ISBN : 2013218559
Éditeur : Hachette Jeunesse
(2001)
Note moyenne : 3.58/5 (sur 19 notes)
Lettres à une disparue8Ajouter à mes livres
Dans un pays soumis à la dictature, Melina pleure Paloma, sa fille " portée disparue ", enlevée avec son mari et sa petite fille. Au bout de quatre ans, l'espoir de la revoir vivante disparaît peu à peu... Elle décide alors de lui écrire pour exprimer sa douleur et son ... > voir plus
Dans un pays d'Amérique latine, non désigné dans le roman puisque l'auteur se place en témoin de toutes les disparitions survenues dans nombre de pays de ce continent, Mélina hurle sa souffrance en écrivant à sa fille enlevée avec son mari et sa petite fille. le roman se construit peu à peu avec ces lettres dans lesquelles Mélina livre des informations sur la détention de Paloma, imagine les conditions de sa détention, exprime l'espoir de retrouver sa fille. Dans ce magnifique écrit plein de poésie, alternent mélancolie, désespoir puis espérance. Lorsque j'écris ces lignes, je frissonne encore en me rappelant ces lignes dans lesquelles les sentiments sont si bien transmis.
Je n'en dis pas plus au risque de dévoiler l'histoire. Il s'agit d'un roman pour adolescents, (mon fils l'a étudié en 5ème), mais je me suis quand même demandé ce que pouvais ressentir un ado à la lecture de cette œuvre qui suppose un accompagnement attentif de l'adulte.
J'ai beaucoup aimé ce livre. Son principe, basé uniquement sur des envois de lettres m'a beaucoup séduit. L'amour de la mère envers sa fille disparue est très touchant. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'elle fasse tout pour arriver à ses fins. Je le conseille vraiment, de plus pour les lecteurs qui n'aiment pas lire de gros livres il est très petit. C'est aussi le défaut que je lui trouve... A la fin du livre on reste un peu sur notre faim, on à l'impression de ne pas tout savoir. Mais en même temps ce livre étant uniquement basé sur des envois de lettres, l'auteur ne peut pas tout expliquer.
Ecrire pour les ados, ça n'est pas évident … Les ouvrir au monde, les sensibiliser à d'autres cultures, c'est un vrai challenge. Parfaitement réussi pour cette auteure.
Dans Lettre à une disparue, V.Massenot nous fait partager la douleur de Mélina, qui écrit son amour à sa fille disparue. Son pays est soumis à un régime dictatorial, qui enlève les gens, et ne permet pas aux familles de savoir ce que sont devenus ces ‘prisonniers', ennemis de la dictature. Ainsi Mélina attend, espère jour après jour le retour de sa fille -sachant qu'elle a payé de sa vie son engagement. [Mars'12]
Inspiré d'un reportage entendu sur France-Inter, ce récit déchirant met en scène Melina. A travers des lettres qu'elle écrit à sa fille disparue, Melina nous confie ses souvenirs, sa peine, ses espoirs et tous les sentiments contradictoires qui l'habitent depuis cette terrible nuit où son cœur de mère a été anéanti.
Avec pudeur et délicatesse, l'auteur met dans les mots de Melina la douleur de toutes celles qui ont perdu un enfant et plus encore de celles qui, vivant dans des pays non démocratiques, ne sauront sans doute jamais ce qui leur est arrivé. L'ignorance est bien pire que la vérité.
Un court récit épistolaire où chaque mot est soigneusement choisi. Un récit bouleversant. Une écriture qui exacerbe les sentiments.
Ce livre m'a fait pleurer. Tout d'abord au début quand on voit l'atrocité de l'affaire. Mais aussi à la fin quand on apprend que Mélina est décédée. Je ne met pas cinq étoiles car j'ai trouvé que l'histoire avec Nina se passait trop vite. Ou sinon, c'est un très bon livre, je vous le conseille.
Le jour pénètre dans ma chambre par la fenêtre du jardin, dessinant sur le sol, au travers des persiennes, de longues rayures irrégulières. A plat ventre par terre, de nouveau j'ai relu les lettres. Maintenant, c'est mon tour. J'écris sous ton regard, celui du grand portrait penché au-dessus de mon lit - notre portrait - que Melina m'avait offert pour mon dixième anniversaire. Elle a osé défier la mort de la pointe de son pinceau. Avec des couleurs vives et le talent d'aimer. Se souvenir, donner. Un tableau, un cahier. Et un sens à ma vie. Ma main, déjà, court et s'envole sur le papier. Les mots jaillissent, l'un après l'autre, du fond de ma mémoire, et notre histoire, si douloureuse, sort de ma chair, pour apparaître enfin, dans la lumière.
Les heures, les jours, les mois se sont succédé sans nouvelles.
Rien.
Alors, peu à peu, doucement, sur la pointe des pieds, l'espoir s'en est allé.
Plus de mots qui apaisent, puis plus de mots du tout.
le désespoir est muet.
Voyage sur un Nuage, album écrit par Véronique Massenot d'après l'oeuvre de Marc Chagall "Les Mariés de la Tour Eiffel", illustré par Elise Mansot et publié aux éditions de l'Elan Vert.