> Christophe Mercier (Traducteur)

ISBN : 2702434452
Éditeur : Le Masque (2010)


Note moyenne : 3.93/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Samuel Szajkowski enseigne l’histoire dans une école secondaire, mais aussi d’autres matières car on manque de personnel. Par un été torride, il entre dans une salle, ouvre le feu et tue trois élèves et un collègue avant de retourner son arme contre lui.

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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Eskalion, le 15 août 2010

    Eskalion
    Voilà un roman glacial. Glacial parce qu'il pourrait s'inscrire sans problème dans notre quotidien, nous atteindre de plein fouet sans que l'on puisse un instant dérouter le cours des choses. Ici point de courses poursuite, de tueurs en série, de sectes sataniques et autres criminels sanguinaires qui pullulent dans nos polars contemporains.
    Au début du roman, le drame s'est déjà produit, il n'y a plus de tueur à retrouver et à neutraliser, celui-ci s'est suicidé.
    Il n'y a plus qu'un collège, un collège comme il en existe tant d'autres en banlieue londonienne et ailleurs, et qui vient de connaître l'horreur d'une effroyable tuerie en son sein.
    Mais cette fois, ce n'est pas un élève en mal de publicité ou révolté contre le monde qui a fait feu sur ses camarades, mais un professeur d'histoire, Samuel Szajkowski. D'origine polonaise, il y enseignait seulement depuis quelques mois. Geste d'un fou, forcément schizophrène, forcément psychopathe. Ce qui rajoute à l'horreur du drame. L'affaire est donc entendue.
    Sauf qu'une inspectrice, qui dans un premier temps rencontre différents témoins pour la forme, commence à s'intéresser à ce professeur assassin. Elle remonte progressivement le fil des évènements, la vie de ce Samuel que tout le monde présente comme quelqu'un à part, de différent, et donc dérangeant. A la lueur des différents témoignages elle démontera la mécanique d'une redoutable machine à broyer et esquissera progressivement une vérité qui fait froid dans le dos, bien loin de celle établie avec empressement par les autorités et l'administration du collège.
    Ce roman est le 1er écrit par Simon Lelic. C'est avant tout un roman d'atmosphère, forcément pesante, pénétrante, qui emmène le lecteur sur un chemin froid et sombre. Un chemin miroir qui renvoie à la figure du lecteur l'image d'une société (la notre ?), qui, sous le vernis de la civilisation cache une barbarie jamais disparue, où règne la loi de la meute, la loi du plus fort et qui stigmatise toujours les plus faibles.
    Tout le talent de Lelic réside dans sa réussite à retranscrire cette atmosphère, à travers un style épuré et une approche du dialogue original. Tout au long du livre les témoins répondent aux questions que l'on n'entend (lit) pas. le lecteur est juste une oreille, il serait en quelque sorte à la place du magnétophone qui enregistre les réponses des personnes auditionnées. Ce procédé renforce le poids des témoignages, il renforce la perspective entre les propos d'une banalité badine avec l'horreur du drame qui s'est joué, et c'est ce qui en fait au final une histoire effrayante.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Yukarie, le 08 mars 2012

