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ISBN : 2253121185
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 1446 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Concentration : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme… Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l’audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l’horreur dénoncée.

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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Bibliolibra, le 09 mars 2012

    Bibliolibra
    Un titre acide pour un roman acide. Pas de mystères. Il s'agit bien là de la plume d'Amélie Nothomb, celle du début, celle qui avait réussi à rabaisser mon caquet de lectrice avec son Stupeur et tremblements. Certes, ce roman n'est pas mon préféré... Mais quel délice cette satire de ce que l'on appelle téléréalité... Cette chose abrutissante, sans intérêt et dont tout le monde raffole. Cette espèce de mal-bouffe télévisuelle, aspirateur de neurones et d'intelligence.
    Ce roman est remarquable d'originalité et de réalisme. Dans Acide Sulfurique ce sont deux réalités, historique et actuelle, qui se superposent:
    Première réalité: le traitement des juifs déportés au cours de la seconde Guerre mondiale.
    Deuxième réalité: l'influence de la téléréalité dans notre société.
    Toutes deux sont terribles, putrides et ont fait des dégâts (ou continue d'en faire...). Toutes deux sont le pur fruit de la bêtise humaine. Bêtise humaine que le regard d'Amélie Nothomb, 'légèrement' cynique, sait reconnaître. Chose qu'elle fait d'ailleurs très souvent. En effet, dans bon nombre de ses romans l'auteure a toujours le chic pour mettre en scène les travers de la société, les tortiller avec sa plume, les entremêler, le tout enrobé d'une fine couche d'ironie et de cynisme.
    Un style unique, un bagou spécial, un univers fictionnel qui vacille entre réalité et science-fiction (parfois) et surtout ce sens de l'humour qui frôle toutes les couleurs et surtout le noir. Cet humour si particulier et au public restreint qui, manié habilement, arriverait à faire tordre de rire les plus réticents à son encontre.
    Des épices 'Nothomboresques' malheureusement en voix de disparition pour les 'Nothombphiles' comme moi qui ne redemandent qu'à retrouver cette Amélie Nothomb, petite graine de raison douce dans une société tristement acidifiante, dont la voix de la sagesse aurait pu, fut un temps, être comparée à celle de maître Yoda (ou pas).
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    • Livres 3.00/5
    Par latina, le 11 décembre 2013

    latina
    Amélie Nothomb est une intellectuelle. du moins dans ses romans. Et particulièrement dans « Acide sulfurique ».
    Alors que les thèmes – la téléréalité et les camps de concentration – portent à s'émouvoir, à s'indigner, à réagir avec ses tripes, ici, tout est mis à plat, décortiqué, disséqué. Donc pas de réaction instinctive, mais plutôt une mise à distance, une analyse...intellectuelle.
    Le propos ? En 2 mots : dans un futur (très ?) lointain, des organisateurs de téléréalité ont mis en scène l'innommable, reconstituer un camp de concentration pour y faire mourir les gens à petit feu, et ce devant des milliers de téléspectateurs. Et curieusement, personne, non, personne ne réagit, que ce soit parmi ceux qui regardent, que parmi ceux qui dirigent le pays, ou même ceux qui subissent, sauf une ! Une très jolie jeune fille ose se détacher du moule et défier l'autorité de l'image. Les conséquences s'enchainent très rapidement : les « kapos » (quand je vous dis que c'est une reconstitution des camps, il faut me croire !), les autres détenus, les organisateurs et les spectateurs se positionnent. Et c'est l'effet boule de neige, car chacun, en tant qu'être humain (si, si, il parait que c'est encore des êtres humains) est obligé de se placer par rapport à cette frêle jeune femme au mental phénoménal.
    Et donc, tout va se jouer, comme dans un (bon ?) jeu de stratégie. Un pion se déplace ? Les autres aussi, forcément. Mais ici, c'est d'un déplacement intellectuel qu'il faut parler. Chaque phrase est assassine (quasiment dans les 2 sens du terme). Chaque mot porte, tire et tue...ou sauve.
    Amélie Nothomb en profite pour parler
    - de la force du prénom (« le prénom est la clé de la personne. C'est le cliquetis délicat de sa serrure quand on veut ouvrir sa porte »),
    - du langage (« On est toujours plus beau quand on a un mot rien que pour soi. le langage est moins pratique qu'esthétique »),
    - et même de Dieu (« Au fond, la création accomplie, quelle était la tâche de Dieu ? Sans doute celle d'un écrivain quand son livre est édité : aimer publiquement son texte, recevoir pour lui les compliments, les quolibets, l'indifférence. Affronter certains lecteurs qui dénoncent les défauts de l'oeuvre alors que, même s'ils avaient raison, on serait impuissant à la changer. L'aimer jusqu'au bout »).
    Et de toute une série de petites choses auxquelles on ne pense pas nécessairement dans la vie courante, mais auxquelles on acquiesce quand c'est dit à la manière nothombienne.
    Bref, un roman qui, à défaut d'émouvoir, fait réfléchir. Ce qui n'est pas plus mal, en ces temps où les cerveaux sont souvent sclérosés par la pensée télévisuelle...
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    • Livres 4.00/5
    Par Bellisa55, le 18 mars 2015

