Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

Ajouter une critique

Critiques sur Ce que le Jour doit à la Nuit (131)


Classer par:     Datecroissant   Les plus appréciéescroissant   Notecroissant


    • Livres 5.00/5
    Par Ptitgateau le 09/09/2012


    Coup de cœur ! ce livre va me suivre sur mon île déserte ! Il est possible que d'autres lecteurs ne partagent pas ce sentiment mais cette œuvre, sous forme de livre audio m'a parlé et continue à résonner dans mon esprit.
    Ce que le Jour doit à la Nuit, c'est d'abord un récit poétique, une écriture merveilleusement musicale ! C'est ensuite un récit d'un style particulier : Jonas, le narrateur se raconte en livrant les moindres recoins de son existence à Oran, puis à Rio Salado. Personnage transparent qui se pose en témoin des événements heureux, tragiques, violents qui sculptent son être.
    Ce que le Jour doit à la Nuit, c'est le roman des amoureux de l'Algérie que dis-je des amoureux, des nostalgiques de ce pays perdu pour eux, pays où les confessions se côtoyaient pacifiquement, se respectaient et partageaient leurs richesses, c'est le cri de l'Algérie déchirée par la guerre, c'est l'histoire d'un amour magnifique parce que défendu.
    Je n'ai pas envie d'en écrire davantage, ce roman ne se livre pas, il reste dans un coin de l'âme, continue à s'y diffuser.
    J'espère rencontrer Yasmina Khadra, ce très grand écrivain un jour, pour lui dire merci.


    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/

    Commenter     J’apprécie          2 104         Page de la critique



    • Livres 4.00/5
    Par carre le 29/05/2013


    « Ce que le Jour doit à la Nuit » c'est le roman sur l'amour d'un pays, amours tumultueuses, violentes, meurtrières, charnelles, sanguines, nostalgiques. Sur plusieurs décennies, on suit le destin de Younes (rebaptisé Jonas), il se rappelle son Algérie avant que la guerre, la tragédie ne s'abattent sur ces protagonistes. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire Khadra une nouvelle fois, on est en empathie avec ces personnages, sa manière de les rendre profondément humain et complexe est toujours une réussite. le mépris colonialisme qui engendre frustration, haine et colère est aussi le cœur du roman, (j'ai d'ailleurs pensé aussi au livre de Mathieu Belezi « C'était notre terre » qui parlait du même sujet et ces dégâts irréversibles), Khadra d'une écriture simple mais pas simpliste livre un roman lumineux que l'on referme avec beaucoup d'émotion. Et rien que pour ça, cela vaut bien quatre étoiles. A noter l'adaptation cinéma d'Alexandre Arcady bien loin de l'émotion suscitée par le livre.

    Commenter     J’apprécie          0 63         Page de la critique



    • Livres 4.00/5
    Par darkmoon le 06/11/2013


    Ce que le Jour doit à la Nuit est un roman qui va droit à son but fixé .... au cœur. Yasmina Khadra emmène le lecteur dans l'Algérie d'autrefois sans mélanger romantisme avec excès d'historique politique, n'étant pas le but. Car c'est avant tout un roman sur l'amour, l'amitié, le fait de donner sa parole, l'honneur, l'amour de sa patrie. Un roman sur la complexité des relations entre les êtres humains de cultures différentes et où chacun est attaché à son lieu de naissance: l'Algérie.

    On a un développement concret et entier de l'intrigue, qui prend bien le temps de se mettre en place, de se dérouler et de se conclure. L'immense avantage de l'histoire est de s'ancrer dans des évènements précis tout en ne s'y attardant pas trop longtemps. Les évènements constituent simplement un contexte dans lequel est placé une romance, qui du coup passe beaucoup mieux elle aussi. On suit l'évolution des personnages au travers de ces longues années, le changement de comportement, leur amitié... Certes l'amour contrarié à perpétuité des deux protagonistes suscite plus l'agacement que l'émotion, mais permet de survoler une tranche de notre histoire qui laisse encore des plaies ouvertes.

