ISBN : 2012023517
Éditeur : Hachette Jeunesse (2011)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L’Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisat... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Melisende, le 24 mars 2012

    Melisende
    J'avais entendu parler de la sortie du Dernier hiver il y a quelques mois, fin 2011 et avais alors vu beaucoup d'avis sur les blogs. Pas mal d'entre eux me semblaient très enthousiastes, mais d'autres beaucoup plus mitigés. J'étais curieuse de découvrir ce titre et Jean-Luc Marcastel - inconnu jusque-là - mais pas non plus très pressée. L'occasion de le lire s'est présentée par l'intermédiaire de Forbidden Book, que je remercie.
    Je crois que je vais peiner à vous parler de cette lecture car je n'arrive pas à dire si j'ai aimé ou non. Je ne parviens pas à mettre de mots sur mes impressions. Je vais tout de même tenter de vous expliquer tout ça, au mieux. Je ne sais pas si j'ai aimé, disais-je donc, mais en tout cas, je peux annoncer que j'ai mis du temps à venir à bout de ce livre…
    Commençons, as usual, par le négatif pour terminer sur une note positive.
    Et bien, ce qui m'a le plus gênée pendant cette lecture, ce sont les personnages. Je crois que je ne me suis attachée à aucun d'entre eux. Au départ, j'appréciais beaucoup Théo, le grand frère protecteur et mâture, et puis, au fil des pages, j'ai été agacée par son comportement de « Chevalier » (son surnom d'ailleurs), par tous ses bons sentiments… et l'apogée est évidemment sa décision finale que je trouve assez « inutile » et peu crédible. Khalid, le bon camarade avec les expressions de son grand-père (sur les babouches) est peut-être la figure la plus authentique et la plus crédible de ce roman. Avec son humour, il apporte un peu de fraîcheur et de légèreté, vraiment bienvenues dans la lourdeur ambiante. Fanie, LA figure féminine du roman, ne m'a jamais touchée. Au contraire, je l'ai trouvée insupportable. Habituellement, j'aime assez les héroïnes courageuses, mais là, ce n'est plus du courage mais de l'inconscience. Quant au personnage « principal » du Dernier hiver, à savoir Johan, le petit frère de Théo, je n'ai jamais réussi à le comprendre et à adhérer à son côté schizophrène (il « parle » souvent à travers la voix de « Corbeau », identité qu'il s'est inventée pour se protéger de ce qui l'entoure). Je veux bien que les malheurs conduisent certains à se forger une carapace et un autre personnage pour se protéger mais là, c'est juste « too much ».
    Mais finalement, ce ne sont pas tellement les figures en eux-mêmes qui m'ont gênée, mais plutôt les relations qu'elles entretiennent les unes avec les autres. Truc aime machin qui aime bidule qui aime chouette… c'est très agaçant. J'aime assez les histoires d'amour un peu tragiques et torturées, mais là, c'est trop. Et puis, même si leur âge n'est jamais précisé (ou alors j'ai loupé le coche), je dirais qu'ils ont dans la vingtaine… dans cette optique, je n'ai pas trouvé leur comportement, leurs pensées crédibles. Je veux bien que dans certaines situations, l'être humain soit obligé de grandir/mûrir plus vite mais là… non, je n'y ai jamais cru. A aucune des histoires d'amour impossibles. Quant au retournement de situation et au changement de comportement de Johan dans les dernières pages… non. Encore une fois, c'est « too much » et ça ne m'a pas convaincue.
