> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2742754911
Éditeur : Actes Sud (2005)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
Un jeune muséographe vient d'entrer en fonction dans un manoir aux confins du monde. Sous la direction d'une vieille femme plutôt étrange, il devra recenser, agencer, mettre en scène une véritable collection d'objets, de reliques du quotidien, de vestiges d'une intimité... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ameni, le 26 mai 2011

    Ameni
    Nouvelle claque pour le fan (grandissant) que je suis de Yoko Ogawa !
    Un univers différent, un même style époustouflant.
    Le musée du silence est un huis-clos sublime à l'histoire originale et poétique. Tout se déroule dans ce manoir et ses environs, où le narrateur, un muséographe, arrive et découvre en même temps que le lecteur cet univers si spécial et la mission (tout aussi étrange) qu'on lui a donné.
    Le huis-clos est amplifié par le fait que toute tentative de contact avec l'extérieur n'a aucun résultat. le narrateur écrit quelques lettres à son frère ou veut lui rendre visite, le lecteur n'en aura aucun écho retour. Lorsqu'on s'aventure hors de ce manoir, jusqu'au monastère par exemple, on tombe sur des moines ayant fait vœu de silence, et pour ce qui se passe au village on se heurte à la violence du monde extérieur (Meurtres, etc.. Je ne veux pas trop en dévoiler.) tout en restant dans les pas des habitants du manoir.
    Cet espace fermé et surtout cette mission si particulière de musée autour des objets des défunts crée une ambiance bien particulière (Certains pourraient dire morbide, mais le terme est bien trop péjoratif et restrictif). La mission va même plus loin puisqu'il faut aller collecter les objets des nouveaux défunts.
    On retrouve un thème qui semble cher à Yoko Ogawa ; La mémoire, le devoir de mémoire, les souvenirs, l'oubli... Collecter l'objet d'un défunt pour lui éviter l'oubli total.
    Un objet résumé d'une vie.
    Les personnages (Compliqués, attachants, angoissants, hypnotisants…), ce musée et tout ce dont il est dépositaire, cet univers à part fait de mémoire, de mort, de meurtres, de poésie, d'intimité, et évidemment ce style, tout est réuni pour un superbe roman. Pour tout dire, ma gorge s'est serrée quand j'ai vu que j'étais sur la dernière page. J'adore avoir cette sensation et pourtant j'avais délibérément pris mon temps pour bien "déguster" (Oui, oui, ça peut paraître pédant, mais un livre de cet auteur se déguste ! Et ouais !)

    Lien : http://ameni.over-blog.fr/article-le-musee-du-silence-de-yoko-ogawa-..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par doven, le 27 avril 2011

    doven
    Livre majeur. Un des charmes, au sens fort du terme, de ce roman tient à ce qu'il fait partie de ces livres chez qui le narrateur est un personnage sinon effacé, du moins humble, du moins discret.
    « Je sus, même à travers les rideaux, que le soleil commençait à décliner. le vent avait dû se lever, car on entendait les arbres bruisser dans le lointain. L'air froid qui montait à mes pieds donnait encore plus d'épaisseur au silence.
    - Parlez-moi des règles de muséologie que vous avez assimilées.
    Son dentier avait failli se détacher, dans un nuage encore plus gros de postillons.
    - Oui
    J'avais compris qu'il était inutile de déployer de l'énergie à essayer de me montrer sous mon meilleur jour. » Page 18
    Alors, quelle est sa légitimité, car le paradoxe est patent, lui qui est devenu le maître de cérémonie auprès du monde extérieur, sa force ? Elle réside dans une sorte de patience, d'engagement neutre et endurant. Ceci vaut pour l'écriture elle-même, bien entendu, son rythme précis et posé de braises, rendant en sa respiration et crépitements comptés les pulsations intimes des lieux, de leurs habitants, des peines, des heures, du mat et du brillant. Tout participe à ce tissage calme, y compris la scène de l'attentat ou du piétinement, l'aiguille plonge et réapparaît sans heurts de la première à la dernière page.
    "La couleur des montagnes, le débit des ruisseaux, l'ombre de l'horloge de la mairie, le son des cloches du monastère, tout était sous la domination de l'hiver » page 247
    « le profil de la jeune fille s'apprêtait à plonger dans l'obscurité. » Page 241
    Ce personnage, qui nous révèle la dimension transcendantale de tout musée digne du nom, ressemble à d'autres narrateurs qui dans d'autres récits sont parfois à peine sur le bord de l'histoire, hors considération, ce qui ne lui ferme une aucune porte. Yôko Ogawa connaît à fond cette vérité ultra littéraire : celui qui compte le moins est celui à qui on tolère qu'il rende compte pour tous. Et comme si cela ne suffisait pas, sa conscience du monde est aussi rare qu'impressionnante et précieuse. Sans oublier ce que le lecteur apprend de l'art du coutelier, de ces moines voués au silence, de la muséographie.
    Et il faudrait encore parler du fil du roman, cette collection fanatique et légitime.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 23 octobre 2008

