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ISBN : 225311118X
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.66/5 (sur 1857 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'annonce de la mort imminente de Prétextat Tach, Prix Nobel de littérature, misanthrope et obèse, suscite un engouement sans précédent chez les journalistes du monde entier. Rares sont ceux qui ont le privilège d'approcher le grand homme&#... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 07 août 2012

    cicou45
    Il est vrai que jusqu'à présent, je connaissais très peu Amélie Nothomb et c'est une nouvelle fois ma belle-mère qui m'a orientée vers cette lecture en me disant que c'est LE Livre d'elle qui l'avait poussé à découvrir par la suite tout ce qu'elle avait écrit.
    Ce dernier nous plonge dans l'univers de Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, et auquel il ne reste que deux mois tout au plus à vivre, étant atteint d'une maladie assez rare touchant les cartilages. Cet homme obèse de quatre-vingt-trois ans est un monstre d'obscénité et de vulgarité. Il se plait à écraser lamentablement tous les journalistes venus l'interviewer, se sentant supérieur à eux et sachant pertinemment qu'aucun d'entre eux n'a réellement lu ce qu'il a écrit, sinon ils n'auraient pas eu envie de le rencontrer car ce qu'il écrit est ignoble mais relevant inexorablement du pur génie.
    Aussi, plusieurs sont tombés face à lui, humiliés et se sentant rabaissés plus bas que terre...tous jusqu'à ce qu'arrive Nina, une brillante journaliste (une fouille-merde pour reprendre ses propres termes) qui, malheureusement pour elle, part déjà avec un gros désavantage de son côté aux yeux de Prétextat Tach : celui d'être une femme. Mais pourquoi Prétextat Tach exècre-t-il les femmes à ce point-là et en a-t-il toujours été ainsi ?
    Cependant, ce que ce dernier ignore, c'est que Nina sera la seule à le sortir de sa torpeur d'ennui et à même à le faire revenir à la vie ou à la mort si vous préférez, pour le peu de temps qui lui reste à vivre (enfin, cette phrase est très ambigüe pour tout le commun des mortels mais pas pour Prétextat Tach et si vous voulez savoir pourquoi, je vous invite à lire cet ouvrage).
    Un ouvrage qui m'a déconcertée et même écoeurée dans les premiers chapitres tant j'ai trouvé le personnage de Prétextat Tach ignoble, imbu de lui-même, égocentrique au possible, vulgaire, insupportable et j'en passe mais dès l'intrusion du personnage de Nina dans le roman, j'ai été complètement époustouflée par l'écriture de l'auteure, par le jeu de répliques piquantes de sarcasme qui s'instaure entre la journaliste et le prix Nobel. de lors, impossible de lâcher le livre des mains tant cela était exaltant et extrêmement bien écrit ! Un ouvrage qui m'a complètement bluffée je l'avoue. A découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par fredho, le 25 janvier 2013

    fredho
    Pretextat Tach, un célèbre écrivain obèse, misanthrope, misogyne, atteint d'une maladie très rare et condamné accorde une dernière interview à une journaliste Nina plutôt fine d'esprit.
    Au fil du dialogue entre les deux protagonistes, la journaliste habile manipule l'écrivain, ce dernier se dévoilant minutieusement, finit par avouer ses secrets et surtout le meurtre monstrueux de sa cousine Léopoldine assassinée dans sa jeunesse.
    Ce roman dont le dialogue nous tient en haleine par son suspense et cette dualité insidieuse, nous démontre en parallèle une réflexion sur différents aspects tels que l'art de l'écriture, de la lecture mais également la société et ses travers.
    C'est un petit chef d'œuvre, un véritable régal dans une perversité absolue.
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    • Livres 4.00/5
    Par Soleney, le 15 avril 2014

