ISBN : 2070318095
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 2.28/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Le travail, c'est pas la fête.
Contre le raffarinesque « La France doit se remettre au travail », Corinne Maier pousse son cri du 1er mai : Vive la paresse, un ephlet (essai-pamphlet) spécial sinistrose, à usage thérapeutique.

Bonjour paresse est l... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 26 février 2012

    brigittelascombe
    Après avoir apprécié l'excellent Intello Académy (créatif,drôle et ironique) qui épingle les "intellos" et les cloue au pilori de ses piques acérées, j'ai eu envie de découvrir Bonjour paresse dont le succés a défrayé la chronique vu ses propos subversifs, cyniques et provocateurs sur l'entreprise qui pour Corinne Maier(économiste,écrivain et psychanalyste bardée de diplomes) "n'est pas un humanisme" mais plutôt un miroir aux alouettes "attrappe-couillons" dont le "charabia" nécessite des codes pour être vraiment décrypté.
    Bonjour paresse est un "ephlet" (essai-pamphlet) qui, ainsi que l'avoue l'auteur (ayant travaillé chez EDF) "crache dans la soupe de l'entreprise".
    De nombreuses citations ironiques(de Houellebecq à Beigbeder ou Pierre Dac, en passant par les conseils de sape des "dix commandements imposés au cadre moyen" signés Maier, pour dénoncer le rôle de "faire-valoir" du cadre obligé de "se vendre" pour grimper en grade, contraint de déménager(souvent fort loin) tous les trois ans avec "l'intendance" qui suit. Et une constatation de "désengagement" de la part des cadres,une démotivation à force de penser "stratégie", "mondialisation", "négociation", "réussite sociale" et une vraie motivation à en faire le moins possible.
    Un livre écrit en 2004 qui mériterait peut-être d'être comparé avec l'état actuel des cadres en entreprise (stressés mais contents d'obtenir un poste de salarié leur évitant chômage et restrictions suite à la crise). L'entreprise en 2012 est-elle une planque (je connais des heureux chez EDF vu les primes et autres avantages), alors que les professions libérales croulent sous les charges sociales? Je serais tentée de dire oui mais bonjour travail ...malgré tout!
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    • Livres 3.00/5
    Par plotin, le 24 octobre 2009

    plotin
    C'est bizarre. Les opinions et commentaires que l'on peut lire sur le web sur ce livre n'ont jamais été aussi tranchés. C'est soit « 10/10 », « j'adore », « à lire absolument », « un livre à méditer », « très bien vu »….. ou soit « 0/10 », « c'est une honte », « c'est creux », « lamentable » ….

    Mon avis : c'est 10/10 et 0/10 !!! Un livre à lire absolument

    10/10 pour avoir réussi à dépeindre avec autant de justesse (d'humour et de dérision) le monde de l'entreprise tel qu'il est aujourd'hui. Cela peut faire mal, mais la réalité est tellement bien décrite. C'est certain, les rapports que l'on peut avoir avec son entreprise ont complètement changé depuis les années 90 !!

    0/10 pour les conclusions tirées de son analyse du monde de l'entreprise. On ne peut pas adhérer au principe qui guide le livre : « L'art et la nécessité d'en faire le moins possible en entreprise »

    Un livre à lire sans hésiter !! Son succès en France et depuis peu hors de nos frontières est bien la traduction d'un écho significatif auprès des cadres travaillant dans les entreprises actuelles
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    • Livres 1.00/5
    Par kitusai, le 18 mars 2008

    kitusai
    Un petit pamphlet superficiel, pas complètement inintéressant mais ça fait franchement cher du kilo
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    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 18 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture...
    rafraîchissant, délicieusement irrévérencieux même si ça n'apporte rien de nouveau.

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par plotin, le 24 octobre 2009

    En parlant du langage utilisé au sein de l’entreprise :
    Cette langue obéit à cinq règles de base :
    L'entreprise fait compliqué quand on peut faire simple. Elle utilise « initialiser » à la place de commencer, verbe qui fait beaucoup trop trivial, « finaliser» au lieu du très ordinaire finir, et « positionner » pour le terre-à-terre placer.
    Elle choisit son vocabulaire de façon à se donner plus d'importance qu'elle n'en a réellement. « Coordonner », « optimiser », sont plus porteurs qu'« exécuter ». Mais c'est « décider » qui trône au panthéon des verbes, d'une courte tête devant « piloter » ou « chapeauter ». Elle ne lésine pas sur les mots en « ence » : pertinence, compétence, expérience, efficience, cohérence, excellence, tous ces mots donnent en apparence de l'importance.
    Elle considère la grammaire comme une vieillerie obsolète. Elle abuse des circonlocutions, boursoufle la syntaxe, se revêt de toute une quincaillerie de termes techniques et administratifs, et malmène les mots. Car elle sait dévoyer le français avec maestria: l'entreprise aime les barbarismes. Par exemple, « décliner » n'est pas employé dans son sens usuel; quand on décline un logo, un message, une valeur, cela ne signifie pas qu'on les abaisse, mais qu'ils sont adoptés par d'autres instances, situées en dessous. De même, le très usité « solutionner », qui remplace sans coup férir résoudre, est d'autant moins français qu’il donne une vraie prestance de cadre.
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  • Par ennA, le 30 juin 2011

    Dès qu'un mot fait fureur aux Etats-Unis, il traverse l'Atlantique comme une vague et devient une vogue qui affecte nos écoles de gestion, nos institutions commerciales et le discours de nos entrepreneurs. Peu importe les approximations linguistiques: il suffit d'en saupoudrer les transparents et les "charts", cela fait largement l'affaire. C'est ainsi que "packaging" a supplanté emballage, "reporting" compte-rendu, "feed back" retour.
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  • Par ennA, le 30 juin 2011

    Car les entreprises demandent beaucoup, mais se gardent de promettre, et ne garantissent rien sur le long terme. Pour quoi faire? Les promesses, c'est bien connu, n'engagent que ceux qui les écoutent. En plus, dans un univers où les chances sont censées être réparties de façon égalitaire, celui qui subit le chômage y est forcément pour quelque chose: s'il se trouve sans travail, c'est qu'il est plus mauvais que ceux qui en ont.
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  • Par ennA, le 30 juin 2011

    [Le terme employabilité] ne signifie rien d'autre que l'aptitude à convaincre les autres qu'on peut et qu'on doit être employé! Pourquoi faut-il les convaincre? Parce que dès lors que tout le monde est interchangeable, le cadre moyen s'efforce de se démarquer par rapport aux autres. Comment? Eh bien, par sa personnalité. La règle d'or du recrutement des cadres tient en une phrase: aujourd'hui on recrute les gens sur ce qu'ils sont et non sur ce qu'ils savent faire.
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  • Par ennA, le 30 juin 2011

    Toi l'individualiste, mon frère d'arme et de cœur, ce livre ne t'est pas destiné, car l'entreprise n'est pas pour toi. Le travail dans les grandes sociétés ne sert qu'à menotter l'individu, qui, laissé à lui-même, se servant de son livre entendement, pourrait se mettre à réfléchir, à douter, voire, qui sait, à contester l'ordre!
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