ISBN : 2259212867
Éditeur : Plon (2010)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres

Qu'est-ce qui fait courir les personnages de Blues pour Elise ? C'est l'amour ! Celui qu'on désespère de trouver, comme Akasha qui ne se remet pas d'une peine de coeur. Celui qu'on croit avoir perdu, comme Amahoro, dont le compagnon a pris ses dista... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 19 novembre 2010

    maevedefrance
    C'est une belle découverte que j'ai fait là. Un écrivain que je ne connaissais pas pour un roman qui est passé inaperçu dans la rentrée littéraire.
    Pourtant, Léonora Miano propose ici un roman pétillant sur la vie d'une bande de jeune femmes "afropéennes", françaises, parisiennes. Un ensemble de portraits loin de tous clichés "prémâchés". Des jeunes femmes qui courent après l'amour mais qui ont aussi pour code d'honneur de se faire respecter par les hommes et peu de tabous entre elles. Une bonne dose d'humour, même quand l'heure est grave. C'est également un très beau roman sur l'intégration. J'ai été émue par l'histoire familiale de Shale. Et j'ai vraiment souri de l'interrogation existentielle de Michel à cause de la chose mystérieuse chose que lui a fait Amahoro et qui sème le doute dans sa pauvre tête d'homme...Un bon coup de grille aussi aux inventeurs du "mariage gris". Un livre tout en subtilités, où il n'y a pas d'un côté les "bons" et de l'autre les méchants pas beaux".
    L'ambiance de chaque chapître est traduite par une série de sélections musicales en fin de châpitre (original !) et une rédaction épicée d'africanisme.
    Bref, un très beau roman qui gagne à être découvert. Une belle parution pour la littérature française et l'un des meilleurs que j'ai lus pour l'instant dans le cadre du Grand Prix (mais ce n'est que mon humble avis !) avec Rû. Une suite est à venir et je serai sans doute au rendez-vous des "Bigger than Life".
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Leiloona, le 03 avril 2012

    Leiloona
    Un mot ressort quand on referme ce livre : pétillement.
    Un pétillement du aux personnages mais aussi à la structure du livre.
    Chaque chapitre construit comme un morceau de musique apporte une couleur particulière. Ainsi le passage sur Malaïka se clôturera sur "H.A.P.P.Y" de Valérie Boston. D'autres passages seront bien-sûr plus mélancoliques. le tout composera un album aux couleurs métissées, un album animé par l'amour.
    L'amour et ses variations ...
    Malaïka, Amahoro, Akasha, Shale, Estelle, Elise.
    Des femmes de différents âges, qui se positionnent toutes de façon différente.
    Malaïka assume ses rondeurs et sa taille 46. Elle n'a pas la langue dans sa poche et dit même que la taille 38 est en fait la burqa des femmes occidentales. Malgré tout, quand son ami la demande en mariage, des doutes remontent : et s'il voulait se marier avec elle pour avoir des papiers ?
    Amahoro, quant à elle, est en froid avec son mari. Celui-ci, suite à une gâterie qui l'a emmené au 7ème ciel, doute de la fidélité de sa femme. Mais où a-t-elle appris ce tour magique ?
    Akasha ouvre ce roman. C'est une femme déçue par ses amours avec des subsahariens. Après avoir décidé d'aller à un speed- dating, elle reste finalement chez elle ... Arrivera-t-elle à sortir de sa mélancolie ?
    Et Elise, la doyenne du groupe et mère de Shale et Estelle, porte un lourd secret en elle. Et c'est l'heure pour elle de le révéler à sa fille.
    Ces femmes possèdent des doutes propres à leur féminité, et bien-sûr, certains doutes naissent aussi de l'origine de ces femmes. Elles n'en sont pas moins françaises. Mais leurs origines leur confèrent une place particulière.
    Au cours des années que dura leur union, au fil de la naissance des enfants - Akasha, puis ses deux frères, Ruben et Malcolm -, ce mot serait jeté à la figure de Marianne, comme un crachat glaireux. Elle ne serait qu'une canne à sucre. Une chose faite pour être mâchée, pressée, recrachée. Elle n'avait pas d'ancêtres identifiables, pas de divinités tutélaires, pas de totems, pas d'au-delà où se rendre après la mort, as de langue propre ...
    En fait, voici un roman qui donne la parole à ces femmes noires, un roman moins lyrique que les précédents, mais qui lui aussi se fait le porte-parole de femmes qu'on entend peu, ou alors de façon caricaturale.
    Un roman contemporain qui soulève le problème de la place des Afropéens tout en démontrant que ces hommes sont avant tout des citoyens parmi d'autres, avec leurs peines, leurs joies et leurs états d'âme.
    Néanmoins elle n'en démordait pas, les Afropéens devaient mettre un terme à leur tergiversations identitaires, cesser d'attendre d'être nommés et légitimés par la majorité. Ils devaient s'inventer, s'imposer, se dire.
    Des notes fraîches, un tempo bien rythmé, vivement la saison 2 Paris Boogie !

