ISBN : 2253001414
Éditeur : Le Livre de Poche (1973)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 145 notes) Ajouter à mes livres
Au château d'Ambrumésy, Raymonde de Saint-Véran est réveillée par des bruits. Apercevant un rôdeur, elle tire et l'homme s'écroule, mais le cadavre reste introuvable. Si rien ne semble avoir été volé, le jeune Isidore Be... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Kittiwake, le 28 février 2012

    Kittiwake
    Troisième volume de la collection consacrée aux exactions du célèbre gentleman cambrioleur, il n'est pas nécessaire pour la compréhension de l'intrigue d'avoir lu les deux précédents. C'est cependant utile, eut égard aux nombreuses références citées.
    La trame est complexe, car le gentleman éprouve un malin plaisir à brouiller les pistes en changeant d'aspect, de nom, ou de stratégie, menant ses ennemis jurés, Ganimard et Herlock Sholmès, ainsi qu'un jeune lycéen talentueux Isidore, qui part sur ses traces, sur de multiples fausses pistes qui sont autant de chausse-trappes, au grand dam de ses poursuivants.

    L'enjeu des hostilités est la fortune des rois de France , dont le secret de la cachette est transmis de royauté en empire, et d'empire en gouvernements, depuis Jules césar, sous forme d'un code que bien entendu Arsène Lupin a pu déchiffrer en retrouvant l'ouvrage dans lequel Marie-Antoinette elle-même l'avait dissimulé. Et cette cachette, dont la recherche entraine Isidore en périple de Rennes jusque dans la Creuse , se trouve finalement à Etretat, dans L'aiguille creuse, qui a fait le succès d'Arsène Lupin et réciproquement
    Riche en rebondissements de toutes sortes (tout à fait habituels quand Lupin prend les rênes), le roman met en scène un personnage intéressant : ce jeune lycéen cité plus haut est particulièrement perspicace et Lupin trouve cette fois un adversaire à son niveau (non que Ganimard ou Herlock Sholmès soient de gros nigauds, mais ils ne jouent pas tout à fait dans la même catégorie que leur ennemi intime). Il suffira bien sûr au célèbre gentleman d'adapter sa stratégie pour avoir le dernier mot, mais avec du fil à retordre
    Pourtant Lupin est sacrément malmené au cours de cet épisode : blessé gravement, moribond, presque mis en échec par Isidore. Maurice Leblanc avait-il quelques comptes à régler avec son héros?
    Je n'oserais parler d'aventures rocambolesques, au risque de me tromper de héros. Il n'empêche que le lecteur est traité comme les poursuivants d'Arsène Lupin, au point d'en devenir paranoïaque, soupçonnant tout nouveau personnage d'être le cambrioleur protéiforme : et de plus, c'est le plus souvent le cas. Il vaut mieux donc se laisser porter par les péripéties, en lâchant prise, avec rendez vous à la dernière ligne....

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/02/laiguille-creuse.html
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    Critique de qualité ? (27 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 20 avril 2012

    Luniver
    Nouveau volet des aventures d'Arsène Lupin. Tout débute au château de Gesvres, par une nuit plutôt agitée : cambriolage, mort du secrétaire du comte. La nièce du comte parvient à tirer sur un des cambrioleurs, qui s'effondre. On ne retrouve cependant ni le corps de celui-ci, ni les biens volés. C'est un jeune lycéen, Isidore, qui a réussi à se glisser dans un groupe de journalistes, qui donne quelques clés de l'énigme. On se convainc rapidement que le cambriolage est signé Arsène Lupin, que c'est lui qui a reçu la balle, et qu'il doit encore se trouver dans l'enceinte du château.
    Entre Isidore et Arsène Lupin va commencer une lutte sans merci, l'un pour percer les secrets du célèbre cambrioleur, l'autre pour les conserver à tout prix. le lecteur devient rapidement paranoïaque et suspecte à chaque apparition d'un nouveau personnage une énième forme du caméléonesque héros.
    Un petit point négatif : Arsène Lupin perd son sang-froid plusieurs fois, et traite avec condescendance le jeune Isidore. Je préfèrais le bandit jovial avec tout le monde, et qui conserve son flegme en toutes circonstances. Il me semble que notre héros usurpe quelque peu son titre de "gentleman" dans ce récit.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par melusine1701, le 23 juin 2010

    melusine1701
    Terreur chez M. de Gesvre: sa fille et sa nièce ont été témoin d'un cambriolage dans leur propre maison. Raymonde de Saint-Véran a même tiré au fusil sur le fuyard, qui s'est relevé et doit se cacher quelque part, blessé. Mais lorsque arrivent le juge d'instruction et ses enquêteurs, ils découvrent un autre cadavre, un des hommes de M de Gesvre. Plus étonnant: rien ne manque dans la maison, rien ne semble avoir été volé. Intervient alors Isidore Bautrelet. Cet étudiant en rhétorique, d'une logique et déduction à toute épreuve, va vite comprendre l'enjeu de cette affaire: c'est l'oeuvre d'Arsène Lupin, le célèbre voleur, qui n'a pas pu aller bien loin, et qui n'a pas non plus pu repartir les mains vides. le jeune limier va donc s'évertuer à découvrir ce que trame Lupin.
    Mon premier Lupin! J'ai choisi le plus célèbre. Moi qui n'aime pas les policiers, l'enjeu était de taille. Soyons clair: ce roman n'a que des qualités. L'action débute dès la première ligne, et ne s'arrête jamais. Pour satisfaire les plus gourmands, une énigme à l'ancienne est proposée, un message codé censé révéler le repaire d'Arsène Lupin. L'intrigue est donc croustillante: d'un Lupin sentimental aux grands secrets de l'histoire de France, tout y est pour un roman à la fois passionnant et d'un grande légèreté. Lupin a la sympathie du lecteur dès le départ, et son humour et sa désinvolture font mouche à chaque fois. Car voilà le secret de Lupin: jamais là où on l'attend, il réapparaît et suit le lecteur le long de l'histoire sans que celui-ci s 'en doute. Et oui, Lupin, est avant tout un as du déguisement et de la dissimulation. Il est capable d'être dans les pages sans que vous vous en aperceviez. Quel plaisir! Je recommande.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par trust_me, le 17 octobre 2011

