> Audrey Coussy (Traducteur)

ISBN : 2918767107
Éditeur : Asphalte (2011)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

C'est jour de fête à New Crúiskeen : on honore la mémoire d'Emily Bean, la célèbre enquêtrice, pourfendeuse du mal et redresseuse de torts. Mais la veille, Shirley MacGuffin a été assassinée ; tous s'attendent... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Skorpionnan, le 11 février 2011

    Skorpionnan
    Ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat Masse Critique et j'en remercie les éditions Asphalte et la team du site Babelio.
    Lecture
    Sous l'Islande a été découvert un royaume humain ancestral. L'inventeur de ce royaume et son épouse sont devenus, presque malgré eux, les antagonistes d'une série d'aventures politico policières les opposant à Surt, génie du mal. De ces aventures a été tirée une série de récits romanesques qui est devenu la saga du siècle, un énorme succès.
    L'héroïne, vieillissante, de ces aventures et ouvrages vient d'être assassinée peu avant le festival des fans de la saga. Tout le monde attend que sa fille, aujourd'hui femme divorcée, reprenne le flambeau familial et mène promptement l'enquête.
    Avis
    Ne prêtez pas trop attention à mon résumé de lecture, je n'ai pas tout saisi, et d'ailleurs je n'ai pas vraiment essayé. L'auteur s'est sans doute fait plaisir en écrivant ce livre. Il a sans doute oublié que l'écriture d'un livre ne se fait pas que pour son plaisir mais aussi pour celui du lecteur ou au moins pour le livre lui-même. Ce livre est rempli d'éléments sans doute très malins et très drôles mais à force d'entremêler les niveaux et de les nouer de références obscures, on obtient ... un amas.
    Ce Thriller (puisqu'il y a des morts, un super méchant et des enquêteurs, ce doit-être un thriller), nous enfonce dans un suspense digne des meilleurs épisodes des Bisounours : un tiers pour dire bonjour, un tiers où il ne passe rien et un tiers pour dire au revoir. Puisqu'on ne veut pas nous expliquer qui est mort, ni comment, que l'héroïne sans nom s'appelle dans le livre "Notre héroïne", et que les protagonistes apparaissent et disparaissent sans raison identifiable, on serait bien impoli de s'impliquer dans ce livre qui de toute évidence n'a aucun besoin de nous.
    Il est donc tranché en trois, tout d'abord nous avons l'équivalent du travail d'un (mauvais) élève qui se serait évertué à essayer de faire une suite à une saga de renommée internationale. Ceci passe par des rappels à tout va, des résumés sibyllins et des renvois à plusieurs niveaux, sans compter les notes de bas de pages envahissantes (c'est sans doute volontaire, ce qui est bien le plus désolant). Comme de bien entendu, l'ensemble n'est intelligible qu'au lecteur connaissant par coeur les je crois Huit tomes de la dite saga, sachant que cette saga n'existe que dans les rêves de l'auteur.
    La seconde partie arrive en deuxième, ce qui au vu de l'ensemble du livre est un notable effort. Je pense que c'est ici que l'auteur a eu un crash du disque dur de son pc portable et qu'il n'a pu en récupérer que des morceaux de textes épars, incomplets, en désordre et provenant de brouillons différents. Cela nous est livré sous forme de paragraphes abscons, délités, éparpillés. Un mélange de lieux, de dates, de narrateurs, d'histoires. Sans doute l'ensemble se veut-il du style symphonique , un ensemble de notes éparses participant d'une seule mélodie. Personnellement je n'y ai vu qu'une cacophonie dissonante et confuse.
    Seuls émergent de ce fatras deux détectives au langage châtié et très littéraire, très sympathiques parce que ne comprenant de toute évidence rien à tout ça, cherchant une vérité supérieure , une signification profonde dans ce brouillard si terne qu'il ne peut que cacher une vive lumière et essayant d'apporter un peu de style : l'identification était donc facile pour ma part.
    La troisième partie surprend par son côté plus organisé, sans doute l'achat d'un nouveau PC. Là les révélations se succèdent, comme les clins d'oeil appuyés au lecteur "ah vous voyez!". Dans mon cas, pas vraiment. Mais il faut quand même avouer que l'effet des substances ingérées diminuant chez l'auteur et la mithridatisation par les deux premières parties ayant endurci le lecteur, la lecture devient moins pénible.
    Comme le note le quatrième de couverture on remarquera une scène d'anthologie de karaoke scaldique. Effectivement si quelqu'un écrit un jour une anthologie du karaoke scaldique cette scène d'une demi-page y figurera sans doute en première et dernière place puisque étant à ma connaissance la seule sur le sujet.
    Conclusion:
    Le véritable intérêt de ce livre réside dans le quatrième de couverture, je félicite de tout coeur l'auteur de ce texte de présentation qui, sans jamais mentir, a su rendre ce livre attrayant ... a priori
    Ma note : 7/20.
    Peut-être suis-je passé à côté de quelque chose, plus surement ce quelque chose n'était pas fait pour moi
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lamantalo, le 23 janvier 2011

