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> Jacques Hall (Autre)
> Jacqueline Lagrange (Autre)

ISBN : 2020052342
Éditeur : Editions du Seuil (1979)


Note moyenne : 4.24/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A travers des générations de planteurs qui détiennent la richesse et l'influence, des générations d'hommes des marais qui possèdent la ruse et l'audace, de quakers qui incarnent le génie créateur et la conscience morale de la communauté, quatre siècles d'histoire améric... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 15 septembre 2012

    litolff
    Michener retrace dans ce livre qui est considéré comme une de ses oeuvres majeures, le destin du peuple américain dans la baie de Cheasapake à travers l'histoire de l'indien Pentaquod, de sa famille, de celles des colons catholiques puis quakers, des esclaves noirs enfin, au long de 5 siècles ...
    Une grande fresque romanesque, très bien documentée, très littéraire, passionnante, quoi !
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    • Livres 5.00/5
    Par sidhounette, le 31 octobre 2012

    sidhounette
    La première fois que je m'étais lancée dans la lecture de Chesapeake, je n'étais probablement pas prête pour une telle aventure car je m'étais arrêtée au bout d'une centaine de pages... Cette fois-ci, il m'aura fallu pas moins de deux mois et demi pour venir à bout des 1160 pages en pattes de mouche que compte l'édition que je possède. Non pas que le récit soit inintéressant, loin de là. Il est tellement riche, autant historiquement qu'humainement, et les description de la baie de Chesapeake sont tellement magnifiques qu'il faut prendre du temps pour tout savourer et traverser les quatre siècles d'évolution de ce lieu sans encombre.
    Depuis les Indiens malmenés par les expéditions de John Smith jusqu'au scandale du Watergate et ses conséquences sur certains personnage, en passant par l'esclavagisme, les guerres, les pirates..., Michener nous offre une superbe fresque à travers l'existence de quelques grandes familles : Les Steed, d'origine anglaise et s'étant installés dans le nouveau monde pour fuir la persécution religieuse et qui deviendront l'une des plus riches familles de la baie. Les Paxmore, famille de quaker qui se fera une spécialité de la construction navale et de la lutte contre l'esclavage. Les Turlock, hommes et femmes des marais sans grande éducation pour la plupart mais une grande intelligence instinctive et une volonté de vivre sans pareil. S'ajouteront ensuite les Cater, famille fondée par deux esclaves affranchis. Les Caveny, famille d'Irlandais ayant fuit la famine... Une succession de vies entremêlées sur les riches rives du Choptank.
    Il est trop complexe de résumer un tel ouvrage aussi je me contenterais de dire que j'ai passer d'excellents moments en sa compagnie. J'ai été particulièrement captivée par la grande bataille navale de la Chesapeake, lors de la guerre d'indépendance, mais j'ai regretté qu'on passe si rapidement sur la guerre de sécession.
    C'est un récit vrai, suffisamment « romancé » pour qu'on s'attache aux familles plutôt qu'à l'histoire d'un personnage en particulier. Je le conseille vivement, et peut-être même trouverai-je le courage de le relire un jour !
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    • Livres 5.00/5
    Par zerojanvier, le 10 février 2013

    zerojanvier
    Michener est l'auteur américain par excellence!
    Il nous livre ici une sage s'étalant sur 4 siècles, de la découverte de l'Amérique aux années 90, avec une galerie de personnages immense et une histoire épique.
    Suivant le destin de plusieurs familles dont les histoires s'entremèlent au gré des aléas de l'histoire, nous plongeons avec l'auteur dans les tourments de l'histoire américaine.
    Passionant à lire malgré le nombre impressionant de pages, cette saga ne vous lachera pas. 10 ans après, j'en ai encore un souvenir imperissable.
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 18 avril 2009

    annie
    Roman historique sur une lignée de planteurs, une richesse s'acquiert sur ce millier de pages.
    "A travers des générateurs de planteurs qui détiennent la richesse et l'influence, d'hommes des marais qui possèdent la ruse et l'audace, de quarkers qui incarnent le génie créateur et la conscience morale de la communauté, quatre siècles d'histoire américaines sont ici restitués.
    Dans cette fresque grandiose qui a pour cadre de Chesapeake, James A. Michener s'impose, une fois de plus, comme le maître du roman historique américain."