    Bellisa55
    Mais quelle audace ! La femme au chapeau ne fait pas dans la demi-mesure et cela n'est pas pour me déplaire.
    Original et percutant sont les deux adjectifs qui me viennent à l'esprit pour qualifier cet ouvrage très bref au titre décapant et aux premiers mots cinglants :
    " Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus ; il leur en fallut le spectacle. "
    Rafles, kapos, matricules, camp, tortures diverses et variées, exécutions. Un livre abordant la déportation ?, me direz-vous. Non, une critique extrêmement corrosive d'un genre télévisuel qui s'est fortement développé au cours des dernières années et dont les producteurs semblent vouloir repousser toujours plus loin les limites : la télé-réalité.
    En imaginant un jeu télévisé mettant en scène une réalité historique douloureuse, Amélie Nothomb pousse le concept à l'extrême et fait mouche. Elle nous bouscule, nous égratigne, nous écorche pour mieux nous prendre dans ses filets.
    Dans l'univers imaginé par la romancière, plus les médias s'offusquent et dénoncent les atrocités subies par les prisonniers du camp, plus l'audimat augmente ; ce dernier atteignant son paroxysme lorsqu'il est demandé au public de désigner les captifs devant être exécutés. Loin d'être atterrés par les règles inhumaines de ce qui est censé être un jeu, les spectateurs, complices, non seulement se complaisent dans un voyeurisme malsain mais prennent également plaisir à participer aux sévices.
    Au beau milieu de cette noirceur, scintille toutefois une lueur d'espoir en la personne de Pannonique, magnifique jeune femme qui resplendit autant par sa beauté physique que par celle qui irradie de son âme. Intelligente, courageuse, endurante, la détenue CKZ 114, comme elle est appelée au camp, de par son sens du sacrifice et sa lutte pour conserver sa dignité, non seulement force le respect de ses compagnons d'infortune mais parvient également à faire fléchir et humaniser quelque peu la brutale kapo Zdena.
    Acide sulfurique, un ouvrage provocateur et dérangeant ayant suscité la polémique mais proposant une exploration des facettes les plus obscures mais aussi les plus pures de l'individu et invitant à l'introspection. Un écrit fort intéressant !
    Ah... J'allais oublier... Je m'appelle Isabelle !
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    • Livres 2.00/5
    Par Eric75, le 29 janvier 2011

