> Gigi Bergamin (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
> Frantz Rey (Illustrateur)

ISBN : 2910233308
Éditeur : Mille et une nuits (2000)


Note moyenne : 4.43/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Et si j'entame du texte de Lafargue était le secret du succès jamais démenti mais ambigu de ce Droit à la paresse ?

«Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie est l'amour du travail.
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 05 septembre 2011

    vincentf
    Lecture idéale pour la rentrée ? Peut-être, même s'il m'a fallu, cet après-midi même, dénier ce droit si précieux à quelques élèves encore en week-end... le propos de ce bouquin est intéressant, car il sonne encore comme une provocation face à l'idéologie dominante, celle du travailler plus pour gagner plus et du calcul du mérite en fonction des heures passées à bosser. Certes la rhétorique prolétarienne du beau-fils de Marx semble un peu dépassée, mais sa critique de la surproduction, de l'allongement non nécessaire des horaires de travail, des bienfaits supposés du boulot constant, me séduit. Il prône un maximum de trois heures de travail par jour et prétend que cela est possible, étant donné la machinisation, et surtout, et c'est là que j'abonde dans son sens, que c'est ainsi qu'on rendra l'homme épanoui. L'oisiveté, la glandouille, les grandes ripailles, les bénichons, les recrotzons, les bals des pèdzes, un peu de lecture, un peu de musique, un pique-nique, des grillades, un après-midi à la piscine, un peu de surf sur la vague Internet, une sieste crapuleuse, n'est-ce pas plus bénéfique qu'une journée à corriger les réponses critiques de mes élèves que, cet après-midi, j'aurais mieux fait de soulager, en les laissant faire la sieste qui manifestement les attirait irrésistiblement.
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    • Livres 5.00/5
    Par paulotlet, le 21 février 2011

    paulotlet
    Cet ouvrage tout à fait rafraîchissant est l'oeuvre du beau-fils de Marx. Cette position familiale n'est peut être pas aussi anodine qu'il y paraît. Alors que beau-papa ne parlait que de l'homme en tant que producteur, Lafargue fait l'apologie de la paresse, de l'action non contrainte ce qui le rend éminemment plus sympathique. Bon, je ne suis pas objectif. Lisez ce Droit à la Paresse il en restera toujours quelque chose!
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    • Livres 3.00/5
    Par CendreSombre, le 15 janvier 2009

    CendreSombre
    Un nouveau livre lu et sélectionné par mes soins dans le cadre de Masse Critique. J'ai choisi Le Droit à la paresse afin d'assouvir ma curiosité sur la question sociologique que sont le travail et les loisirs. En effet, lors de mes cours de socio du premier semestre, le prof nous a fait un éloge dessus. Alors voici ma critique, si on peut l'appeler comme tel.
    Vous la trouverez ici : http://cendresombre.canalblog.com/archives/2008/03/09/8253405.html
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    • Livres 4.00/5
    Par coquecigrue, le 08 juillet 2011

    coquecigrue
    Surprenant d'actualité (triste constat), provocateur (à peine) et souvent très drôle ! Réjouissant à lire.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 25 janvier 2011

    brigetoun
    Une ironie rude et jubilante, une pensée libre, des théories qui gardent une bonne partie d'actualité
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Citations et extraits

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  • Par SamA, le 05 novembre 2010

    Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes ont sacro-sanctifié le travail.
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  • Par brigetoun, le 25 janvier 2011

    Mais tout est impuissant : bourgeois qui s’empiffrent, classe domestique qui dépasse la classe productive, nations étrangères et barbares que l’on engorge de marchandises européennes ; rien, rien ne peut arriver à écouler les montagnes de produits qui s’entassent plus hautes et plus énormes que les pyramides d’Égypte : la productivité des ouvriers européens défie toute consommation, tout gaspillage
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  • Par brigetoun, le 25 janvier 2011

    puisque la quantité de travail requise par la société est forcément limitée par la consommation et par l’abondance de la matière première, pourquoi dévorer en six mois le travail de toute l’année ?Pourquoi ne pas le distribuer uniformément sur les douze mois et forcer tout ouvrier à se contenter de six ou de cinq heures par jour... »
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  • Par latrace, le 01 juin 2010

    Ô paresse, prends pitié de notre longue misère! Ô paresse,mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines!
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  • Par brigetoun, le 25 janvier 2011

    Et, au nom de la mansuétude chrétienne, un prêtre de l’Église anglicane, le révérend Townshend, psalmodie : Travaillez, travaillez nuit et jour ; en travaillant, vous faites croître votre misère, et votre misère nous dispense de vous imposer le travail par la force de la loi.
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