    De ce fait, l'intrigue essentiellement tournée vers le devenir des personnages et l'évolution de leurs histoires d'amour ne m'a pas emballée des masses… d'où ma lenteur dans ma lecture. La première partie m'a tout de même plus convaincue que la seconde. D'ailleurs, les deux sont tellement différentes qu'on pourrait presque les considérer comme deux tomes rassemblés en un seul (mêmes personnages et même univers mais aventures différentes). le début m'a tenue en halène. En effet, on découvre l'univers qui entoure les personnages et c'est ce qui m'a le plus charmée. A la fin, les personnages affrontent un « grand méchant », je me suis plus ennuyée.
    L'univers, le contexte est véritablement intéressant. L'action prend place, dans les premières pages, à Aurillac (dans le Cantal, en Auvergne !) en 2035. Quelques années plus tôt, un voile s'est déposé devant le soleil. L'alternance jour/nuit a quasiment disparu, faisant place à un crépuscule rouge éternel. Les radiations provenant de ce phénomène ont transformé la faune, la flore… et les hommes ! Une forêt de « pins-vampires » a rapidement vu le jour et a pris le contrôle, envahissant tout, tuant les hommes et cachant des bêtes étranges et féroces en ses profondeurs. Les survivants ont dû s'adapter et apprendre à vivre dans ce nouveau monde où, finalement, les personnages et le lecteur le comprennent durant cette aventure, les véritables ennemis ne sont ni les pins ni les bêtes modifiées, mais les hommes. « L'homme est un loup pour l'homme » et seul l'Amour peut triompher, voilà le grand message délivré par ce livre.
    Le concept général est intéressant mais je regrette que, finalement, arrivé à la fin du texte, le lecteur n'ait pas beaucoup d'éléments de réponse. Ceux-ci ne sont pas indispensables à la lecture, mais, personnellement, j'aurais aimé en apprendre plus sur les modifications génétiques liées aux radiations, par exemple.
    Côté plume, j'ai apprécié. Jean-Luc Marcastel a un joli style. C'est fluide, joliment écrit même si, évidemment, ça reste de la littérature « de gare ». J'ai apprécié la plupart des dialogues (même si certains sont vraiment grandiloquents, ce qui rejoint mon impression sur l'aspect « non crédible » du comportement des personnages) et la grande majorité des descriptions. Certaines scènes sont très marquantes, j'en retiens surtout une qui a entraîné quelques mauvais rêves : alors que Fanie est blessée, le petit groupe se réfugie dans une maison abandonnée. L'atmosphère est lourde, quelque chose ne va pas. Théo monte la garde la première partie de la nuit et, alors qu'il lit, il sent une présence tout près de lui. Il quitte le salon pour aller voir du côté de la cage d'escaliers… et là, grosse flippe ! Je m'en souviendrai !
    Dans l'ensemble, je trouve que l'atmosphère inquiétante et glaciale (c'est l'hiver, il fait dans les -40° chaque jour, la forêt de pins semble avoir une conscience et oppresse de tous les côtés…) est bien rendue. D'ailleurs, si je peux me permettre une remarque, je trouve que conseiller Le dernier hiver à partir de 13 ans est un peu prématuré. Ce titre est quand même assez dur et particulièrement déprimant pendant la grande majorité du texte !
    En bref. J'ai aimé l'univers original, l'ambiance oppressante bien décrite et la plume de Jean-Luc Marcastel en général, mais je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et à leurs états d'âme (pas très crédibles, un peu « too much ») ce qui m'a enlevé un gros intérêt pour l'intrigue et a donc rendu ma lecture laborieuse. Mon avis est évidemment très personnel et tient vraiment dans ce manque d'attachement à ce groupe de jeunes et à leurs aventures amoureuses… si le devenir de Théo, Johan et Fanie (le trio amoureux) vous intéresse, nul doute que vous allez adorer !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/le-dernier-hiver-de-jean-l..
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    • Livres 4.00/5
    Par Archessia, le 31 décembre 2011

