> Henrý Kiljan Albansson (Traducteur)

ISBN : 2847201254
Éditeur : Gaïa (2008)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Roman également connu sous le titre : Karitas, sans titre.
Au début du XXe siècle en Islande, Karitas, jeune femme issue d'une famille modeste, jure qu'elle sera seule maîtresse de son destin. Vouée à saler le poisson comme ses sœurs, elle rêve de changer de ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par maevedefrance, le 10 mars 2012

    maevedefrance
    ENVOUTANT ! Et c'est presque un faible mot pour ce roman qui vous emporte vrairement, non pas dans le monde de l'art comme semble le sous-entendre la quatrière de couverture, mais dans les coins les plus reculés d'Islande. Karitas, comme sa mère, partie avec ses six enfants pour qu'ils aillent à l'école, est une nomade. Revenue en Islande pour monter gagner l'argent qui lui permettra de monter son exposition, Karitas part saler le hareng dès que la saison est venue. C'est là qu'elle y rencontre celui qui deviendra son mari, Sigmar, un marin possédant "une magie diabolique". Il l'emmène dans son village reculé des fijords de l'Est, au pied de la citadelle des elfes, perturbant ses projets d'artiste.
    Ne vous y trompez pas, ce roman n'est pas une "fantasy". Mais tout simplement en Islande, il n'est pas rare de croiser, dans certaines régions, comme le fera Karitas, le petit peuple, ou des femmes mi-elfe, et pas toujours bien intentionés. Jamais, dans le roman on ne trouvera cela étrange ou loufoque.
    Au contraire, cela fait partie intégrante de l'ambiance de cette île aux étés courts et aux hivers sans fin. "Le pays était blanc et glacé. Dans le silence immobile, on entendait distinctement le craquement des icebergs lorsqu'ils se détachaient lourdement à la sortie du fjord."
    Pour se tenir le coup, les Islandais de ce début du XXe siècle (le roman se déroule de 1915 à 1939) mangent du lard de phoques, de la tête de moutons flambée, se font des infusions de mousse des montagnes, partent à la chasse aux grands labbes, phoques ou guillemots... Un hiver particulièrement difficile "on disait que le silence sur la banquise était uniquement troublé par le grognement des ours blancs"...
    Un roman riche sur la vie de cette époque et la condition féminine. On apprend notamment que même au Danemark, là où a étudié Karitas, les femmes n'avaient pas le droit de dessiner le corps d'un homme nu d'après un modèle masculin en chair et en os (alors que c'était autorisé pour représenter une femme) : elles devaient dessiner d'après des oeuvres déjà existantes.
    Kristin Marja Baldursdottir, en commençant cette fresque romanesque, a décidé de conter la vie d'une femme sur cent ans. Autant dire, qu'avec les moments magiques de cette lecture qui m'a emportée très loin et vraiment fait voyager comme le font toujours les très bons romans, je vais lire la suite, Chaos sur la toile.
    Une très belle découverte, un roman palpitant où l'on ne s'ennuie pas une seule fois tout au long 543 pages, des coups de théâtre, une vraie documentation et une héroïne très attachante par son caractère bien trempée, le regard qu'elle porte sur sa condition et sur le pouvoir des hommes. Une femme en lutte. Un de mes coups de coeur 2012 !


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    • Livres 3.00/5
    Par nathalia1307, le 23 avril 2012

    nathalia1307
    Karitas dépeint la vie d'une jeune femme Islandaise,de 1900 à 1939. Alors que la 4eme de couv nous promet une plongée dans la vie d'une jeune artiste peintre, certes Karitas a étudié les Beaux Arts à Copenhague,mais l'intrigue est loin de porter sur l'expression artisitque.Le début n'est pas sans rappeler Dickens, la mère de Karitas, veuve et mère de 3 fils et 3 filles,gagne le nord de l'Islande (température -35°C°) pour travailler au salage du hareng. Elle s'engage à faire étudier ses 6 enfants sur ses maigres revenus. Au terme de ses études, Karitas rencontre Sigmar, originaire des fjords de l'ouest, c'est là bas qu'il emmene Karitas.
    Isolée au fin fond d'un fjord,la jeune femme se retrouve à gérer un foyer alors que son compagnon doit partir huit mois de l'année en campagne de pêche. L'endroit est idyllique, propice à l'inspiration et des elfes peuplent ce fjord quasi désertique, Karitas est loin de son rêve d'artiste peintre.
    Evocation assez réussie de ces femmes de pêcheurs,misant sur la solidarité pour s'épauler.Description grandiose de l'Islande,réalisme du monde rural:pêche,travail de la laine. Les noms des personnages et des lieux (pas toujours évident à mémoriser)
    Ambiance mystèrieuse des elfes et trolls. Récit assez froid,et rude, parfois dramatique à certains passages comme dans les sagas nordiques. Lu sans difficultés, je suis peut être moins entousiaste que d'autres car certains sont passages restent tristes, le roman reste bien écrit et vaut un bon 3,5.
    Une suite à ce roman existe, en espérant que Karitas puisse enfin s'exprimer à travers son art !!!
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 11 mai 2010

    litolff
    Magistrale reconstitution historique, sociale et humaine située dans un décor époustouflant, Karitas sans titre est un magnifique roman dont le thème sort vraiment de l'ordinaire : la vie de femmes en Islande au début du siècle, c'est quelque chose dont on n'entend pas souvent parler ! De celle des saleuses de poisson comme de celle des artistes...
    Incroyables, les conditions de vie dans lesquelles ces femmes ont du se débattre pour survivre, pour exister, pour assumer leur condition de femme, d'artiste : le froid semble forger le caractère... en tous cas on se sent un peu chochotte après avoir lu Karitas !
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Nina, le 23 mai 2011