    Lien : http://www.bricabook.com/archives/2010/10/09/19282728.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Gangoueus, le 30 octobre 2010

    Gangoueus
    A la différence des Tantines, le roman Blues pour Elise ne disparaitra pas de la circulation par le simple bon vouloir de son auteure. Pour cette septième publication, après sa trilogie africaine, Léonora Miano s'est plongée dans l'atmosphère décrite plus haut. Quatre copines (trentenaires?), les Bigger than life, sont à la recherche de l'amour. Chacune à sa manière. Avec les blessures anciennes, les dérapages inattendus, la difficulté de la rencontre, les déceptions dont on ne se remet point, les trahisons et les surprises agréables. Elles ont la particularité d'avoir un lien avec le Sud du Sahara, connexion assumée ou pas. Elles sont surtout françaises.
    Léonora Miano commence à la surface des choses avant de, comme un sous marin, plonger en eaux profondes. Pour cela, elle découpe son roman comme une sorte de série Tv où les épisodes qui s'enchaînent semblent ne pas avoir de lien avec les précédents, laissant apparaître des nouveaux personnages plus ou moins en lien avec les Bigger than Life. Au fil des chapitres, les relations entre les personnages se revèlent et la bonne humeur inhabituelle dans les textes de Miano se dissipe quand on aborde le chapitre du Blues pour Elise. Je n'en dirai pas plus.
    C'est un roman où j'ai eu du mal à reconnaitre le style de Léonora Miano. L'écriture est beaucoup plus "enjoyée" dirait les ivoiriens, plus légère que d'habitude comme si ces portions de vie parisiennes version afrodescendants permettaient une attitude plus relax de la romancière et j'ai vraiment kiffé jusqu'au fameux blues d'Elise où une mère se remémore le drame fondateur de sa migration avec son mari vers la France. Je n'en dirai pas plus (bis).

    Ce livre est l'occasion d'une plongée dans cette nouvelle France, avec ces magnifiques portraits de femmes d'aujourd'hui et la quête éternelle de l'amour, l'amour, toujours l'amour.
    Voir la suite sur mon blog...

    Lien : http://gangoueus.blogspot.com/2010/10/leonora-miano-blues-pour-elise..
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    • Livres 4.00/5
    Par SandraGanneval, le 02 décembre 2011

    SandraGanneval
    J'ai trouvé dommage que la couverture de ce livre soit si triste. C'est la version Plon, roman, blanche sinistre. Dommage, parce que l'histoire est tellement pleine de vie que j'aurais bien aimé que la couverture en reflète le contenu. Et ce serait top si un CD l'accompagnait, un CD que l'on pourrait écouter pendant la lecture ou à la fin de chaque chapitre pour s'imprégner de son ambiance sonore. Car la musique est omniprésente dans ce livre. Il deviendra probablement une pièce de théâtre ou il y aura au moins une version audio, si ce n'est déjà fait... ça me paraît inévitable. Les filles aux cheveux crépus se retrouveront dans ses portraits de femmes, les autres aussi, d'ailleurs, un petit côté "Sex and the city" et "Desperate housewives" à l'afropéenne...
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    • Livres 3.00/5
    Par LN, le 07 octobre 2010

    LN
    La légèreté de ton : cette comédie sociale dresse un portrait coloré de ces femmes appartenant à la France noire. le rythme est vif, le récit et dynamique, et je me suis laissée emportée avec délice dans cet univers chamaré. Sous l'apparente frivolité de ces "Bigger than life", comme elles ont plaisir à se nommer, se dissimulent des fissures discrètes quelquefois difficiles à assumer. Les hommes quant à eux semblent perplexes, perdus entre des repères liés à l'image traditionnelle de la femme africaine et ces nouvelles personnalités qui émergent.
    - Chaque fin de chapitre est agrémenté d'une ambiance sonore idéale pour la lecture. Sur Facebook, en devenant fan de la page « Blues pour Elise » il nous est possible d'écouter quelques uns des morceaux en question. Cet interface sur des réseaux sociaux est originale et enrichissante.


    Lien : http://lecturissime.over-blog.com/article-blues-pour-elise-de-leonor..
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Camille Thomine pour le Magazine Littéraire

    Existe-t-il une forme de sororité littéraire et transatlantique entre Toni Morrison et Léonora Miano ? Tandis que l'une s'efforce de créer une conscience afro-américaine commune en s'attachant à exhumer le passé ... > lire la suite

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Videos de Léonora Miano

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Vidéo de Léonora Miano

Léonora Miano présente "Ces âmes chagrines" .
Né dans l'Hexagone, Antoine Kingué, dit Snow, n'arrive pas à surmonter la rancoeur qu'il nourrit envers sa mère, coupable de ne l'avoir pas assez aimé. Elle l'a laissé en pension alors qu'il n'avait que sept ans et envoyé passer les grandes vacances seul au Mboasu, ce pays subsaharien où il ne s'est jamais senti à sa place. Par ailleurs, il est persuadé que son frère Maxime a reçu plus d'affection que lui.Pour se venger de cette enfance malheureuse, Snow fait payer ceux qui l'ont fait souffrir, rêve de devenir une vedette adulée, une star dont la vie serait enfin brillante et facile.Quand son frère lui annonce son retour au pays avec leur mère, Snow voit son univers s'effondrer. Sans plus personne sur qui passer sa rage, il se retrouve face à lui-même...








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