    Archessia
    Nous sommes en juillet 2035, en France, il fait -30°.
    Le monde a subit de grands bouleversements et les températures ne font que chuter au fil du temps, c'est l'hiver tout le temps, sans cesse.
    Avec ce phénomène météorologique sont arrivés d'autres changements mortels, comme les pins ayant développés d'horribles capacités meurtrières, ou encore de terribles et abominables créatures peuplant les forêts.
    Johan est perdu sans la femme qu'il aime, elle qui a du partir avec sa famille dans une autre ville, apparemment plus sûre.
    Mais l'arrivée de son frère Théo, soldat, lui apporte de bien tristes Nouvelles.
    Il n'en peut plus de rester dans l'ignorance, sans même savoir si son aimée est encore vivante ou non, donc il se décide à partir affronter les mille dangers extérieurs pour aller la chercher.
    Mais le pire des dangers est-il d'origine surnaturelle ?...

    Cela faisait depuis sa sortie que j'entendais parler de ce titre, et bien qu'étant en ma possession depuis le début, je n'osais pas vraiment me lancer dedans. Vu les avis qui se multipliaient, j'avais peur d'être quelque peu "déprimée" par sa lecture. Je voulais donc au moins laisser passer Noël avant de me plonger dedans (oui, je sais, elle est un peu bancale ma logique, hein ?).
    En fait, j'aurais pu le lire bien avant, car au final, on ressort de cette lecture le coeur gonflé d'amour.

    Pas mal de lecteurs ont parlés d'une ambiance à la Stephen King pour ce titre. je dois dire que, à part la menace planant partout, et les créature se cachant dans les bois (certaines scènes font fortement penser à Brume, par exemple), la comparaison s'arrête là, Jean-Luc Marcastel ayant un style bien à lui ne pouvant pas vraiment se comparer à King.
    Je vais juste aborder un point qui ne m'a pas véritablement séduite : l'écriture parfois un peu trop "académique" de l'auteur.
    Soyons d'accord, je n'ai absolument rien contre un vocabulaire un tant soit peu recherché, et quelques jolies formulations. Mais ceci est un titre jeunesse, paru dans une collection jeunesse, et du coup, j'ai trouvé l'écriture parfois en léger décalage avec le public visé. J'ai trouvé que certaines formules alambiquées ne collaient pas vraiment avec l'histoire et l'ambiance générale, ce qui est bien dommage, car cela donnait l'impression d'une écriture un peu pompeuse, alors que, quand on s'y habitue et qu'on se laisse transporter par elle, on en ressent clairement toute la beauté.

    A part ça, ce livre, c'est que du bonheur.
    Enfin, je dis ça, mais ce n'est pas vraiment La petite maison dans la prairie, hein. L'auteur, ici, est fourbe. très fourbe. Il nous présente des personnages très attachants (sauf Fanie. Je n'ai pas aimé Fanie), on s'en fait de vrais amis, on tombe même amoureuse de l'un ou l'autre, et Monsieur Marcastel n'hésite pas à les malmener, leur faire vivre mille douleurs, mille pertes, autant d'épées dans le coeur que nous ressentons également, profondément.
    Il y a une mélancolie qui nous suit pendant toute notre lecture, traversant même les passages plus mouvementés, pleins d'action.
    Car il y a un véritable suspens, et beaucoup de scènes à couper le souffle, avec combats, frayeurs et beaucoup, beaucoup de dangers.
    Dangers qui, d'ailleurs, ne viendront pas toujours de la nature transformée. L'expression "L'homme est un loup pour l'homme" trouve tout son sens dans ce récit, où l'on assiste, impuissant, à ce que l'être humain a de pire en lui.
    Heureusement, et c'est la grande force de ce livre, on se prend plein les yeux ce que l'homme est capable de faire de mieux.

    Ce livre, bien que fourmillant d'évènements inquiétants, de scènes presque épiques et d'aventures où nos héros frôlent la mort à chaque instant, se veut avant tout une quête humaine.
    Qu'est-ce qui fait de nous des êtres humains ? Qu'est-ce qui nous définit en tant que personne ?
    Poussés par l'amour, chacun de nos héros s'en va pour ses propres raisons, avec ses propres questions et ses dilemmes personnels.
    Au final, chacun d'eux découvrira ce qui les rend uniques, et ils prendront conscience de la force de ce sentiment qui peut déplacer des montagnes : l'amour.
    Ce roman, dans son intégralité, est une merveilleuse ode à l'amour, avec tout ce qu'il comporte. Qu'il vous fasse pousser des ailes, qu'il vous guide dans la vie, qu'il vous donne la force d'affronter des horreurs ou qu'il vous fasse souffrir à en mourir.
    L'amour, sous toutes ses formes, est présent dans chaque chapitre, chaque page.
    C'est un récit formidable, qui vous laissera pantois, les yeux rougis par les larmes mais l'âme gorgée d'amour.

    Voici un livre que je ne peux que conseiller, qui laisse des traces dans le coeur.

