> Alexis Fouillet (Traducteur)

ISBN : 2070122468
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Roger Brown le répète à qui veut l’entendre : il est le meilleur chasseur de têtes de toute la Norvège. Pas un collègue ne lui arrive à la cheville, et quand il décroche son téléphone, tous les DRH du pays ont le doigt sur la couture.

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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par argali, le 15 avril 2011

    argali
    Le narrateur, Roger Brown, se considère comme le meilleur chasseur de tête de Norvège. Utilisant les questionnaires du FBI, il fait subir aux candidats de véritables interrogatoires et ne laisse aucune place au hasard. Mais Roger a une faiblesse : sa femme Diana qui lui coûte très cher... Voiture de luxe, vêtements de marque, loft de 300 m2, galerie d'art et vernissages au champagne, tout cela a un prix élevé. Pour financer sa vie privée, il dérobe avec l'aide d'un complice des toiles de maître chez ses clients.
    Mais le jour où il décide de voler un Rubens à Clas Greve, qui semblait pourtant avoir le profil du parfait pigeon, les choses se gâtent. de chasseur, Brown devient la proie et le pigeon se révèle être un terrible prédateur.

    Mon avis :

    Nesbo nous propose ici une sorte de thriller d'entreprise au rythme soutenu. Brown, le héros, est égocentrique, égoïste et cruel. Chasseur de têtes pour de grands holdings, il est suffisant et cynique envers les candidats qu'il interviewe sous un air affable. On le trouve assez antipathique dès le départ et on aime le détester.
    Après un départ assez lent, truffé de longues descriptions mettant en scène le décor et les protagonistes, le récit s'emballe et une chasse à l'homme commence. La tension monte, les visages changent, les relations s'embrouillent et le suspens grandit…
    Tous les ingrédients que j'aime sont bien présents. Mais j'ai été refroidie et lassée par les nombreuses descriptions (trop) minutieuses qui tuent, à mon sens, le récit en saccageant le rythme que l'histoire impose.
    A-t-on besoin de savoir dans les détails comment sont habillés les gens et quelle est la marque de chaque vêtement ? Qu'apporte au récit la description de chaque véhicule ?
    On m'avait vanté la littérature nordique et plus encore les talents de Nesbo m'affirmant qu'il écrivait de très bons polars mais je suis assez déçue. Pourtant, il y a des très bonnes choses dans ce récit.
    Mais je n'ai pas été emballée.
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    • Livres 5.00/5
    Par bibliopmo, le 23 juin 2009

    bibliopmo
    Roger Brown est le meilleur chasseur de têtes de Norvège. C'est lui qui le dit : Je suis chasseur de têtes. Ce n'est pas très difficile. Mais je suis le meilleur. Et il n'a pas tord. Tout les DRH des grandes sociétés attendent qu'il fébrilement qu'il leur trouve le meilleur employé. Roger à sa méthode pour parvenir à sonder les candidats : le schéma d'interrogatoire en neuf étapes du FBI. C'est une arme automatique dans un monde de pois sauteurs, un outil qui fait activer les choses, qui ne fait pas de prisonniers, mais donne des résultats aussi rapides que concrets.
    Roger conduit une belle voiture, une Volvo S 80, neuve bien sûr. Roger habite une belle maison, grande, évidement. Roger aime une belle femme, Diana, et ne lui refuse rien.
    Roger a donc toujours besoin de beaucoup d'argent.
    Roger a donc un autre travail : voleur. Plus précisément cambrioleur. Ses proies sont les candidats qu'il sélectionne en fonction des tableaux qu'ils possèdent.
    Si l'idée est assez originale il n'y a pas de quoi faire un polar captivant. Il faut pour cela introduire un grain de sable. Il s'appelle Clas Greve et risque de ruiner Roger, de le tuer et pire : de lui ravir Diane.
    Le tableau posé Nesbo ne cesse de jouer avec nos nerfs. Tout d'abord il rend sympathique son personnage principal puis ouvre des portes ouvertes pour mieux les refermer et nous laisser dans l'expectative.
    Jo Nesbø délaisse son héros habituel, l'inspecteur Harry Hole. Je partage le jugement de JM Laherrére (blog actu-du-noir) : Qu'en dire ? Pas grand-chose de très original. Pour un thriller, c'est du haut de gamme. Pour un Nesbø, c'est un poil décevant.
    Presque en même temps Gallimard sort en Folio policier Le sauveur où l'on retrouve Harry Hole, ses problèmes d'alcool, ses doutes et son regard pertinent et (presque) désabusé sur la société.
    Alors il suffit de déguster Chasseurs de têtes, avant de réveillonner en tête à tête avec Harry, en guise de mise en bouche car on ne s'ennuie pas une seconde : Roger n'est-il pas le meilleur ?

