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ISBN : 2218966700
Éditeur : Hatier (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.89/5 (sur 843 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans le Grand Nord sauvage et glacé, un jeune loup apprend à lutter pour la vie. Les premiers hommes qu'il rencontre, des Indiens, le baptisent Croc-Blanc. Auprès d'eux, il connaît la chaleur du feu de camp, mais aussi le goût du sang. Racheté par un Blanc cupide, il es... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 30 mai 2013

    belette2911
    ATTENTION ! Si vous lisez ce livre dans les transports en commun (genre métro comme moi) assurez-vous d'avoir une bonne âme (mon mari dans mon cas) à vos côtés pour vous signaler que vous arrivez à destination !
    Oui, j'étais tellement plongée dans ma lecture que je ne me rendais même pas compte que le métro allait arriver à la station de destination...
    C'est vous dire comme il fut prenant ! Pourtant, ce livre n'étant dans ma PAL que depuis deux mois, il n'aurait pas dû être lu aussi tôt.
    Bizarrement, j'ai eu une envie folle de le lire, de le découvrir puisque je n'ai jamais vu le film. Pourquoi cet empressement ?
    Et bien, le temps étant à la canicule - au moins 11 degrés - (mhouahaha), je me suis dit qu'un peu de fraîcheur serait la bienvenue et me voilà partie pour le Grand Nord, les pieds enfoncés dans la neige, les loups à mes trousses.
    Cette première partie avec un traineau tiré par des chiens, poursuivi sans relâche par une meute de loups affamés - dont un viendra manger avec les chiens sans que le musher s'en rende compte tout de suite - était plus que prenante.
    Comme dans "Dix petits nègres" et ses invités qui meurent l'un après l'autre, ici, c'est un chien qui disparaissait chaque nuit, dévoré après avoir été entrainé par la louve qui n'a pas peur de l'homme (la mère du futur Croc-Blanc). Elle est à moitié louve, à moitié chien et a grandi parmi les hommes. La ruse, elle connait. Les hommes aussi.
    D'emblée, cette entrée en matière avec la course poursuite entre des loups affamés, hurlants et le traineau avec les deux hommes était flippante... Pourtant, c'est considéré comme littérature jeunesse. Nous sommes loin de l'univers de la Bibliothèque Rose, là !
    Cet aparté terminé, je dois vous avouer que ce que j'aime dans ces livres de Jack London, c'est que cet auteur a une manière de vous parler du Grand Nord qui fait que, même si vous étiez au bord d'une piscine par 40 degrés à l'ombre, vous vous croiriez dans le blizzard en train de grelotter, le trouillomètre à zéro, la vision du Petit Chaperon Rouge, dévoré, dansant devant vos yeux épouvantés.
    Nous sommes dans le Grand Nord, oui, et il ne fait pas de cadeau. Un jeune louveteau va le découvrir très vite, lui qui sera le seul survivant de la nichée. Pas le choix, faut manger si on ne veut pas être mangé. Sa rencontre avec une belette sera décisive, la bête étant vicieuse et vindicative (hem, c'est mon totem).