    Yukarie
    Je ne lis que très peu de policier, surement parce que je suis une trouillarde et que j'ai du mal à lire ce genre le soir, car comme beaucoup d'entre vous le savent, mon moment préféré pour lire est en pleine nuit! Mais pour ce livre, la présentation de l'éditeur sur la couverture m'a inspiré. Un sujet dont on parle peu et qui peut facilement faire l'actualité! Cela m'intéresse! du coup, on remballe la peur et on commence la lecture!
    Samuel Szajkowski, que nous appelleront Sam pour éviter d'écrire trop souvent son nom complexe, est professeur d'histoire dans un collège de Londres. Il n'a aucun passé tendancieux et de bonnes références professionnelles. Mais lors d'un après-midi de canicule, Sam tire avec une arme à feu sur des élèves, un professeur, puis se suicide. Comment en est-il arrivé la? C'est la question que se pose Lucia, l'inspecteur chargé de l'enquête. Elle y découvrira avec difficulté une vérité qui semble déplaire mais qu'elle n'hésitera pas à dénoncer!
    Le livre de Simon Lelic ne raconte pas vraiment l'histoire de Sam. Je m'attendais à découvrir au final le massacre plus ou moins "en direct" et à comprendre les motifs qui ont poussés ce prof à commettre de tels actes. Au lieu de cela, nous commençons directement avec une déposition de collégien qui nous révèle que les faits sont déjà passés.
    Les chapitres s'entremêlent entre les pensées de l'inspecteur Lucia, et les témoignages que celle-ci a récolté le long de son enquête. Au départ, il est difficile de se concentrer car il n'y a pas d'ordre chronologique dans l'avancé du livre. On se retrouve au présent puis d'un seul coup dans le passé pour revenir a un passé moins éloigné ce qui est un peu déroutant. de même les témoignages sont sous forme de monologue, seul le témoin parle et c'est à nous de découvrir qu'elles sont les questions que Lucia pose. C'est un système intéressant pour nous qui nous permet de comprendre comment l'inspecteur voit les choses. On rentre dans la peau du personnage, on réagit même à certains témoignages et on aurait envie de poser certaines questions. Pourquoi es tu si cruel? Pourquoi ne pas avoir réagit? Comment peux-tu être aussi naïf?
    Le personnage de Samuel m'a ému. J'étais souvent très triste pour lui, notamment dans la scène du match de foot, car malgré les meurtres qu'il a commis, il est difficile de lui en vouloir. Lucia est du même avis mais est seule dans cette pensée. Elle se retrouve très vite en conflit avec ses collègues et sa hiérarchie qui n'hésitent pas à lui en faire baver pour qu'elle abandonne cette idée. Mais entre les meurtres, les agressions et la passivité de l'autorité, il existe trop de coïncidences pour que ce collège soit clean...et notre Lucie téméraire et prête a tout, prouvera que la vérité est ailleurs!
    Rupture est un livre sympa mais je n'ai pas forcement trop accroché. L'histoire est intéressante mais trop plate dans la narration. Pour un policier, je m'attendais à un peu plus d'action et de suspense or je me suis ennuyée à certains passages. La mise en scène était monotone ce qui est dommage pour un sujet avec autant de potentiel. Un petit plus quand même pour une magnifique couverture agréable au visuel comme au toucher.
    Je remercie Livraddict et les éditions Folio pour ce partenariat et la découverte de ce livre que je ne regrette pas pour autant d'avoir lu.

    Lien : http://larecreationculturelledeyuka.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 09 août 2010

    maevedefrance
    Avec Rupture, Simon Lelic nous plonge dans un roman policier anglais pas comme les autres. le lieu du drame est celui de l'Ecole où un jeune professeur d'histoire, Samuel Szajkowski, tue quatre personnes - trois élèves et une collègue - avant de se donner la mort. L'inspecteur de police Lucia May est chargée d'établir un rapport afin que l'affaire soit classée au plus vite, à savoir que le tueur était un fou, un monstre. Mais au fur et à mesure de son enquête, ce qu'elle découvre est d'une toute autre ampleur et l'affaire ne peut être classée si facilement. Sa découverte dérange sa hiérarchie qui l'écarte alors de l'affaire. Mais l'enquêtrice en fait fi, continue et donne à voir au lecteur une vérité dérangeante.
    L'enquête repose sur les enregistrements des interrogatoires menés. Celui d'enseignants, d'élèves, de parents d'élèves dont l'enfant a été tué dans le carnage, celui du directeur du collège, Mr Travis, et de sa secrétaire. Les pièces à conviction sont alignées au fur et à mesure sous les yeux du lecteur, qui découvre, comme le dit Lucia, que "ce n'est pas toujours celui qui appuie sur la détente qui est responsable".
    Dans ce roman policier, Simon Lelic brosse un portrait peu reluisant de la société anglaise contemporaine et en particulier de son système éducatif où règne la loi de l'omerta.
    Mr Travis est une caricature : comme le veut le système britannique, il recrute lui-même ses enseignants. Cependant, il n'a pour eux que peu d'estime, comme il a peu d'estime pour les élèves et ses compatriotes en général : "La majeure partie de la population adulte de ce pays sait à peine compter ses orteils, en admettant qu'elle soit capable de regarder plus bas que son ventre pour les localiser. (...) Les enseignants (...) ne se préoccupent que d'eux-mêmes". Pour lui, ce qui compte, ce sont les mathématiques et les chiffres. Et c'est bien là le noeud du problème. Il n'a que peu d'estime pour l'humain, ce qui n'est pas sans conséquence lorsqu'on est chef d'établissement scolaire. Il accorde nettement plus d'importance à l'argent qui rentre et qui sort de son établissement, d'autant plus que son collège est en passe de recevoir des fonds privés. Alors autant que l'affaire soit classée plutôt que d'effrayer les investisseurs. D'autant plus que le collège a déjà des antécédents : Eliott, un élève persécuté par d'autres élèves, a été sauvagement agressé et finit par se suicider. Tout comme Samuel était persécuté par ses élèves qui n'ont pas hésité à lui casser une jambe ou à lui mettre un étron dans sa malette. A cela s'ajoute l'hostilité de son collègue prof de sport, "T.J." pour un motif bien futil : Samuel l'a pris pour un prof de latin, ce qu'il a été vécu comme une insulte! Un type stupide, méchant et aussi immature que les élèves dont il a la charge. Les autres enseignants, témoins des mésaventures à répétition de leur nouveau collègue ne feront rien. Par peur de Mr Travis notamment...
    Dans son enquête et son travail en général, Lucia elle aussi est persécutée, victime du machisme de ses collègues, en particulier de Walter qui tente de l'intimider en l'agressant dans un parking, mais aussi de Cole, son boss, plus préoccupé de son herpès et de sa carrière que de faire jaillir la vérité.
    Dans ce roman policier, le lecteur ne découvre pas un tueur psychopathe mais terriblement banal, normal, victime d'une surdose d'humiliations, de persécution mais aussi d'indifférence dans un système qui laisse peu de place à l'humain. Un roman effrayant que l'on n'oublie pas une fois refermé. Bien plus qu'un roman policier, c'est certain...
    Je pense que l'on entendra reparler de Simon Lelic, dont c'est le premier roman publié en France