    Ce roman est profondément humain, généreux. Et il nous ramène à la dignité d'être, et de ne rien oublier, du pire mais du meilleur aussi. Il parle des racines, de tout ce qui construit une vie, du courage d'être, sans mièvrerie, sans concession, sans facilité, et sans mensonge. Il est vrai. Il témoigne de la complexité d'être … entre deux rives. Et il se veut réconciliant, ce qui, par les temps qui courent, tient de la bouteille à la mer.

    La terre appartient-elle à ceux qui l'on vu naître? À ceux qui la défendent? À ceux qui croient en elle? Ne pourrait-elle simplement appartenir à ceux qui l'aiment?... Quelle qu'elle soit... J'aime la sagesse que prend l'œuvre de l'auteur, et le travail remarquable dont il fait preuve. " L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves."...

    Merci à Yasmina Khadra pour cette belle fresque humaine et historique.

    Commenter     J’apprécie          2 45         Page de la critique



    • Livres 5.00/5
    Par Ode le 11/07/2013


    « Un jour, sans doute, on pourrait rattraper une comète, mais qui vient à laisser filer la vraie chance de sa vie, toutes les gloires de la terre ne sauraient l'en consoler. » Ayant vu récemment le très beau film d'Alexandre Arcady, je n'ai eu de cesse de lire le roman original. C'est désormais chose faite et ce premier contact avec Yasmina Khadra a sonné pour moi comme une révélation.

    Dans l'Algérie rurale des années 30, la famille du jeune Younes a tout perdu avec l'incendie de ses récoltes. le père va tenter sa chance à Oran, mais le mauvais sort s'acharne... Confié à son oncle pharmacien, Younes devenu Jonas est sauvé de la misère ; il ne reverra plus jamais les siens.
    C'est à Río Salado, bourg fertile proche d'Oran, où son oncle et sa tante déménagent, que Jonas va grandir, nouer de solides amitiés, puis s'éveiller à l'amour sans se douter des conséquences de cet élan de jeunesse...

    L'écriture de Yasmina Khadra – de son vrai nom Mohammed Moulessehoul – est intense et poétique, pleine de sagesse et de bienveillance, à la gloire de l'amour et d'une terre : l'Algérie. Grâce à des personnages réalistes, dont certains, comme l'oncle de Younes, véritable humaniste, sont très attachants, l'auteur fait passer un message d'ouverture et de tolérance. Il rappelle aussi la place primordiale des femmes dans la société, à l'heure où l'islamisme cherche à les exclure. Choisir pour pseudonyme littéraire les prénoms de son épouse est un symbole fort qui montre son attachement à cette cause.

    Livré aux caprices du destin, Younes / Jonas est le spectateur de sa propre vie et de la guerre qui déchire l'Algérie. En amour comme en politique, il retarde le moment de l'engagement, s'embourbant dans une situation ambigüe qui le frustre et le fait souffrir. Dans cet homme presque étranger à lui-même, sous le soleil de plomb d'Oran la luxuriante, on pourra déceler un clin d'œil à Camus. Mais le parallèle s'arrête là, car sous cette apparente retenue, l'attirance de Younes pour Émilie a la force de la passion entre Solal et Ariane dans Belle du Seigneur. Sauf qu'ici le héros n'ose pas braver les interdits pour enlever sa belle, causant un gâchis à la démesure de leur amour.

    Sur fond d'histoire coloniale, "ce que le jour doit à la nuit" appréhende la complexité de l'être humain, le poids du passé et des origines dans la construction d'une personnalité, la part d'ombre et de lumière en chacun de nous. Une pépite à lire, et certainement à relire, tant on y trouve de vérités pour chaque âge de la vie.