    lamantalo
    La description de ce roman m'avait tout de suite tapé à l'œil dans la liste des livres disponibles pour cette édition Masse critique ; je fus donc ravie d'être sélectionnée pour le recevoir. Pour commencer, un mot sur l'objet lui-même : il semble y avoir un effet de mode sur les couvertures mates et veloutées, ce qui n'est pas pour me déplaire, loin de là, je trouve que c'est fort agréable à l'œil et au toucher. De plus, le design graphique de la couverture est chouette aussi, donc jusqu'ici, tout va bien !
    J'en viens au contenu, et je ne vais pas changer de ton puisque j'ai pas mal de louanges à faire ! ;-)
    On est mis dans l'ambiance tout de suite avec une note d'un éditeur fictif, situé dans une ville fictive, suivie d'une présentation de personnages supposément réels... mais en réalité, fictifs aussi ! Je prends ça comme une invitation de l'auteur à le suivre dans son monde sans attendre. Pour autant, il ne s'agit pas d'abandonner toutes les connaissances que nous pouvons avoir du monde réel, car les allusions et les clins d'œil sont nombreux et savoureux. Pour exemple, je vous renvoie à ma citation sur Clint van Cleef (j'adore !) et au nom du personnage assassiné : Shirley MacGuffin. Je ne veux pas entrer dans les détails, si vous n'avez pas les références je vous laisse chercher à partir de 2 indices (mais Google est un ami fiable !) : Sergio Leone & Alfred Hitchcock. Je pense d'ailleurs qu'il y a des clins d'œil que je n'ai pas repérés, faute d'une culture exhaustive ! Je pense notamment aux pulps, cités en 4è de couverture, dont je n'ai pas reconnu les caractéristiques puisque je n'en suis pas familière.
    En ce qui concerne la construction, je ne l'ai pas trouvée si complexe que ça, je suis assez fan de ce genre de procédés, donc je suis peut-être habituée ; quoi qu'il en soit, comme le disait Skritt, c'est un procédé assez dangereux et en l'occurrence parfaitement maîtrisé.
    Je renvoie à ma citation sous forme de dialogue, que je prends comme une déclaration d'intention de l'auteur lui-même ; je suis convaincue qu'on gagnera à relire une fois ou deux le livre, pour mieux comprendre certaines choses. le bémol que je mets ici est le seul que j'aurais à formuler : j'ai même peur que certaines subtilités nous échappent définitivement sans une explication de texte par l'auteur lui-même, à moins que d'autres romans suivent pour créer les liens manquants... (ce qui me ferait grand plaisir, soit dit en passant !)
    L'histoire en elle-même est prenante, et le roman a été plutôt vite fini tant on a envie de connaître la suite !
    J'ai beaucoup apprécié plusieurs "trouvailles" : le fait que "Notre Héroïne" n'ait pas de nom (délicieusement frustrant), le concept de la Maison à deux niveaux (que j'adorerais visiter !), le principe de narration de Wible & Pachebo (qui disent "nous", tout en faisant référence à "Mr. Wible" et "Mr. Pachebo" : qui parle, alors ?!), les notes de bas de page (totalement subjectives et qui s'adressent au lecteur d'une façon très directe), le monde en léger décalage avec celui que nous connaissons...
    Pour finir sur un autre élément extérieur à l'œuvre proprement dite, ce livre m'a donné l'occasion de découvrir une maison d'édition très sympa, dont la ligne éditoriale me plaît bien, et que je vais donc suivre avec intérêt !
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Stemilou, le 19 janvier 2011

    Stemilou
    Le roman débute pour le moins bizarrement avec une note de préface de l'éditeur mentionnant que le roman est basé sur les Mémoires d'Emily Bean écrits par Magnus Valison et précisant que le roman sera truffé de note de bas de page pour aider le lecteur, suivie ensuite par un Dramatis personae issue de ces mêmes mémoires. Rien de grave donc et la lecture continue.

