> Louis Postif (Traducteur)
> Jean-François Duval (Préfacier, etc.)

ISBN : 2859407014
Éditeur : Phébus


Note moyenne : 4.04/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
A dix-huit ans, jack London quitte son emploi et part découvrir le monde. Passager clandestin à bord des trains, il parcourt des milliers de kilomètres à travers l'Amérique du Nord. Prenant tous les risques, il croise sur son chemin les "gosses de la routeg, ces vagabon... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 27 janvier 2012

    Titine75
    « de temps à autre dans les journaux, magazines et annuaires biographiques, je lis des articles où l'on m'apprend, en termes choisis, que si je me suis mêlé aux vagabonds, c'est afin d'étudier la sociologie.
    Excellente attention de la part des biographes, mais la vérité est tout autre : c'est que la vie qui débordait en moi, l'amour de l'aventure qui coulait dans mes veines, ne me laissaient aucun répit. La sociologie ne fut pour moi qu'un accident : elle vint ensuite, tout comme on se mouille la peau en faisant un plongeon dans l'eau. Je brûlai le dur parce que je ne pouvais faire autrement, parce que je ne possédais pas, dans mon gousset, le prix d'un billet de chemin de fer, parce qu'il me répugnait de moisir sur place, parce que, ma foi, tout simplement… parce que cela me semblait plus facile que de m'abstenir. »
    C'est donc bien par goût de l'aventure que le jeune Jack London quitte Oakland pour parcourir les États-Unis. Il devient un tramp, un vagabond voulant voir du pays. le hobo, quant à lui, parcourt le pays mais en cherchant du travail. Jack London croise sur sa route de très (trop) nombreux hobos. Dans les années 1893-1894, l'Amérique connaît une crise économique majeure. L'univers décrit par London fait d'ailleurs beaucoup penser à celui de John Steinbeck où les journaliers miséreux vont de ferme en ferme. La grande différence est le ton employé. Il y a beaucoup d'humour chez Jack London, beaucoup de plaisir à raconter ses péripéties. Il risque souvent sa peau, notamment lorsqu'il « brûle le dur », ce qui signifie frauder les chemins de fer. Il se retrouve également souvent confronté aux « taureaux », aux flics, et n'évite pas la case pénitencier. Mais le jeune Jack London est téméraire, plein de vie et il se délecte à nous narrer ses aventures de casse-cou.
    Ce voyage de 20 000 km à travers son pays a été extrêmement formateur. Sans lui, l'écrivain Jack London n'aurait sans doute jamais existé. Il est bien entendu au coeur de l'action, ce qui lui donne matière à écrire. Mais il y a surtout la mendicité nécessaire à la vie de tramp. London rechigne au début à quémander. Puis il se rend compte que mendier est en réalité une « gymnastique de l'audace » et qu'il lui faut toute « l'habileté du conteur » pour obtenir un bon repas. C'est ainsi que l'imagination de Jack London se mit en marche pour ne plus s'arrêter ! C'est aussi durant ce voyage que la fibre socialiste s'est éveillée chez lui. Il découvre la pauvreté, la misère absolues. Il se rend compte également que la justice est à deux vitesses. London s'indigne du traitement réservé aux hobos attrapés par la police : 30 jours de pénitencier pour chacun sans autre forme de procès. Ce simulacre de justice restera longtemps au travers de la gorge de London.
    « La Route » de Jack London est un témoignage passionnant sur la jeunesse de l'auteur et sur les États-Unis à cette époque. le livre est traversé par l'énergie, l'audace incroyables de London. « La Route » est également un formidable hymne à la liberté si chère à l'écrivain.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par BVIALLET, le 04 avril 2012