    Soleney
    Ce qui me marque le plus dans les œuvres d'Amélie Nothomb, ce sont les dialogues. Piquants, pleins d'humour et parfois spirituels, ils sont la grande force de son écriture.
    Et justement, dans Hygiène de l'assassin, ils constituent les trois quart du livre. Car Pretextat Tach (mon Dieu, mais où trouve-t-elle ces noms… ?) est un auteur qui subit les interrogatoires de cinq journalistes – normal, donc, que le dialogue soit au centre. Normal, mais quand même un peu lourd. J'aurai aimé avoir droit à un peu plus de narration. Certes, il est très important de jouer sur ses points forts, mais rien n'empêche de renforcer ses points faibles…
    Comme souvent, dans les histoires d'Amélie Nothomb (enfin, souvent… Recontextualisons : je n'ai lu que quatre ou cinq livres d'elle), l'intrigue a pour cœur une opposition entre deux mentalités radicalement différentes, deux protagonistes qui s'affrontent sur un sujet bien particulier (ici, la notion d'assassinat et la perception de la femme). le dialogue est donc la trame de l'œuvre et les arguments en sont les rebondissements. Dans ce livre s'opposent un écrivain revêche, misanthrope et misogyne, qui a des notions pour le moins particulières de vie et de mort, et une journaliste caractérielle qui sait ce qu'elle veut. Un cocktail explosif ! Comme pour tout ce qu'elle a fait, l'auteure nous livre là une œuvre divertissante et piquante.
    Mais même si Amélie Nothomb amène des questions très intéressantes sur ces thèmes (ainsi que sur l'acte d'écrire, sur la vérité, sur l'illusion), pour moi elle ne fait pas de la littérature. Trop de théâtre trop de mise en scène, trop peu de personnages, trop peu de descriptions trop peu de finesse dans l'écriture… Tout au plus, c'est du divertissement – mais un bon divertissement qui prête à réfléchir (et la réflexion est même assez poussée). Alors certes, ce n'est pas de la grande philosophie, mais c'est déjà un bon début.
    Les deux personnages principaux sont pour le moins originaux : Pretextat est quelqu'un de très ambigu qui suscite à la fois la sympathie et l'agacement du lecteur. Extrêmement égocentrique, il adapte la vérité et le passé à son avantage, ridiculise les petites gens et s'attend à ce que tout lui tombe du ciel. Ne cherchez pas : il a raison. Point. Quand on rencontre ce genre de personne dans la vraie vie, c'est très agaçant, mais dans la littérature, curieusement, cela donne une dimension culottée qui donne du charme au personnage. Mais ça, ça n'arrive que dans la fiction…
    Nina (oh… un prénom du calendrier !?), elle, est quelqu'un que je qualifierai de « normal », c'est-à-dire de sain d'esprit. Elle pense à peu près comme vous et moi – mais a un sacré petit caractère ! Ce n'est pas un personnage qui se laisse marcher sur les pieds. Au final, on peut dire que c'est une opposition entre normalité et anormalité, entre pensées logiques et reconnues et pensées originales et macabres.
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    • Livres 2.00/5
    Par sultanne, le 21 août 2012

    sultanne
    Si l'on ne peut indéniablement pas enlever un certain talent à Amélie Nothomb, ne lui forçons pas non plus le trait.
    Certes, elle montre ici une certaine capacité à donner vie à des personnages bien structurés et dont les personnalités savent retenir l'attention du lecteur ;
    Certes, elle sait trouver une situation originale et imposer son propre style pour donner un cadre bien typique à son livre ;
    Certes, elle fait preuve d'une réelle aptitude à faire monter crescendo une tension dramatique intéressante...
    Toujours est-il que ce livre sent tout de même le "premier coup" et qu'il lui manque quelques pages et quelques profondeurs. L'utilisation parfois pompeuse de plusieurs termes "savants" et cette façon de crier au génie à tout bout de page n'en est pas moins présomptueux alors que, avouons-le (même si, néanmoins le jeu psychologique est intéressant), il n'y a pas d'intrigue... le thème de l'absurde, le renversement des valeurs et la théorie de la relativité esquissés dans ce roman restent noyés parmi de nombreuses pages d'immondices pas toujours bien amenées. D'accord, parler de la merde, ça choque, mais ça reste un peu limité...
    Ce huis-clos périlleux me laisse donc sur ma faim et sera peut-être un peu long à digérer...
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    • Livres 4.00/5
    Par cricri2025, le 15 mars 2013

    cricri2025
    Après avoir lu "Stupeur et Tremblements", et sur recommandation d'une lectrice avertie du site, voilà que je me suis attaqué au célèbre "Hygiène de l'assassin".
    Celui-ci surpasse "Stupeur et Tremblements", autant le dire tout de suite, et j'aurais effectivement peut-être dû commencer par celui-ci pour découvrir A.Nothomb. le style est bien meilleur.
    "La race humaine est ainsi faite que des êtres sains d'esprit seraient prêts à sacrifier leur jeunesse, leur corps, leurs amours, leurs amis, leur bonheur et beaucoup plus encore sur l'autel d'un fantasme appelé éternité."
    "[...] si j'ai écrit ce moment, c'est parce qu'il était impossible à dire. L'écriture commence là où s'arrête la parole, et c'est un grand mystère que ce passage de l'indicible au dicible. La parole et l'écrit se relaient et ne se recoupent jamais."
    L'histoire est simple : un écrivain reçoit tour à tour des journalistes, et le livre relate les interviews successives et de plus en plus acerbes.
    "La plupart des gens ne lisent pas. A ce sujet, il y a une citation excellente, d'un intellectuel dont j'ai oublié le nom : "Au fond, les gens ne lisent pas ; ou, s'ils lisent, ils ne comprennent pas ; ou, s'ils comprennent, ils oublient."
    Le livre est presque entièrement dialogué, ce qui est plutôt pas mal pour rentrer dans l'histoire et également pour la limpidité de l'écriture.
    "L'écriture fout la merde à tous les niveaux : pensez aux arbres qu'il a fallu abattre pour le papier, aux emplacements qu'il a fallu trouver pour stocker les livres, au fric que leur impression a coûté, au fric que ça coûtera aux éventuels lecteurs, à l'ennui que ces malheureux éprouveront à les lire, à la mauvaise conscience des misérables qui les achèteront et n'auront pas le courage de les lire, à la tristesse des gentils imbéciles qui les liront sans les comprendre, enfin et surtout à la fatuité des conversations qui feront suite à leur lecture ou à leur non-lecture."
    Le jeu psychologique est le point fort du roman. Ce que j'ai aimé, ce sont avant toute chose, les propos incisifs des protagonistes, et notamment le 'duel" final, excellent en son genre. Quelques répétitions nuisent néanmoins parfois au rythme du roman mais elles sont plutôt rare.
    Bref, je recommande ! ... un bon livre d'A. Nothomb, qui réserve au surplus une surprise à laquelle on ne s'attend pas du tout au fur et à mesure que l'on avance dans le roman. Il n'y à que la fin que je trouve "ratée" car j'ai peine à croire que la journaliste puisse faire le geste escompté par l'écrivain... peu crédible pour moi !
    "les lecteurs-grenouilles .... ils traversent les livres sans prendre une goutte d'eau... la plupart des gens émergent de Proust ou de Simenon dans un état identique, sans avoir perdu une miette de ce qu'ils étaient et sans avoir acquis une miette supplémentaire. Ils ont lu, c'est tout : dans le meilleur des cas, ils savent "ce dont il s'agit". Ne croyez pas que je brode. Combien de fois ai-je demandé, à des personnes intelligentes "Ce livre vous a-t-il changé ?" Et on me regardait, les yeux ronds, l'air de dire : "Pourquoi voulez-vous qu'il me change ?"
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Citations et extraits

