
par hamnessa, le 2008-07-16 12:59:28
Dès les premières pages de son roman, Jean-Claude Izzo nous plonge dans un monde où explosent la solitude, la souffrance et la détresse. C’est le monde des SDF, les laissés-pour-compte de notre...
par ageffroy, le 2008-01-19 09:43:01
la misère est moins dur au soleil comme aurait dit Aznavour.Pas vraiment convaincue après la lecture.Izzo nous raconte le road movie de sans abri qui partent de Paris àdirection Marseille espérant...
Ce qui intéresse Jean-Claude Izzo, ce n'est pas tant de décrire que de comprendre la misère. Alors, quand il décide d'écrire la déroute de Rico, un SDF, il remonte aux sources, aux causes quasi imperceptibles bien qu'enracinées dans le quotidien. Ainsi, pour Rico, tout commence lorsque Sophie le quitte et qu'il finit par se quitter lui-même, se retrouvant très vite à la rue. C'est alors la débrouille pour se chauffer le coeur et les os. C'est son ami Titi, qui meurt emporté par l'hiver. Et c'est surtout cette idée : quitte à mourir, autant le faire au soleil et dans la ville de Léa, son premier amour.
Après sa trilogie publiée dans la Série noire Total Khéops, Chourmo, Solea, Jean-Claude Izzo amorçait déjà un premier changement avec Les Marins perdus, délaissant Fabio Montale, ses enquêtes et le polar, et préférant le roman noir mais profondément poétique et humain. Le Soleil des mourants, achevé peu avant sa propre mort, confirme ce besoin grandissant qu'était le sien de s'approcher toujours plus près de la vérité nue, toujours plus près du soleil. --Laure Anciel