Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

Ajouter une critique

Critiques sur Ce que le Jour doit à la Nuit (147)


Classer par:     Datecroissant   Les plus appréciéescroissant   Notecroissant


    • Livres 5.00/5
    Par Ptitgateau le 09/09/2012


    Coup de cœur ! ce livre va me suivre sur mon île déserte ! Il est possible que d'autres lecteurs ne partagent pas ce sentiment mais cette œuvre, sous forme de livre audio m'a parlé et continue à résonner dans mon esprit.
    Ce que le Jour doit à la Nuit, c'est d'abord un récit poétique, une écriture merveilleusement musicale ! C'est ensuite un récit d'un style particulier : Jonas, le narrateur se raconte en livrant les moindres recoins de son existence à Oran, puis à Rio Salado. Personnage transparent qui se pose en témoin des événements heureux, tragiques, violents qui sculptent son être.
    Ce que le Jour doit à la Nuit, c'est le roman des amoureux de l'Algérie que dis-je des amoureux, des nostalgiques de ce pays perdu pour eux, pays où les confessions se côtoyaient pacifiquement, se respectaient et partageaient leurs richesses, c'est le cri de l'Algérie déchirée par la guerre, c'est l'histoire d'un amour magnifique parce que défendu.
    Je n'ai pas envie d'en écrire davantage, ce roman ne se livre pas, il reste dans un coin de l'âme, continue à s'y diffuser.
    J'espère rencontrer Yasmina Khadra, ce très grand écrivain un jour, pour lui dire merci.


    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/

    Commenter     J’apprécie          2 110         Page de la critique



    • Livres 4.00/5
    Par carre le 29/05/2013


    « Ce que le Jour doit à la Nuit » c'est le roman sur l'amour d'un pays, amours tumultueuses, violentes, meurtrières, charnelles, sanguines, nostalgiques. Sur plusieurs décennies, on suit le destin de Younes (rebaptisé Jonas), il se rappelle son Algérie avant que la guerre, la tragédie ne s'abattent sur ces protagonistes. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire Khadra une nouvelle fois, on est en empathie avec ces personnages, sa manière de les rendre profondément humain et complexe est toujours une réussite. le mépris colonialisme qui engendre frustration, haine et colère est aussi le cœur du roman, (j'ai d'ailleurs pensé aussi au livre de Mathieu Belezi « C'était notre terre » qui parlait du même sujet et ces dégâts irréversibles), Khadra d'une écriture simple mais pas simpliste livre un roman lumineux que l'on referme avec beaucoup d'émotion. Et rien que pour ça, cela vaut bien quatre étoiles. A noter l'adaptation cinéma d'Alexandre Arcady bien loin de l'émotion suscitée par le livre.

    Commenter     J’apprécie          0 66         Page de la critique



    • Livres 4.00/5
    Par darkmoon le 06/11/2013


    Ce que le Jour doit à la Nuit est un roman qui va droit à son but fixé .... au cœur. Yasmina Khadra emmène le lecteur dans l'Algérie d'autrefois sans mélanger romantisme avec excès d'historique politique, n'étant pas le but. Car c'est avant tout un roman sur l'amour, l'amitié, le fait de donner sa parole, l'honneur, l'amour de sa patrie. Un roman sur la complexité des relations entre les êtres humains de cultures différentes et où chacun est attaché à son lieu de naissance: l'Algérie.

    On a un développement concret et entier de l'intrigue, qui prend bien le temps de se mettre en place, de se dérouler et de se conclure. L'immense avantage de l'histoire est de s'ancrer dans des évènements précis tout en ne s'y attardant pas trop longtemps. Les évènements constituent simplement un contexte dans lequel est placé une romance, qui du coup passe beaucoup mieux elle aussi. On suit l'évolution des personnages au travers de ces longues années, le changement de comportement, leur amitié... Certes l'amour contrarié à perpétuité des deux protagonistes suscite plus l'agacement que l'émotion, mais permet de survoler une tranche de notre histoire qui laisse encore des plaies ouvertes.

    Ce roman est profondément humain, généreux. Et il nous ramène à la dignité d'être, et de ne rien oublier, du pire mais du meilleur aussi. Il parle des racines, de tout ce qui construit une vie, du courage d'être, sans mièvrerie, sans concession, sans facilité, et sans mensonge. Il est vrai. Il témoigne de la complexité d'être … entre deux rives. Et il se veut réconciliant, ce qui, par les temps qui courent, tient de la bouteille à la mer.

    La terre appartient-elle à ceux qui l'on vu naître? À ceux qui la défendent? À ceux qui croient en elle? Ne pourrait-elle simplement appartenir à ceux qui l'aiment?... Quelle qu'elle soit... J'aime la sagesse que prend l'œuvre de l'auteur, et le travail remarquable dont il fait preuve. " L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves."...

    Merci à Yasmina Khadra pour cette belle fresque humaine et historique.