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par encoredunoir, le 05 février 2012

    encoredunoir
    Voilà un roman qui peut faire peur. À cause de sa couverture et de son résumé notamment, qui peuvent faire croire que l'on va se trouver face à une sorte de resucée du trop bien nommé Carnages, de Maxime Chattam. Mais, passé ce difficile seuil psychologique, on se trouve face à un roman autrement plus subtil et engagé. Ouf.
    Le point de départ de cette histoire est donc un massacre dans un collège public londonien. Samuel Szajkowski, professeur d'histoire, a déboulé dans une réunion et abattu trois élèves et une enseignante avant de se suicider. L'inspecteur Lucia May, chargée de l'affaire, pourrait donc boucler rapidement l'enquête. Sauf que, si le coupable est identifié clairement, ce qu'elle découvre à propos de ce qu'ont vécu cet enseignant et certains élèves dans cet établissement scolaire la pousse, malgré sa hiérarchie qui voudrait classer l'affaire au plus vite, à trouver qui sont les responsables.
    Malgré donc les apparences, nous sommes bien loin du thriller. Ce que nous donne à voir Simon Lelic se sont les mécanismes du harcèlement et leurs conséquences. Si Szajkowski est le fil conducteur, on découvre vite d'autres victimes : le jeune Elliott, et même Lucia May. Chacun y réagira ou y aura réagi d'une manière différente.
    La structure du roman, qui alterne les témoignages bruts, à la première personne, des collègues et élèves de Szajkowski, et l'enquête, à la troisième personne, de Lucia, permet de dévoiler peu à peu la mise en place de ce mécanisme pernicieux qui existe autant par l'autoculpabilisation de la victime que par sa mise à l'écart par ses collègues ou camarades qui, par crainte d'être touchés par ricochet, par pudeur, par mépris pour la faiblesse ou par croyance en un certain ordre naturel des choses où les plus gros mangent les plus petits, se refusent à intervenir.
    Ce qui se révèle à nous tout au long de ce roman, c'est aussi l'évolution de notre société où l'individualisme forcené vient s'appuyer sur le désir de maintenir un certain ordre de façade, amenant ceux qui pourraient régler les problèmes à les ignorer délibérément pour ne pas ternir l'image d'une entreprise ou d'une institution. Cette culture où chacun doit être un winner, quitte à écraser les autres ou à les regarder se faire écraser, et où l'incompétence, pour peu qu'elle soit recouverte d'un mince verni d'allégeance aux convenances, est récompensée. le personnage de T.J., le professeur de sport méprisé autant des élèves que des enseignants mais qui s'impose par une apparence de force et sa capacité à enfoncer les plus faibles, en est l'exemple-type. Plus encore que celui de Travis, le directeur du collège qui tente d'étouffer tout ce qui pourrait nuire à son établissement et se montre prompt à faire endosser aux victimes la responsabilité de leurs propres malheurs.
    Voici donc un premier roman bien mené, fin là où le discours lénifiant pourrait être plus facile, et qui va vous faire passer un moment plutôt désagréable. Parce que la littérature, ça n'est pas que l'évasion.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-rupture-de-simon-lelic-986..
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    • Livres 5.00/5
    Par hoel, le 10 janvier 2011