    Les premiers hommes qu'il rencontre seront des Indiens qui le baptiseront Croc-blanc. Auprès d'eux, il connaîtra la chaleur du feu de camp, mais aussi le goût du sang et la main qui frappe au lieu de caresser.
    Sa condition de "plus loup que chien" fera qu'il sera rejeté par les autres chiots, agressé et mis à l'écart. Pas d'amour, pas de tendresse, mais des bagarres. Cela va déjà lui forger le caractère.
    Comme dans "L'appel sauvage", cette histoire nous est contée à travers l'animal, ici, Croc-Blanc, ce qui donne au récit une émotion qui vous prendra aux tripes plus que si c'était raconté par un narrateur humain.
    Oui, j'ai souffert avec Croc-Blanc, j'ai partagé ses émotions, ses peurs, ses découvertes, ses ruses, j'étais dans sa peau et j'avais envie de mordre les autres chiens qui l'emmerdaient. Oui, j'ai regardé les humains avec un regard de haine brûlante, avec l'envie d'en mordre certain et de leur trancher la jugulaire.
    Je n'ai pas l'âme d'une violente, mais le récit atteint une intensité tellement féroce à certains moments que vous ne pouvez vous empêcher de vous dire que l'être humain peut-être une crapule.
    Jack London nous dépeint plusieurs facettes de l'homme : l'indien qui deviendra aussi con que l'homme blanc après avoir goûté à l'eau-de-feu et qui vendra Croc-Blanc à l'homme cupide et pleutre qui veut le loup pour se sentir puissant et organiser des combats. Après cette brute et ses airs de truand, viendra le bon.
    Mais dressé pour le combat, notre Croc-Blanc a basculé du côté obscur de la Nature et à cause des hommes, il a découvert la haine, il est devenu sauvage, hargneux.
    Pas besoin de dictionnaire, il a vite compris ce que voulaient dire "injustice", "cruauté gratuite" et "vraie sauvagerie". Dans la nature, jamais il ne serait parvenu à un seuil pareil, le rendant irrécupérable tant la rage coule dans ses veines, tant il n'a plus confiance en l'homme.
    Et pourtant...Tout le monde a droit à une rédemption.
    Je remercie Jack London de m'avoir plongé dans cette aventure mi-humaine et mi-animale très bouleversante, sans m'épargner la vision de la cruauté humaine envers l'animal.
    Les civilisés ne sont pas ceux que l'on dit. C'étaient les hommes qui hurlaient leur plaisir lors des combats de Croc-Blanc contre des ours, des lynx, un bouledogue... Eux qui voulaient voir le sang couler.
    Un roman fort, prenant, dur, violent, sauvage, mais avec de l'espoir et des grands espaces. Tous les hommes ne sont pas des salauds...
    Maintenant, je change de registre et je vais aller le dorer la pilule en Afrique du Sud avec le roman "Zulu". C'est l'agence de voyage de Caryl Férey qui m'y emmène.
    Avec cet auteur bucolique, ce sera petites fleurs, poésie et douceur au menu. Un peu de douceur dans ce monde de brute. Tiens, pourquoi ceux qui ont lu "Zulu" toussent-ils aussi fort ?


