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ISBN : 2253067881
Éditeur : Le Livre de Poche (07/09/2016)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 334 notes)
Résumé :
En juin 2012, j'achète à un brocanteur sur Internet un lot de 250 photographies d'une famille dont je ne sais rien. Les photos m'arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l'enveloppe il a des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Un soir, je montre l'enveloppe à Alex. Il dit : "On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien." Les gens dans l'enveloppe, un rom... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (143) Voir plus Ajouter une critique
andman
23 janvier 2016
Marquée du sceau de la gentillesse et de la bienveillance l'oeuvre hybride d'Isabelle Monnin et d'Alex Beaupain, intitulée “Les gens dans l'enveloppe”, serait peut-être le remède à prescrire à ces millions de français gagnés par la lassitude et la désillusion.
A partir de l'idée un peu folle d'aller à la rencontre de parfaits inconnus figurant sur une série de photos achetées trois ans auparavant sur la toile, Isabelle a concrétisé à l'automne dernier un projet débordant d'humanité.
Son talent conjugué à celui d'Alex, la chance d'avoir repéré le lieu d'un des clichés à partir d'un clocher situé en arrière-plan, la disponibilité des habitants de Clerval et la coopération enthousiaste d'une famille s'intéressant à la généalogie, donnent au final un résultat surprenant.
Mais avant ses pérégrinations dans le Doubs, Isabelle Monnin va laisser libre cours à son imagination galopante et coucher sur le papier le parcours de vie supposé de trois femmes souvent présentes sur les photos et qu'elle pense être en ligne directe : une jeune fille, sa maman et sa mamie.
Ce roman se déroule en partie en Franche-Comté et en partie en Argentine du temps de la dictature et couvre la première moitié du livre.
La seconde est consacrée à l'enquête proprement-dite où surprises et petits bonheurs attisent tour à tour l'intérêt du lecteur pour une famille de français moyens sur plusieurs générations.
La comparaison entre la fiction et la réalité s'avère passionnante, parfois même cocasse. L'auteure, endossant sa casquette de journaliste, prend un soin infini à ne heurter personne et réussit au fil des mois à tisser des liens amicaux avec Laurence, la petite fille omniprésente sur les photos et devenue aujourd'hui jeune maman.
La cerise sur le gâteau est bien sûr le CD dont Alex Beaupain a composé les arrangements avec la participation vocale de Camélia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian.
Mais l'émotion est palpable lorsque Laurence et ses deux enfants interprètent ‘'Émilie jolie'' ou lorsque Suzanne, la maman de Laurence, chante en duo avec Alex Beaupain ‘'Les Mots Bleus''.
Celles et ceux d'entre-vous qu'une tendre nostalgie des sixties-seventies habite de temps à autre, éprouveraient un vrai bonheur à lire et à écouter l'oeuvre commune de deux artistes particulièrement prévenants et attachés au sens profond des choses de la vie.

P.-S. : “Des mots, des photos, de la musique. L'idée de ce livre m'a touchée. Je n'en sais pas davantage, j'espère qu'il te plaira” m'a-t-elle écrit en exergue de son présent.
Merci Malaura pour ce cadeau ô combien précieux, merci infiniment :-)

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marina53
19 octobre 2015
En juin 2012, Isabelle Monnin achète sur internet un lot de 250 photos. Des photos d'une même famille qui lui est inconnue. A partir de là, elle décide d'en faire un roman. Fascinée par ces visages et ces scènes du quotidien, à la fois bouleversants et banals, elle s'invente une histoire, créé ses personnages, les font vivre. Sous sa plume, ils deviennent des personnes, certes romanesques mais étrangement vraies. de la petite fille, qu'elle prénommera Laurence, à la grand-mère aux lunettes noires qu'elle surnommera "Mamie Poulet", elle nous raconte leurs histoires.
Son ami, Alex Beaupain, lui propose alors d'accompagner son récit en chansons.
Une fois le roman terminé, elle décide de partir à la recherche de ces personnes. Débute alors une longue enquête au bout de laquelle les personnages de son roman prendront réellement vie...
