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ISBN : 2266162683
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
De nos jours. dans un pays imaginaire d'Afrique noire... Après plusieurs années d'études en Europe, la " fille de l'étrangère ", Ayané, retourne à Eku, son village natal, au chevet de sa mère. La colère gronde dans cette région entourée de collines au milieu de la brous... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 28 mars 2012

    carre
    Ayané, jeune femme africaine d'un pays imaginaire retourne dans son village d'Eku après plusieurs années d'étude en Europe. Et ce retour est mal vu par les villageois qui vois en Ayané le retour du mal, d'autant plus que le village se retrouve assiégés par des rebelles venus du Nord qui veulent renouer avec les traditions ancestrales. Prenant les habitants d'Eku en otage, ils envisagent un sacrifice humain pour s'attirer la bonté des Dieux.
    Léonora Miano camerounaise de naissance conte ce continent qu'elle aime tant mais qui la heurte par sa naiveté et son ignorance. D'une écriture directe et lyrique, Miano dresse un portrait terrifiant d'un peuple qui croit encore aux offrandes célestes et qui envoie ces enfants mourir pour des combats illusoires. Avec ce premier roman, elle se hisse parmi les voix africaines qui nous ravissent ces dernières années.
    Roman violent et éprouvant, un regard bouleversant et sincère sur la triste réalité africaine.
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    • Livres 4.00/5
    Par otakar, le 03 décembre 2007

    otakar
    L'histoire se passe en Afrique noire, dans un pays imaginaire. La jeune Ayané revient d'Europe a son village natale voir sa mere mourante. Ayané arrive au mauvais moment: le pays est en guerre civile, son village, jusqu'a présent paisible et comme hors du temps, est attaqué par une horde de miliciens impitoyables qui forcent tous les habitants du village a participer a une horrible cérémonie. Ayané, malgré elle, devient témoin d'une tragédie bouleversante.
    Léonora Miano connait bien l'Afrique, elle est d'origine camerounnaise. Elle décrit la noirceur de l'ame humaine. Sévere, sans pitié meme, elle évoque la vie en Afrique, les relations entre les habitants, leurs caracteres et comportements. Bien qu'il s'agisse d'un pays imaginaire, l'histoire a bien pu se passer dans n'importe quel pays d'Afrique centrale de nos jours.
    Le roman a obtenu le prix Révélation de la Foret des Livres en 2005, ainsi que le prix Louis Guilloux en 2006. Il a été classé 5e au palmares des meilleurs livres de l'année 2006 par le magazine LIRE.
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  • Par PiertyM, le 27 septembre 2013

    PiertyM
    Un pont entre l'Afrique des ancêtres où la superstition est la seule voix pour mener à la gloire quel que soit le prix du sacrifice, des mentalités plus ou moins fermes sur authentification des origines ou des clans et l'Afrique contemporaine où la loi de la jungle s'applique sous l'influence de l'instruction, de la connaissance et simplement de l'héritage des aînés du contemporain ''le plus fort gagne''
    Pensons-nous, contemporains, par l'apogée actuelle de la connaissance avec la poussée spectaculaire des sciences, avoir atteint l'ultime humanité. Non! nous nous acharnons entre nous pour acquérir le pouvoir. Sur ce, nous sommes prêts de flancher pour l'animosité.
    Une vérité que révèle Léonora Miano dans ce livre, L'intérieur de la nuit qui peut aussi devenir la nuit à l'intérieur de l'homme.
    Un acte de cannibalisme auquel tous les villageois d'Eku sont forcés de participer sous les fusils des rebelles...
    Mais curieusement, seule, Ayané, fille de l'étrangère rejetée par tous les villageois, alors qu'elle est en deuil de sa défunte, ce qui est en principe une période de paix selon les valeurs de la tradition africaine, sera miraculeusement épargnée dans ce sacrifice purement inhumain. On serait tenté de dire que la haine des villageois a sauvé Ayané.
    Et aussi ce sacrifie est une vengeance de la nature contre cette haine des villageois.Car cet acte deviendra une épreuve énorme pour les villageois. Ils décident d'en faire un secret du village. Mais leur conscience ne les lâchera pas à coup sûr...
    Un bon lire
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    • Livres 3.00/5
    Par Co, le 10 octobre 2008