    Commenter     J’apprécie          2 49         Page de la critique



    • Livres 5.00/5
    Par Ode le 11/07/2013


    « Un jour, sans doute, on pourrait rattraper une comète, mais qui vient à laisser filer la vraie chance de sa vie, toutes les gloires de la terre ne sauraient l'en consoler. » Ayant vu récemment le très beau film d'Alexandre Arcady, je n'ai eu de cesse de lire le roman original. C'est désormais chose faite et ce premier contact avec Yasmina Khadra a sonné pour moi comme une révélation.

    Dans l'Algérie rurale des années 30, la famille du jeune Younes a tout perdu avec l'incendie de ses récoltes. le père va tenter sa chance à Oran, mais le mauvais sort s'acharne... Confié à son oncle pharmacien, Younes devenu Jonas est sauvé de la misère ; il ne reverra plus jamais les siens.
    C'est à Río Salado, bourg fertile proche d'Oran, où son oncle et sa tante déménagent, que Jonas va grandir, nouer de solides amitiés, puis s'éveiller à l'amour sans se douter des conséquences de cet élan de jeunesse...

    L'écriture de Yasmina Khadra – de son vrai nom Mohammed Moulessehoul – est intense et poétique, pleine de sagesse et de bienveillance, à la gloire de l'amour et d'une terre : l'Algérie. Grâce à des personnages réalistes, dont certains, comme l'oncle de Younes, véritable humaniste, sont très attachants, l'auteur fait passer un message d'ouverture et de tolérance. Il rappelle aussi la place primordiale des femmes dans la société, à l'heure où l'islamisme cherche à les exclure. Choisir pour pseudonyme littéraire les prénoms de son épouse est un symbole fort qui montre son attachement à cette cause.

    Livré aux caprices du destin, Younes / Jonas est le spectateur de sa propre vie et de la guerre qui déchire l'Algérie. En amour comme en politique, il retarde le moment de l'engagement, s'embourbant dans une situation ambigüe qui le frustre et le fait souffrir. Dans cet homme presque étranger à lui-même, sous le soleil de plomb d'Oran la luxuriante, on pourra déceler un clin d'œil à Camus. Mais le parallèle s'arrête là, car sous cette apparente retenue, l'attirance de Younes pour Émilie a la force de la passion entre Solal et Ariane dans Belle du Seigneur. Sauf qu'ici le héros n'ose pas braver les interdits pour enlever sa belle, causant un gâchis à la démesure de leur amour.

    Sur fond d'histoire coloniale, "ce que le jour doit à la nuit" appréhende la complexité de l'être humain, le poids du passé et des origines dans la construction d'une personnalité, la part d'ombre et de lumière en chacun de nous. Une pépite à lire, et certainement à relire, tant on y trouve de vérités pour chaque âge de la vie.

    Commenter     J’apprécie          12 45         Page de la critique



    • Livres 3.00/5
    Par bilodoh le 26/11/2014


    Une histoire d'amour dans l'Algérie du vingtième siècle.

    C'est d'abord l'histoire d'un jeune garçon qui vit avec ses parents sur une terre agricole, des paysans ruinés par le mauvais temps et escroqués par les banques. Réfugiés à la ville, c'est toujours la lutte pour la survie, avec un père dont l'orgueil oblige à refuser toute aide.

    Recueilli par un oncle, le jeune Younes est divisé entre ses origines et son éducation française. Il côtoie les propriétaires de grandes exploitations dont les employés arabes vivent dans les douars dans des conditions indignes.

    Pendant que le pays est à feu et à sang, pendant que l'histoire se déchaîne, c'est l'amour que Younes cherche. Il est plus ou moins aveugle à ce qui se passe autour de lui. Je trouve que le roman ne raconte guère plus l'histoire de l'Algérie que l'histoire américaine n'est racontée dans « Autant en emporte le vent ».

    Il s'agit surtout d'un livre pour les amateurs de grands sentiments contrariés, un texte avec de belles citations sur l'amour et le but de la vie. Personnellement, j'aime bien les émotions fortes et les élans du coeur, mais je me lasse vite des inconsolables « malades chroniques » de l'amour,

    Un ouvrage très différent de « L'attentat », chapeau à Khadra qui passe avec brio d'un genre à l'autre, mais qui prend ainsi le risque de décevoir des admirateurs qui l'ont apprécié précédemment.