Isabelle Monnin, romancière et journaliste, nous offre à la fois un roman, une enquête et un CD écrit et composé par Alex Beaupain (sauf Les mots bleus et La chanson d'Emilie et du grand oiseau), chantonné par Camelia Jordana, Clotilde Hesme, Françoise Fabian, Alex Beaupain et les vraies personnes du roman. Une idée très originale et captivante de bout en bout. L'auteur écrit un roman, invente des destinées. Pour elle, toute vie mérite d'être racontée. Dès lors que l'enquête commence, qu'Isabelle Monnin mêle la fiction à la réalité, l'on découvre avec force et émotion la vie de ces gens. L'auteur, elle-même, se rend compte de la "violence" de son geste, des bousculements inhérents. Aussi bien pour eux que pour elle. Elle remue des souvenirs et remet à la lumière du jour ces photos du passé et donne vie et forme à ces instant figés sur papier glacé. Un roman touchant, émouvant et profondément humain, qui plus est porté par une écriture douce et poétique...
Quand Les gens dans l'enveloppe prennent vie...
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Annette55
10 juin 2016
Ouvrage vraiment original, Isabelle Monnin, journaliste et romancière, achète un jour, sur internet , un lot de 250 photos provenant toutes de la même famille et originaire du Doubs, comme elle.
Lorsqu'elle reçut cette grosse enveloppe blanche, les individus sur les images l'envahirent et l'obsédèrent .
Pourquoi ne pas partir à leur recherche ?
A la manière d'un roman, à la faveur des mystères d'une enquête...
Elle écrit d'abord "la fiction de gens " dans l'enveloppe avant de retourner inventorier et fouiller leur histoire.
Ainsi prirent forme des personnages comme Serge et Suzanne, la jeune Laurence et mamie Poulet , entre 1977 et 1994 , d'après le contenu des photos.
Ensuite cette journaliste écrivain reprend les photos, en repère les détails, remonte le fil grâce à internet , retrouve le nom du village puis ceux des gens dans l'enveloppe .
Elle revient sur sa propre histoire....la troisième partie nous fait partager des émotions intenses, la fiction devient peu à peu réalité.....
Enfin le tout sera mis en chanson.
Même si j'ai apprécié cette intiative émouvante et originale, je n'ai pas éprouvé le besoin d'écouter les chansons ....
Pourquoi? Je ne saurais le dire.
Peut - être, attendais- je trop de ce projet et de cet ouvrage que j'ai beaucoup hésité à lire.
J'avais aperçu l'auteur à la grande librairie.
Cela ressemble à un atelier d'écriture , quelque chose de vivant , c'est sûr.


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tynn
19 février 2016
Ca alors! Pourquoi n'ai-je pas aimé?
On est parfois confronté à une grande solitude quand on se mesure à l'échelle des satisfactions de lecteurs et la question du décalage est toujours troublante. On cherche à comprendre, habité par un léger sentiment de culpabilité et de sidération: est-ce le sujet, la méthode, l'écriture, le mauvais moment?...
Je n'y suis pas arrivée, tout simplement.
Emballée par l'idée de départ de ce dépouillage photographique qui permet à l'imagination de vagabonder, j'ai été d'autant plus surprise d'être si vite agacée par la forme littéraire utilisée. Débutant par le journal intime d'une enfant solitaire et inconsolable, les phrases hachées et descriptives m'ont été pénibles à suivre, là où d'autres trouveront cela touchant et poétique. Manque de crédibilité, posture d'écriture? le vernis poétique n'a pas aidé à la fluidité de la narration.
J'ai très vite survolé la partie romanesque pour tenter de m'accrocher à l'enquête journalistique et généalogique proposée. La réalité des êtres a retenu plus facilement mon intérêt. L'écriture en est plus prenante et le diaporama d'une époque assez gentiment nostalgique. Mais le mal était fait: je n'ai jamais pu rentrer dans le livre.
Ma cordiale sympathie va donc à toutes les critiques proposées par certains Babeliotes dont je suis fidèlement les avis, et qui à défaut de me faire regretter cette lecture ratée (pour moi, s'entend), m'ont au moins permis de me faire une idée un peu plus précise de ce roman hybride. J'en retiens simplement l'originalité.
Quant aux chansons, rien ne m'a donné envie de les écouter.
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Piatka
15 février 2016
« En juin 2012, pour une poignée d'euros, j'ai acquis sur un site de vente aux enchères un lot de 250 photographies de famille, dont une soixantaine de Polaroïd.
