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> Constance de Saint-Mont (Traducteur)

ISBN : 2081212935
Éditeur : Flammarion (2008)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
4 juin 1989. Des milliers d'étudiants occupent depuis un mois la place Tian'anmen, et parmi eux, Dai Wei. Une blessure par balle le plonge dans un coma profond, son corps devient sa prison, mais son âme se souvient : son père dissident qui revient des camps, ses premièr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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  • Par biblio47, le 19 janvier 2010

    biblio47
    Le 4 juin 1989, Dai Wei était sur la place Tian'anmen avec des milliers d'étudiants quand l'armée et les tanks sont intervenus. Il est blessé d'une balle dans la tête et sombre dans un profond coma pendant plus de 10 ans. Il entend tout ce que se dit autour de lui mais il ne peut ouvrir les yeux, ni parler, ni faire le moindre geste. Il se souvient de tout ce qui a précédé le moment où il blessé : les manifestations des étudiants qui occupent la place pendant plusieurs semaines et dont il est un des leaders, ses amitiés, ses amours de jeune homme. Il écoute sa mère qui vit avec lui et a toutes les difficultés pour le soigner car, mère d'un opposant au régime, elle n'a plus droit aux soins ni à aucune aide. Et il écoute son corps qui lutte pour la vie. Les anciens amis aident comme ils peuvent, beaucoup sont partis à l'étranger et envoient un peu d'argent et viennent le voir dans un logement minuscule situé dans un bâtiment voué à la destruction pour faire place aux grands travaux des Jeux Olympiques.
    C'est un long roman (presque 900 pages) passionnant par tout ce qu'il nous dévoile d'une Chine que nous ne connaissons pas bien. Il nous raconte la révolte des étudiants comme nous ne la connaissions pas : des semaines d'occupation de la place Tian'anmen où ils ont construit une station radio, les luttes pour le pouvoir entre les leaders, le soutien des ouvriers venus de toute la Chine et des étudiants des universités chinoises. le roman est magistralement construit sur les espaces-temps du passé (les événements) et du présent (la vie avec la mère). Il se déroule crescendo en même temps vers le récit de la répression sanglante de la révolte et vers la lente déchéance physique de Dai Wei,de sa mère vieillissante et la destruction de l'environnement (le logement, le quartier).
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    • Livres 5.00/5
    Par BVIALLET, le 19 mars 2012

    BVIALLET
    Dai Wei est un jeune et brillant étudiant en biologie moléculaire à la Faculté des Sciences de Beijing. Il porte la honte d'être le fils d'un droitiste. En effet, dans les années 50, son père, grand violoniste émigré aux Etats-Unis croyant naïvement aux lendemains qui chantent avec l'arrivée de Mao au pouvoir, rentra au pays pour être immédiatement enfermé au Lao-Gaï (Goulag chinois) pendant plus de vingt ans. En juin 1989, des milliers d'étudiants occupent pacifiquement la place Tienanmen, réclamant la fin de la corruption, un peu de liberté et plus de démocratie. Avec autant de sauvagerie que les fois précédentes, le pouvoir communiste réprimera cette action avec la plus extrême violence : tirs à balles explosives sur la foule, intervention des chars pour écraser les manifestants. Au milieu de ce carnage, Dai Wei reçoit une balle dans la tête qui le plonge dans un coma profond qui durera dix ans. Transformé en légume qui sent et entend tout, le malheureux étudiant se souvient.
    « Beijing coma » est un livre bouleversant qui nous raconte minutieusement non seulement la sinistre affaire de la place Tienanmen mais encore la révolution culturelle avec ses millions de morts, ses gens ébouillantés, enterrés vivants, ses prisonniers battus à mort à coup de pierres ou de bâtons, ses hommes que l'on oblige à se battre entre eux pour prouver qu'ils sont de bons maoïstes, ou qui sont si affamés qu'ils en arrivent à manger leurs excréments et même à se comporter en cannibales. Sans oublier la vente systématique des organes des condamnés à mort ou la facturation à la famille des frais d'exécution. Ce livre est le plus terrible réquisitoire jamais écrit contre le communisme chinois. Tous les faits rapportés sont accablants. Personne ne peut donner un chiffre fiable du nombre de morts et de blessés de la place de Tienanmen, pas plus que le nombre de millions de morts victimes du communisme chinois. Ma Jian a travaillé dix ans pour nous proposer ce livre majeur du niveau de ceux de Soljénistsine. Bien entendu, cela choque, dérange et est souvent pénible à supporter. C'est l'horreur à l'état maximal, le totalitarisme froid, organisé, sans aucun scrupule, sans coeur, sans âme, sans tripes. Si l'on veut être un tant soit peu averti et aller au-delà de la sino-béatitude actuelle, il faut absolument lire ce livre majeur (car les médias ne nous ont pas raconté le dixième de ce qui s'est réellement passé à l'époque... Qu'en est-il d'ailleurs aujourd'hui ? On peut douter qu'un régime aussi monstrueux se soit réformé de l'intérieur, même touché par la grâce du divin capitalisme. La sanglante répression des Tibétains vient encore de le montrer. Les tapis rouges que l'ont vient de déployer sous les pas du dernier empereur rouge sont toujours aussi rouge du sang des innocents).

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par moertzombreur, le 24 septembre 2014

    moertzombreur
    4 Juin 1989 - Place Tienanmen
    Un ouvrage essentiel pour comprendre la Chine contemporaine. Plus qu'un roman, on est plongé dans les souvenirs d'un étudiant dans le coma, c'est une véritable enquête sur les rouages d'un pouvoir, et de l'emprise de celui-ci sur l'ensemble de la population chinoise. le livre est dans la lignée d'un Soljenitsyne.
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 26 juillet 2011

    J'essaie de reconnaître des bruits lointains. On dirait qu'il neige. J'imagine la scène froide et dure derrière la fenêtre : la glace blanche qui couvre le sol, striée des reflets jaunes de la haute cheminée du générateur. Le matin, avant que la cendre ne soit tombée des toits et des branches du grand faux acacia de la cité, la glace est encore glissante. Les vendeurs à l'étal venus des banlieues allument leurs woks et vendent des galettes de pain. De grosses mouches vertes filent à travers la fumée odorante qui s'élève des braises. L'après-midi, les mouches se déplacent vers les caisses de yoghourts entassées au coin de la rue. Chaque jour, les deux mêmes vieillards sont assis à côté des caisses, essayant d'attraper quelques rayons de soleil. Il y en a un qui ne parle ni ne fume jamais, se contentant de fixer les passants d'un œil vide. De temps à autre, une camionnette quitte la route et s'engage dans notre rue pour ramasser les ordures ou livrer des boissons non alcoolisées à la petite épicerie, bloquant les cyclistes qui attendent derrière le froid glacial en faisant impatiemment tinter leurs sonnettes.
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  • Par Piling, le 25 juillet 2011

    Incipit :

    Par le trou où se trouvait le balcon couvert, tu vois le faux acacia qui a été abattu se relever lentement. C'est un signe évident que tu vas devoir prendre ta vie au sérieux à partir de maintenant.

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  • Par xst, le 03 octobre 2013

    Son squelette blanc a quelque chose de divin, infiniment plus évocateur que sa peau et sa chair.

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  • Par Piling, le 26 juillet 2011

    Plus les gens disent que quelque chose n'existe pas, plus j'ai envie de partir à sa recherche.

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  • Par Piling, le 25 juillet 2011

    Les matins argentés sont toujours pleins de nouvelles résolutions.

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