-
Par wictoria le 06/08/2009
J'aurais dû avoir mal partout. Cependant je ne sentais rien. Mes nerfs s'étaient désespérement noués quelque part. La douleur qu'il me procurait libérait une douce langueur dès qu'elle franchissait la barrière de ma peau.
-
Par erellwen le 08/05/2011
Sa main à présent, pendait, frémissante. Il ne cherchait pas à se débarrasser de la colère, mais d'une souffrance de nature différente. La fêlure qui s'était produite en lui à son insu avait pris des proportions telles qu'il était difficile d'y remédier et qu'elle semblait affecter la totalité de sa personne. S'il avait seulement été en colère, j'aurais pu le calmer, mais je ne savais pas comment procéder pour le remettre en état alors qu'il s'effritait de partout.
-
Par Reka le 28/11/2011
Je ne sais pas très bien si ce que le traducteur a fait à mon corps est normal ou non. Je ne sais pas non plus comment le savoir.
Mais je crois que c’était sans doute quelque chose de spécial. Parce que c’était assez différent de tout ce que j’ai pu imaginer dans ma tête d’après l’ambiance et les bruits discrets qui flottent la nuit aux environs de la réception de l’hôtel. (p. 71)
-
Par erellwen le 08/05/2011
Ma mère a beau chanter mes louanges, pour autant son amour pour moi n'est pas profond.Au contraire, plus elle dit de choses me concernant, plus j'ai l'impression de devenir laide, et c'est insupportable. Pas un instant je ne me suis trouvée jolie.
-
Par Reka le 28/11/2011
« Je me suis retournée. L’homme se tenait sur le palier. On pouvait dire qu’il avait passé l’âge mur et se trouvait à l’aube de sa vieillesse. [...] Il n’était ni haletant, ni en sueur, alors que la femme était si éperdue. Il n’était pas non plus embarrassé. Seuls les quelques cheveux qu’il avait encore sur le front étaient mêlé, en désordre.
Je me suis dit que je n’avais encore jamais entendu un ordre résonner d’une manière aussi belle. Il en émanait sang-froid, majesté et conviction. Même le mot « putain » avait un accent aimable.
« Tais-toi, putain. »
J’essayai de le faire revivre pour moi seule. Mais l’homme ne rouvrit pas la bouche. (p. 13)
-
Par Reka le 28/11/2011
Plus la chair au service de laquelle je suis est laide, mieux c’est. Cela me permet de me sentir vraiment misérable. Lorsqu’on me brutalise, lorsque je ne suis plus qu’un bloc de chair, naît enfin au fond de moi une onde de pur plaisir. (p. 177)
-
J'en suis au point où je suis incapable de faire la différence entre l'envie de te voir au plus vite et celle de continuer à t'attendre indéfiniment.
-
La main du traducteur était douce. J'avais l'impression qu'elle allait engloutir la mienne. Avec moi, elles s'acquittaient de toutes sortes de tâches : caresser les cheveux, préparer le thé, dénuder, ligoter. A chaque fois, elles se transformaient en une créature différente.
-
Par Reka le 28/11/2011
J’étais censée pleurer parce que j’avais peur et je souhaitais du fond du cœur entendre à nouveau les ordres qu’il donnait. (p. 67)
-
Il m'a caressé la joue, puis a refermé doucement sa main comme s'il voulait garder précieusement la sensation de cette caresse.