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ISBN : 2848654686
Éditeur : Sarbacane (2011)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Rousseau, rescapé d’un attentat, se réveille couvert de
bandelettes dans une chambre d’hôpital. Côté mémoire,
c’est le blanc total. Question identité, il découvre sur ses
papiers qu’il fait partie des “chiens”, tandis que les “chats”
sont les... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par raton-liseur, le 19 janvier 2012

    raton-liseur
    Une histoire étrange, qui ne se laisse pas qualifier facilement, celle d'un homme qui se réveille à l'hôpital, couvert de bandelettes et sans mémoire de qui il est et de son passé. Il devra se réinventer et redécouvrir la ville dans laquelle il vit. Un cheminement étrange, entre réel obscur, sombre poésie et fantasmagorie triste.
    Dans ce monde policé et étouffant, où les rêves sont des crimes et les espoirs une folie, quelle sera la portée de ce regard neuf, comment ce personnage qui a tout oublié d'avant se moulera-t-il ou pas dans ce monde si désespéré ?
    Un livre où alternent texte et dessins, racontant l'histoire simultanément ou chacun à leur tour. Un livre plein de non-dits, qui ne délivre pas un message clair, mais où il est question d'identité, de liberté, de résistance aussi. Les images, qui chacune sont des huiles sur toile, sont pour une grande part dans la réussite de ce livre, illustrant et renforçant l'atmosphère d'oppression et de malaise et, malgré les murs, abolissant la frontière entre réel et imaginaire.
    Je suis ressortie de cette lecture avec un petit vague à l'âme, et sans savoir où l'auteur voulait en venir. A conseiller à ceux qui s'intéressent à l'évolution récente de nos sociétés, et à ceux qui aiment les livres dessinés et de poésie, ce livre est les deux.
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    • Livres 5.00/5
    Par zazy, le 05 février 2013

    zazy
    Le livre est beau, la couverture intrigue. Ce n'est pas une bande dessinée, mais un album avec des dessins splendides et des phrases profondes.
    Au début, c'est blanc dans ma tête. Je ne pense à rien et ce rien paraît blanc. Pareil à la page où l'on a envie de dessiner. Ou semblable aux nuages les plus lents. J'ai un poids un milieu du cerveau où les pensées ne passent pas.
    Premiers dessins sur fond blanc, un plan de moins en moins flou, on voit une main bandée.
    Seconde page, nous passons au fond noir qui continuera jusqu'à la fin de l'album. Les bandages de la tête laissent deviner des oreilles, chien ou chat ?
    L'être se réveille. Il est dans une chambre d'hôpital. Un policier l'interroge et lui apprend qu'il a été victime d'un attentat et qu'il est un chien. Il va pouvoir retourner chez lui. « Chienne de vie, que fais-je dans cette ville ? On dirait que la haine commence ici ». Il retourne dans un monde où le voisin pourrait être son ennemi, où le chien domine et extermine le chat, tiens, ça titille du côté des réminiscences, un pays où les rêves de jour sont interdits !!
    Nous traversons des dessins qui pourraient faire penser, au ghetto de Varsovie, tout au moins comme je me l'imagine. L'angoisse et la peur suent, les regards sont fuyants.
    Chaque phrase de cet album est un coup de poing dans le plexus ou dans la mémoire. Peu de texte, mais, il va droit au but, sans fioriture. Carl Norac, en phrases très courtes, nous fait sentir le malaise de Rousseau, sa quête, son angoisse. Carl Norac et Stéphane Poulin nous parlent de tolérance, du racisme, de la peur, de la quête et que ce soit les pages dessins ou les pages textes, l'émotion est toujours omniprésente et nous happe.
    La mémoire blanche permet d'écrire un nouveau livre de sa vie, de regarder les autres sans aucun à priori ni sectarisme.
    Oui, vraiment un très, très bel et bon album emprunt de beaucoup de poésie. Vous le relisez, une autre face apparaît. Maintenant, il faut que je le rende à la bibliothèque, mais je l'aurais bien gardé celui-là aussi.
    Je vous en recommande vivement la lecture.


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-carl-norac-stephane-pouin-au-pa..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lagagne, le 16 décembre 2011

    Lagagne
    Très beau livre. Album? Bande dessinée? le genre n'est pas aisé à définir, mais peu importe. Les illustrations (si on peut encore parler d'illustrations à ce niveau) sont tout simplement sublimes. Les couleurs, la finesse des traits, l'expressivité (même sous les bandages), la puissance et l'émotion qui s'en dégage m'ont scotché. La scène de bataille m'a complètement submergé!
    Le texte n'est pas en reste. L'écriture de Carl Norac sonne juste. Il y a de la poésie là-dessous. Alors je dois avouer que j'ai parfois été un peu perdu dans cette quête d'identité, mais le personnage aussi je pense. Nous avons été tous les deux emportés dans un peu de confusion, mais sans crainte et sans gêne pour la part.
    Il est question d'identité, de tolérance, de racisme...des thèmes rabâchés maintes et maintes fois, mais si joliment traités ici.
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    • Livres 2.00/5
    Par marlab, le 14 avril 2014

    marlab
    Le dessin avait beau être très léché, l'histoire..... Sans queue ni tête. Et malgré cela, la fin était prévisible.

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    • Livres 5.00/5
    Par Tomie, le 06 avril 2012

    Tomie
    Rescapé d'un attentat Rousseau ne se souvient de rien et ne reconnait rien. Il découvre un milieu hostile où les chiens chassent les chats. C'est un monde onirique, plein de violence, où des murs apparaissent le temps d'un rêve et où les chats luttent contre l'oppression.
    Rousseau avec sa mémoire blanche s'interroge sur la possibilté de changer ce monde et de libérer les chats.
    Le texte est écrit par le poète belge Carl Norac et les illustrations sont du dessinateur québécois Stéphane Pouli.
    Plein de poésie, très belles illustrations, et la dénonciation du racisme et de l'intolérance
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Citations et extraits

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  • Par raton-liseur, le 21 janvier 2012

    Ici, les rêves de jour sont interdits, il faut les cacher. Certains chats les tiennent sous la langue, prêts à les avaler. D’autres matous les chantent ou les dessinent. (…)
    Des chats plus audacieux veulent voir pour de vrai les rêves vivre. Ils s’enfoncent dans les lignes interdites, esquissent un tag ou osent un graffiti. Leur espérance de vie dure le temps d’un songe. Sur le pavé, ils crèvent. Le rêve était leur seul trésor. (p. 65)
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  • Par zazy, le 05 février 2013

    Au début, c’est blanc dans ma tête. Je ne pense à rien et ce rien paraît blanc. Pareil à la page où l’on a envie de dessiner. Ou semblable aux nuages les plus lents. J’ai un poids un milieu du cerveau où les pensées ne passent pas.

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  • Par zazy, le 05 février 2013

    Dans la rue, le coeur des gens bat à l'envers. Tout le monde s'épie. Un voisin est un ennemi. Les murs n'ont pas seulement des oreilles, ils cachent des yeux

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  • Par zazy, le 05 février 2013

    Toutes les nuits, je suis à la trace ces snipers qu'on appelle les tueurs de rêves.

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  • Par zazy, le 05 février 2013

    Des chats plus audacieux veulent voir pour de vrai les rêves vivre.

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