    Co
    Premier roman d'une jeune Camerounaise dont j'avais entendu parler mais que je n'avais jamais lu, je dois dire que j'ai vraiment apprecié ce livre. Une plongée au coeur de l'Afrique profonde, (peut-être celle de nos clichés européens, mais sans doute la plus représentative), qui analyse à travers l'histoire d'Ayané le poids des traditions, du respect des anciens, du rejet de l'"étranger". Ayané a toujours été différente et donc jamais intégrée au clan. Des évènements dramatiques vont avoir lieu, à cause des rebelles... Un livre dur, beau et bien écrit qui s'interroge sur le destin du continent noir et la folie des hommes. Un beau roman. (qui donne envie de lire le suivant : Contours du jour qui vient)
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    • Livres 5.00/5
    Par opoto, le 26 mars 2008

    opoto
    Enfin quelqu'un qui parle de l'Afrique contemporaine. De la vie quotidienne, des tragédies, des horreurs : c'est un roman vrai. Il était temps. On pense aussi à Kourouma, Dongala, et au poète Camerounais Anne Cillon Perri.

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Citations et extraits

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  • Par otakar, le 05 décembre 2007

    De son point de vue, la vie entiere des Africains se passait a échapper a la mort. Ils ne semblaient meme pas se rendre compte qu´elle les environnait. Elle était dans les cours d´eau au fond desquels proliféraient des vers. Ces derniers causaient des ulceres qui rongeaient les chairs des enfants. Elle était dans l´eau de boisson, dans les mares qui stagnaient aux abord des habitations, envoyant des nuées de moustiques couvrir le monde a la nuit tombée. La mort était partout dans la misere insalubre de l´Afrique. La mort était partout dans l´ignorance des populations. Et la mort était dans les tradiions. Dans ces comportements nécrophiles qui impliquaient souvent la conservation des cranes des trépassés. Dans les pratiques de sorcellerie, ou des potions étaient fabriquées avec de la poudre d´ossements humains ou avec des visceres. Dans certains rituels qui pouvaient parfois finir en bains de sang, et personne ne s´émouvait outre mesure devant le déces de cette femme qui n´avait pas été suffisamment endurante, suffisamment femme, pour retenir les flots de sang répandus lors de son excision. La mort avait fait de l´Afrique son royaume. Il suffisait de voir les nuées de mouches qui couvraient de leur ombre des territoires entiers pour n´en pas douter, la mouche était gardienne de la mort. Il semblait cependant a Ayané que l´etre africain qui méprisait cette mort multiforme, dansant et riant sur son dos, courbait l´échine devant elle sitot qu´elle s´incarnait dans des chefs. Ele prenait forme humaine, tenait le chasse-mouches, arborait le chéchia en peau de panthere, et sévissait tout son soul.
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  • Par carre, le 17 juillet 2012

    Celles qui n'avaient que des filles les faisaient filer droit. Elles leur apprenaient à vivre comme elles l'avaient fait elles-mêmes.Les dents serrées, le dos bien rigide, l'espérance vaincue. Les filles se marieraient, enfanteraient, se tairaient. Leur vie passée à ruminer des rêves irréalisables s'écoulerait à grands flots d'amertume muette.

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  • Par carre, le 27 septembre 2012

    La première règle de vie, la seule dans bien des cas, était d'accepter de porter tous les fardeaux que l'existence convoyait jusqu'à eux. Ils étaient des endurants. Pas des conquérants.

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  • Par carre, le 04 octobre 2012

    La fierté ne s'enseigne pas aux peuples !Les indiens d'Amérique ne savaient ni lire ni écrire !
    Cependant, ils ont préféré mourir plutôt que se soumettre.

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  • Par carre, le 24 novembre 2012

    En Afrique, le vide n'existait pas. Même les déserts étaient habités.Il y avait toujours quelqu'un, quelque chose de vivant.

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