    Lien : http://archessia.over-blog.com/article-le-dernier-hiver-95120921.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Pommesucre, le 20 janvier 2012

    Pommesucre
    Ce livre a fait grand bruit à sa sortie et forcément il m'a intrigué. Etant donné que ce livre était proposé en masse critique sur Babelio, j'ai juste sauté sur l'occasion. Et je les en remercie grandement tout autant que la maison d'édition Hachette Jeunesse !!
    Ce livre nous plonge dans un monde baignant dans l'apocalypse. le ciel est rouge et le froid est intense. Mais ce n'est pas tout, petit à petit les pins ont gagné du terrain jusqu'à gagner les villages et les villes. Ces pins sont meurtriers, vampire avide de sang s'en approcher c'est signer son arrêt de mort. le seule recours contre cette malesève est de les couper une fois qu'ils poussent et qu'ils souhaitent prendre du terrain. C'est dans ce monde que nos protagonistes évoluent. Johan est amoureux, mais son amie a dû partir avec ses parents pour échapper à la malesève. Et il part à sa recherche. Dans sa quête, son frère et son meilleur ami l'accompagneront. Mais pas seulement, Fannie cette jeune femme qu'il a toujours considéré comme sa petite soeur ne peut s'empêcher de les rejoindre.
    L'histoire en soi est une belle métaphore, mais pour moi ce ne sera pas suffisant pour en faire un coup de coeur. L'auteur nous dépeint deux version de l'humanité, la bonne et la mauvaise dans le pire. L'auteur nous fait rencontrer le meilleur avant tout et par la suite on rencontrera le pire. Comme les gens qui effrayés ou assoiffés de pouvoir, profitent de la situation pour faire gober tout et n'importe quoi aux gens.
    Cette histoire est avant tout une histoire d'amour bien écrite dans le fond. Ce qui m'a le plus gêné ce sont les éléments de la forme. En soi utiliser des pins vampire est original, mais pousser ce souci de mutation d'arbre jusqu'à une possible de l'humanité. Cette mutation peut s'expliquer par la radioactivité ambiante, mais si on tient compte de tout ce qu'implique réellement la radioactivité, je trouve que c'est un peu tiré par les cheveux. Suffit de voir Tchernobyl. Est-ce que Batman ou Superman est né là-bas ? Jusqu'ici j'ai vu que ça faisait plus de mal que de bien. Généralement, ce qui en découle c'est la maladie.
    J'ai aimé le cadre du livre, mais tout ce qu'il y avait autour était, pour moi, un peu "trop" compte tenu du reste et du cadre.
    Bien qu'en soi le message est superbe. Il ne faut pas spécialement chercher l'amour au bout du pays, il est souvent là sous nos yeux mais on ne le voit pas. L'amour supporte tout et est capable de tout. Un message qui est frappant et qui est un bon rappel vu le contexte actuel.
    Quant aux personnages j'ai vraiment apprécié Fannie, petit bout de femme capable du pire comme du meilleur. le meilleur étant pour celui et ceux qu'elle aime. Une jeune femme tétue et résolue quitte à y perdre un bout d'elle. Théo lui est un jeune homme qui revient pour sa famille et qui finalement fera preuve de la plus belle abnégation pour son frère. Un jeune homme plus que courageux et attachant, plus attachant que son frère Johan. Johan quant à lui, j'ai voulu le taper à plus d'une reprise, ce jeune homme plein d'ambiguïté qu'il faut secouer pour faire revenir à lui. Même si parfois ce ne sera pas suffisant. Quoique son combat contre lui-même ne sera pas sans vain.
    Les personnages nous ont montré que l'amour et l'amitié est bien plus fort que tout et que même dans les pires situations, ce lien qui unit nos protagonistes est plus fort que tout.
    J'ai été surprise par la maturité de la plume. Pour un livre jeunesse, c'est assez soutenu (en comparaison d'autres livres classés jeunes adultes). Ce qui est appréciable. Une plume juste et qui dose bien les actions, mais qui au vu du contenu ne m'a pas convaincue.
    Ce livre est un beau message sur un fond de science fiction apocalytique, mais qui pour ma part ne m'aura pas totalement convaincue et qui m'a laissé un goût mitigé en fermant le livre.
    Mais il ne me laisse pas pour autant un goût de déception et c'est une découverte que je qualifierai de particulière.
    Je tiens à remercier Babelio pour ce partenariat, mais également la maison d'édition Hachette Jeunesse pour cette découverte particulière qui ne m'aura certainement pas laissée indifférente !

