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ISBN : 2070368432
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Polka, chienne teckel née en 1966, a frappé la vie de François Nourissier d'une véritable maladie du sentiment. D'où la lettre sans réponse qu'il adresse à sa diabolique petite compagne à robe alezane. Occupant ses jour... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Kashima, le 23 juin 2013

    Kashima
    Dans Lettre à mon chien, il est question de la relation de François Nourissier avec sa chienne Polka, mais aussi du métier d'écrivain, du retirement qui, comme il le dit, n'était (et n'est) pas très à la mode.
    Lettre à mon chien est un livre dans lequel François Nourissier s'adresse à sa chienne Polka, rebaptisée ainsi par Claude Gallimard car son vrai nom, c'est Pilule. Il nous raconte ses expériences avec les animaux, souvent liées à l'observation, malgré lui, de leurs souffrances. Sa sensibilité en la matière est très grande. Un de ces petits chapitres, à propos, s'appelle "Un grand chien noir". Il nous dit comment il a vu, un jour, dans la circulation parisienne, un grand chien noir éperdu, coincé sur un îlot, près d'un tunnel, prisonnier des voitures. L'auteur s'est affolé, à tout fait pour pouvoir garer sa voiture plus loin,se porter à son secours, mais la peur de le retrouver écrasé a été si grande, si viscérale qu'il a fait demi-tour.
    François Nourissier nous raconte la compagnie de Polka dans sa vie quotidienne et sa vie d'écrivain. Tout ce qu'il écrit est tellement vrai, on y retrouve tellement sa vie avec son propre animal que c'en est émouvant. Voilà un auteur qui a tout compris de la présence de l'animal dans une vie.
    J'ai cherché des informations sur Polka, l'année de sa disparition, des photos de Nourissier avec elle. Il y en a peu, hormis cette vidéo postée ci-dessus et datant de 1976.
    En 1981, on le voit sur une photo pour Paris Match avec un berger allemand : Polka, le teckel, était sans doute morte, elle qui avait déjà plus de dix ans au moins au moment de l'écriture de ce roman en 1974 (il mentionne une paralysie en 1967).
    Dans le dernier chapitre, François Nourissier constate qu'il existe deux mondes, deux sortes d'humains. Une belle conclusion à un livre très touchant et sincère.


    Lien : http://edencash.forumactif.org/t1012-la-polka-de-nourissier#9512
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    • Livres 4.00/5
    Par andreepierrette, le 17 décembre 2013

    andreepierrette
    Polka, chienne teckel a frappé la vie de François Nourrissier d'une véritable maladie du sentiment. D'où la lettre sans réponse qu'il adresse à sa diabolique petite compagne à robe alezane. (....)Celle-ci jouant à son égard le rôle étonnant d'une confidente, ou d'une psychanalyste à quatre pattes.
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Citations et extraits

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  • Par Kashima, le 23 juin 2013

    La grande dame qui craint pour ses bas, la vieille qui prétexte l’hygiène pour repousser un coup de langue, les plaisanteries un peu lourdes de tel ami aux pieds redoutables : j’ai appris à me méfier de ces personnages. A tous il manque un peu du naturel, de l’animalité qui font les bons compagnons. (Ce sont les mêmes qui redoutent les orangeades trop glacées, qui disent “un doigt de vin, pas davantage…”) Parfois, quand il s’agit d’aveux publics et de gens considérables, je suis bien embêté. Par exemple je n’aime guère que Simone de Beauvoir, racontant sa première visite à Colette, avoue lui avoir dit qu’elle n’aimait pas les animaux, ni qu’elle ait suspecté l’amitié de Colette pour ses chats.
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  • Par Kashima, le 23 juin 2013

    Ne crois surtout pas que ça aille tout seul, cette lettre, cette fausse lettre. On va choquer les humanistes. On va prêter le flanc - si tu me passes l’expression - aux plus rudes critiques. (…)
    Toi si grincheuse à l’endroit du monde extérieur, si méfiante envers tout ce qui n’est pas nous, je m’aperçois pourtant que tes années sont tissées de ces parties joyeuses qu’il serait injuste de passer sous silence. Chaque matin, à mon réveil, tu me rappelles - leçon sans prix - que la gravité est une grimace repoussante et que seules comptent les fêtes de la vie. Puissé-je m’en souvenir au jour de la grande peine de ton départ - si je suis là pour la souffrir.
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  • Par Trissotin, le 19 avril 2012

    Écrivains, nous ne présentons l'intérêt que d'offrir des mots à la tribu, de mettre en mots ses songes, ses cauchemars. J'aime l'expression écrivain public. C'est le métier que nous exerçons tous. Nous rédigeons les lettres d'amour, pétitions, sollicitations et gémissements de qui ne sait pas tourner la phrase.

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  • Par Trissotin, le 19 avril 2012

    Fort de la certitude que l'on n'écrit jamais qu’un seul livre, constamment repris, nuancé, enrichi ou appauvri selon les années, que l'on n'introduit jamais dans un texte que les quelques obsessions dont on est à certains moments habité, je ne devrais pas m'inquiéter. Ce qui doit être écrit le sera.

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  • Par Kashima, le 23 juin 2013

    Voilà ce dont je te suis reconnaissant : tu as fertilisé ce coeur où tout poussait de plus en plus mal. Tu m’as rendu à la liberté de ressentir des émotions et à l’audace de les montrer. Tu m’as refait un peu plus humain que je n’étais devenu.

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Video de François Nourissier

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Albert Cohen ; 5 et dernier
Albert COHEN : entretien avec François NOURISSIER, Jean Didier WOLFROMM, Françoise XENAKIS, Robert SABATIER et le Révérend Père Lucien GUISSARD à propos de ses livres testaments : sa passion juive, ses occupations entre la composition de deux livres ; ses goûts littéraires. Pense que les femmes sont inférieures dans le domaine de l'action littéraire (tient des propos désagréables sur...








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