    J'enchaîne sur un prélude d'une cinquantaine de pages, un récit qui alterne passé et présent de Notre Héroïne qui n'a donc pas de prénom à part celui-ci, chose étrange que ce roman basé sur des récits fictifs existants avec des personnages « existants » et dont l'héroïne n'est même pas pourvu de prénom. Ça m'a légèrement rebuté comme si cette jeune femme survolait l'histoire ; je ne m'avoue pas vaincu pour autant. La lecture continue !

    La première partie « Ludo » est composée de récits venant de différents narrateurs, l'histoire prend forme.
    Il m'a semblé que le prélude posait réellement le gros de l'histoire et que la partie « Ludo » en apportait les indices ; le style m'a posé problème au début je n'arrivais pas à comprendre où m'emmenait cette lecture.

    Troisième et dernière partie nommée « Cluedo », le dénouement de toute cette histoire abracadabrantesque dont l'intrigue si bien ficelée à faillit me faire perdre la tête.

    Ce roman est vraiment déroutant, il est basé sur des mémoires qui n'existent pas, écrites pas un auteur qui n'existe pas, et faisant référence à un endroit, Vanaheim, qui n'existe pas sauf dans la mythologie nordique (c'est le monde des dieux Vanes), ce n'est pas fini car cet éditeur qui a écrit la préface n'est en fait que l'auteur lui-même voulant nous emmener sur une fausse piste. Alors quand on ignore tout ça il est difficile d'entrer dans l'histoire, ce qui m'a quand même pris du temps.
    Passée cette intrigue, une autre s'y rajoute outre le meurtre de Shirley il est fait référence à un projet Hamlet, l'Hamlet de Shakespeare mais aussi de Thomas Kyd. Etrange dites vous ?

    Beaucoup d'aller et retour dans le passé pour nous faire comprendre ce qui se passe dans le présent, des références à la mythologie nordique et à cette Emily Bean, du coup j'ignore quel est le genre littéraire de ce roman, polar ? fiction ?
    Quand à sa construction, l'auteur a vraiment créé sa griffe : un prélude qui installe l'histoire, puis une première partie qui nous donne des précisions sur le prélude via différents narrateurs à différents moments du prélude (ça paraît bizarre dit comme ça mais c'est réellement cette construction qui fait l'attrait de ce roman) et une troisième partie qui nous donne la clé de l'intrigue, un peu comme un jeu de piste.
    Intéressant.

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-icelander-dustin-long-65298945..
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    • Livres 4.00/5
    Par Coeurdechene, le 12 février 2011

    Coeurdechene
    Chronique I : La vraie fausse histoire
    Qui, aujourd'hui, n'a pas entendu parler d'Emily Bean-Ymirson ?
    Depuis que Magnus Valison en a adapté les mémoires sous formes de romans, elle est sans doute le personnage le plus admiré de la littérature de genre contemporaine. Ce qui est plus vrai encore depuis que la littérature nordique déferle dans nos contrées comme un raz de marée. Il n'y a qu'à voir la série des Mémoires perdue entre les romans d'Indridalson, de Larson et de Paasilina... Mais cet ouvrage contribuera sans doute à leur offrir un nouveau lectorat.
    Ce roman reprend les personnages rendus célèbres par Valison (qui, rappelons le, nous à quitté en 2001) et leur offre un second souffle. A ce titre, il serait intéressant d'avoir l'avis de ceux qui sont encore de ce monde sur cette fiction. Notons quand même que l'éditeur John treeburg de New Uruk City émet des doutes quant à la validité de certains passages. Il revient sur ces éléments dans une post-face extrêmement riche qui apporte un éclairage tout à fait nouveau sur l'ouvrage.
    Pour ce qui est de l'histoire elle-même, Dustin Long semble reprendre avec beaucoup de plaisir les écrits de Valison. Il y fait constamment référence et cette culture très spécifique peut assez facilement dérouter un lecteur qui n'aurait pas eu l'occasion de lire au moins l'un des volumes des Mémoires. Si l'on fait abstraction de ceci, l'histoire est tout à fait plaisante et l'intrigue se savoure au même titre que les derniers ouvrages du Maître. D'ailleurs, celui-ci n'aurait certainement pas boudé son plaisir, hormis sans doute pour le final où il aurait à coup sûr eu son mot à dire.
    Il faut aussi parler de l'impact que ce roman aura sur le tourisme vers New Crúiskeen et plus spécifiquement vers l'entrée de Vanaheim découverte par Emily Bean et son mari. Il est de notoriété publique que le couple Bean-Ymirson a découvert l'entrée du monde souterrain, mais le monde étant ce qu'il est cette destination privilégiée un temps par les touristes occidentaux a basculé dans les oubliettes. Cette publicité n'est donc pas négligeable et sans doute faut-il s'attendre à voir les journaux s'intéresser bientôt à Freysgo∂ et à Gerd....
    (suite sur le site)