    Eric75
    Ce court roman est bien entendu un pamphlet critiquant les dérives et les excès de la téléréalité : le loft est ici métaphoriquement remplacé par un camp de concentration. Allant jusqu'au bout de son raisonnement, Amélie Nothomb transforme le plateau des émissions de téléréalité en camp de la mort, avec son lot de tortures mentales et physiques, la mise en scène des sévices, la destruction des personnalités et les exécutions de masse organisées au gré des votes du public (tout ceci est quand même un peu excessif, mais c'est le parti pris du livre).
    Sont bien sûr dénoncés la dictature de l'audimat, le voyeurisme, les bas instincts des organisateurs et des téléspectateurs, mais les mécanismes décrits ne vont jamais beaucoup plus loin que ces simples constats. La démonstration occulte en particulier le principe du volontariat et le fait que les joueurs, tous volontaires, sont motivés par l'envie d'exister aux yeux du public (de se faire connaître, de se stariser, de se forger a minima une identité médiatique, même si elle frise le ridicule) donc de se construire plutôt que de se détruire.
    Les vrais joueurs de la téléréalité sont sans doute impudiques, égocentriques et mégalomanes, et peut-être ne méritent-ils pas leur célébrité, mais ces travers ne sont pas exploités. Les victimes du jeu sont ici tirées au sort, vouées à l'anonymat, condamnées à une mort certaine et supposées se résigner. C'est donc un total contresens.
    Par ailleurs, même en acceptant la démonstration, les situations imaginées par Amélie Nothomb ne sont pas exploitées au mieux (comment faire autrement dans un roman aussi court ?) : les petits trafics et arrangements organisés sont invraisemblables sous le regard des caméras, la relation insolite qui se crée entre le bourreau et sa victime se cantonne au niveau d'une aimable discussion de salon.
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    • Livres 2.00/5
    Par Herve-Lionel, le 28 décembre 2014