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/5-heroic-fantasy/5-14-loups/#070
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    • Livres 5.00/5
    Par Shaitana, le 13 décembre 2010

    Shaitana
    Pour moi, ce roman est rempli d'émotions. On vit ce que vit Croc-Blanc, ses douleurs, ses joies, ses peurs...
    Jack London nous entraîne dans le Grand Nord et nous montre la barbarie, la violence, l'insjustice mais aussi la douceur et l'amour.
    Une bête sauvage est dangereuse. Longtemps, le loup était synonyme de monstre. Mais dans le récit de Croc-Blanc, le monstre n'est pas celui que l'on pourrait croire.
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 04 juillet 2013

    araucaria
    Beau livre d'aventure, qualifié de roman pour la jeunesse mais qui peut être lu à tous les âges. Croc blanc nous entraîne à la découverte du Grand Nord Américain et nous fait connaître les dures lois de la nature où l'animal se bat pour survivre et où le plus fort triomphe toujours du plus faible. L'auteur nous fait faire une incursion intéressante dans la vie des loups et dans celle des chiens à moitié sauvages. Une belle histoire où l'homme et l'animal se rencontrent et tissent des liens. Un roman incontournable, un grand classique.

    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par fredho, le 21 mai 2013

    fredho
    Dans le Grand Nord américain, Croc-Blanc un chien loup solitaire va devoir lutter pour survivre et se confronter à la soumission, la cupidité et la cruauté des hommes.
    La rencontre avec son sauveur Weedon Scott, un homme d'une grande bonté, va lui redonner confiance en l'homme. Croc-Blanc, reconnaissant à jamais envers son nouveau maître, lui vouera un culte, un amour et une fidélité indestructibles.
    Jack London nous plonge dans une aventure humaine très bouleversante. L'histoire nous est contée à travers le point de vue de Croc-Blanc ce qui rend au récit plus de résonance émotionnelle. Nous entrons dans l'univers du chien-loup, nous ressentons ses émotions, ses peurs, ses sentiments, nous pénétrons son âme et portons le même regard médiocre sur le comportement humain.
    Un récit d'une intensité féroce, dans un environnement glacial, une aventure à l'émotion très forte où Jack London dépeint deux facettes de l'homme.
    C'est un livre non seulement d'aventures mais de réflexions qui nous amène à porter un jugement sur le lien que l'homme entretient avec l'animal. Quel amour portons-nous aux animaux ?
    Peut-être que la meilleure façon de les aimer est de leur laisser leur liberté !
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    • Livres 4.00/5
    Par Arakasi, le 17 avril 2013

    Arakasi
    Ma première lecture de « Croc-blanc » remonte maintenant à une quinzaine d'années et j'en avais presque tout oublié à l'exception de la scène d'ouverture. Il faut reconnaître que cette scène a de quoi marquer les esprits ! Voyez plutôt : au beau milieu du blizzard, deux hommes fuient, talonnés par une meute de loups hurlants et affamés. Deux hommes et un cadavre, car le troisième équipier de cette sinistre traversée est mort depuis longtemps et c'est le poids de son cercueil qui alourdit le traineau et épuise les maigres forces des chiens. Les nuits se trainent dans un enfer de glace, de sang et de hurlements, et les loups prélèvent chaque matin leur dîme, dévorant les chiens les uns après les autres, jusqu'à qu'il ne reste plus que les deux hommes, transis et terrifiés… Flippant, hein ?
    Or l'un des loups est une louve (ou, plus précisément, une louve à moitié chienne) et cette louve est enceinte jusqu'aux yeux. Elle va accoucher en pleine période de famine et de sa portée ne survivra qu'un petit louveteau, plus solide, plus intelligent et surtout considérablement plus tenace que ses frères et sœurs. le louveteau grandira, il découvrira les dangers et les délices de la vie dans le « Wild » où s'affrontent les prédateurs les plus féroces, avant d'être confronté au plus dangereux de tous : l'homme. le destin mettra en contact Croc-blanc et les « dieux humains » et son instinct le poussera à se rapprocher d'eux et à les servir, mais le prix de cette servitude plus ou moins volontaire sera terrible… Des hommes, Croc-blanc apprendra l'injustice, la cruauté gratuite, la haine et la vraie sauvagerie, celle qu'il n'aurait jamais acquise en vivant dans la nature. Il finira également par apprendre l'amour et la compréhension mutuelle, mais cette découverte viendra presque trop tard et n'effacera jamais complétement les cicatrices qu'aura laissées sur son âme cette vie de souffrance et de lutte.
    En vérité, à la relecture de « Croc Blanc », je m'étonne que ce roman ait été si longtemps classé dans la littérature jeunesse : de nombreux passages sont d'une crudité presque choquante (on est loin de la bibliothèque rose…) et pourraient difficilement être considérés comme s'adressant exclusivement à un jeune public. Jack London renvoie constamment dos à dos la cruauté du monde animal et celle du monde « civilisé » des humains, deux univers entre lesquels Croc-blanc – du fait de sa nature particulière, mi-loup, mi-chien – est écartelé . La scène d'ouverture du roman trouve notamment son écho dans celle du combat de chiens, où Croc-blanc se fait à moitié égorger par un bull-dog sous les rugissements d'enthousiasme d'une foule assoiffée de sang. Un roman dur et souvent violent, donc, mais également fort touchant par moments (difficile, par exemple, de ne pas s'attendrir sur les premiers pas de louveteau de Croc-blanc et sa découverte du si merveilleux, mais si effrayant monde extérieur) et qui n'a pas volé son statut de grand classique du roman d'aventure.
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 06 juillet 2013