    Lien : http://www.biblioblog.fr/post/2011/02/12/Icelander-Dustin-Long
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    • Livres 4.00/5
    Par Katherine, le 07 mars 2011

    Katherine
    Icelander est un roman de Dustin Long paru aux éditions Asphalte en janvier 2011 (231 pages, 20 €, ISBN 978-2-918767-10-7). Icelander (2006) est traduit de l'américain par Audrey Coussy.

    Je remercie Blog-o-Book de m'avoir envoyé cet étrange roman (je l'ai reçu pour Noël).

    Asphalte est une toute jeune maison d'éditions fondée en septembre 2009 avec un lancement officiel en janvier 2010. La ligne éditoriale ? Culture urbaine et littérature contemporaine. Un premier roman est paru en octobre 2010 (À contresens de Tom Liehr, un auteur allemand) ; en plus d'Icelander, un autre roman paraît en janvier (Chiens fous de Chart Korbjitti, un auteur thaïlandais) et un roman est annoncé pour mars 2011 (Golgotha de Leonardo Oyola, un auteur argentin).

    Dustin Long est un Californien né en 1977. Il a étudié la littérature anglaise (à Berkeley et en Indiana) puis a voyagé. Maintenant marié, il vit à Brooklyn (New York) et Icelander est son premier roman.

    À New Crúiskeen (nord de New Uruk, États-Unis), on s'apprête à célébrer l'anthropologue et criminologue Emily Bean. Mais Notre Héroïne, inscrite au département des études scandinaves (linguistique, anthropologie...), n'aime pas trop cet événement annuel.
    En fait, depuis la mort de sa mère (Emily Bean, eh oui), Notre Héroïne s'occupe de son père, Jon Ymirson, atteint par Alzheimer. Son mari Prescott vient de la plaquer, et pour couronner le tout, quelqu'un s'est introduit chez elle et son chien, Garm, a disparu...
    En plus, Shirley MacGuffin, sa meilleure amie, vient d'être assassinée (un coup de poignard dans l'œil) et des documents ont été volés (elle s'était attelée à une réécriture du Hamlet disparu de Thomas Kyd).
    Alors qu'elle est à la recherche de son chien, la nuit commence à tomber sur la petite ville enneigée, envahie par les fans des aventures de la famille Bean-Ymirson (des romans ont été rédigés par l'écrivain Magnus Valison d'après les journaux intimes d'Emily).
    [...]

    Lien : http://laculturesepartage.over-blog.com/article-icelander-de-dustin-..
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 28 décembre 2010