Elles ont été prises entre les années 1960 et le tout début des années 2000. »
Et voilà comment germe un projet original de livre qui regroupe un roman, un album de photos, une enquête et un cd.
J'avoue, c'est le caractère original du projet qui m'a d'abord attirée, comment finalement la fiction peut rejoindre la réalité, une occasion de trouver peut-être une trame familière à des vies banales, l'impact des moeurs d'une époque sur des destins choisis au hasard.
A partir des photos qui font remonter ses propres souvenirs d'enfance et d'adolescence de cette période, Isabelle Monnin décide d'inventer une vie aux gens dans l'enveloppe. Elle compose alors une fiction émouvante tout à fait réaliste et prenante à partir d'une pelote de petits détails glanés sur les photos. Ca fonctionne très bien, reflet d'une époque déjà révolue et pourtant si proche.
Vient ensuite l'enquête. Elle a posé un postulat clair de départ :
« s'interdire de commencer l'enquête avant d'avoir écrit la fiction et il est impossible de modifier l'intrigue du roman une fois l'enquête achevée. » Tant mieux, l'enquête n'en a que plus de prix et l'effet de surprise est garanti.
Et là, j'ai certes apprécié les découvertes, coïncidences parfois étonnantes entre les personnages et les gens réels, mais je n'ai pas ressenti l'émotion que j'espérais d'un tel projet novateur dans sa forme de narration. La confrontation est rendue sur un mode trop journalistique selon moi. C'était peut-être inévitable puisqu'il s'agit d'une enquête, mais clairement, la magie n'opérait plus comme si une retenue bridait la plume de l'auteur et donc mon intérêt pour l'histoire.
Respect des vies des « vrais gens » de l'enveloppe ? Probablement, mais je me pose la question : peut-on et même doit-on percer tous les secrets de l'enveloppe ? Assurément non, et donc le romanesque ne serait-il pas plus intense que le réel ?
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Les critiques presse (2)
Telerama16 septembre 2015
Un objet hybride entre roman et musique conçu à partir de photos trouvées.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress04 septembre 2015
C'est un projet dingue! Et un livre formidable.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (167) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5325 octobre 2015
A la mort qui vient, elle offre mains ouvertes sa solitude grise et ses odeurs froides. Elle offre aussi ses bocaux à la cave, les haricots verts que personne ne prend plus, elle donne les pommes alignées sur le papier journal, son couteau noir et ses bouteilles de bouillon, elle cède sans un regard les tricots commencés pas terminés et ses photos mélangées, n'emportera que celles qui trempent dans le lait. Elle lui offre tout, ses importants et ses regrets, le même jour hagard toujours recommencé.
+ Lire la suite
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marina53marina5324 octobre 2015
"Alors les photos de famille restent là, dans leurs petits cercueils de carton, et on peut les oublier, elles sont comme des croix plantées, elles appellent le plaisir mélancolique. Quand on ouvre le carton, aussitôt c'est la mort qui saute aux yeux, et c'est la vie, toutes les deux nouées et enlacées, elles se recouvrent et elles se masquent."
Hervé Guibert, L'image fantôme
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marina53marina5319 octobre 2015
Les gens sont des histoires, tu les inventes, ils vivent plus que vrais. Les gens sont une silhouette sur une photo et toute la vie ils sont un pull rayé, un tableau au-dessus de la cheminée, un clocher bande claire, des lunettes fumées, un poulet rôti et des coupes fières. Les gens sont des dates, tu les notes scrupuleusement, des maisons, tu les visites, un bord de rivière, un plat préféré, des cicatrices que rien ne soigne, tu souffles doucement dessus. Les gens sont maintenant des chansons, tu les écoutes et si tu pleures un peu, tu as raison.
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marina53marina5320 octobre 2015
Les romans sont des abris où retrouver les disparus. Ecrire, c'est construire leur refuge, assembler des branchages, bâtir des murs, préparer les lits, penser à la liste des courses et aux chansons que l'on chantera après le repas. C'est les attendre au bout du chemin, la nuit est tombée déjà, ils sont en retard.
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marina53marina5319 octobre 2015
On ne retient pas la vie, on peut juste s'en souvenir. La vie est comme les secondes, elle se fiche de nos efforts, elle coule dans son perpétuel effacement. Du sable entre les doigts, une goutte d'eau sur une pierre chaude. 
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