    Nina
    Au siècle dernier, la vie des femmes islandaises étaient rythmées par les grossesses et les travaux domestiques. Dans la famille de Karitas, ils sont six enfants. le père est mort en mer et la mère travaille sans compter pour donner une éducation à ses enfants. Karitas a un don remarquable pour le dessin. Une femme de la haute société islandaise repère cette faculté et propose à la mère de Karitas de financer les études de sa fille à l'académie royale des beaux-arts de Copenhague. Cet enseignement va marquer une différence avec l'éducation des filles de sa condition qui suivent des études quand elles le peuvent dans des écoles ménagères ou pour devenir sage-femme.
    Karitas sort diplômée de cette école, et commence à penser à sa future carrière d'artiste. Elle rêve de créations artistiques, de voyages et d'expositions dans le monde entier. La jeune artiste est prête à vivre toutes les expériences qui vont servir son art. C'est ainsi qu'elle va commencer à exercer ses talents de peintre sur un jeune homme qui accepte de poser pour elle. C'est son premier modèle, l'Académie des beaux-arts interdisant aux femmes de dessiner des hommes nus. Karitas découvre en même temps que sa première expérience de peintre, l'éveil du désir sensuel et vit sa première aventure amoureuse avec son modèle.
    A cette époque, une expérience amoureuse hors mariage était risquée et Karitas découvre avec effroi qu'elle est enceinte.
    L'avenir de la jeune artiste s'obscurcit. Elle attend un enfant et doit se plier aux règles de sa nouvelle condition de mère. Vie de couple, naissances répétées, travaux ménagers vont devenir le quotidien de la jeune femme. Karitas va passer son temps à réfléchir, à combiner d'éventuelles possibilités de vivre sa passion pour la peinture et sa vie quotidienne. Sa différence avec les autres femmes de son village va s'accentuer. Elle a besoin de solitude pour créer, pour faire évoluer en elle les images qui vont devenir ses futures œuvres. le folklore islandais est peuplée d'elfes, de trolls qui règnent au même titre que les hommes sur cette terre. Karitas vit proche d'une grande montagne noire que l'on appelle la citadelle des elfes. Elle les voit certains soirs envahir sa maison, le cri des corbeaux annonce leur arrivée. Il y a aussi sa sœur morte qui vient l'aider et lui inspire des tableaux au style avant-gardiste. Quelle est cette étrange frontière que Karitas passe certains jours ? le monde de la création ou celui de la folie ?
    Un roman foisonnant de détails sur ce pays fascinant, l'Islande. On découvre les coutumes, les croyances, la vie des familles islandaises modestes au siècle dernier et la personnalité fascinante de Karitas, cette jeune femme en avance sur son époque, qui lutte pour faire admettre à son entourage qu'elle est une artiste et revendique une autre manière de vivre sa vie de femme.

    Lien : http://de-page-en-page.over-blog.com/article-karitas-sans-titre-7443..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Glacha, le 23 avril 2012

    Glacha
    A conseiller pour les amoureux de Herbjorg Wassmo et de ses sagas danoises tel Le Livre de Dina.
    Dans ce long roman, on suit le destin de Karitas, jeune femme, à l'âme d'artiste, dans l'Islande du début du 20ème siècle, entre le salage des harengs,des études au Danemark, ses hivers passés isolée dans une cabane de pêcheur.
    Magnifique descriptions des paysages islandais et des états d'âmes...
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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 03 décembre 2010

    Tu partiras vers l'art. Il t'a appelée. Ce sera un long voyage, et sur ta route se trouveront trolls et embûches. Et lorsqu'enfin tu atteindras la montagne bleutée qui s'élève, magnifique, au milieu des autres massifs bleu-noir, tout se refermera derrière toi et tu seras prisonnière à vie. Mais cette captivité t'apportera souvent plus de bonheur que la liberté.
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  • Par litolff, le 04 décembre 2010

    Elle mourait d'envie de parler, les mots se bagarraient en elle les uns avec les autres, mais elle ne flancha pas, il pouvait bien dire quelque chose, l'homme, puisque c'était lui qui l'avait emportée comme un cheval fougueux là-haut sur le coteau.
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  • Par maevedefrance, le 02 mars 2012



    L'école primaire fut fermée et la vie économique se paralysa à cause du froid et de la maladie qui suivait dans son sillage.
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  • Par missoizo, le 03 avril 2012

    Des hommes et des femmes pouvaient-ils être de véritables artistes si leur esprit n'était pas constamment au pouvoir de l'art?
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  • Par maevedefrance, le 02 mars 2012


    Le pays était blanc et glacé. Dans le silence immobile, on entendait distinctement le craquement des icebergs lorsqu'ils se détachaient lourdement à la sortie du fjord.
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