enfin le sommet du talus. Je regarde en arrière mais je ne peux ni voir ni entendre la rivière, tant la végétation est dense. Je suis à présent au milieu des cèdres, ces grands arbres odorants. Si jamais l'un d'eux tombe, si un arbre s'écrase dans l'humus de la forêt, d'autres surgiront de son tronc en rangs serrés. On les appelle les arbres pépinières. C'est la vie, me dis-je. Utilise ton corps pour vivre, ou quelqu'un d'autre en fera usage. Arbrisseaux, carpophores en console, champignons, fougères, mousses, ils recouvrent tous le géant abattu, se nourrissent de sa substance pourrissante.

    Je me dis que c'est la meilleure solution. Ils ont injecté dans le corps de Teddy des quantités de produits chimiques et l'ont hermétiquement enfermé dans une boîte. Conserve d'enfant. Confiture de Teddy. Comme des pickles dans le vinaigre. Si jolis à regarder. Puis ils ont pris cette boîte, si soigneusement conçue pour être isolée du reste du monde, et l'ont descendue dans un trou pour l'enterrer. Je pense à son petit corps dans ses habits du dimanche, tout seul dans sa boîte, sous la terre noire. Combien de temps l'embaumement retarde-t-il la décomposition ? Combien de temps avant que ses sucs corporels, ou ce qu'il en reste, ne se mettent à agir sur sa chair, afin d'essayer de lui redonner son utilité nourricière originelle, son unicité universelle ? (...)

    Un jour, Tom et moi avions évoqué la question, plutôt en manière de plaisanterie, et je lui avais dit de laisser tomber la cérémonie d'enterrement et de juste me glisser dans le compost au fond du jardin. Je ferais sûrement pousser de superbes tomates. C'était pour rire, mais aujourd'hui, j'en vois l'intérêt. Je m'imagine en train d'installer Teddy dans la chaude terre noire, enveloppé d'un linge, de le planter comme le bulbe d'une fleur extrêmement précieuse, de le recouvrir de terreau en le tapotant pour bien lui donner sa place. En fait ce serait mieux que cet égoisme humain qui consiste à enfermer hermétiquement les dépouilles, comme si empêcher le corps de réintégrer le cycle naturel allait en quelque sorte préserver une certaine essence d'humanité. En fait de préservation, ça me paraît au contraire un isolement très cruel.
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  • Par steppe, le 12 novembre 2010

    Je suis en sûreté. Même en dormant, je sais que je suis en sûreté. La sécurité est quelque chose qui se sent à l'odeur, quelque chose de chaud et de solide autour de moi. Maintenant, il n'y a plus de danger à dormir, plus de danger à rêver. Sensation oubliée depuis bien longtemps...
    ... Je rêve d'un jour d'été quand j'avais neuf ans, le jour de mon dernier anniversaire à un chiffre. Je suis dans la forêt. C'est le plein été et la forêt ressemble à un animal assoupi.. Je marche sur sa peau, sens sa respiration tout autour de moi. Je la perçois dans son intégralité, feuille et brindille, insecte et oiseau. J'en ai assez d'être une intruse. Je veux en faire partie, être à l'intérieur d'elle et l'avoir en moi.
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  • Par juliem, le 11 octobre 2011

    La viande qu'on achète au magasin, dans un plateau de carton emballé de plastique; la viande qui porte des étiquettes de prix, des indications nettes, c'est un aliment identifié comme faux-filet, rumsteck, ou tranche grasse. Aucun morceau ne porte l'étiquette :"Tranche d'épaule prélevée de nuit sur un gros animal mort dans un champ de neige". Rien qui puisse leur rappeler que l'animal a été dépouillé alors que la chair était encore chaude et que la vapeur s'élevait dans la nuit jusqu'aux étoiles gourmandes. Ils ne veulent pas se souvenir qu'ils sont des prédateurs, des carnivores. Ils préfèrent manger les muscles avachis d'un animal élevé jusqu'aux jarrets dans sa propre bouse, castré, vacciné, inspecté, abattu d'une chiquenaude dans le front, réfrigéré dans une grande pièce blanche et découpé en tranches bien nettes par des machines électriques. De la viande "désanimalisée".
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  • Par claireogie, le 23 juillet 2011

    L'école n'est pas mon terrain de prédilection. Je m'offusque de devoir gâcher le peu de lumière solaire les jours d'hiver enfermée dans une classe, au lieu de courir en liberté dans la blancheur scintillante des paysages d'hiver de Fairbanks. Ce n'est même pas ça, d'ailleurs. Je trouve qu'il y a quelque chose de contraire à la nature dans l'obligation scolaire, quelque chose de destructeur. Prendre un jeune être et l'enfermer de force dans un espace clos avec trente de ces congénères du même âge... Ferait-on cela à un chiot ou à un jeune chimpanzé ? On sait ce qui se passe dans ces conditions avec des poulets ou des rats. Le résultat est le même avec des enfants, sauf que les dégâts sont moins visibles. Si j'étais un poulet persécuté par les coups de bec des autres jusqu'à ce que les entrailles lui sortent du rectum, quelqu'un me prendrait en pitié. Mais je suis une enfant et on demande aux enfants d'endurer stoiquement des tortures dignes des damnés.
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