ISBN : 2070416283
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Au début était une jeune fille, une enfant encore mais déjà un corps de femme. Manuella, environ dix-sept ans, le bac en point de mire et la grande question de l'amour en leitmotiv. Pour le bac, pas de problèmes, à condition de ne pas trop ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par ancoline, le 07 septembre 2011

    ancoline
    Manuella attend les résultats de son baccalauréat. Elle ne sait plus si elle mérite de l'avoir cette année. Elle a toujours trouvé qu'elle n'en faisait pas assez, aussi ses parents l'ayant vu zapper, téléphoner des heures avec ses amis ne savent plus s'ils doivent la soutenir ou lui remonter le moral avant l'échec éventuel. Ses copines sont épanouies, plus heureuses de leur corps ayant eu la preuve de leur pouvoir de séduction. Elles ont déjà eu un copain et ont déjà fait l'amour, même si c'est sans aimer vraiment comme disent ses copines. Elle trouve par contre inutile de passer cet acte juste pour être dans la norme mais préférerait être dans la majorité des statistiques pour ne pas être différente, être sûre d'être aimer pour ce qu'elle est. Puis vient les grandes vacances, juste après les résultats où tous considèrent que vous êtes adulte. Vous avez passez l'épreuve de l'adolescence et vous devez être maintenant dans le monde du travail, ses conventions et ses habitudes. Elle travail provisoirement dans un commerce, fréquente les amis de ses parents, dans un milieu protégé. Pourtant elle se demande comment elle peut accepter de jouer un rôle avec le sourire, ne pas laisser partir le client ou les autres insatisfaits. Et puis il faut affronter les hommes plus mûrs, qui utilisent leur expérience pour séduire et passer à autre chose. Intelligente et donc lucide elle va se découvrir la capacité de faire des choix sans l'avis d'autrui.
    Philippe Labro réussit à nous faire ressentir les questions, le harcèlement des hésitations.
    Les souvenirs en tant qu'adolescente me sont bien revenus. Les changements de situations entrainant une gestion des envies réalisées ou pas sont effectivement difficiles à prévoir. Ces questions et ces hésitations d'adolescentes sont bien écrites, on s'y retrouve. Manuella est intelligente et ses rêves s'en ressentent. C'est un livre agréable, facile et rapide à lire. La fin m'a surprise.
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Citations et extraits

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  • Par ancoline, le 01 septembre 2011

    En fait je ne vois pas comment on peut coucher sans un peu d'amour et c'est la vraie question : est-ce qu'on peut ?
    Yami m'a dit :
    - Non, on peut pas sans un peu d'amour.
    Alors je lui dis :
    - Donc, tu aimes Thomas ?
    Yami répond :
    - ça dépend ce que t'appelle aimer. C'est pas le grand amour. On s'entend bien, quoi.
    Alors nouvelle question, mais cette fois je ne la pose pas à Yami, je ne vais pas aller plus loin, je ne dépasserai pas les frontières de la pudeur. Elle m'en parlera un jour, mais pas au café, pas en tête à tête. On le fera au téléphone, vers 11h du soir, ...
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  • Par ancoline, le 01 septembre 2011

    Ce qui m'a encore plus bloquée. "On échange" est une expression qui m'insupporte. J'ai commencé à l'entendre il y a un ou deux ans, mais elle venait surtout de certains profs, et puis je l'ai entendue à la télé, et puis un peu partout dans les débats, j'ai fait assez vite la distinction entre celles et ceux qui disent "on échange" et les autres, ceux qui parlent sans avoir recours à ce préalable inutile, ce côté sympa artificiel.
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  • Par ancoline, le 04 septembre 2011

    La volonté n'a de prise que sur quelques mouvements de quelques muscles. Je me suis dit que, si seulement ma vlonté avait eu prise que l'articulation de la partie supérieure de l'index de ma main droite, le Doigt Zappeur, je ne serais pas à cet instant de ma vie, 8h45, matin de juillet, au bord du néant absolu.
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  • Par ancoline, le 01 septembre 2011

    Je crois que l'on peut deviner ou définir une partie de ce que sont les gens par les mots qu'ils emploient. J'essaie, en toute chose, de n'avoir aucun préjugé, d'être vriament, mais vraiment tolérante, et je suis même une grande partisane de la converse impromptue avec des inconnus.
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  • Par ancoline, le 04 septembre 2011

    Je me demande comment reconstituer l'atmosphère de cette soirée. Si seulement j'avais un peu plus de vocabulaire, ça me manque tellement, parfois.
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