    Notre Héroïne s’éveilla au flochottement de la neige contre la fenêtre, des dendrites étoilées parfaites qui s’écrasaient contre la vitre. Sa gorge trop sèche émit un grognement à leur encontre (un mot adamique visant à les chasser de son coin de paradis) mais l’effort ne porta pas ses fruits et l’esprit glacé de la neige réussit à transpercer les carreaux. Il traversa les couvertures, la couette et les draps pour s’emparer de Notre Héroïne qui était enfouie dessous, nue. Elle frissonna, laissa un bâillement parcourir tout son corps, et, comme elle s’étirait aux confins du lit, elle sentit les acides s’accumuler dans ses membres ; elle chercha à voir jusqu’où elle pouvait s’étirer sans toucher quoi que ce soit.
    Elle n’était pas seule quand elle avait sombré dans un sommeil alcoolisé, même si c’était le cas désormais. Hubert Jorgen n’était plus là. La couette et les édredons enroulés autour d’elle avaient toujours son odeur (propre et charnue, comme celle d’un savon fait à base de graisse de bacon) et sa tête avait laissé une empreinte au creux de l’oreiller, mais le corps lui-même était absent. Elle respira une dernière fois l’odeur et laissa de nouveau résonner un bâillement barbare du fin fond de sa mâchoire. Sa mélodie bien à elle.
    Lorsqu’elle se glissa hors du lit à contrecœur, elle remarqua qu’il ne s’agissait pas du sien et se demanda vaguement comment elle avait atterri là. Et puis, à travers le brouillard de sa gueule de bois, elle se rappela.
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  • Par asphalte, le 08 décembre 2010

    J’avais perdu ma dernière paire de lentilles de contact en trébuchant, torché, dans la Strøget de Copenhague (mieux vaut ne pas s’éterniser là-dessus), alors c’était peut-être juste mes yeux. Ou le froid gelant mon cerveau, ou seulement un effet de la vapeur s’élevant de la terre pour faire des galipettes condensées dans l’air réfrigéré… Mais le ciel a semblé tout à coup se tordre et scintiller autour de moi alors qu’on s’approchait de l’arcade au fond du cratère. Comme dans un film lorsque le héros passe dans une autre dimension à travers une barrière invisible. La puanteur du soufre est devenue plus forte. On était arrivés. Sous mes pieds, je pouvais sentir vrombir la puissance vulcanopneumatique, pareille à la Thunderbird Triumph de Brando dans L’Équipée sauvage. J’ai contemplé attentivement les profondeurs de la grotte, immobile, essayant de digérer tout ça, et je jure que je pouvais déjà distinguer la vague lueur verte du lichen ormolu à l’intérieur. Les paroles du fils ne me semblaient plus du tout absurdes. C’était ici. J’étais sur le point d’entrer à Vanaheim.
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  • Par lamantalo, le 23 janvier 2011

    Le mentor commun des deux hommes, Clint Van Cleef (tourmenté par le conflit qui opposait ses deux meilleurs élèves), avait confié à Ymirson sur son lit de mort une série inexpliquée de coordonnées géographiques et avait fourni à Pytlick la description d'un point de repère sous lequel creuser une fois ces coordonnées atteintes. Les deux hommes seraient par conséquent forcés de coopérer, en avait conclu Van Cleef, surmontant par nécessité leurs différends afin de localiser le trésor que leur mentor leur avait légué. Van Cleef était mort convaincu que ses élèves seraient ainsi réconciliés. Il n'avait cependant jamais été fin psychologue.
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  • Par lamantalo, le 23 janvier 2011

    - Afin de présenter la chose en des termes concerts, laissez-moi vous décrire les choix que j'aurais faits , si j'avais adapté les journaux intimes d'Emily.
    - Dites-moi tout.
    - OK, alors pour commencer, j'aurais certes construit les histoires de façon à ce qu'elles culminent en un paroxysme, mais je n'aurais pas laissé cette acmé être la seule finalité du livre. J'aurais considéré l'acte d'amour - métaphoriquement parlant, bien entendu - dans sa globalité et je me serais moins attachée à l'orgasme en lui-même. La tension narrative se résoudrait également d'une façon moins éjaculatrice, moins post-coitale... Dans l'idéal, j'aurais laissé le lecteur excité par quelques fils d'intrigue non résolus, qui pourraient mener à un autre paroxysme après l'expérience de lecture, en revivant intérieurement le récit. Il y aurait beaucoup plus d'espace négatif, ce qui n'est pas dit serait aussi important que ce qui est dit. Tout dans la suggestion... Et peut-être une sorte de câlin narratif après tout ça.
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  • Par Katherine, le 07 mars 2011

    J'ai bien peur que cela ne fasse pas l'affaire. Assez de ces dissertations laudatives sur Vanaheim comme utopie, je vous en prie. […] Si vous devez absolument écrire sur cet endroit, concentrez-vous sur d'autres aspects : Vanaheim comme miroir obscur de l'Islande de la surface […] Vanaheim comme grotesque expression de l'obsession islandaise pour la pureté. Ce genre de choses. […].
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