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ISBN : 2266162691
Éditeur : Pocket (2006)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.98/5 (sur 1110 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat.

Dans la nuit qui suit le carnage, on le rapp... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 09 février 2013

    litolff
    Dans un voyage initiatique au cœur du terrorisme qui ébranle toutes les certitudes, Yasmina Khadra explore la dérive d'une Palestinienne vers le fondamentalisme dans une descente aux enfers d'une actualité toujours brûlante.
    Il est difficile d'imaginer un sujet plus controversé que le conflit israélo-palestinien, un conflit qui divise l'opinion mondiale et exaspère les sentiments religieux et politiques des deux bords.
    L'histoire est celle d'Amine Jaafari, chirurgien israélien d'origine palestinienne qui vient tout juste d'opérer un patient et s'apprête à rejoindre sa femme revenue d'un séjour à Nazareth. Mais l'annonce d'un attentat majeur perpétré dans un restaurant de Tel-Aviv l'oblige à rester de service pour venir en aide aux blessés. Rentré chez lui , Amine est convoqué d'urgence à l'hôpital. Ses collègues et la police l'informent alors que l'auteur de L'attentat est sa propre femme, Sihem. Après avoir identifié le cadavre déchiqueté de sa femme, Amine demeure incrédule : il ne peut tout simplement pas croire qu'elle est coupable d'un tel geste, même si toutes les évidences sont là. Amine se nourrit de tout autres évidences : sa femme et lui formaient un couple heureux, uni et complice ; elle ne lui cachait rien ; loin d'être intégriste, elle n'était même pas pratiquante. Obligé de quitter temporairement son emploi et subissant la hargne de ses voisins, Amine décide de mener une enquête. Déterminé à affronter ceux qui ont encouragé le geste insensé de son épouse, il part à la recherche d'une explication, d'une vérité, d'un apaisement
    Dans ce roman très dur, Khadra expose avec clarté dans un récit poignant la réalité vécue quotidiennement par les Juifs et les Palestiniens et livre un plaidoyer virulent contre la haine et la loi du talion qui enflamment les communautés vivant au Proche-Orient. Sa thèse semble tendre à dire qu'il suffirait seulement d'un peu de bonne volonté pour venir à bout du conflit, point de vue largement répandu en Occident, mais si c'était si simple, il y a longtemps qu'on aurait trouvé une solution apaisante, non ?
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 23 septembre 2011

    lehane-fan
    Theme qui a été , est et sera surement pour longtemps encore d'actualité . Un remede à la folie des hommes n'ayant , à ce jour , toujours pas été trouvé . Un conflit Israelo-Palestinien qui s'enlise . Une seule réponse envisagée , l'embrigadement de fanatiques et leur manipulation mentale conduisant irrémédiablement au pire .
    La lecture de ce livre s'apparente à une explosion . Tout d'abord , je l'ai vaguement entendu mais ne m'en suis pas vraiment inquiété ce qui explique cette lenteur à m'immerger dans un theme pourtant tres fort puis j'ai ressenti le souffle de l'explosion et là , impossible de lacher cette histoire poignante , véritable cri anti-terroriste .
    Le docteur Amine a tout pour etre heureux . Un bon boulot lui permettant de vivre confortablement mais surtout une femme qu'il aime comme au premier jour : Sihem . Sihem qui , aux yeux d'Amine , ne peut etre la terroriste incriminée qui vient de se faire exploser en rayant ainsi 17 personnes de la carte des vivants .
    L'auteur ne perd pas une seconde en nous plongeant immediatement au coeur de l'histoire . L'attentat vient d'etre perpétré , Amine est directement confronté à l'inimaginable . A la phase bien compréhensible du déni va succeder assez rapidement celle de la quete de vérité . C'est dans un chaos personnel de tous les instants qu'Amine va tenter de retracer les derniers jours de sa femme en essayant d'en comprendre les motivations .
    Au-delà de l'acte en lui-meme , Khadra dresse un portrait tres réussi de l'humain qui est au coeur de cette tragédie , que celui-ci soit victime ou bourreau . Il ne juge à aucun moment laissant le soin au lecteur de se forger sa propre opinion . Il dépeint tres justement ces conflits religieux pouvant conduire au pire . Il dresse habilement le portrait d'une personne que rien ne prédestinait à finir comme martyre . Il évoque , sans jamais tomber dans le pathos , l'incroyable douleur que représente la perte de l'etre tant aimé dans des conditions aussi inexplicables . Il donne quelques clés tendant à expliquer le pourquoi de tels actes ( expropriations arbitraires ; destruction du foyer , aux frais de l'occupant , arbitraire... ) , mais sans jamais les légitimer .
    Le plus triste dans cette histoire , c'est que finalement Khadra semble penser que ces sordides faits divers n'ont pour seule vocation qu'attiser les rancoeurs et conduire immanquablement à de nouvelles représailles . La loi du Talion prevaut plus que tout ! La seule solution envisageable , c'est l'eradication pure et simple de l'un des deux belligérants .
    L'attentat est un livre douloureux sur un acte arbitraire qui semble , hélas , avoir encore de beaux jours devant lui .
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    • Livres 5.00/5
    Par Pyrah, le 26 janvier 2013