    Lien : http://opoto.org/blog/wordpress/?p=673
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 26 juin 2009

    Titine75
    Roger Brown est un chasseur de têtes, le meilleur de toute la Norvège, celui qui cerne au plus près les personnages qu'il interview grâce aux méthodesdu FBI. Roger est connu et reconnu par sa profession et par les entreprises : “Mais le type qui venait de me saluer savait que j'étais Roger Brown, le chasseur de têtes qui n'a jamais présenté un candidat à un poste qu'il n'a pas eu; qui au besoin manipule, force, casse et défonce pour faire passer le candidat. Ses clients comptent aveuglément sur ses capacités d'appréciation, mettent sans hésiter le destin de leur compagnie entre ses mains-et rien que les siennes.”'
    Mais Roger a un talon d'Achille : sa femme Diana. Il en est fou amoureux, ne comprend pas comme une si belle femme puisse rester avec lui. Il est prêt à tout pour elle…enfin presque puisqu'il refuse de lui faire un enfant. “La vérité, c'était que, même si nous étions deux personnes dans 320 m2 ruineux, il n'y avait pas de place pour un enfant. C'es-à-dire pas la place pour un enfant et moi. Car je connaissais Diana. Contrairement à moi, elle était monogame jusqu'à la perversion. J'aurais haï cet enfant dès le premier jour. Alors au lieu de cela, je lui avais offert un nouveau départ. Une demeure. Et une galerie.” le prêt immobilier représente une fortune, la galerie ne vend pas assez. Roger n'a trouvé qu'une solution pour remédier à ses problèmes d'argent : cambrioler les candidats qu'il auditionne, dérober leurs oeuvres d'art pour les revendre. le business de Roger fonctionne bien, jusqu'à ce qu'il rencontre Clas Greve qui lui parle de la fameuse “Chasse au sanglier de Calydon” de Rubens. A partir de ce moment, la vie de Roger Brown va se transformer en cauchemar.
    Le dernier roman de Jo Nesbo est le premier que je lisais de cet auteur nordique. Nesbo laisse son personnage récurrent, Harry Hole, pour plonger dans le monde de l'entreprise où l'on est prêt à tout pour obtenir un poste intéressant. Ce roman m'a beaucoup fait penser (et c'est un immense compliment) au “Couperet” de Donald Westlake. On y retrouve cette cruauté, ce cynisme du monde du travail et les deux auteurs font preuve d'un humour cinglant. Roger Brown n'a que peu de considération pour ses contemporains, c'est un homme d'un égoïsme sans limite.
    Jo Nesbo orchestre avec “Chasseurs de têtes” une palpitante chasse à l'homme. Jusqu'au bout le lecteur doit rester sur ses gardes car les rebondissements guettent à chaque coin de page. Jo Nesbo sait surprendre et mélanger ses effets, la lectrice que je suis en est ressortie conquise.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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  • Par keisha, le 14 juin 2009