    Quelle que fût cependant sa force physique et morale, Croc-Blanc souffrait d'une faiblesse de caractère insurmontable. Il ne pouvait supporter de voir rire de lui. Le rire humain était à son idée une chose haïssable. Qu'il plût aux dieux de rire entre eux au sujet de n'importe quoi, peu lui souciait. Mais si le rire se tournait de son côté, s'il sentait qu'il en devenait l'objet, alors il entrait dans une effroyable rage. Calme et digne en sa sombre gravité l'instant d'avant, il en était métamorphosé. On l'outrageait, pensait-il, et la folie frénétique qui s'emparait de lui durait des heures entières.
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  • Par Orphea, le 08 avril 2010

    Les hommes qui adorent les dieux les veulent immatériels, les placent au-dessus des lois naturelles, les font vivre dans un univers inaccessible, où s'effondrent dans un combat imaginaire le Vrai et le Faux, le Beau et le Laid, le Bien et le Mal. S'ils se perdent dans ce dédale, ou si le doute les assaille, ils peuvent briser leurs idoles et les remplacer par d'autres, tout aussi irréelles. Le chien et le loup domestique n'ont pas ce recours, ni cette versatilité. Les dieux qu'ils vénèrent sont des êtres de chair et de sang. Ils les perçoivent avec leurs sens, et partagent avec eux le temps et l'espace d'une existence bien concrète. Ce n'est pas la foi qui les crée, et le doute ne les fait pas disparaître. Ils sont toujours là, debout sur leurs pattes postérieurs, un bâton ou un morceau de viande à la main. Ils peuvent souffrir, saigner, mourir, et même être mangés. Une seule chose leur est impossible : cesser d'être des dieux.
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  • Par Orphea, le 08 avril 2010

    Incipit

    Une haute forêt de sapins, sombre et oppressante, disputait son lit au fleuve gelé. Dépouillés de leur linceul de neige par une récente tempête, les arbres se pressaient les uns contre les autres, noirs et menaçants dans la lumière blafarde du crépuscule. Le paysage morne, infiniment désolé, qui s'étendait jusqu'à l'horizon était au-delà de la tristesse humaine. Mais du fond de son effrayante solitude montait un grand rire silencieux, plus terrifiant que le désespoir -- le rire tragique du Sphinx, le rictus glacial de l'hiver, la joie mauvaise, féroce d'une puissance sans limites. Là, l'éternité, dans son immense et insaisissable sagesse, se moquait de la vie et de ses vains efforts. Là s'étendait le Wild, le Wild sauvage, gelé jusqu'aux entrailles, des terres du Grand Nord.
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  • Par belette2911, le 30 mai 2013

    La belette ne détendait pas sa morsure. Suspendue à cette gorge, elle la fouillait des dents, pour y trouver la grosse veine où bouillonnait le sang de la vie, car c'était là surtout qu'elle aimait à le boire.

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  • Par Orphea, le 15 mai 2011

    Mais ce qui rendait Croc-Blanc proprement imbattable, plus encore que sa vitesse ou sa stabilité, c'était son extraordinaire expérience. Il avait tout vu, tout éprouvé, tout essayé. Aucune ruse, aucune feinte, si subtile fût-elle, ne pouvait le désarçonner, alors que son propre arsenal de mauvais tours en comportait toujours au moins un que son adversaire ne connaissait pas. Possédant toutes les tactiques, il n'en privilégiait aucune, ne se laissait jamais surprendre, découvrant sans peine le point faible de son ennemi et frappant ensuite, inlassablement, jusqu'à la mort.
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"L'appel de la forêt" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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