    Pyrah
    Amine Jaafari, d'origine arabe mais naturalisé israélien, est un brillant chirurgien, bien intégré et vivant dans un beau quartier avec son épouse Sihem. Mais toute sa vie bascule lorsqu'un attentat éclate dans un restaurant de Tel-Aviv car il s'avère que le kamikaze n'est autre que sa femme. L'admiration se voue alors en haine et en suspicion et tout le monde se détourne du mari de la terroriste car il ne peut être que complice. Amine ne pourra que compter sur sa collègue Kim et un ami policier pour s'en sortir.
    D'abord effondré par le geste de sa femme qu'il n'a pas vu venir, Amine plonge dans une profonde dépression. Puis il n'a plus qu'une obsession : se lancer à la recherche des fanatiques qui ont embrigadé Sihem jusqu'à la pousser à se faire exploser.
    Premier roman que je lis de Yasmina Khadra, j'ai eu un véritable coup de cœur pour cet auteur. Son style d'écriture est incroyable ! Dans un court roman, il nous plonge dans un tourbillon d'émotions toutes plus intenses les unes que les autres. On suit Amine pas à pas, tant dans sa descente aux enfers que dans sa recherche de la vérité. On partage tous ses sentiments, de son désarroi à sa détermination à retrouver les extrémistes responsables selon lui de la mort de sa femme. On ne peut d'ailleurs qu'être troublé par l'acte de Sihem, personnage qu'on ne connait qu'au travers des yeux amoureux d'Amine. Comment ne peut-on pas voir qu'une personne si proche de nous, qu'on aime, se radicalise au point de commettre le sacrifice ultime ? Ce qui se cache dans le cœur de l'autre reste un mystère.
    "L'attentat" nous plonge dans le quotidien douloureux du conflit israélo-palestinien, témoigne des souffrances d'un peuple privé de pays et montre que malgré une bonne intégration, il ne fait pas bon d'être Arabe en Israël...
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    • Livres 4.00/5
    Par Gast, le 22 mars 2011