    BVIALLET
    Entre 1893 et 1894 , Jack London , après avoir commencé sa vie vagabonde et marginale comme "Pilleur d'huitres" et matelot de petit cabotage , partage celle des hobos , tramps et bums qu'on peut traduire par vagabonds , ouvriers itinérants et clochards , nombreux à cette époque de crise économique . Il tient à appartenir à la première catégorie , c'est à dire à voyager gratis en "brûlant le dur" autrement dit en resquillant de toutes les façons possibles dans les trains de marchandises sans jamais travailler . Il doit mendier sa nourriture ce qui est tout un art ...
    Le livre est une suite d'anecdotes regroupées par chapitres traitant d'un thème ce qui permet au lecteur de se faire une idée sur la vie réelle de ces miséreux en proie à la faim , au froid , au désespoir , en butte aux vigiles qui n'hésitent pas à les tabasser ou à les jeter du train en marche , aux flics ("les taureaux") qui les emmènent en prison ou même au bagne .
    London se veut didactique , il cherche par tous les moyens à pourfendre le mythe du clochard céleste , du vagabond poète . Il n'y réussira pas puisqu'il fera bien des émules à commencer par l'autre Jack , le grand Kérouak , suivi par le mouvement beatnick et hippy avec la mythologie de l'errance et du stop qui en mènera certains jusqu'à Katmandou et plus ...
    Aucune chronologie dans ces textes , mais une suite de petits reportages qui pourraient se lire indépendamment les uns des autres . On ne peut que se prendre à rêver à ces tortillards à vapeur , soufflant et crachant leurs fumées blanches ou noires , peinant tellement dans les côtes qu'un simple coureur à pied pouvait les attraper au vol . Et en route l'aventure ! On ne se voit pas faire cela avec une machine moderne ou un TGV , bien sûr ...
    Des textes vivants , très bien écrits , agréables à lire , d'une grande valeur sociologique .
    Un seul reproche : une introduction un peu trop longue et copieuse qui paraphrase tellement les textes originaux qu'on a l'impression de les avoir déjà lu quand on les aborde . Sautez-la ou lisez-la après .

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par Yourievitch, le 02 janvier 2011

    Yourievitch
    Excellent ce témoignage de la vie d'un vagabond dans toute l'Amérique, il a tout vu, tout connu.
    Critique acerbe de la chasse aux vagabonds, les monstres de cette époque, comme le pédophile l'est pour la notre. Pas de fin, pas d'intrigue, juste du vécu.

    Et comment mieux confirmer que pour être le meilleur en aventure, il faut avoir vécu, la tour d'ivoire ne peut éclairer le chemin de la vie que par une facette sèche et objective. Rien ne remplace l'aventure subie.
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Citations et extraits

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  • Par Olaf, le 06 décembre 2011

    Je commençais à envisager la pénible obligation de m'adresser aux pauvres, qui constituent l'extrême ressource du vagabond affamé. On peut toujours compter sur eux : jamais ils ne repoussent le mendiant. Maintes fois, à travers les Etats-Unis, on m'a refusé du pain dans les maisons cossues sur la colline, mais toujours on m'en a offert, près du ruisseau ou du marécage, dans la petite cabane aux carreaux cassés remplacés par des chiffons, où l'on aperçoit la mère au visage fatigué et ridé par le labeur. Ô vous qui prêchez la charité, prenez exemple sur les pauvres, car seuls ils savent pratiquer cette vertu! Ils ne donnent pas leur superflu, car ils n'en possèdent pas. Ils se privent parfois du nécessaire. Un os jeté au chien ne représente pas un acte charitable. La charité, c'est l'os partagé avec le chien lorsqu'on est aussi affamé que lui.
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  • Par ivredelivres, le 12 janvier 2011

    Si brusquement les vagabonds disparaissaient des Etats-Unis, quantité de familles tomberaient dans la misère. Le vagabondage permet à des milliers d'individus de gagner honnêtement leur pain, d'éduquer leurs enfants et de les élever dans l'amour du travail et la crainte du Seigneur.
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  • Par ivredelivres, le 12 janvier 2011

    Un hobo digne de ce nom, plein de jeunesse et d'agilité, arrive à se cramponner à un train en dépit de tous les efforts des employés pour le "jeter au fossé" : comme de juste, la nuit constitue un facteur essentiel de réussite.
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"L'appel de la forêt" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
Livre intégral.








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