Vingt après la chute du Mur de Berlin,
Rouja Lazarova nous invite à une plongée dans la Bulgarie communiste, de 1944 jusque à l'aube du XXIème siècle. A travers trois générations de femmes, Gaby, sa fille Rada et sa petite-fille Milena, qui est également la narratrice de ce récit, le lecteur découvre le quotidien du régime communiste, ses privations, ses peurs, sa corruption, ses répétitions et ses absurdités.
Rouja Lazarova nous décrit un système cruel, auquel les trois femmes de ce récit vont opposer une résistence minime et silencieuse, mais une résistence tout de même.
J'ai trouvé cette immersion dans la Bulgarie communiste absolument fascinante. Sans forcer sur le dramatique,
Mausolée nous montre les disparitions quotidiennes, les privilèges des membres du Parti et l'absurdité des décisions prises. J'ai également beaucoup aimé le récit de l'après-1989, avec le chaos des privatisations en masse, l'arrivée du capitalisme acharné et ses laissez-pour-compte.
Le style est agréable mais je dois avouer m'être perdue à plusieurs reprises dans les méandres de ce récit qui regorge de personnages secondaires et dont la chronologie est plutôt aléatoire. Une construction, un peu anarchique, qui m'a empêchée de toujours apprécier ce récit et tous les éléments de l'histoire.
Un bon roman donc, mais surtout un beau témoignage fictionnel (même si je soupçonne beaucoup de vécu derrière ce récit).
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