    Lien : http://bulledepomme.blogspot.com/2012/01/informations-auteur-jean-lu..
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    • Livres 5.00/5
    Par Slay, le 05 février 2012

    Slay
    Dès le début de l'histoire, on plonge dans un monde hivernal où le crépuscule et le froid règnent. La nature, les animaux et les hommes ont dû s'adapter mais certains ont pris le pas sur les autres comme le démontre l'arrivée des “pins vampires”. C'est un concept de dystopie assez original et à la limite de la fin du monde.
    Malheureusement, le livre commence sur un point négatif. Passé les explications pour nous décrire ce qu'est devenue la Terre (qui sont peut être un peu redondants), débute l'expédition de Johan qui veut retrouver celle qu'il aime, Léa, au péril de sa vie et de celles de ses amis qui décident de l'accompagner. Les premiers kilomètres de la quête sont assez lents, même lorsqu'il y a une première embûche, puis une seconde, on n'est pas réellement plongés dans l'histoire. Je dirais qu'il faut patienter quelques 150 pages avant de commencer réellement à s'imprégner de l'environnement, de la forêt et de la peur qu'elle inspire.
    A partir de là, le rythme du livre est de plus en plus entrainant. On est complètement plongés dans leur périple et on découvre en même temps que nos héros, l'effroyable vérité qu'a engendré le crépuscule. le décor crée m'a d'ailleurs rappelé les univers de Stephen King. On commence d'abord avec un environnement réaliste qui au fur et à mesure part dans le fantastique et l'horreur. Les pins vampires, les animaux, les êtres qui habitent les tempêtes, tous sont autant de prédateurs qui ralentissent nos héros.
    Les pires au final, restent les humains. Jean-Luc Marcastel nous décrit réellement bien leur réactions. Certains s'entraident le plus possible et survivent en communauté. D'autres estiment que c'est “chacun sa merde” et sont prêts à tout du moment que eux survivent. Les derniers profitent des plus faibles et les exploitent pour se donner du pouvoir. C'est assez effrayant de constater que l'auteur a raison et que finalement, il parle de ce qui se passe déjà de nos jours.
    Les personnages principaux sont quand à eux très intéressants.
    Johan est assez exploité mais je n'ai pas du tout accroché avec lui. Son côté bipolaire avec Corbeau qui prend le dessus pour éviter à Johan de souffrir est tout sauf attachant. On en vient même à la détester pour certaines de ces réactions.
    Théo, son frère est par contre son opposé. Il est plus réfléchis et pense aux autres avant de penser à lui. Il a suivi son frère pour le protéger de ce que cache la Malsève et prend son rôle de “Chevalier” très à coeur.
    Fanie donne au début l'impression d'être une petite fille butée qui n'en fait qu'à sa tête et qui ne veut pas écouter ce qu'on lui dit. Elle évolue et gagne en maturité au fil de l'histoire, elle en devient touchante et on comprend d'où vient son côté tête brûlée.
    Le dernier de nos héros, Khalid, m'a fait beaucoup rire. Même en cas de coup dur, il nous parle de son grand-père qui fabriquait des babouches et donnait des leçons de vie au passage. Il est un peu celui qui couvre les arrières et qui apporte une touche d'humour dans un univers transit de froid.
    Et puis il y a la fin. Et pas n'importe quelle fin. L'auteur a réussi à faire passer un message bien au-delà de ce qu'on pourrait penser quand on commence la lecture. On ne peut qu'être touché par ses mots qui sont poignants de vérité. Les larmes ont coulé toutes seules et je ne pouvais les retenir pendant que je suivais ces héros malgré eux qui se battaient par amour et amitié.
    Voilà d'ailleurs ce que j'ai tweeté juste après l'avoir refermé: “Je viens de finir “Le dernier hiver”. Pleurs, sourires, gorge nouée… Ce livre est un hymne à l'amour sous toutes ses formes. Magnifique.”
    Une histoire qui commence donc difficilement mais qui vaut le coup d'être lue pour son message qui vous serre le coeur et vous prend aux tripes.
    J'ai hésité à le mettre dans mes coups de coeur à cause du début justement, mais vu ce que l'auteur à réussi à faire passer et la découverte que cela a été pour moi (je ne m'attendais pas du tout à ce genre de livre en commençant ma lecture), je ne peux que vous le recommander et le classer parmi mes livres préférés!