    Gast
    Livre sur un sujet brûlant, sujet déchaînant les passions où la haine répond à la haine ; où ne pas soutenir ouvertement un camp vous condamne à être contre les deux camps.
    Yasmina Khadra réussi ici un coup de maître. Très bien écrit, ce texte réussi avec une efficacité redoutable à faire germer les sentiments de désespoir, de joie ou de haine qui secouent les âmes nées dans ce chaudron infernal. Face à L'attentat suicide de sa femme qu'il n'arrive pas à imaginer commettre tel acte absurde et meurtrier, le docteur Amin Jafaari part en quête de réponse pour comprendre, et ainsi savoir s'il doit se condamner ou se pardonner de n'avoir pas su détecter et arrêter le geste de sa femme.
    L'auteur a su, dans l'aspect Israélien, très bien rendre l'incompréhension de cette société face à l'acte a priori absurde de se faire sauter au milieu d'une population civile. Sans concession, il décrit très bien la haine et la paranoïa qui peut sous-tendre la société de l'état hébreux. Néanmoins, alors qu'il a réussi à très bien présenter le désespoir et la misère profonde des Palestiniens, j'ai eu la vague impression que l'auteur a fait preuve de complaisance, car à aucun moment je n'ai senti les dérives poluitiques pouvant venir des dirigeants Palestiniens. Même la scène avec le cheick est d'ailleurs évocatrice puisque ce dernier n'est in fine pas un personnage si négatif que cela.
    De plus, à vouloir expliquer le geste de la femme du docteur Jafaari de manière trop exhaustive et définitive, geste à mon sens difficilement compréhensible pour qui n'a pas vécu cette démarche visant à se donner la mort en emportant des innocents avec soi, Yasmina Khadra a affaibli son récit par des justifications qui ne m'on guère convaincu car beaucoup trop romanesques.
    Reste qu'au final, et malgré un dernier quart du livre en dessous du niveau des trois premiers quarts, ce livre reste un très bon ouvrage qui permet, sinon de comprendre, au moins d'approcher les haines intriquées qui minent cette région du monde et empêchent toute paix durable.
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    • Livres 4.00/5
    Par Syl, le 09 mai 2013

    Syl
    Dans un claquement sourd, le temps semble suspendu et le corps s'appesantit. A travers une décomposition d'images et l'appel d'un enfant cherchant sa mère, le narrateur raconte un attentat dans son univers dantesque. La voiture du Cheikh vient d'exploser faisant autour d'elle, des suppliciés.
    Tel Aviv…
    Le docteur Amine Jaafari, chirurgien, d'origine bédouine et de nationalité israélienne, se tient prêt à accueillir des hommes, des femmes, des enfants, un lot de chair humaine. Une bombe vient d'exploser dans un restaurant, et une procession funèbre de brancards arrive dans les blocs opératoires. Toute la journée et une partie de la nuit, il va essayer de maintenir la vie. Arrivé chez lui, il constate que sa femme Sihem n'est pas encore rentrée. Ereinté, il s'écroule dans son lit, essayant d'oublier les dernières heures. Dans un état de somnolence, il perçoit la sonnerie du téléphone. C'est son ami Naveed, policier, qui lui demande de le rejoindre à l'hôpital. Là-bas, Amine devra identifier un corps déchiqueté par une explosion. Seul le visage n'est pas touché. Il le reconnaît, c'est celui de sa femme.
    L'incompréhension est totale, pétrifiante. Sa femme serait la kamikaze du restaurant et Amine refuse ce fait. Sa douce et belle femme ne fréquentait ni les gens d'Al-Aqsa, ni ceux du Jihad islamique. Après trois jours de garde à vue et une perquisition chez lui, la police le disculpe ; il n'était pas complice. Amine se retrouve alors dans un enfer d'incrédulité et de doute. Chez lui, il se gorge de souvenirs, hante les pièces de sa maison, cherche Sihem dans les objets, les livres, les photos, sonde son image, son sourire, son regard. A présent, tout lui paraît factice. Jusqu'à la lettre. Quelques mots de sa femme, qui ne s'excuse pas, expliquent à peine et la trahissent…
    "A quoi sert le bonheur quand il n'est pas partagé, Amine, mon amour ? Mes joies s'éteignaient chaque fois que les tiennes ne suivaient pas. Tu voulais des enfants. Je voulais les mériter. Aucun enfant n'est tout à fait à l'abri s'il n'a pas de patrie… Ne m'en veux pas. Sihem".
    Amine veut comprendre. Cette tragédie le détruit. Il décide de mener son enquête et c'est à Bethléem qu'il va chercher des réponses. Seront-elles pour lui, une damnation ou rédemption ?
    Ce roman est bouleversant. L'histoire d'un homme passionnément amoureux de sa femme, à qui il aurait tout offert. Elle s'est sentie libre, elle a choisi. Les drames, la violence, se chevauchent ; l'amour anéanti, les attentats, l'état de menace, le terrorisme… les scènes s'accumulent avec célérité. L'auteur nous présente un homme en quête de vérité, téméraire et presque suicidaire. Un homme beau dans son amour, fragile dans ses suspicions et invincible dans son inquisition. L'écriture est très belle, percutante, sensible et douloureuse.
    Ce livre souligne les blessures cruelles de l'âme et du corps et renvoie aux conflits entre Palestiniens et Israéliens. Un jour, peut-être… il faut l'espérer.
    A conseiller.
    "On peut tout te prendre ; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise – il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué."
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Critiques presse (4)