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  • Par Missonly, le 18 avril 2014

    Voyez-vous, on revient toujours aux Evangiles : le Christ l'avait bien dit, que les méchants et les haineux nuisent en premier chef à eux-mêmes.

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  • Par Quebec2014, le 09 avril 2014

    Si vous voulez connaître la lie des sentiments humains, penchez-vous sur les sentiments que nourrissent les femmes envers les autres femmes: vous frissonnerez d'horreur devant tant d'hypocrisie, de jalousie, de méchanceté, de bassesse.

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  • Par mgeffroy, le 07 mars 2008

    - Vos yeux se sont-ils habitués à l'obscurité ? Distinguez-vous mon visage à présent ?
    - Oui vaguement.
    - Tant mieux pour vous. Apprenez, monsieur, que si j'étais beau, je ne vivrais pas reclus ici. En fait, si j'avais été beau, je ne serais jamais devenu écrivain. J'aurais été aventurier, marchand d'esclaves, barman, coureur de dots.
    - Ainsi, vous établissez un lien entre votre physique et votre vocation ?
    - Ce n'est pas une vocation. Ça m'est venu quand j'ai constaté ma laideur.
    - Quand l'avez-vous constatée ?
    - Très vite. J'ai toujours été laid.
    - Mais vous n'êtes pas laid.
    - Vous êtes délicat, vous au moins.
    - Enfin, vous êtes gros, mais pas laid.
    - Qu'est-ce qu'il vous faut ? Quatre mentons, des yeux de cochon, un nez comme une patate, pas plus de poil sur le crâne que sur les joues, la nuque plissée de bourrelets, les joues qui pendent - et, par égard pour vous, je me limite au visage.
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  • Par Julie87, le 03 juin 2009

    La race humaine est ainsi faite que des êtres sains d'esprit seraient prêts à sacrifier leur jeunesse, leur corps, leurs amours, leurs amis, leur bonheur et beaucoup plus encore sur l'autel d'un fantasme appelé éternité.

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  • Par Gemin1, le 25 novembre 2013

    - Féministe, moi ? Je hais les femmes encore plus que les hommes.
    - Pourquoi ?
    - Pour mille raisons. D'abord parce qu'elles sont laides : avez-vous déjà vu plus laid qu'une femme ? A-t-on idée d'avoir des seins, des hanches, et je vous épargne le reste ?
    Et puis, je hais les femmes comme je hais toutes les victimes. Une très sale race, les victimes. Si on exterminait à fond cette race-là, peut être aurait-on enfin la paix, et peux-être les victimes auraient-elles enfin ce qu'elles désirent, à savoir le martyre.
    Les femmes sont des victimes particulièrement pernicieuses puisqu'elles sont avant tout victimes d'elles-mêmes, des autres femmes.
    Si vous voulez connaître la lie des sentiments humains, penchez-vous sur les sentiments que nourrissent les femmes envers les autres femmes : vous frissonnerez d'horreur devant tant d'hypocrisies, de jalousie, de méchanceté, de bassesse. Jamais vous ne verrez deux femmes de battre sainement à coups de poing ni même s'envoyer une solide bordée d'injures : chez elles, c'est le le triomphe des coups bas, des petites phrases immondes qui font tellement plus mal qu'un direct dans la mâchoire.
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A l'occasion de la sortie de son livre La nostalgie heureuse, la Fnac a rencontré Amélie Nothomb. « Tout ce que l'on aime devient une fiction. » Amélie Notho...








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