    Lien : http://lefauteuil.wordpress.com/2012/02/05/le-dernier-hiver-jean-luc..
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    • Livres 4.00/5
    Par cho0kette, le 16 novembre 2011

    cho0kette
    Que dire ? Ce livre est une merveille, une véritable leçon de vie qui prend aux tripes et nous montre d'un extrême à l'autre, ce dont l'Homme est capable : les pires choses comme les meilleures.
    C'est l'histoire d'une planète, la Terre, qui, en 2035, est recouverte d'un ciel rouge sang, et dont les températures sont glaciales. Les Hommes doivent survivre au froid, au manque de tout, aux changements qui s'opèrent depuis quelques années. le plus gros changement, hormis la privation des biens qu'ils consommaient avec excès, est l'apparition d'une immense forêt de pins qui s'étend un peu plus chaque jour, s'accapare de tout ce qui se trouve sur son passage et se nourrit de la seule chose encore accessible : le sang des humains.
    Johan, un jeune homme que la vie n'a pas épargné, se met en tête de retrouver sa chérie, Léa, qui a tenté d'échapper à cette monstrueuse armée de pins en suivant ses parents. Théo, le frère aîné de Johan, l'accompagne dans ce périple, ainsi que Fanie, leur sœur de cœur, et Khalid, un ami d'enfance. Tous ont une raison personnelle pour se lancer dans cette folle aventure. Par amour, par amitié, ils sont prêts à mettre leur vie en danger, à aller au bout d'eux-mêmes pour accomplir cette aventure et permettre à Johan de retrouver la fille qu'il aime. le périple est effectivement très dangereux, du début à la fin ils vont rencontrer des choses horribles, inimaginables. Les pins vampires ne sont pas forcément ce qu'il y a de pire sur leur route.. Rien que d'en parler j'ai froid dans le dos... le pire des monstres n'est pas forcément celui que l'on croit...
    J'ai accroché à ce livre immédiatement, dès les premières lignes du "prologue", je n'avais qu'une hâte : en savoir plus sur la situation décrite, découvrir ce qu'allaient traverser les protagonistes, ce qu'ils allaient devoir affronter, et de ce côté là je ne fus pas déçue. Malgré de petites choses que j'ai trouvé improbables, j'ai adoré cette histoire.
    C'est dense, l'écriture de l'auteur est poétique, très imagée. Les situations, les sentiments m'ont vraiment secouée. Les faits relatés dans le livre sont tellement plausibles que c'en est effrayant. le message véhiculé est très important, tellement vrai, c'est terrible, mais il y a également de l'espoir et c'est cela qu'il faut retenir : oui, l'Homme est sûrement le plus grand danger pour l'Homme, mais tout n'est pas définitivement perdu pour autant.
    Je ne pense pas qu'il soit possible d'être insensible à cette histoire. Cela fait beaucoup réfléchir, plusieurs jours après l'avoir terminé j'y pense encore..
    Côté personnages, nos quatre protagonistes sont tous intéressants. Chacun à quelque chose à nous apprendre, à apporter à l'histoire. Je me suis attachée à Fanie, mais surtout à Théo, j'avais envie de comprendre ce qui l'avait poussé dans cette aventure.
    L'acte héroïque à quelques chapitres de la fin m'a bouleversé. A partir de ce moment, malgré la fatigue, je n'ai pu lâcher le livre. La fin est très émouvante, magnifique, les mots sont juste magiques.
    Un tout petit bémol au sujet de la lecture : le texte très travaillé, les tournures et métaphores m'ont obligés à relire certaines phrases deux fois pour ne pas perdre une miette de l'histoire. Je pense que c'est à mettre sur le compte de la fatigue, mais je l'ai noté car ça me l'a fait à plusieurs reprises et m'a empêché de me plonger à 100% dans l'histoire par moment...
    En conclusion, une superbe histoire, une leçon de vie qui m'a bouleversée. Je vous conseille de le lire au moins une fois, le message de ce livre est trop important pour qu'on n'y prête pas attention !