  • Auracan , le 16 octobre 2012
    Le duo d'auteurs a su sublimer ce roman. Au dessin, d'un style expressif, nerveux […] Glen Chapron parvient à "filmer" la contre enquête du héros. On s'y croirait. […] Une fois embarqué dans l'album, il est strictement impossible de lâcher l'album avant sa fin tragique.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • ActuaBD , le 03 septembre 2012
    L’Attentat est l’un des livres les plus intelligents et les plus sensibles de la rentrée BD 2012.
    Lire la critique sur le site : ActuaBD
  • Lecturejeune , le 01 mars 2006
    Lecture jeune, n°117 - Yasmina Khadra, d'habitude attachée à dénoncer le drame algérien (À quoi rêvent les loups, La Part du mort – Prix du meilleur polar francophone 2003), ancre ici son récit au coeur du conflit israélo-palestinien. En lice pour le Goncourt des lycéens, L'Attentat a bénéficié de bons échos dans la presse. À Tel Aviv, Amine, chirurgien arabe naturalisé israélien, confortablement installé dans sa vie tant professionnelle que sociale et personnelle, voit son univers basculer lorsqu'un attentat est perpétré par une kamikaze : sa propre épouse. Amine va mener un voyage initiatique qui l'obligera à questionner son couple, l'histoire de sa femme, la situation dans les territoires occupés. Ce périple au bout de la violence, du désespoir et de la haine, le ramènera à sa première conviction : le seul combat qu'il estime personnellement juste de mener est celui de médecin. Le thème est évidemment délicat. En véritable funambule, Yasmina Khadra évite l'écueil des jugements de valeur. Quelques pages profondes sur la folie des hommes en temps de guerre, le pacifisme solide d'Amine qui refuse la violence des deux bords, l'habile construction en boucle du texte portent le roman. Pourtant, il risque de laisser en marge les moins passionnés par le sujet, car bien qu'il apporte des nuances non négligeables sur cette actualité brûlante, le récit manque curieusement de sel… Isabelle Debouvère
  • Lecturejeune , le 01 mars 2006
    Lecture jeune, n°117 - Au coeur de sa profonde détresse, Amine mène son enquête pour comprendre ce qui s’est passé, ce qu’il n’a pas vu venir, les motivations de celle qu’il croyait connaître et qu’il aimait, cherchant une réponse au coeur du milieu islamique, au péril de sa propre vie. D’une terrible et cruelle actualité, ce roman passionnant nous tient en haleine. A la suite du dossier «Visions du conflit israélo-palestinien»(LJ n° 113), voici un roman à découvrir absolument. Mathilde Valognes

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Citations et extraits

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  • Par Elisanne, le 17 juillet 2010

    On peut tout te prendre; tes biens, tes plus belles années, l'ensemble de tes joies, et l'ensemble de tes mérites, jusqu'à ta dernière chemise
    il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué.

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  • Par shulien, le 18 mai 2010

    Tout le malheur des hommes vient de ce malentendu: ce que Dieu te prête tu dois savoir le rendre. Aucune chose sur terre ne t'appartient vraiment. Ni ta patrie dont tu parles ni la tombe qui te fera poussière parmi la poussière.

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  • Par KariiZmaa, le 13 juin 2012

    Nous sommes dans un monde qui s'entre-déchire tous les jours que Dieu fait. On passe nos soirées à ramasser nos morts et nos matinées à les enterrer. Notre patrie est violée à tort et à travers, nos enfants ne se souviennent plus de ce que école veut dire, nos filles ne rêvent plus depuis que leurs princes charmants leur préfèrent l'Intifada, nos villes croulent sous les engins chenillés et nos saints patrons ne savent où donner de la tête; et toi, simplement parce que tu es bien au chaud dans ta cage dorée, tu refuses de voir notre enfer. C'est ton droit, après tout. Chacun mène sa barque comme il l'entend. Mais de grâce, ne viens pas demander après ceux qui, écoeurés par ton impassibilité et ton égoïsme, n'hésitent pas à donner leur vie pour t'éveiller à toi même. Ta femme est morte pour TA rédemption, monsieur Jaafari.
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  • Par adeline1983, le 08 septembre 2011

