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ISBN : 2753301085
Éditeur : Editions SW Télémaque (2010)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 9 notes)
Résumé :
1501. Salaï, chapardeur, séducteur gourmand et incorrigible menteur, arrive à Rome avec son père adoptif, peintre et architecte sans cesse à court d'argent et de reconnaissance, l'esprit encombré d'inventions improbables...un certain Léonard de Vinci.
Un mystérieux et puissant seigneur de Florence a chargé Salaï d'espionner son vieux maître et de lui rapporter chaque jour, par lettres, ses moindres faits et gestes.
D'abominables rumeurs sur le pape et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
miriam
miriam05 février 2016
  • Livres 3.00/5
Salaï est le protégé de Léonard de Vinci qu'il appelle son parrain. Page chapardeur, menteur, séducteur, dégourdi. Espion de Léonard, il adresse une correspondance à un mystérieux Monseigneur florentin où il raconte tous les faits et gestes de son père dans une langue amusante truffée de fautes d'orthographes et de barbarismes.
Lionardo et Salaï arrivent à Rome en 1500 sous le prétexte d'études de sculptures et d'architecture antique. le pape est alors Alexandre VI Borgia. Léonard ne se préoccupe guère d'Antiquités et se met au service de César Borgia - le Valentinois - qui mène campagne non loin de Rome. Léonard espère tirer profit de ses talents d'ingénieur, de ses dessins de machines de guerre. Tout d'abord il est chargé d'enquêter sur les rumeurs malveillantes courant sur le Pape Borgia. Léonard, par ailleurs voudrait aussi vendre au sultan Bayazid un pont sur le Bosphore....Cette histoire m'intéresse beaucoup au retour de Rome et je me suis lancée confiante dans la lecture de ce gros livre de 500 pages.
Roman historique ou plaisanteries grivoises?
Les lettres de Salaï me plongent dans le doute. Dans un indescriptible fatras de cochonneries, gloutonneries et beuveries Salaï fait des rencontres intéressantes : Copernic et un autre polonais, Burkhardt, le biographe du Pape Alexandre VI, et nombreux Antiquistes (humanistes ou antéchrists?) . Il raconte les faits et gestes de son maître Lionardo avec nombreuses allusions intéressantes à ses oeuvres qui sont parvenues jusqu'à nous. La vie à Rome, dans les boutiques et auberges autour du Campo de'Fiori est reconstituée de façon vivante.
Quel crédit dois-je accorder du point de vue de la vérité historique?
Souvent, trop souvent, interviennent des diableries invraisemblables. le nom-même de Salaï évoque le malin, et que dire ce ce Töfel, et de Diebold? Quand on raconte qu'une des bouches de l'Enfer serait sous la Cathédrale de Strasbourg, on est encore en pleine diablerie fantastique.
Agent double, agent triple, Salaï met au jour une sorte de conjuration contre le Pape Borgia, mettant en cause Tudesques, Alamans et Alsaziens qui sont nombreux à Rome. Seraient-ils les coupables dans les rumeurs qui courraient sur le Pape, le prétendant père du Valentinois et de Lucrèce. Népotisme, simonie, inceste, moeurs dissolues. Burkhardt en serait il le propagateur? Il est beaucoup question de la Germanie de Tacite, de Boccace aussi ... on devine poindre la Réforme en Allemagne.
Tout cela serait passionnant si Salaï ne passait pas tant de temps à raconter ses fredaines, les tétons comme des melons des Romaines, et le charme de son oiseau dont il se vante vraiment trop souvent . Un peu, ce serait amusant, mais trop c'est trop. Bien sûr, ce sont ces rencontres sur l'oreiller et les indiscrétions des servantes qui mettent Salaï sur les pistes et qui font avancer l'enquête... je m'ennuie un peu et j'ai du mal à prendre son histoire au sérieux.
Et j'ai bien tort!
