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Par Spilett le 03/04/2010
C'est une grande chose que de savoir quand on va mourir. On peut s'organiser et faire de son dernier jour une œuvre d'art.
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Par tigrou le 04/05/2008
Récapitulons, petite je voulais devenir Dieu. Très vite, je compris que c’était trop demander et je mis un peu d’eau bénite dans mon vin de messe : je serais Jésus. J’eus rapidement conscience de mon excès d’ambition et acceptai de « faire » martyre quand je serais grande
Adulte, je me résolus à être moins mégalomane et à travailler comme interprète dans une société japonaise. Hélas, c’était trop bien pour moi et je dus descendre un échelon pour devenir comptable. Mais il n’y avait pas de frein à ma foudroyante chute sociale. Je fus mutée au poste de rien du tout. Malheureusement –j’aurais dû m(en douter- rien du tout, c’était encore trop bien pour moi. Et ce fus alors que je reçus mon affectation ultime : nettoyeuse de chiottes.
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Par Rabanet le 20/08/2010
Un Japonais qui s'excuse pour de vrai, cela arrive environ une fois par siècle.
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Par Shana le 03/05/2010
« Non : s’il faut admirer la Japonaise – et il le faut -, c’est parce qu’elle ne se suicide pas. On conspire contre son idéal depuis sa plus tendre enfance. On lui coule du plâtre à l’intérieur du cerveau : « Si à vingt-cinq ans tu n’es pas mariée, tu auras de bonnes raisons d’avoir honte », « si tu ris, tu ne seras pas distinguée », « si ton visage exprime un sentiment, tu es vulgaire », « si tu mentionnes l’existence d’un poil sur ton corps tu es immonde », « si un garçon t’embrasse sur la joue en public, tu es une putain », « si tu manges avec plaisir, tu es une truie », « si tu éprouves du plaisir à dormir, tu es une vache », etc. Ces préceptes seraient anecdotiques s’ils ne s’en prenaient pas a l’esprit. »
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Par Kel-Ly le 01/12/2008
- Je ne pense pas que je sois si bête.
- Il faudrait savoir; vous êtes soit une traîtresse, soit une demeurée : il n'y a pas de troisième possibilité.
- Si, il y en a une : c'est moi. Il y a des gens normaux qui se révèlent incapables de recopier des colonnes de chiffres.
- Au Japon, ce genre de personnes n'existe pas.
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Par x-Kah-mi le 17/12/2010
Mon tonneau des Danaïdes ne cessait de se remplir de chiffres que mon cerveau percé laissait fuir.
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Par iarsenea le 07/07/2010
Toute existence connaît son jour de traumatisme primal, qui divise cette vie en un avant et un après et dont le souvenir même furtif suffit à figer dans une terreur irrationnelle, animale et inguérissable.
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On lui coule du plâtre à l’intérieur du cerveau : « Si à vingt-cinq ans tu n’es pas mariée, tu auras de bonnes raisons d’avoir honte », « si tu ris, tu ne seras pas distinguée », « si ton visage exprime un sentiment, tu es vulgaire », « si tu mentionnes l’existence d’un poil sur ton corps, tu es immonde », « si un garçon t’embrasse sur la joue en public, tu es une putain », « si tu manges avec plaisir, tu es une truie », « si tu éprouves du plaisir à dormir, tu es une vache », ect. Ces préceptes seraient anecdotiques s’ils ne s’en prenaient pas à l’esprit.
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Par Miiia le 27/06/2010
tu as faim? mange à peine, car tu dois rester mince, non pas pour leplaisir de voir les gens se retourner sur ta silhouette dans la rue, ils ne le feront pas, mais parce qu'il est honteux d'avoir des rondeurs..
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« Le Japon est un pays qui sait ce que ‘craquer‘ veut dire. » (p. 60)