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Jacques Hall (Autre)Jacqueline Lagrange (Autre)
ISBN : 2020052342
Éditeur : Editions du Seuil (1979)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 96 notes)
Résumé :
A travers des générations de planteurs qui détiennent la richesse et l'influence, des générations d'hommes des marais qui possèdent la ruse et l'audace, de quakers qui incarnent le génie créateur et la conscience morale de la communauté, quatre siècles d'histoire américaine sont ici restitués.
Avec cette fresque grandiose qui a pour cadre la baie de Chesapeake, James A. Michener s'est imposé comme l'un des maîtres du roman historique américain.
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Torellion
Torellion10 mai 2016
  • Livres 5.00/5
Chesapeake est un roman magnifique.
James Michener, avec grand talent, nous raconte l'histoire du Choptank de 1583 à nos jours. Nous découvrirons le destin incroyable de ces familles d'immigrés européens, devenants peu à peu américains à part entière. L'Histoire se raconte ici sans faux-semblants, sans fard. Rien ne nous ait épargné, l'esclavage, la guerre de sécession, la piraterie, les mesquineries de l'existence et des hommes mais également la beauté à couper le souffle des paysages, les passions des hommes, et bien sûr un extraordinaire amour du genre humain.
Véritable fresque, ce livre se lit facilement, le style est clair et concis. Les divers thèmes abordés (écologie, hitsoire maritime, traite des noirs et droits civiques) sont intelligemment menés et apporte force et chaleur au roman.
Pour celles et ceux qui veulent découvrir L Histoire, que ce soit avec un grand ou un petit h.
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litolff
litolff15 septembre 2012
  • Livres 5.00/5
Michener retrace dans ce livre qui est considéré comme une de ses oeuvres majeures, le destin du peuple américain dans la baie de Cheasapake à travers l'histoire de l'indien Pentaquod, de sa famille, de celles des colons catholiques puis quakers, des esclaves noirs enfin, au long de 5 siècles ...
Une grande fresque romanesque, très bien documentée, très littéraire, passionnante, quoi !
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sidhounette
sidhounette31 octobre 2012
  • Livres 5.00/5
La première fois que je m'étais lancée dans la lecture de Chesapeake, je n'étais probablement pas prête pour une telle aventure car je m'étais arrêtée au bout d'une centaine de pages... Cette fois-ci, il m'aura fallu pas moins de deux mois et demi pour venir à bout des 1160 pages en pattes de mouche que compte l'édition que je possède. Non pas que le récit soit inintéressant, loin de là. Il est tellement riche, autant historiquement qu'humainement, et les description de la baie de Chesapeake sont tellement magnifiques qu'il faut prendre du temps pour tout savourer et traverser les quatre siècles d'évolution de ce lieu sans encombre.
Depuis les Indiens malmenés par les expéditions de John Smith jusqu'au scandale du Watergate et ses conséquences sur certains personnage, en passant par l'esclavagisme, les guerres, les pirates..., Michener nous offre une superbe fresque à travers l'existence de quelques grandes familles : Les Steed, d'origine anglaise et s'étant installés dans le nouveau monde pour fuir la persécution religieuse et qui deviendront l'une des plus riches familles de la baie. Les Paxmore, famille de quaker qui se fera une spécialité de la construction navale et de la lutte contre l'esclavage. Les Turlock, hommes et femmes des marais sans grande éducation pour la plupart mais une grande intelligence instinctive et une volonté de vivre sans pareil. S'ajouteront ensuite les Cater, famille fondée par deux esclaves affranchis. Les Caveny, famille d'Irlandais ayant fuit la famine... Une succession de vies entremêlées sur les riches rives du Choptank.
Il est trop complexe de résumer un tel ouvrage aussi je me contenterais de dire que j'ai passer d'excellents moments en sa compagnie. J'ai été particulièrement captivée par la grande bataille navale de la Chesapeake, lors de la guerre d'indépendance, mais j'ai regretté qu'on passe si rapidement sur la guerre de sécession.
C'est un récit vrai, suffisamment « romancé » pour qu'on s'attache aux familles plutôt qu'à l'histoire d'un personnage en particulier. Je le conseille vivement, et peut-être même trouverai-je le courage de le relire un jour !