Le dossier très fouillé dans les 100 dernières pages du livre me montre que la vérité dépasse la fiction. Faux, usage de faux, médisances ont persisté pendant des siècles faisant du pape Borgia un personnage décrié. J'ai eu tort de me méfier. Oui, Salaï a bien existé, on a bien fait circuler des rumeurs sur le pape pas seulement pendant le rège des Borgia, jusqu'à nos jours. Les auteurs ont fait oeuvre d'historiens et livrent une abondante et sérieuse bibliographie!
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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ERICANSE
ERICANSE30 janvier 2011
Les doutes de Salaï. Voleur, menteur, entêté et glouton. Sur les enquêtes de Léonard de Vinci, son père adoptif. Assaisonné d'une piquante nouvelle de Boccace et d'une lettre de Machiavel qui résout brillamment le cas. 2007. MONALDI Rita et SORTI Francesco. Traduit de l'italien par MOIROUD Chantal.
Paris 2010. Editions Télémaque et Nouveau Monde Editions. 396 p.
Présentation de l'éditeur :
1501. Salaï, chapardeur, séducteur gourmand et incorrigible menteur, arrive à Rome avec son père adoptif, peintre et architecte sans cesse à court d'argent et de reconnaissance, l'esprit encombré d'inventions improbables…un certain Léonard de Vinci
Un mystérieux et puissant seigneur de Florence a chargé Salaï d'espionner son vieux maître et de lui rapporter chaque jour, par lettres, ses moindres faits et gestes.
D'abominables rumeurs sur le pape et la mort horrible d'un écrivain entraînent les deux protagonistes sur les traces d'un étrange cercle d'Allemands et d'Alsaciens. Prélats, banquiers et lettrés, ils préparent, depuis Rome, à coups de contrefaçons et de faux documents, une révolution sans précédent dans la chrétienté.
Une enquête captivante et haletante, une langue rabelaisienne, drôle et impertinente qui n'hésite pas à bousculer à chaque page, avec aplomb et finesse, les convenances et pseudos-vérités historiques établies.
Pourquoi q-t-on voulu faire du pape Borgia un monstre de débauche ?
La porte des Enfers s'ouvre-t-elle sous la cathédrale de Strasbourg ?
Les motifs profonds de la Réforme étaient-ils aussi purs qu'on le dit depuis cinq siècles ?
Léonard de Vinci était-il vraiment un génie universel ?
Pourquoi les belles Romaines séduites par Salaï disparaissent-elles les unes après les autres ?
Rita Monaldi et Francesco Sorti sont mari et Femme. Ils son auteurs de best-sellers internationaux, traduits en 26 langues et dans 60 pays. Leur premier roman, Imprimatur, révélait les méfaits du pape Innocent XI et déclencha en Italie un scandale politico – littéraire sans précédent.
Leu culture n'a d'égal que leur don d'invention et ils dominent parfaitement les recettes du thriller, tandis que le lecteur n'y voit que du feu. Evelyne Lever. Madame Figaro
Des romans érudits et haletants. de ceux que l'on a du mal à quitter. Marianne.
Mon avis (Septembre 2010) :
Imprimatur, le premier roman du couple littéraire (mais aussi à la vile), a été publié en France en 2002, la même année que sa publication en Italie (On notera, que cet ouvrage, Salai, lui, aura du patienter 3 ans avant d'être publié en France). Depuis 2002 donc, je suis littéralement tombé sous le charme des romans de cette spécialiste des religions, et de ce musicologue spécialiste de la musique italienne du XVIIème siècle . On se souviendra, avec plaisir et enchantement, que la suite d'Imprimatur, SECRETUM (2004) était fourni avec un CD.
Comme les autres de leurs romans, celui-ci fait preuve d'une érudition incontestable, et le fait d'écrire à 4 mains rend la compréhension plus facile. L'écriture est fluide (on notera que ce dernier ouvrage a été traduit par Chantal MOIROUD et non plus par Nathalie BAUER. Félicitations à toutes les deux, car la traduction est d'une qualité rare, d'autant plus que les détails sont légions).
Le récit nous relate donc, façon épistolaire, l'existence du jeune Salaï, « adopté » par Léonard de Vinci. Plus que pour mes autres critiques, je ne pourrai en dire plus, mais serai heureux d'en discuter avec quiconque le souhaite en privé. Les lettres du jeune Salaï