    keisha
    Amateurs de romans pépères et bien propres sur eux laissant l'électrocardiogramme lisse, passez votre chemin! Là c'est du thriller tricoté à la norvégienne, du bien adrélaninesque, du mécanisme d'horlogerie helvète mis au goût scandinave...
    Roger Brown est un chasseur de têtes, le meilleur à son propre avis. Il doit compenser son seul défaut : sa petite taille (tout est relatif, il est norvégien quand même...).
    La galerie de tableaux de sa femme Diana est un gouffre financier et il utilise les renseignements recueillis lors de ses entretiens professionnels pour aller voler sans encombre les oeuvres d'art aux domiciles de ses candidats.
    Jusqu'au jour où sa femme lui présente le candidat idéal pour un poste : Clas Greve. Qui possède par ailleurs un Rubens. Magnifique, non?
    Mais à partir de ce moment rien ne se déroule comme prévu, le chasseur devient chassé... Je vous laisse découvrir le passage dans les toilettes de campagne : je n'ai jamais lu un truc pareil!!!
    Amateurs de thrillers, ce roman est taillé pour vous! Jo Nesbo a choisi de laisser de côté Harry Hole et Roger Brown ne déchaîne pas la même sympathie, mais ça c'est juste pour chouiner un peu...
    Et un passage, dans la catégorie "on en apprend tous les jours" :
    "Pour faire fonctionner un GPS il fallait intégrer dans les calculs qu'une seconde sur terre n'équivaut pas à une seconde pour un satellite lancé à toute vitesse dans l'espace, que le temps est tordu, que l'on vieillit moins vite là-haut. Les satellites prouvaient tout bonnement la théorie de la relativité d'Einstein."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-32127217.html
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    • Livres 5.00/5
    Par oops, le 19 septembre 2010

    oops
    Roger Brown est un chasseur de têtes, le meilleur de sa profession. Ses interlocuteurs ne savent pas qu'il est aussi voleur de tableaux. Il opère avec la complicité d'un responsable de la sécurité qu'il a recruté. Il agit ainsi pour l'amour de sa femme, pour qui il est prêt à tout, il faut juste qu'il s'en donne les moyens. C'est lors d'un cambriolage chez un candidat Hollandais, qu'il réalise qu'il est manipulé. A partir de là tout dégénère et s'ensuit une chasse à l'homme palpitante, vacharde et mortelle. L'auteur signe ici un polar d'un cynisme hallucinant avec ce personnage principal écœurant au possible et fascinant à la fois. Un polar efficace de bout en bout comme j'aimerais en lire plus souvent ;-)
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Citations et extraits

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  • Par dupuisjluc, le 13 mai 2012

    Je pardonne le manque de talent chez beaucoup de gens, probablement parce que j'en ai moi-même reçu fort peu, reprit Greve en humectant à peine ses lèvres fines dans le champagne. Mais pas chez les artistes. Nous autres qui n 'avons pas de talent travaillons à la sueur de notre front pour qu 'ils puissent s'amuser en notre nom. Pas de problème, il en est ainsi, point. Mais alors ils vont s'amuser comme jamais (p.36)
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  • Par oops, le 16 septembre 2010

    Parce que rien ne fait davantage grandir un homme au-delà de sa taille physique qu'une déclaration d'amour récente de la part d'une femme.
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  • Par mercure, le 10 octobre 2011

    Si vous ne connaissez pas la vie d'un chasseur de têtes ( et personne ne peut vous en vouloir) si vous ignorez tout des méthodes traumatisantes employées, plongez dans ce livre dont les premières pages ressemblent furieusement à de l'espionnage industriel. Le dit chasseur est aussi un peu à court d'argent et profite des interrogatoires pour repérer les œuvres d'art qu'il s'empresse de voler afin d'arrondir ses fins de mois.
    Ses affaires se gâtent avec l'arrivée d'un gros poisson idéal candidat à la tête d'une belle entreprise, sauf que la partie est un peu pipée. Pas question d'en dire plus sur les péripéties dignes d'un polar qui vont émailler une course-poursuite à l'odeur parfois nauséabonde (au sens propre) et au dénouement sacrément imprévu.
    Écriture soignée, un peu pédante (sur l'art), rythme soutenu, portraits vitriolés des protagonistes : voilà les ingrédients comme on les aime pour une plongée étonnante dans l'univers de l'emploi (et du contre-emploi)
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  • Par line70, le 24 mars 2011

    J'avais lu quelque part que l'homme moderne passe six fois plus de temps à communiquer que ses grands-parents. On communique davantage, mais communique-t-on mieux ?
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  • Par mercure, le 20 octobre 2010

    les grands sont visibles, ils ne peuvent pas se cacher, ils sont les maîtres, libres de toute saleté, ils doivent être ce qu'ils représentent. Les petits se meuvent dans la fange, ils ont un plan secret, un agenda trahissant leur médiocrité
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