    hoel
    Depuis peu, Samuel Szajkowski est professeur d'histoire dans un collège. Élèves difficiles, collègues peu amènes, personne vers qui se tourner : difficile pour lui de trouver sa place. Par une chaude journée d'été, il arrive armé à une réunion d'établissement et ouvre le feu. Il tue trois élèves et une professeur avant de se donner la mort.
    Pour la police, nul besoin d'enquêter : les témoins ne manquent pas et le coupable est mort. Mais tout le monde n'est pas du même avis. La jeune inspectrice Lucia May est bien décidée à comprendre comment cet homme apparemment sans histoire a-t-il pu en arriver à commettre l'irréparable. Que cela plaise à sa hiérarchie ou non...
    La construction de ce premier roman de Simon Lelic est originale et brillante. Certains chapitres donnent à voir les policiers en action de manière assez classique (à la troisième personne). Dans les autres, les différents acteurs de l'histoire, en interrogatoire, racontent à Lucia ce qu'ils savent et ce qu'ils ont sur le cœur. Il s'agit de monologues puisque les questions de l'inspectrice – que l'on peut souvent deviner – ne sont jamais données à lire. Adolescents, professeurs, parents d'élèves : les personnages se livrent tour à tour devant le lecteur, et lorsqu'ils interpellent Lucia, tout est fait pour qu'on puisse penser qu'ils s'adressent à lui. Simon Lelic exploite au mieux le procédé, faisant s'exprimer chacun avec son vocabulaire, son caractère, ses tics de langage...
    Le personnage de Lucia est très intéressant. D'un naturel pugnace, elle n'a de cesse de réclamer à son supérieur davantage de temps pour pouvoir faire toute la lumière sur l'affaire. Ce dernier est bien en peine de lui laisser les coudées franches, puisqu'il doit lui aussi rendre des comptes et qu'on lui impose de tenir un certain rendement. Face à un tel drame, chacun aimerait comprendre, et devant Lucia, chacun s'interroge, raconte sa vie, son deuil... Dans ces passages parfois poignants, les regrets sont souvent au rendez-vous : « si j'avais su, j'aurais peut-être pu empêcher ça ? ».
    Avec cette histoire qui semble tout droit sortie d'un sinistre fait divers, Simon Lelic met le doigt sur de nombreux sujets délicats comme la souffrance au travail, la violence à l'école, le racisme ordinaire... Comme Lucia, il essaie de comprendre comment les auteurs de ces tueries peuvent en arriver à cette extrémité. À défaut de proposer de réelles manières de les prévenir (mais est-ce possible ?), il propose à travers cette fiction des pistes – convaincantes – permettant tout au moins de les expliquer.
    Premier roman, premier coup de maître. Avec Rupture, roman noir polyphonique aussi ambitieux que réussi, l'Anglais Simon Lelic place la barre très haut. S'agit-il là du premier livre d'un futur grand du polar ? Début de réponse bientôt, avec la sortie imminente de son second roman The Facility au Royaume-Uni.

    Lien : http://hanniballelecteur.over-blog.com/article-rupture-simon-lelic-6..
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 19 janvier 2011

    ça parait ridicule, mais vous savez ce qui pourrait être utile, à mon avis ? La pluie. Je crois qu'un peu de pluie ferait du bien. Vous savez, comme dans les livres ou les films, il pleut toujours quand quelqu'un est malheureux. ou bien il y a une tempête quand il va se passer quelque chose de terrible.

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  • Par maevedefrance, le 09 août 2010


    Ce n'est pas toujours celui qui appuie sur la détente qui est responsable.
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  • Par pyrouette, le 19 janvier 2011

    Les calculettes, les téléphones mobiles, les ordinateurs, les puces électroniques dans le cerveau ou quelles que soient les prétendues avancées technologiques qu'on nous promet, tout ça érode la capacité humaine à penser.
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  • Par pyrouette, le 19 janvier 2011

    Votre fille vient juste d'être assassinée, et on vous demande : croyez vous en dieu ?
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