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Critiques sur Ce que le Jour doit à la Nuit (96)


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    • Livres 5.00/5
    Par Ptitgateau le 09/09/2012


    Coup de cœur ! ce livre va me suivre sur mon île déserte ! Il est possible que d'autres lecteurs ne partagent pas ce sentiment mais cette œuvre, sous forme de livre audio m'a parlé et continue à résonner dans mon esprit.
    Ce que le Jour doit à la Nuit, c'est d'abord un récit poétique, une écriture merveilleusement musicale ! C'est ensuite un récit d'un style particulier : Jonas, le narrateur se raconte en livrant les moindres recoins de son existence à Oran, puis à Rio Salado. Personnage transparent qui se pose en témoin des événements heureux, tragiques, violents qui sculptent son être.
    Ce que le Jour doit à la Nuit, c'est le roman des amoureux de l'Algérie que dis-je des amoureux, des nostalgiques de ce pays perdu pour eux, pays où les confessions se côtoyaient pacifiquement, se respectaient et partageaient leurs richesses, c'est le cri de l'Algérie déchirée par la guerre, c'est l'histoire d'un amour magnifique parce que défendu.
    Je n'ai pas envie d'en écrire davantage, ce roman ne se livre pas, il reste dans un coin de l'âme, continue à s'y diffuser.
    J'espère rencontrer Yasmina Khadra, ce très grand écrivain un jour, pour lui dire merci.


    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/

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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake le 17/11/2012


    La découverte de la plume de Yasmina Khadra ne peut laisser indifférent. le lecteur est bercé par cette écriture élégante sans ostentation, hautement musicale sans artifice, pour cheminer au coeur de la narration dont l'intrigue qui pourrait paraître banale, mais qui recèle en réalité des trésors de sagesse, au point de flirter avec le roman initiatique.

    Comment Younès, qui a eu pour modèle un père qui fut l'artisan de sa propre malchance, enclin à toujours faire le mauvais choix, le moins mauvais étant de renoncer à éduquer son fils et de le confier à son frère, pourrait-il faire preuve d'assurance, et clairement prendre position? Si le bien-être matériel est alors assuré pour l'enfant, il sera poursuivi toute sa vie par l'incapacité à choisir son camp. Et si au coeur d'une guerre civile le danger guette à tous les coins de rue, ne pas choisir son camp constitue une double peine. La même indétermination l'accable dans ses choix amoureux et son premier émoi scellera son destin.

    C'est l'histoire de l'Algérie qui est ainsi relatée, d'un point de vue profondément humain, sans pointer du doigt et juger les acteurs de ce drame qui a conduit familles et amis à s'entredéchirer.

    «L'Algérie algérienne naissait au forceps dans une crue de larmes et de sang ; l'Algérie française rendait l'âme dans de torrentielles saignées. Et toutes les eux, laminées par sept ans de guerre et d'horreur, bien qu'au bout du rouleau trouvaient encore la force de s'entredéchirer comme jamais».






    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/11/ce-que-le-jour-doit-la-nui..

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    • Livres 3.00/5
    Par zorazur le 17/02/2012


    Yasmina Khadra a produit là un très beau livre sous la forme d'une lecture facile dans laquelle on se sent emporté sans peine. L'écriture est simple, les personnages se laissent aisément cerner, l'auteur campe un décor plein d'images, de couleurs, de souvenirs, si présent et si proche que l'on s'y voit évoluer.
    Et puis c'est toute l'histoire de l'Algérie sur plusieurs dizaines d'années qui défile sous nos yeux. L'histoire de l'Algérie, c'est-à-dire notre histoire. L'arrogance des colons, les communautés repliées, les villes foisonnantes, les campagnes miséreuses, les quartiers insalubres, déjà. Chacun des personnages symbolise un bout de cette histoire. le héros, pris entre deux mondes, l'oncle humaniste, le père à la vie saccagée par la misère, le fellaga qui n'est autre que l'ancien serviteur humilié et maltraité redressant enfin la tête, la belle jeune fille obstinément fidèle à un amour qui lui échappe.
    Il y a l'histoire de l'Algérie, et par la magie de la plume de Yasmina Khadra, on a l'impression de tout vivre à la place des héros tant les évènements deviennent limpides. Et il ya l'histoire de Younes, qui va d'une certaine façon passer à coté de sa vie pour un acte irréfléchi commis par aveuglement - mais qui ne l'aurait pas commis à sa place.
    Ce n'est pas le Yasmina Khadra de "L'attentat" et des "Hirondelles de Kaboul" que l'on retrouve ici. Autant le savoir pour qui a lu et apprécié ces romans. C'est une autre veine, un autre auteur à découvrir. Entre amertume et apaisement

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    • Livres 1.00/5
    Par Lybertaire le 09/01/2012


    J'ai exposé tous mes arguments (négatifs) sur mon blog : à vous de les savourer !

    http://bibliolingus.over-blog.fr/

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    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM le 20/01/2013


    Cette fois encore, j'ai été charmée par l'écriture de cet auteur et par sa façon particulière de décrire les villes, en les personnifiant : (...)

