ISBN : 2070497887
Éditeur : Gallimard (1998)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Babette, jeune journaliste marseillaise, a de gros ennuis. Le rêve de sa vie, un grand reportage sur la mafia dans le Sud de la France, est sur le point d'aboutir. Mais à quel prix ! Il lui a déjà coûté la vie de son amant et elle est ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par lonesloane, le 10 août 2011

    lonesloane
    Troisième et dernier tome de « La trilogie marseillaise », ou les tribulations d'un Fabio Montale désabusé, dans un Marseille toujours aussi attirant, envoûtant, où chaque passage, chaque ruelle vous dévoileront leurs mystères, leurs secrets les plus inavouables.
    Babette, la journaliste qu'on a pu découvrir dans « Total Kheops », termine une longue enquête concernant les liens de la mafia avec la finance internationale, elle a constitué un énorme dossier qui, si il est dévoilé, causera de nombreux remous jusque dans les plus hautes sphères de la politique. Mais on ne touche pas ce genre de chose sans risquer de se brûler les doigts… La jeune femme l'apprendra à ses dépens. Traquée comme un animal par des tueurs professionnels, elle n'aura d'autre solution que de se lancer dans une fuite éperdue et sans espoir qui la mènera de Rome jusque dans les Cévènes et, bien évidemment Marseille. Vers qui se tourner ? En qui avoir confiance ? Si ce n'est notre bon Fabio Montale, toujours si pragmatique quant à l'appréciation de la décrépitude du monde qui nous entoure, toujours si romantique lorsqu'il s'agit d'aimer la bonne vieille cité phocéenne, toujours si humain tout simplement.
    Solea, c'est une nouvelle plongée vers l'innommable, vers la fange de la société, un troisième volet encore plus sombre et torturé que les précédents, mais oh combien jouissif à la lecture, comme pour finir en beauté son oeuvre, Jean-Claude Izzo tiendra en haleine le lecteur jusqu'à la dernière ligne, le dernier mot. Bien évidemment, c'est sans issue, on referme le livre avec un petit pincement au coeur, par ce que voilà, tout est terminé, le monde continue de tourner, Marseille vit et vivra toujours au rythme du soleil et du mistral… avec peut-être parfois un brin de haine.


    Lien : http://testivore.com/solea/
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    • Livres 3.00/5
    Par Alcapone, le 16 mars 2011

    Alcapone
    Avec ce troisième et dernier volet de sa trilogie marseillaise, Izzo nous livre ici un dénouement tragique et attendu. On le savait, on le sentait, Montale est de ces personnages entiers dont on ne doute pas du destin. D'emblée, on sait que sa fin est présagée par une véritable hécatombe.
    Alors qu'il avait décidé de tout lâcher, Fabio Montale est sollicité par Babette, une journaliste qui enquête sur les affaires impliquant magnats de la finance et mafia. Alors qu'il voit mourir ses proches les uns après les autres, Montale ne peut échapper à son passé et décide de régler ses comptes... Fidèle aux deux tomes précédents par la description d'une Marseille si proche et lointaine de nous à la fois, Solea conclue avec brio la saga de Fabio Montale. Je n'ai pas été déçue, d'autant que c'est le tome que j'ai préféré...

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/03/solea-jean-c..
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    • Livres 5.00/5
    Par toto, le 17 décembre 2007

    toto
    Dans la veine des 2 premiers.
    De la nostalgie en plus.
    Un très grand écrivain, une trilogie exceptionnelle
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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 19 mars 2008

    On ne comprend rien à cette ville si l’on est indifférent à sa lumière. Elle est palpable, même aux heures les plus brûlantes. Quand elle oblige à baisser les yeux. Marseille est ville de lumière. Et de vent. Ce fameux mistral qui s’engouffre dans le haut de ses ruelles et balaie tout jusqu’à la mer. Jusqu’au large de Pomègues et Ratonneau, les îles du Frioul. Jusqu’après Planier, le phare, aujourd’hui éteint, reconverti en école de plongée, qui indiquait à tous les marins du monde que Marseille était à portée de main, et que ses femmes, pute ou pas, leur feraient oublier la passion des mers et des îles lointaines.
    Marseille, à vrai dire, on ne peut l’aimer qu’ainsi, en arrivant par la mer. Au petit matin. A cette heure où le soleil, surgissant derrière le massif de Marseilleveyre, embrase ses collines et redonne du rose à ses vieilles pierres.

    Extrait du texte
    "marseille"




    Après une courte sieste, j’étais parti marcher vers les calanques. J’avais senti le besoin de laver ma tête à la beauté de ce pays. De la vider de ses sales pensées, et de la remplir d’images sublimes. Besoin aussi de donner un peu d’ai pur à mes pauvres poumons.
    J’étais parti du port de calelongue, à deux pas des Goudes. Une balade facile, de deux heures à peine, par le sentier des douanes. Et qui offrait de magnifiques points de vue sur l’archipel de Riou et le versant sud des calanques. Arrivé au Plan des Cailles, j’avais tiré à flanc, non loin de la mer, dans les bois au-dessus de la calanque des Queyrons. Suant et soufflant comme un pauvre diable. J’avais fait une halte au bout du sentier en corniche qui surplombe la calanque de Podestat.
    J’étais bien, là, face à la mer. Dans le silence. Ici, il n’y avait rien à comprendre, rien à savoir. Tout se donnait aux yeux dans l’instant où l’on en jouissait.
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  • Par mgeffroy, le 19 mars 2008

    J’avais tourné la tête et laissé mon regard filer vers l’horizon. Là où la mer devient plus sombre. Plus épaisse. Je m’étais dit que la solution à toutes les contradictions de l’existence était là, dans cette mer. Ma Méditerranée. Et je m’étais vu me fondre en elle. Me dissoudre, et résoudre, enfin, tout ce que je n’avais jamais résolu dans ma vie, et que je ne résoudrai jamais.
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  • Par mgeffroy, le 19 mars 2008

    C’était vrai qu’il faisait chaud. Une bonne trentaine de degrés, avec dans l’air un mélange poisseux d’humidité et de pollution. Marseille étouffait. Et ça donnait soif. Alors, au lieu de tirer, direct, par le Vieux-Port et la Corniche –le chemin le plus simple pour aller chez moi, aux Goudes-, je m’étais engagé dans l’étroite rue Curiol, au bout de la Canebière. Le bar des Maraîchers était tout en haut, à deux pas de la place Jean-Jaurès.
    J’étais bien dans son bar, à Hassan. Les habitués se côtoyaient sans aucune barrière d’âge, de sexe, de couleur de peau, de milieu social. On y était entre amis. Celui qui venait boire son pastis, on pouvait en être sûr, il ne votait pas Front national, et il ne l’avait jamais fait. Pas même une fois dans sa vie, comme certains que je connaissais. Ici, dans ce bar, chacun savait bien pourquoi il était de Marseille et pas d’ailleurs. L’amitié qui flottait là, dans les vapeurs d’anis, tenait dans un regard échangé. Celui de l’exil de nos pères. Et c’était rassurant. Nous n’avions rien à perdre, puisque nous avions déjà tout perdu.
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  • Par line70, le 22 mars 2011

    Ce qu'on a sur le cœur, parfois ça s'entend mieux que ce qu'on dit avec la langue.
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