    trust_me
    Arsène Lupin aurait-il enfin trouvé son maître ? Lors du cambriolage d'un château Normand, la nièce du propriétaire tire sur l'un des voleurs. Ce dernier n'est autre que le célèbre Arsène Lupin, celui-là même qui échappe à la police depuis des lustres. Se faisant passer pour mort, Lupin semble une fois de plus duper tous ses ennemis. Mais à la surprise générale, Isidore Beautrelet, élève de rhétorique dans un lycée parisien, découvre la supercherie avec une facilité déconcertante. le jeune homme, sorte de détective surdoué, semble être le seul capable de déjouer les plans machiavéliques que Lupin met en œuvre depuis des années. Devenu la coqueluche des journalistes et de la police, Isidore va devoir assumer le rôle difficile d'adversaire numéro un du roi de la cambriole. Mais celui-ci a plus d'un tour dans son sac… Entre enlèvements, coups tordus et course au trésor, ce roman échevelé ne laisse aucun temps mort.
    Une journée passée à Etretat aura suffit pour me donner envie de lire L'aiguille creuse. Un détour chez mon libraire préféré plus tard et me voici avec mon premier Arsène Lupin entre les mains. Certes le texte est un peu daté. Mais il n'empêche. La littérature populaire d'antan garde tous ses charmes. le coté feuilletonnant, les rebondissements incessants, le héros qui retombe toujours sur ses pieds et semble indestructible (même si…). Les ingrédients qui ont fait le succès du genre se déroulent naturellement au fil du texte et l'engrenage se referme sur un lecteur pris au piège.
    Arsène Lupin, Fantomas, Sherlock Holmes ou Harry Dickson, les personnages récurrents qui ont fait la gloire de leurs auteurs il y a à peine plus d'un siècle continuent de fasciner un contingent important de fans cherchant avant tout une lecture plaisir sans prise de tête. Bien sûr, l'intrigue est quelques fois tirée par les cheveux et l'on voit venir certains événements ou quelques grosses ficelles qui permettent à l'histoire de rebondir un peu artificiellement. Bien sûr, certains dialogues semblent un peu désuets. Mais qu'importe, cela reste de la bonne littérature populaire qui, aujourd'hui encore, continue d'inspirer de nombreux écrivains de contenter de nombreux lecteurs.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2010/05/arsene-lupin-laiguill..
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    • Livres 4.00/5
    Par Ys, le 05 mars 2012

    Ys
    Riche en mystères, en rebondissements et en surprises, puisant son inspiration dans les méandres de l'histoire comme dans les beautés du paysage normand, ce roman est un pur moment de plaisir. Même lorsqu'on connait le fin mot de l'intrigue pour l'avoir trop souvent entendu raconter.
    Ce premier Lupin que je lis ne sera certainement pas le dernier !
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Citations et extraits

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  • Par sarasvati, le 23 septembre 2010

    p.85/Parlait-il sérieusement ? J'avoue que j'étais fort dérouté. La lutte entre ces deux hommes commençait d'une façon à laquelle je ne comprenais rien. Moi qui avais assisté à la première rencontre entre Lupin et Sholmès, dans le café de la gare du Nord, je ne pouvais m'empêcher de me rappeler l'allure hautaine des deux combattants, le choc effrayant de leur orgueil sous la politesse de leurs manières, les rudes coups qu'ils se portaient, leurs feintes, leur arrogance.
    Ici, rien de pareil. Lupin, lui, n'avait pas changé. Même tactique et même affabilité narquoise. Mais à quel étrange adversaire il se heurtait! Etait-ce même un adversaire ?
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  • Par Kittiwake, le 28 février 2012

    L'horizon s'empourprait de tous les feux du soleil disparu, et de longs nuages embrasés, immobiles dans le ciel, formaient des paysages magnifiques, des lagunes irréelles, des plaines en flamme, des forêts d'or, des lacs de sang, toute une fantasmagorie ardente et paisible.
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  • Par GeckoLogique, le 18 avril 2011

    Isidore eut un éblouissement. Le château de l’Aiguille ! le département de la Creuse ! L’Aiguille, Creuse ! La clef même du document ! La victoire assurée, définitive, totale...

    Sans un mot de plus, il tourna le dos aux deux femmes et s’en alla en titubant, comme un homme ivre.
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Arsène Lupin, film réalisé par Jean-Paul Salomé (2004), bande-annonce








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