    Commenter     J’apprécie          12 41         Page de la critique



    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake le 17/11/2012


    La découverte de la plume de Yasmina Khadra ne peut laisser indifférent. le lecteur est bercé par cette écriture élégante sans ostentation, hautement musicale sans artifice, pour cheminer au coeur de la narration dont l'intrigue qui pourrait paraître banale, mais qui recèle en réalité des trésors de sagesse, au point de flirter avec le roman initiatique.

    Comment Younès, qui a eu pour modèle un père qui fut l'artisan de sa propre malchance, enclin à toujours faire le mauvais choix, le moins mauvais étant de renoncer à éduquer son fils et de le confier à son frère, pourrait-il faire preuve d'assurance, et clairement prendre position? Si le bien-être matériel est alors assuré pour l'enfant, il sera poursuivi toute sa vie par l'incapacité à choisir son camp. Et si au coeur d'une guerre civile le danger guette à tous les coins de rue, ne pas choisir son camp constitue une double peine. La même indétermination l'accable dans ses choix amoureux et son premier émoi scellera son destin.

    C'est l'histoire de l'Algérie qui est ainsi relatée, d'un point de vue profondément humain, sans pointer du doigt et juger les acteurs de ce drame qui a conduit familles et amis à s'entredéchirer.

    «L'Algérie algérienne naissait au forceps dans une crue de larmes et de sang ; l'Algérie française rendait l'âme dans de torrentielles saignées. Et toutes les eux, laminées par sept ans de guerre et d'horreur, bien qu'au bout du rouleau trouvaient encore la force de s'entredéchirer comme jamais».






    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/11/ce-que-le-jour-doit-la-nui..

    Commenter     J’apprécie          0 36         Page de la critique



    • Livres 3.00/5
    Par zorazur le 17/02/2012


    Yasmina Khadra a produit là un très beau livre sous la forme d'une lecture facile dans laquelle on se sent emporté sans peine. L'écriture est simple, les personnages se laissent aisément cerner, l'auteur campe un décor plein d'images, de couleurs, de souvenirs, si présent et si proche que l'on s'y voit évoluer.
    Et puis c'est toute l'histoire de l'Algérie sur plusieurs dizaines d'années qui défile sous nos yeux. L'histoire de l'Algérie, c'est-à-dire notre histoire. L'arrogance des colons, les communautés repliées, les villes foisonnantes, les campagnes miséreuses, les quartiers insalubres, déjà. Chacun des personnages symbolise un bout de cette histoire. le héros, pris entre deux mondes, l'oncle humaniste, le père à la vie saccagée par la misère, le fellaga qui n'est autre que l'ancien serviteur humilié et maltraité redressant enfin la tête, la belle jeune fille obstinément fidèle à un amour qui lui échappe.
    Il y a l'histoire de l'Algérie, et par la magie de la plume de Yasmina Khadra, on a l'impression de tout vivre à la place des héros tant les évènements deviennent limpides. Et il ya l'histoire de Younes, qui va d'une certaine façon passer à coté de sa vie pour un acte irréfléchi commis par aveuglement - mais qui ne l'aurait pas commis à sa place.
    Ce n'est pas le Yasmina Khadra de "L'attentat" et des "Hirondelles de Kaboul" que l'on retrouve ici. Autant le savoir pour qui a lu et apprécié ces romans. C'est une autre veine, un autre auteur à découvrir. Entre amertume et apaisement

    Commenter     J’apprécie          0 36         Page de la critique



    • Livres 1.00/5
    Par Lybertaire le 09/01/2012


    Je n'ai pas aimé ce livre ! Vous trouverez mon avis sur mon blog :

    http://www.bibliolingus.fr/ce-que-le-jour-doit-a-la-nuit-yasmina-khadra-a80136678