    Amine Jaafari, médecin d'origine palestinienne installé - voire plus, intégré en Israël, se retrouve confronté de façon violente aux souffrances du peuple qu'il avait tenté de renier lorsque Sihem, sa belle et douce épouse, décide de se faire exploser au beau milieu d'un fast-food, entraînant avec elle dans cette mort terrible des dizaines d'innocents.

    Les différentes parties du roman correspondent à la quête initiatique du héros, Amine, à la recherche d’une vérité qui lui est refusée : quelles sont les raisons qui ont pu pousser Sihem à commettre l’attentat ? Qui l’a conduite à ce geste terrible ? Avait-elle laissé un signe à son époux afin de lui permettre de pressentir son acte ?

    Amine, à travers le roman, poursuit une forme d’initiation qui va, en quelque sorte, l’amener à une nouvelle naissance symbolique : entre les premiers moments du roman et le terme de celui-ci, Amine connaît une évolution progressive qui le transforme, l’amène à reconsidérer profondément sa vie et ses choix, en faisant tomber une série de voiles qui masquaient une portion de réalité qu’il avait ignorée, volontairement ou non, consciemment ou non, jusqu’alors : celle-ci concerne à la fois son épouse, et l’aveuglement dans lequel il a partiellement vécu face à elle, ses origines et la vérité d’un peuple qui souffre et auquel il appartient, son propre statut et les enjeux profonds de son exil, de son choix de profession.

    Un roman percutant, qui ne se contente pas de lister des évidences, qui cherche à éviter les pièges du roman à thèse et de la neutralité inenvisageable dans la cas d'un tel sujet. Une oeuvre résolument engagée, donc, qui incite le lecteur à se poser les questions qui importent pour poser, à son tour, un regard critique et par là même engagé sur la difficile problématique israélo-palestinienne.
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  • Par Ciella, le 03 octobre 2013

    — J'ai connu quelqu'un, il y a longtemps. C'était un garçon ordinaire, sauf qu'il m'a tapé dans l'œil dès que je l'ai vu. Il était gentil, et tendre. J'ignore comment il a fait, mais au bout d'un flirt il a réussi à être le centre de l'univers pour moi. J'avais le coup de foudre toutes les fois qu'il me souriait, si bien que lorsqu'il me faisait la gueule quelquefois il me fallait allumer toutes les lampes en plein jour pour voir clair autour de moi. Par moments, au comble du bonheur, je me posais cette question terrible : et s'il me quittait ? Tout de suite, je voyais mon âme se séparer de mon corps. Sans lui, j'étais finie. Pourtant, un soir, sans préavis, il a jeté ses affaires dans une valise et il est sorti de ma vie. Des années durant, j'ai eu l'impression d'être une enveloppe oubliée après une mue. Une enveloppe transparente suspendue dans le vide. Puis, d'autres années ont passé, et je me suis aperçue que j'étais encore là, que mon âme ne m'a jamais faussé compagnie, et d'un coup, j'ai retrouvé mes esprits...
    Ce que je veux dire est simple. On a beau s'attendre au pire, il nous surprendra toujours. Et si, par malheur, il nous arrive d'atteindre le fond, il dépendra de nous, et de nous seuls, d'y rester ou de remonter à la surface. Entre le chaud et le froid, il n'y a qu'un pas. Il s'agit de savoir où mettre les pieds. C'est très facile de déraper. Une précipitation, et on pique du nez dans le fossé. Mais est-ce la fin du monde ? Je ne pense pas. Pour reprendre le dessus, il suffit juste de se faire une raison.
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Rencontre avec Yasmina Khadra à la Fnac Saint-Lazare
A l'occasion de la sortie de son dernier roman Les anges meurent de nos blessures, Yasmina Khadra a rencontré son public à la Fnac Saint-Lazare. le livre : Il avait pour lui une candeur...








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