    Commenter     J’apprécie          0 38         Page de la critique



    • Livres 3.00/5
    Par zorazur le 17/02/2012


    Yasmina Khadra a produit là un très beau livre sous la forme d'une lecture facile dans laquelle on se sent emporté sans peine. L'écriture est simple, les personnages se laissent aisément cerner, l'auteur campe un décor plein d'images, de couleurs, de souvenirs, si présent et si proche que l'on s'y voit évoluer.
    Et puis c'est toute l'histoire de l'Algérie sur plusieurs dizaines d'années qui défile sous nos yeux. L'histoire de l'Algérie, c'est-à-dire notre histoire. L'arrogance des colons, les communautés repliées, les villes foisonnantes, les campagnes miséreuses, les quartiers insalubres, déjà. Chacun des personnages symbolise un bout de cette histoire. le héros, pris entre deux mondes, l'oncle humaniste, le père à la vie saccagée par la misère, le fellaga qui n'est autre que l'ancien serviteur humilié et maltraité redressant enfin la tête, la belle jeune fille obstinément fidèle à un amour qui lui échappe.
    Il y a l'histoire de l'Algérie, et par la magie de la plume de Yasmina Khadra, on a l'impression de tout vivre à la place des héros tant les évènements deviennent limpides. Et il ya l'histoire de Younes, qui va d'une certaine façon passer à coté de sa vie pour un acte irréfléchi commis par aveuglement - mais qui ne l'aurait pas commis à sa place.
    Ce n'est pas le Yasmina Khadra de "L'attentat" et des "Hirondelles de Kaboul" que l'on retrouve ici. Autant le savoir pour qui a lu et apprécié ces romans. C'est une autre veine, un autre auteur à découvrir. Entre amertume et apaisement

    Commenter     J’apprécie          0 38         Page de la critique



    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake le 17/11/2012


    La découverte de la plume de Yasmina Khadra ne peut laisser indifférent. le lecteur est bercé par cette écriture élégante sans ostentation, hautement musicale sans artifice, pour cheminer au coeur de la narration dont l'intrigue qui pourrait paraître banale, mais qui recèle en réalité des trésors de sagesse, au point de flirter avec le roman initiatique.

    Comment Younès, qui a eu pour modèle un père qui fut l'artisan de sa propre malchance, enclin à toujours faire le mauvais choix, le moins mauvais étant de renoncer à éduquer son fils et de le confier à son frère, pourrait-il faire preuve d'assurance, et clairement prendre position? Si le bien-être matériel est alors assuré pour l'enfant, il sera poursuivi toute sa vie par l'incapacité à choisir son camp. Et si au coeur d'une guerre civile le danger guette à tous les coins de rue, ne pas choisir son camp constitue une double peine. La même indétermination l'accable dans ses choix amoureux et son premier émoi scellera son destin.

    C'est l'histoire de l'Algérie qui est ainsi relatée, d'un point de vue profondément humain, sans pointer du doigt et juger les acteurs de ce drame qui a conduit familles et amis à s'entredéchirer.

    «L'Algérie algérienne naissait au forceps dans une crue de larmes et de sang ; l'Algérie française rendait l'âme dans de torrentielles saignées. Et toutes les eux, laminées par sept ans de guerre et d'horreur, bien qu'au bout du rouleau trouvaient encore la force de s'entredéchirer comme jamais».






    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/11/ce-que-le-jour-doit-la-nui..

    Commenter     J’apprécie          0 36         Page de la critique



    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette le 06/10/2014


    Quand on est enfant et qu'on voit ses parents faire toujours les mauvais choix, on gardera cette insécurité jusqu'au bout de la vie. Younes le sait, lui qui déjà rêve de ne plus se réveiller le matin, pour échapper à la vision de ses parents et de sa petite soeur solidement ancrés dans une misère sans fin. Jusqu'au jour ou Younes sera confié à son oncle, le frère de son père, qui a une situation aisée. Déjà tiraillé entre ses deux vies, Younes, devenu Jonas tombera gravement malade à la vue, dans la rue, de son père, ivre mort, habillé de haillons, se faisant mettre à la porte violemment d'un lieu de beuverie. Il ne reverra jamais son père, physiquement, mais aura souvent des visions. Sa mère et sa soeur disparaîtront suite à un incendie dans leur taudis. Fin de l'histoire génétique. Alors comment en vouloir à Younes-Jonas, alors qu'il n'arrive pas à choisir un camp dans un pays en guerre ? Même sa dramatique et très belle histoire d'amour paraît presque insipide par rapport à son début de vie. Il ne trahira jamais ses amis, pourtant l'un d'eux en est persuadé. Il faudra attendre l'automne de la vie pour des retrouvailles et des souvenirs.


    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2014/09/28/30666152.html#com..

    Commenter     J’apprécie          0 30         Page de la critique



    • Livres 1.00/5
    Par Lybertaire le 09/01/2012


    Je n'ai pas aimé ce livre ! Vous trouverez mon avis sur mon blog :

    http://www.bibliolingus.fr/ce-que-le-jour-doit-a-la-nuit-yasmina-khadra-a80136678

    Commenter     J’apprécie          0 27         Page de la critique



    • Livres 5.00/5
    Par Erveine le 01/02/2014


    D'une écriture souple et riche Yasmina KHADRA nous emporte dans l'Algérie des années 30. Doucement ou mot à mot, on entre dans le livre, on découvre les personnages, on s'y attache et le verbe rondement mené nous restitue dans un souffle Ce que le Jour doit à la Nuit. Comme c'est agréable !

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la critique






Sur Amazon
à partir de :
19,95 € (neuf)
9,98 € (occasion)

   

Faire découvrir Ce que le Jour doit à la Nuit par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (1865)

> voir plus

Quiz