    Herve-Lionel

    N°848 – Décembre 2014.
    Acide sulfuriqueAmélie Nothomb – Albin Michel.(2005)
    La télé-réalité est un produit moderne de la télévision, hérité des États-Unis qu'on n'est pas obligé d'aimer. On peut y voir une incursion acceptée dans la vie privée autant qu'une louable tentative de réconcilier des gens qui semblaient séparés à jamais, une exhibition malsaine ou un phénomène de société qui connaît un succès populaire sans précédent. Elle met en oeuvre une compétition qui n'est pas autre chose que celle qu'on peut observer dans la vraie vie, révèle des talents, suscite des rencontres, génère des succès, des déboires, des échecs. Il n'est donc pas extraordinaire qu'un écrivain s'empare de ce concept pour le traiter à sa manière.
    Le titre de ce roman évoque un liquide destructeur, le vitriol. La fin en donne toutefois une signification bien différente. Il met en scène, dans un futur lointain, un camp de concentration inspiré par la télé-réalité où des humains qui ont fait l'objet de rafles y mènent une vie déplorable. Non seulement ils y sont mal nourris, insultés et battus par des tortionnaires, les « Kapos », mais tous les jours ces derniers choisissent deux prisonniers qui seront tués devant les caméras. Pannonique, une belle jeune fille, est une de ces prisonnières et Zedna une de ces Kapos qui en est amoureuse. Avec ce rôle, Zedna qui est finalement une ratée, peut enfin se donner de l'importance et pour connaître le véritable nom de la prisonnière qui n'est pour tous qu'un numéro matricule (CKZ 114), mais aussi pour la posséder, elle transgresse la consigne et lui fait passer des barres de chocolat que la prisonnière partage avec ses compagnons d'infortune. Pire, elle n'hésite pas à précipiter dans la mort tous les prisonniers qui sont autour d'elle. En sauvant l'un d'eux, Pannonique prend donc au sein du groupe l'importance d'une véritable divinité qu'elle confirme d'ailleurs quand elle se glisse dans le rôle d'une victime expiatoire.
    Comme il s'agit d'une émission de télévision à large audience, les caméras espionnent en permanence les kapos et surtout les prisonniers. Cela commence à dériver dans le sens du sordide et certains médias s'en indignent de sorte que de plus en plus de gens souhaitent la regarder. Non seulement personne ne réagit devant l'horreur mais, en quelque sorte, on ne redemande et les producteurs proposent au public de désigner lui-même les prisonniers qui seront mis à mort. Cela n'a pour effet que de faire exploser le sacro-saint audimat ! Je ne dévoilerai évidemment pas l'épilogue que je trouve surprenant, inattendu et même décevant, mais il se peut qu'une nouvelle fois je n'ai rien compris.
    Ce roman est une fiction, certes, mais qui rappelle par bien des côtés les véritables camps nazis qui eux étaient une triste réalité. Certes la mise en scène qui nous est offerte ici est poussée à l'excès mais, toutes choses égales par ailleurs, j'y ai vu quelques ressemblances avec notre société actuelle qui, dans le monde du travail notamment (mais pas seulement) ne fait de cadeaux à personne. Notre société se caractérise bien plus souvent par la volonté de détruire son prochain que par celle de faire montre de la charité ou de la solidarité. L'auteure, qui reste maître du jeu et de son roman, donne à Pannonique un rôle de plus en plus important dans ce camp et par rapport aux autres membres du groupe à cause de l'amour qu'elle inspire à Zedna, ce qui fait de ce triste personnage du début quelqu'un qui, au fil des pages s'amende et devient plus humain. Les téléspectateurs eux-mêmes changent dès lors que cette série s'interrompt. J'espère qu'elle ne se trompe pas, mais franchement je n'en suis pas aussi sûr qu'elle, tant le voyeurisme, l'instinct grégaire, le caporalisme, l'abus d'autorité qui sont les composantes ordinaires de toute société et qui sont ici mis en évidence ne sauraient être regardés comme une simple vue de l'esprit.
    Ce roman a d'ailleurs fait l'objet d'une polémique et rappelle dans une certaine mesure les expériences de Stranford et de Milgram qui mettent en évidence les pulsions sadiques et meurtrières qui caractérisent l'espèce humaine. Je n'ai pas beaucoup d'attirance pour les écrits d'Amélie Nothomb comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire dans cette chronique, je les trouve inégaux. Je dois préciser cependant que ce livre contient des pistes de réflexions intéressantes sur la culpabilité par exemple. J'ai apprécié les développements que fait l'auteur sur ce concept du divin même si ce costume est, à l'évidence, trop grand pour Pannonique malgré le contexte du camp qui est un véritable enfer. J'ai également goûté les développements que fait l'auteur sur le rôle que les hommes peuvent donner à Dieu, le tenant pour responsable des malheurs de ce monde et se donnant ainsi le droit de l'insulter. le phénomène de l'émergence d'un chef par rapport au groupe (à travers le personnage de ZH 911)est également bien observé. La mise en évidence des capacités de résistance que l'être humain possède en lui (notamment la faculté de rire de tout ou d'opposer la beauté de la musique à la barbarie) est bienvenue. Quant au voyeurisme d'un public avide de sensations fortes, la preuve n'est plus à faire ! Elle a même esquissé une réflexion sur les relations qui peuvent exister entre l'écrivain et ses lecteurs. Malheureusement ces thèmes sont restés, à mon avis, quelque peu en friche. C'est peut-être dommage !
    A l'évidence, l'auteure veut faire passer un message et pour cela use d'un style simple, sans fioriture, logique et même emprunt d'une certaine froideur mais néanmoins facile à lire. J'ai été quelque peu surpris par ce roman mais, celui-ci refermé, j'avoue avoir été interpellé par le sujet traité. Il est d'actualité à cause du concept de la télé-réalité mais surtout parce qu'il met en lumière des facettes détestable de l'espèce humaine qui ne demande qu'à se révéler.
    ©Hervé GAUTIER – Décembre 2014 - http://hervegautier.e-monsite.com

