Lecture idéale pour la rentrée ? Peut-être, même s'il m'a fallu, cet après-midi même, dénier ce droit si précieux à quelques élèves encore en week-end... le propos de ce bouquin est intéressant, car il sonne encore comme une provocation face à l'idéologie dominante, celle du travailler plus pour gagner plus et du calcul du mérite en fonction des heures passées à bosser. Certes la rhétorique prolétarienne du beau-fils de Marx semble un peu dépassée, mais sa critique de la surproduction, de l'allongement non nécessaire des horaires de travail, des bienfaits supposés du boulot constant, me séduit. Il prône un maximum de trois heures de travail par jour et prétend que cela est possible, étant donné la machinisation, et surtout, et c'est là que j'abonde dans son sens, que c'est ainsi qu'on rendra l'homme épanoui. L'oisiveté, la glandouille, les grandes ripailles, les bénichons, les recrotzons, les bals des pèdzes, un peu de lecture, un peu de musique, un pique-nique, des grillades, un après-midi à la piscine, un peu de surf sur la vague Internet, une sieste crapuleuse, n'est-ce pas plus bénéfique qu'une journée à corriger les réponses critiques de mes élèves que, cet après-midi, j'aurais mieux fait de soulager, en les laissant faire la sieste qui manifestement les attirait irrésistiblement.
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