> Georges-Michel Sarotte (Traducteur)

ISBN : 2714444024
Éditeur : Belfond (2009)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
De la City londonienne et du Paris mondain de la Belle Époque aux palais vénitiens de la moitié du XIXe siècle, un roman magistral, porté par une construction éblouissante et une érudition aux troublantes résonances contemporaines. À la fois drame financier, roman d'esp... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lapinblanc04, le 29 mai 2012

    lapinblanc04
    Trois récits distincts racontés par trois personnages différents mais qui sont liés par la même histoire. On voyage au début du 20ème siècle, les débuts de l'espionnage industriel, de la city de Londres à Paris en passant par Venise.
    Je l'ai trouvé envoûtant!! A lire si vous aimer les bons romans policiers historiques bien documentés.
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  • Par Fantine, le 10 mars 2010

    Fantine
    Tout débute par un enterrement, celui de Anne Robillard, dans le Paris de l'après guerre (1947).
    Qui fut Anne Robillard ???? Pourquoi John Stone, son 1er mari, s'est il suicidé ?
    Le mieux est de suivre l'enquête du jeune journaliste Braddock. Au fil de ses pérégrinations, ce dernier va de surprises en surprises, met à jour des secrets, des vérités qu'il ne soupçonnait pas … …
    La Cité des Doges n'apparaît que dans toute la dernière partie du roman, mais, elle joue un rôle capital dans la vie des héros, et, notamment dans celle de John Stone …
    Dans cette Venise de la fin du XIXème siècle, les passions vont s'y exacerber, mener certains personnages clés du romans vers la dépression, voire même la folie.
    Pour chaque lieu, chaque époque, l'auteur pose le décor, le problème avant d'essayer de démêler les fils de l'énigme afin de trouver la solution.
    Les personnages possèdent un passé mystérieux, ils sont diaboliques et retors à souhaits, leurs égoïsmes, leurs orgueils passent avant tour, mais, on ne peut s'empêcher de s'y attacher, et, de trembler pour eux.
    L'auteur décrit une intrigue alambiquées, aux multiples rebondissements (complots, trahisons, etc.) dans laquelle il est impossible de trouver la solution avant de lire le bouquin jusqu'à la dernière ligne… …
    Et là, ultime pirouette de l'auteur : la fin inattendue du polar !!!!!
    A lire absolument … …
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    • Livres 4.00/5
    Par martinem, le 08 octobre 2010

    martinem
    3 endroits (Londres, Paris, Venise), 3 époques (1909,1890, 1867) et des personnages dont les destins vont se croiser pour constituer un polar à tiroirs!!!
    Découvrez Lord Ravenscliff alias John Stone, sa veuve, la belle et mystérieuse Elisabeth, un jeune journaliste Braddock, un jeune espion Henri Cort, et vous aurez un roman très très dense.
    Un Ian Pears comme on les aime!!!
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    • Livres 2.00/5
    Par BMSierre, le 16 février 2010

    BMSierre
    Ce roman décrit la société anglaise du 19e siècle tout en nous faisant vivre des intrigues et des rebondissements multiples. Malheureusement, la traduction nous fait perdre le sel de l'esprit anglais, ce qui rend le déroulement de l'histoire un peu fastidieuse. Nous entrons dans un monde de pouvoir et d'argent qui nous rappelle curieusement un certain Madoff. Comme quoi l'homme en qui sommeille le loup n'a toujours rien appris. A méditer ! M.B.
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    • Livres 4.00/5
    Par Tuclasakoi, le 20 mai 2010

    Tuclasakoi
    Il se compose de trois parties qui éclairent les personnages de trois façons différentes ce qui est toujours passionnant.
    La première partie est narrée par Matthew Barrock, journaliste de faits divers reconverti en détective privé au service de la veuve de John Stone mort dans des circonstances suspectes… Matthew observe ce milieu bourgeois financier londonien avec candeur et naïveté, il va de surprise en surprise. Pour nous lecteur, cette plongée dans le monde de la finance, de la politique et de leurs interférences est passionnante et très instructive.
    La deuxième partie est narrée par un agent de change reconverti en espion au service de l'Angleterre, il nous raconte sa vie, sa version de certains évènements, le tout en connexion avec la première partie. Cela nous donne, à nous lecteur, un autre éclairage sur les personnages et leur psychologie. On découvre Madame Stone et tous ses secrets.
    La troisième partie, c'est Mr Stone qui se raconte. Il nous immerge dans le monde des affaires et des spéculations, de la politique financière, sa vie sentimentale est abordée avec beaucoup de finesse et de sincérité. Les fils se dénouent lentement ; on comprend mieux le déroulement des évènements et la vérité émerge.
    Cette intrusion dans la vie du couple Stone est très bien élaborée. N'oublions pas que l'auteur est historien : les faits sont relatés de façon détaillée avec beaucoup de vraisemblance. J'ai été captivée par cette histoire hors du commun écrite avec beaucoup d'intelligence dans un style raffiné. Bel ouvrage Monsieur Pears ! On est plus intelligent quand on referme ce roman foisonnant, c'est déjà pas mal !
    Dernière remarque : à lire sans longue interruption sinon on perd un peu le très long fil de l'intrigue.

    Lien : http://www.tubize-tuclasakoi.be/2010/03/13/la-chute-de-john-stone-de..
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Citations et extraits

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  • Par GribouilleChat, le 17 novembre 2009

    Voilà à quoi servent les entreprises. À faire fructifier le capital. Ce qu’elles fabriquent ne compte pas. Torpilles, denrées alimentaires, vêtements, meubles, c’est du pareil au même, et elles feront tout ce qu’il faut pour survivre et prospérer. Ont-elles des chances d’accroître leur capital en faisant trimer leurs employés comme des esclaves ? Oui, si c’est nécessaire. Peuvent-elles faire plus de bénéfices en vendant des instruments de mort ? Oui, encore une fois. Et ont-elles le droit de saccager la nature, de détruire les forêts, de déraciner les communautés et de polluer les rivières ? Elles en ont le devoir si cela leur permet de gagner davantage d’argent.
    Une société est une buse amorale. Elle n’a aucun sens du bien et du mal. Les contraintes doivent venir de l’extérieur, des lois et des coutumes qui lui interdisent de faire certaines choses que nous désapprouvons, mais ces restrictions réduisent les bénéfices. Voilà pourquoi toutes les compagnies s’efforceront toujours de contourner les lois et d’agir à leur guise pour faire du profit. C’est leur seule façon de survivre, parce que les puissants dévorent les faibles. Et que c’est dans la nature du capital, qui est sauvage, épris de liberté et ne supporte aucune entrave. (pp.287-288)
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  • Par GribouilleChat, le 17 novembre 2009

    Je sais que vous avez fait des études. Vous avez l’habitude des livres. Vous trouvez tout naturel de lire. Mais ces livres étaient pour moi comme une oasis en plein désert pour le voyageur épuisé. J’étais fascinée, au comble du bonheur. J’avais mis le pied dans un autre univers, plein de choses et de gens extraordinaires. Je suis tombée amoureuse de Rastignac et j’ai vu en lui les premières lueurs de ma propre ambition. Il n’avait rien et souhaitait conquérir Paris. Il m’a appris que la douceur et la gentillesse ne me mèneraient pas à grand-chose. Il gardait cependant une bonté que la société ne pouvait corrompre. Les livres m’ont enseigné l’amitié et la fidélité, la trahison et la méfiance. Ils m’ont appris à rêver et m’ont parlé de mondes, d’êtres et d’existences dont je n’avais jamais soupçonné l’existence. (p.372)
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