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xst
xst19 octobre 2013
  • Livres 4.00/5
Fresque grandiose qui sur quatre siècles retrace l'histoire américaine dans la baie de Chesapeake sur la côte est des États-Unis. Indiens, colons, hommes des marais, quakers, planteurs, noirs, catholiques, puritains, on suit l'histoire de 5 familles. James Michener aborde de nombreux thèmes dans ce roman: esclavagisme, écologie, droits civiques. Une excellente et plaisante façon de lire L Histoire mais en vase clos parce que les grands évènements de l'histoire des Amériques n'ont que peu d'importance dans le roman. Et c'est très bien comme ça.
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Allantvers
Allantvers19 mai 2015
  • Livres 2.00/5
Lecture interrompue au premier tiers, ce dont je ne suis pas très fière tant l'intérêt historique du livre est réel, mais j'ai été rebutée par l'apsect trop mécanique de la structure du récit et par une plume un peu tiède.
Je reconnais que c'est désolant de se priver d'un témoignage d'une grande richesse sur la naissance des Etats-Unis, mais j'ai le malheur d'aimer les romans historiques mais pas ceux écrits par des historiens. Il faut que je me soigne, ou que je me mette aux essais.
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
litolfflitolff09 mai 2010
"... Quand les noirs les plus robustes furent partis et qu'il ne resta que les inaptes au service et les femmes pour travailler les vastes plantations, Paul s'efforça de garder vivant l'esprit de Devon. Chaque soir, il laissait le vieux Tibère, qui s'approchait maintenant de ses quatre-vingt-dix ans, le précéder vers la salle à manger où il avait donné tant de réceptions. Seul, en bout de table, assis très droit, il était servi par deux vieux esclaves gantés de blanc. Invariablement, il regardait la chaise qu'avait occupée John C. Calhoun; elle avait été placée à l'écart et protégée par une cordelette de passementerie dorée.
"Quelle ironie! songeait Paul, les trois plus grands hommes du pays ont en vain brigué la présidence: Clay, Webster et Calhou, ont été rejetés. Nous avons toujours élu des personnages de moindre valeur." Avec tristesse, il dénombrait l'affligeante succession d'incompétents qui avaient occupé la Maison Blanche au cours des années de crise: "Van Buren, dénué de caractère; un général Harrison, un incapable; John Tyler, que tout à vau-l'eau; le général Taylor, qui n'avait aucune de qualités pour un chef, l'innommable Millard Filmore; Franklin Pierce, un être ridicule; James Buchanan, qui aurait pu éviter la guerre et, à présent, Abraham Lincoln, traîte à tous ses engagements"...
+ Lire la suite
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sidhounettesidhounette27 septembre 2012
Pendant les heures où la flottille se tint devant Patamoke, y semant la dévastation, Paxmore sombra dans la confusion : d'une part, il se lamentait de l'acharnement que le capitaine Gatch déployait à anéantir son chantier, d'autre part, il appréciait la possibilité qui lui était offerte d'observer le Dartmoor ; et il dut admettre que le nombre des modifications apportées par Gatch avaient renforcé la goélette : "Il a surélevé le pavois pour fournir une protection accrue à ses canonniers. Et il a déplacé ses pièces pour ajouter du poids à l'avant. Cette formule tient l'étrave basse. Elle procure aux canonniers une plate-forme plus stable." Mais son œil exercé décela le danger : "Je crois que ce surcroît de poids risque de faire enfourner la goélette. Gatch devra se montrer prudent." Finalement, il en vint à formuler une curieuse concession : "Au combat, la goélette doit être inégalable. " Hésitation. "Mais elle n'a pas été conçue pour le combat."
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TorellionTorellion08 mai 2016
Le vice apparaît comme un monstre si horrible
Que de la haine il devient vite la cible.
Pourtant, si trop souvent l'habitude vient de sa face,
Il est d'abord supporté, puis plaibt et, bientôt, il vous enlace.
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TorellionTorellion09 mai 2016
[...] risques et avantages qu'il y a à envoyer des jeunes hommes intelligents servir en terre étrangère ; à leur retour il voit leur patrie sous son vraie jour.
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sidhounettesidhounette24 octobre 2012
- Si une Noire ne sait pas chanter, son âme se dessèche, disait Julia.
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