Lien : http://leslivresetlemonde.bl..
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Livrespourvous
Livrespourvous01 juillet 2010
  • Livres 2.00/5
Salaï signifie petit diable. de son vrai nom Gian Giacomo Caprotti (1480-1524), Salaï était le disciple de Léonard de Vinci.
Nombre prétendent qu'ils étaient amants. Ce n'est pas la thèse du livre, car on le voit sans cesse lutiner des cuisinières, des lingères, etc…

Ce sont des lettres de Salaï à un mystérieux correspondant demeuré à Florence qui font la narration de ce livre. le disciple de Léonard raille son maître, le faisant passer pour un ignorant du latin, un imbécile qui ne voit rien, un pleutre et un radin.
Toute l'intrigue repose sur les aventures de Salaï espionnant Léonard.

Il y a aussi toute la conspiration contre le pape Alexandre VI Borgia et sa famille, visant à le déconsidérer à le salir et à ternir sa réputation. Ce qui fut chose faite puisque de nos jours, le nom de Borgia est synonyme de luxure, de dépravation et de mauvaises moeurs.

En plus, cela repose sur les témoignages de gens à la moralité douteuse comme Jean Burckhardt, maître des cérémonies du pape mais auparavant, redoutable voleur à Strasbourg.
C'est très intéressant, voire même passionnant lorsqu'est mise sur pied la légende des Allemands. Cela éclaire également un peu la vie de Léonard et son temps. Et l'érudition déployée dans ce livre est remarquable.

Et pourtant, il manque une intrigue suffisamment solide pour qu'on adhère totalement. C'est plus un livre d'histoire qu'un roman. On reste un peu affamé, Imprimatur des deux mêmes auteurs était certes plus enlevé, plus crédible.

Les mots sont volontairement mal orthographiés pour donner une patine, une rusticité mais certains mots employés comme « pédé » tombent franchement à côté. Petite erreur de traduction.
Ah, Chantal Moiroud, la traductrice aurait du s'inspirer de Robert Merle et de sa Fortune de France, saga pour laquelle avait été inventé un français étonnant, qui passait pour le vieux français !

A lire si vous souhaitez en savoir plus sur Léonard, les Borgia et leur époque.
Lien : http://livrespourvous.center..
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mab012
mab01206 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Ce livre propose un regard différent des théories habituelles sur l'histoire du pape Borgia, et sur l'histoire de la papauté et de la chrétienté à la Renaissance en général.
Les lettres de Salaï, filleul de Léonard de Vinci, à son maître florentin surprennent au départ par leur syntaxe et leur orthographe approximatives, mais on s'y fait vite. le langage cru de Salaï rend même le récit vivant, drôle, et le personnage attachant.
Le dossier à la fin du roman est surprenant et très intéressant : il donne des précisions historiques, et les auteurs font part de leurs découvertes inattendues en n'hésitant pas à critiquer des sources historiques communément reconnues.
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
mab012mab01206 avril 2013
À la fin je n'ai rien trouvé qui me fasse dire eh bien oui maintenant j'ai tout compris, parce que moi Monseigneur si j'ai pas quelque chose devant les yeux à regarder ou dans le cas des femmes à toucher il ne me vient rien de bon à l'esprit c'est-à-dire que je ne suis pas comme les peintres à qui il suffit d'une feuille blanche et ils vous dessinent tout de suite quelque chose de beau, moi au contraire la feuille blanche me donne seulement envie de faire une boulette et de la lancer à la tête de Lionardo pendant qu'il peint comme je faisais toujours quand j'étais enfant et il se mettait en colère parce que le coup de la boulette lui faisait toujours faire une erreur amusante avec son pinceau et je pense même que quelques unes des bêtises qu'il a fait dans ses tableaux dont tout le monde dit ooooh mais regarde quelle belle erreur comme c'est original, elles viennent en faict de mes boulettes.
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mab012mab01206 avril 2013
... c'est toujours la même istoire ils croient tous pouvoir crier qu'ils voient une paille dans l'oeil de leur voisin mais la poutre qui est dans leur œil ils veulent pas la voir même en rêve.
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mab012mab01206 avril 2013
... Monseigneur cette blonde est une chose digne d'être peincte par Lionardo ou plutôt il vaut mieux pas parce que sinon il y en a plein qui la voient et ils me la fauchent.
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Video de Rita Monaldi (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rita Monaldi
Italian book authors Rita Monaldi and Francesco Sorti read for the Dutch tv from the secret memoirs about conclaves written by Atto Melani in the year 1700 for the Sun King and discovered by them in a French library (2014).
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