    Ce procédé stylistique, qui attribue les attitudes et sensations d'une population à la ville qu'elle habite, m'a semblé correspondre dans ce roman-ci à un réflexe récurrent dans le récit : la recherche d'un coupable pour expliquer ses propres échecs. La plupart des personnages, et en particulier le narrateur, refuse l'introspection et la reconnaissance de ses responsabilités dans les évènements qui les touchent, comme la guerre d'Algérie qui ne cesse de gronder à l'arrière-plan et éclabousse de temps à autre la quiétude insouciante de Río Salado. Pris entre deux cultures – celle, arabe, héritée de son père, et celle construite avec ses amis et sa famille adoptive, son oncle et sa tante –, le narrateur refuse de choisir entre les deux camps qui s'affrontent, accusant l'un ou l'autre, plutôt que de chercher en lui les raisons de son inertie. J'ai cru plusieurs fois que ce personnage basculerait d'un côté ou de l'autre, avec d'autant plus de fanatisme qu'il se battrait contre une part de lui-même, comme d'autres personnages de Khadra, mais Younes/Jonas refuse obstinément d'entendre les questions qui se posent en lui.

    Cette incapacité à choisir n'a pas seulement pour effet de mettre à l'écart le conflit qui déchire son pays et deux de ses peuples, mais touche également à la vie amoureuse du narrateur. C'est malheureusement là que j'ai eu le sentiment que le récit tombait dans quelques excès. À trop vouloir ménager les autres, Younes/Jonas reste indécis, inerte et muet, incapable de réagir à la chance qu'il aurait dû saisir : les manifestations de cette indécision m'ont semblé trop fortes et trop récurrentes dès que le personnage se trouve en face de l'ensorcelante Emilie. Les très belles sentences sur l'amour proférées par l'oncle sont trop adoucies par le côté mièvre et « à l'eau de rose » des actes de son neveu.

    Mes retrouvailles littéraires avec Yasmina Khadra furent donc moins idylliques que je ne l'espérais et se teintent d'une légère déception, mais je ne compte pas rester sur cette note douce-amère. L'Olympe des infortunes m'attend encore…


    Lien : http://minoualu.blogspot.be/2013/01/ce-que-le-jour-doit-la-nuit-yasm..

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    • Livres 5.00/5
    Par Cigale11 le 08/02/2013


    D'origine algérienne, Mohammed Moulessehoul, mieux connu sous le pseudonyme de Yasmina Khadra, est reconnu mondialement. Il aurait emprunté ce nom pour des raisons de clandestinité, mais aussi pour rendre hommage aux femmes algériennes, en particulier la sienne. Ayant servi dans l'armée algérienne durant 36 ans, c'est en connaissance de cause qu'il nous parle de son pays déchiré par la guerre. Ce que le jour doit à la nuit se situe dans l'Algérie coloniale des années 1930 à 1962, durant la guerre pour l'indépendance. Et c'est à travers le regard de « Younes » (pour les Arabes), ou « Jonas » (pour les Français), regard d'un petit algérien de 9 ans, que nous parcourons d'un bout à l'autre ce roman nostalgique.

    Younes est issu d'une famille de paysans. Alors qu'il est encore enfant, il est confié à son oncle, pharmacien dans un village Oranais, où il intégrera une communauté pieds-noirs. Irrésolu et passif, il n'arrivera jamais à se positionner entre les deux camps qui déchirent son pays. Partagé entre deux cultures, il refusera d'entendre les questions qui se posent à lui. Questions sur les souffrances de son peuple, ses drames et sa fierté, ses valeurs et ses espoirs ... Et de cet aveuglement, manifestation d'un esprit indécis, mais aussi et surtout par fidélité à ses valeurs et au nom de l'amitié, il passera à côté du grand amour. À cet effet, l'auteur dresse un remarquable parallèle (et de très belles réflexions) entre les conséquences émotionnelles de tels « choix » sur le destin d'un jeune homme et celles de la survie dans un pays en guerre.