    Lien : http://cho0kette.blogspot.com/2011/11/le-dernier-hiver-jean-luc-marc..
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Citations et extraits

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  • Par Myrtle, le 30 décembre 2011

    Son père avait peut-être raison, après tout, on ne devrait jamais se livrer, en aucune circonstance, pour ne pas laisser les autres avoir barre sur vous ni leur offrir la possibilité de vous blesser. On se forgeait une armure de silence et de solitude, et on s'y retranchait, pour mieux s'y dessécher lentement, tranquillement, de l'intérieur, jusqu'à ce qu'enfin il ne demeure plus que cette cuirasse et rien dedans, un tronc sec dont la sève et les entrailles ont disparu, faute d'amour et de tendresse, de complicité, pour les irriguer.
    Cela, elle en avait assez.
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  • Par LaLo, le 03 novembre 2011

    Un premier pas...
    - Mon grand-père, y faisait des babouches...
    Un deuxième...
    - Et mon grand-père, y disait toujours...
    Le troisième, guère plus assuré. Il tendit les mains.
    - ... "Les babouches, c'est comme les gens, dans ta vie, t'en auras plein : des bonnes, des mauvaises, des belles, des laides, des trop raides, des trop molles, des trop petites, des trop grandes, des qui donnent des ampoules, des plus ou moins confortables. Et si t'as de la chance, tu trouveras celles qu'Allah a faites pour toi... (...) Alors enfile tes babouches, mets-les l'une devant l'autre, et tu verras bien où elles te mèneront.
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  • Par CoralieLeboucher, le 02 mars 2012

    "Oh ! oui, elle savait rentrer ses émotions, ses blessures, sa douleur, elle ne faisait même que ça. Elle était devenue une championne dans sa catégorie. A part cette nuitn quand elle était venue trouver Johan...Johan qui n'était même pas là pour l'écouter, pour l'entendre. Des mots, des mots bruts sortis du coeur, le sang de son âme, versés en vain. Son père avait peut-être raison, après tout, on ne devrait jamais se livrer, en aucune circonstance, pour ne pas laisser les autres avoir barre sur vous ni leur offrir la possibilité de vous blesser. On se forgeait une armure de silence et de solitude, et on s'y retranchait, pour mieux s'y déssécher, lentement, tranquillement, de l'intérieur, juqu'à ce qu'enfin il ne deumeure plus que cette cuirasse et rien dedans, un tronc sec dont là sève et les entrailles ont disparu, faute d'amour, et de tendresse, de complicité, pour les irriguer."
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  • Par Sakinia, le 30 octobre 2011

    L’ennemi, ce n’est pas le Crépuscule, ni même la Malesève ou les créatures qui la hantaient, non, eux n’étaient que le révélateur. L’ennemi, le véritable ennemi, c’était celui qui se cachait sous le masque de l’humanité, celui que les lois, les règles, les sanctions, étaient faites pour retenir, pour maintenir enfermé avec ses désirs de violence et de puissance.
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  • Par Myrtle, le 30 décembre 2011

    Il eut à peine le temps de deviner un mouvement, à la limite de son cône de vision, qu'une forme nerveuse jaillissait de la tourmente. La chose bondit vers lui, rapide, très rapide, spectre pâle recraché du ventre de la tempête, tel un rejeton infernal. Ça tendait vers lui de longs bras décharnés, noueux comme des racines, au bout desquels luisaient des griffes semblables à de petites faux d'ivoire...
    Pas de visage, rien qu'un masque blanc, dénué de traits, au nez inexistant, un cauchemar anonyme au poil ras et blanc, à la gueule rouge comme une blessure d'où saillaient deux dents uniques, longues et acérées, des crocs faits pour percer et saigner...
    Mais ce qui le couvrit d'une sueur glacée, c'était ces yeux semblables à des creusets de feu, ceux d'un prédateur... Mais pas d'un animal.
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Vidéo de Jean-Luc Marcastel

Jean-Luc Marcastel - Le dernier hiver .
Jean-Luc Marcastel vous présente son ouvrage "Le dernier hiver" aux éditions Gallimard-Jeunesse, à l'occasion du 27e salon du livre et de la presse jeunesse qui s'est déroulé à Montreuil du 30 novembre au 5 décembre 2011.http://www.mollat.com/livres/jean-luc-marcastel-dernier-hiver-cri-amour-qui-repousse-les-tenebres-9782012023512.htmlNotes de musique : Chet Baker - In Paris - 11 Exitus








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