    Commenter     J’apprécie          0 27         Page de la critique



    • Livres 5.00/5
    Par Rebus le 03/08/2014


    Ce que le jour doit à la nuit est le premier roman que je lis de Yasmina Khadra. Et quelle magnifique découverte, j'ai vraiment été subjuguée, par le récit, par la force et la poésie qui s'en dégage, par la plume.
    On suit Younes / Jonas, de son enfance à la fin de sa vie, on regarde le monde qui l'entoure à travers ses beaux yeux bleus, on vit ses déchirements, ses joies, et ses choix.
    C'est un roman sur l'amitié, sur l'amour avec un grand A, sur l'honneur, et qui laisse une large place à la souffrance : celle de perdre les siens, de perdre ses terres, puis celle de devoir fuir cette même terre.
    C'est aussi une ode à l'Algérie, sur sa complexité, sur le brassage des cultures pendant l'Algérie française, sur un peuple opprimé qui retrouve sa liberté.
    Un roman magnifique, qui rejoint haut la main la liste de mes romans préférés.

    Commenter     J’apprécie          3 22         Page de la critique



    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM le 20/01/2013


    Cette fois encore, j'ai été charmée par l'écriture de cet auteur et par sa façon particulière de décrire les villes, en les personnifiant : (...)

    Ce procédé stylistique, qui attribue les attitudes et sensations d'une population à la ville qu'elle habite, m'a semblé correspondre dans ce roman-ci à un réflexe récurrent dans le récit : la recherche d'un coupable pour expliquer ses propres échecs. La plupart des personnages, et en particulier le narrateur, refuse l'introspection et la reconnaissance de ses responsabilités dans les évènements qui les touchent, comme la guerre d'Algérie qui ne cesse de gronder à l'arrière-plan et éclabousse de temps à autre la quiétude insouciante de Río Salado. Pris entre deux cultures – celle, arabe, héritée de son père, et celle construite avec ses amis et sa famille adoptive, son oncle et sa tante –, le narrateur refuse de choisir entre les deux camps qui s'affrontent, accusant l'un ou l'autre, plutôt que de chercher en lui les raisons de son inertie. J'ai cru plusieurs fois que ce personnage basculerait d'un côté ou de l'autre, avec d'autant plus de fanatisme qu'il se battrait contre une part de lui-même, comme d'autres personnages de Khadra, mais Younes/Jonas refuse obstinément d'entendre les questions qui se posent en lui.

    Cette incapacité à choisir n'a pas seulement pour effet de mettre à l'écart le conflit qui déchire son pays et deux de ses peuples, mais touche également à la vie amoureuse du narrateur. C'est malheureusement là que j'ai eu le sentiment que le récit tombait dans quelques excès. À trop vouloir ménager les autres, Younes/Jonas reste indécis, inerte et muet, incapable de réagir à la chance qu'il aurait dû saisir : les manifestations de cette indécision m'ont semblé trop fortes et trop récurrentes dès que le personnage se trouve en face de l'ensorcelante Emilie. Les très belles sentences sur l'amour proférées par l'oncle sont trop adoucies par le côté mièvre et « à l'eau de rose » des actes de son neveu.

    Mes retrouvailles littéraires avec Yasmina Khadra furent donc moins idylliques que je ne l'espérais et se teintent d'une légère déception, mais je ne compte pas rester sur cette note douce-amère. L'Olympe des infortunes m'attend encore…


    Lien : http://minoualu.blogspot.be/2013/01/ce-que-le-jour-doit-la-nuit-yasm..

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la critique



    • Livres 5.00/5
    Par Erveine2014 le 01/02/2014


    D'une écriture souple et riche Yasmina KHADRA nous emporte dans l'Algérie des années 30. Doucement ou mot à mot, on entre dans le livre, on découvre les personnages, on s'y attache et le verbe rondement mené nous restitue dans un souffle Ce que le Jour doit à la Nuit. Comme c'est agréable !

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la critique






Sur Amazon
à partir de :
19,95 € (neuf)
9,98 € (occasion)

   

Faire découvrir Ce que le Jour doit à la Nuit par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1676)

> voir plus

Quiz