    Si j'ai l'habitude en abordant un livre de souligner les passages qui se sont à mes yeux démarqués, il m'a été impossible de le faire avec ce roman. Chaque page, chaque phrase est une note de musique, une image de beauté qui transportent l'âme du lecteur vers un voyage qui, malgré le côté tragique de l'histoire, nous berce et nous fait s'arrêter, le temps de bien contempler l'instant. Yasmina Khadra est un virtuose du récit poétique. Il arrive à traduire les émotions avec aisance, les idées avec justesse, les paysages dans toute leur beauté et leur agonie. L'élégance de son style se démarque de tout ce que j'ai pu lire auparavant.
    Ce roman, c'est le cri d'un pays par la voix d'un grand homme ...

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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish le 13/09/2011


    Un livre magnifique, une écriture poétique, un sujet brûlant traité avec nostalgie, et de l'amour, beaucoup d'amour. Voilà qui résume ce qui m'a touchée dans cette lecture. J'ai fermé le livre avec les larmes aux yeux.
    Yasmina Khadra nous révèle un pan de l'histoire d'un pays, son pays, l'Algérie. le roman débute dans les années 1930 alors que Younes n'est qu'un tout jeune garçon. L'histoire commence par un exil : celui d'une famille qui perd ses terres et doit se rendre en ville, où seul le bidonville l'attend. Et d'exil on parlera dans ce roman. Au travers de l'histoire de Younes, c'est l'histoire d'un peuple. Un peuple diversifié, où mulsumans, catholiques et juifs ont cohabités sans haine jusqu'à la guerre d'Algérie (1954-1962). Cette diversité est rendue dans le groupe d'amis de Younes. Finalement, chacun sa place, sauf peut-être lui, le musulman vivant comme un européen, si bien que son prénom est devenu Jonas.

    Avec ses yeux bleus, Jonas va faire trembler nombre de demoiselles. le roman nous conte avec merveille les déboires de l'amour, la force de l'amitié, de la religion et des traditions aussi. J'ai également trouvé intéressant la façon dont Khadra met en avant un acte de son protagoniste qui va avoir une incidence décisive sur sa vie. Est-ce une façon de mettre en avant le mektoub, ou destin ?
    Younes est un personnage très beau et bien construit. Khadra semble avoir mis en lui et en son histoire tous les déboires et les merveilles de l'Algérie : la beauté, le charme, l'envie de s'en sortir mais aussi la détresse, l'angoisse, la tradition.

    C'est un livre absolument magnifique et un auteur qui nous embarque dans ses histoires d'une manière très poétique. A découvrir.

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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson le 15/04/2012


    Peu de mots, pour dire que j'ai beaucoup apprécié de faire ce bout de chemin avec Younes. Cette histoire m'a rapidement prise dans ses bras pour me porter dans un pays que je connais mal. Il n'y a aucun manichéisme ; Ysamina Khadra, montre au contraire toutes les contradictions d'un enfant balloté entre deux cultures, et deux univers, et, qui feront de lui un homme tiraillé tout au long de sa vie. C'est en partie cela qui explique son manque de détermination, une certaine passivité, voir une certaine complaisance par rapport aux choses et aux personnes. Il ne semble pas savoir où se situer dans ce pays en pleine rébellion, au milieu de gens d'horizons et aspirations si divers.
    J'ai souvent eu envie de le secouer, de le pousser jusqu'au bout de ses désirs, de l'inciter à dépasser ses peurs et ses blocages. J'aurais aimé qu'il ose, qu'il sorte de sa coquille, qu'il prenne des risques. Younes n'est pas de ceux-là. Younes n'est pas acteur de sa vie, il laisse la vie se jouer de lui.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.fr/2012/04/ce-que-le-jour-doit-la..

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    • Livres 5.00/5
    Par carmencita le 19/04/2009


    Avec son écriture limpide Yasmina Khadra nous amène dans les entrailles de l'histoire de l'Algérie. La vie d'un être déchiré, comme son pays, Younes ou Jonas, Jonas ou Younes, comprendre et exister, en glissant des deux cotés du miroir.. C'est beau, poignant, vrai,
    Une grande sensibilité intelligente éclate dans un livre d'un grande beauté,
    Merci Monsieur Khadra

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    • Livres 4.00/5
    Par Nadouch le 18/08/2012


    Une magnifique histoire d'amitié, d'amour impossible, de destin familial, de vie gâchée... le tout sur un fond historique dépeint avec sensibilité et réalisme... Ce livre m'a beaucoup fait pleurer à la fin. J'ai aimé découvrir cet auteur, sa langue, son talent indéniable pour les descriptions. Une excellente lecture, à ne pas manquer en cette année de commémoration...

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