    Lien : http://hervegautier.e-monsite.com
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Citations et extraits

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  • Par SEcriture, le 13 avril 2010

    Tandis qu’elle peinait au déblaiement des gravats, elle eut une crise de haine en pensant aux spectateurs. C’était une implosion lente qui partait de la cage thoracique et qui montait aux dents, les changeant en crocs : « Dire qu’ils sont là, avachis devant leur poste, à savourer notre enfer, en feignant sûrement de s’en indigner ! Il n’y en a pas un pour venir concrètement nous sauver, cela va de soi, mais je n’en demande pas tant : il n’y en a pas un pour éteindre son téléviseur ou pour changer de chaîne, j’en mets ma main à couper. »
    Le kapo Zdena vint alors l’arroser de coups de schlague en l’invectivant, puis alla s’occuper ailleurs.
    « Je la déteste aussi, et pourtant beaucoup moins que le public. Je préfère celle qui me frappe à ceux qui me regardent recevoir sa hargne. Elle n’est pas hypocrite, elle jour ouvertement un rôle infâme. Il y a une hiérarchie dans le mal, et ce n’est pas le kapo Zdena qui occupe la place la plus répugnante. »
    p.93
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  • Par x-Kah-mi, le 20 décembre 2010

    A la revue matinale, Pannonique vit le kapo Marko ramener la fillette. Elle sourit à la petite qui avait une mine de déterrée.
    Puis le Kapo Jan vint sélectionner les condamnés du jour : normalement, il passait en revue l'effectif et jugeait qui méritait de mourir ; cette fois, sans hésitation, il sortit du rang ZHF 911 et PFX 150.
    Un frémissement parcourut l'assemblée. On avait beau avoir l'habitude du mal, la condamnation d'un enfant, c'était autre chose. On ne parvint même pas à se réjouir d'être enfin débarrassé de la vieille.
    On entendit pour la première fois la voix de ZHF 911, qui résonnait toujours à mi-chemin entre le grincement et le ricanement.
    - Les extrêmes s'attirent, on dirait.
    Il lui était égal de mourir.
    PFX 150, elle, resta abasourdie de silence.
    On dut la pousser pour la faire marcher.
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  • Par ladesiderienne, le 30 décembre 2014

    Elle serait Dieu pour tout. Il ne s'agissait plus de créer l'univers : c'était trop tard, le mal était déjà fait. Au fond, la création accomplie, quelle était la tâche de Dieu ? Sans doute celle d'un écrivain quand son livre est édité : aimer publiquement son texte, recevoir pour lui les compliments, les quolibets, l'indifférence. Affronter certains lecteurs qui dénoncent les défauts de l’œuvre alors que, même s'ils avaient raison, on serait impuissant à la changer. L'aimer jusqu'au bout. Cet amour était la seule aide concrète que l'on pourrait lui apporter.
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  • Par Lee-chan, le 12 août 2012

    - Vous n'étudiez plus la paléontologie ?
    - Si, autant terminer ce qu'on a commencé. Mais maintenant, chaque fois que je rencontre une nouvelle personne, je lui demande son nom et je répète ce nom à haute voix.
    - Je comprends.
    - Ce n'est pas tout. J'ai décidé de rendre les gens heureux.
    - Ah, dit Pietro Livi, consterné à l'idée de voir la sublime Pannonique se lancer dans la bienfaisance. Cela consiste en quoi ? Vous allez devenir dame d'oeuvres ?
    - Non. J'apprends le violoncelle.
    Il rit de soulagement.
    - Le violoncelle ! C'est magnifique. Et pourquoi le violoncelle ?
    - Parce que c'est l'instrument qui ressemble le plus à la voix humaine.
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  • Par MarcBibliotheca, le 17 août 2008

    Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus; il leur en fallut le spectacle.

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« Ce qui est monstrueux n?est pas nécessairement indigne. » Amélie Nothomb








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