    Extrait du livre - page 863
    "... Quand les noirs les plus robustes furent partis et qu'il ne resta que les inaptes au service et les femmes pour travailler les vastes plantations, Paul s'efforça de garder vivant l'esprit de Devon. Chaque soir, il laissait le vieux Tibère, qui s'approchait maintenant de ses quatre-vingt-dix ans, le précéder vers la salle à manger où il avait donné tant de réceptions. Seul, en bout de table, assis très droit, il était servi par deux vieux esclaves gantés de blanc. Invariablement, il regardait la chaise qu'avait occupée John C. Calhoun; elle avait été placée à l'écart et protégée par une cordelette de passementerie dorée.
    "Quelle ironie! songeait Paul, les trois plus grands hommes du pays ont en vain brigué la présidence: Clay, Webster et Calhou, ont été rejetés. Nous avons toujours élu des personnages de moindre valeur." Avec tristesse, il dénombrait l'affligeante succession d'incompétents qui avaient occupé la Maison Blanche au cours des années de crise: "Van Buren, dénué de caractère; un général Harrison, un incapable; John Tyler, que tout à vau-l'eau; le général Taylor, qui n'avait aucune de qualités pour un chef, l'innommable Millard Filmore; Franklin Pierce, un être ridicule; James Buchanan, qui aurait pu éviter la guerre et, à présent, Abraham Lincoln, traîte à tous ses engagements"...

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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  • Par Kalliope, le 15 janvier 2011

    Kalliope
    L'un des plus gros "pavés" que j'aie jamais lus! Et je ne pouvais pas le lâcher. Quelle découverte que ce morceau d'Amérique à cette époque! Et nous ne pouvons nous empêcher de nous attacher aux personnages. Quand à toute cette belle nature, encore sauvage, si magnifiquement évoquée, on s'y croirait, et je ne peux que vous conseiller de voyager ainsi, par la pensée, dans le temps et dans les forêts profondes.
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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 09 mai 2010

    "... Quand les noirs les plus robustes furent partis et qu'il ne resta que les inaptes au service et les femmes pour travailler les vastes plantations, Paul s'efforça de garder vivant l'esprit de Devon. Chaque soir, il laissait le vieux Tibère, qui s'approchait maintenant de ses quatre-vingt-dix ans, le précéder vers la salle à manger où il avait donné tant de réceptions. Seul, en bout de table, assis très droit, il était servi par deux vieux esclaves gantés de blanc. Invariablement, il regardait la chaise qu'avait occupée John C. Calhoun; elle avait été placée à l'écart et protégée par une cordelette de passementerie dorée.
    "Quelle ironie! songeait Paul, les trois plus grands hommes du pays ont en vain brigué la présidence: Clay, Webster et Calhou, ont été rejetés. Nous avons toujours élu des personnages de moindre valeur." Avec tristesse, il dénombrait l'affligeante succession d'incompétents qui avaient occupé la Maison Blanche au cours des années de crise: "Van Buren, dénué de caractère; un général Harrison, un incapable; John Tyler, que tout à vau-l'eau; le général Taylor, qui n'avait aucune de qualités pour un chef, l'innommable Millard Filmore; Franklin Pierce, un être ridicule; James Buchanan, qui aurait pu éviter la guerre et, à présent, Abraham Lincoln, traîte à tous ses engagements"...
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  • Par sidhounette, le 27 septembre 2012

    Pendant les heures où la flottille se tint devant Patamoke, y semant la dévastation, Paxmore sombra dans la confusion : d'une part, il se lamentait de l'acharnement que le capitaine Gatch déployait à anéantir son chantier, d'autre part, il appréciait la possibilité qui lui était offerte d'observer le Dartmoor ; et il dut admettre que le nombre des modifications apportées par Gatch avaient renforcé la goélette : "Il a surélevé le pavois pour fournir une protection accrue à ses canonniers. Et il a déplacé ses pièces pour ajouter du poids à l'avant. Cette formule tient l'étrave basse. Elle procure aux canonniers une plate-forme plus stable." Mais son œil exercé décela le danger : "Je crois que ce surcroît de poids risque de faire enfourner la goélette. Gatch devra se montrer prudent." Finalement, il en vint à formuler une curieuse concession : "Au combat, la goélette doit être inégalable. " Hésitation. "Mais elle n'a pas été conçue pour le combat."
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  • Par sidhounette, le 24 octobre 2012

    - Si une Noire ne sait pas chanter, son âme se dessèche, disait Julia.

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