    Woland
    Chinmoku Hakubutsikan
    Traduction : Rose-Marie Makino-Fayolle
    C'est probablement le roman le plus long de Yoko Ogawa - et c'est aussi pour cela que je l'ai lu. ;o) le style en est simple, concis et je suis tentée d'écrire intemporel. Contrairement à ce qu'il se passe d'habitude en effet chez les écrivains japonais, l'intrigue pourrait, à première vue, se situer à peu près n'importe où dans le monde. Seuls, de temps à autre, quelques menus - très menus - details rappellent que nous nous trouvons au Japon. La communauté monastique des Moines du Silence elle-même ne paraît pas précisément japonaise : aucune référence au taoisme, au bouddhisme ou au zen.
    L'histoire, elle aussi, est très simple : une vieille dame obsédée par l'idée de créer un Musée du Silence, contenant des objets dont chacun aura la charge d'évoquer une seule vie, fait venir un muséologue afin qu'il donne corps à son rêve. La Mort la presse, elle le sent à défaut de le dire expressément. L'entourent une jeune fille qu'elle a adoptée et qui la considère comme sa mère, le jardinier et sa femme qui s'occupent du domaine. Au loin, le village d'où est originaire la vieille dame et où elle a dérobé - il n'y a pas d'autre mot - à chaque mort en partance pour le cimetière un objet particulier destiné à l'immortaliser dans le fameux musée.
    L'ambiance est recueillie, lourde, glauque, parfois malsaine (tout ce qui a trait aux meurtres de jeunes femmes et à leur assassin sans visage), étouffante, avec des touches de cauchemar ou de fantastique. Avec les personnages et en particulier le muséologue qui, finalement, restera de son plein gré pour diriger le musée à la mort de la vieille dame, le lecteur descend en lui-même, se pose des questions sur le sens de la vie - de sa vie - et, bien sûr, sur notre place de ciron dans ce phénomène inexplicable qui commence (??) à notre naissance et se finit par notre mort (??).
    Un auteur intéressant, très subtil mais à déconseiller à toutes celles et tous ceux qui souffrent de dépression ou qui, par nature, voient la vie en noir. Un auteur qu'on peut lire de temps à autre, au compte-goutte. ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 03 juin 2008

    Lune
    Un simple objet peut-il résumer une vie? C'est ce que veut prouver ce "Musée du silence" dont on assiste à l'élaboration durant tout ce livre. Une vieille, très vieille dame acariâtre, étrange, colérique, physiquement répugnante tend à l'oeuvre unique de sa vie : montrer et dé/montrer la continuité dans un objet représentatif d'un être défunt (objets qu'elle dérobe à chaque mort depuis l'âge de 12 ans). Tout est "hors" monde dans ce roman, depuis le manoir où elle vit entourée d'un jardinier, d'une femme de ménage, d'une jeune fille éthérée qu'elle a adoptée, jusqu'au village et les faits qui s'y passent, jusqu'au monastère dont les moines "prédicateurs du silence" ont fait de celui-ci une ascèse évocatrice de l'inutilité des mots. Chargé de constituer ce lieu, un muséographe se joint à tout ce petit monde plus qu'étrange et sera happé au fur et à mesure au point de perdre son identité. La fin de ce livre est édifiante et évoque le phénix renaissant de ses cendres, continuité, disparition de l'ancien pour que le nouveau puisse être sans oublier ce qui fut. Livre où le morbide peut déranger - tout dépend de l'état d'esprit que l'on a au moment de sa lecture. Des destins se croisent et perdurent au-delà de la mort grâce à l'objet. Dorénavant, je regarderai différemment les musées en y pénétrant. Roman déstabilisant dont on ne perçoit pas très bien les répercussions en nous. Avis mitigé donc, tout en étant admirative face à l'imagination et le savoir faire (psychanalytique) de l'auteur.
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    • Livres 5.00/5
    Par Soundandfury, le 27 avril 2011

    Soundandfury
    Pour combler mes lacunes, Le musée du silence a été lu dans le cadre du challenge in the mood for Japan
    Challenge_japon.jpgJe me demande si la lecture de six romans suffira à me faire une image dénuée de fantasmes d'une culture si complexe... J'en doute. Peut-être qu'il serait bon pour moi de passer à la catégorie supérieure du challenge?
    Avec Le musée du silence, je m'attendais, à cause de ce titre et du résumé lu - une fois n'est pas coutume - à quelque chose d'assez lent, fort, peut-être mélancolique.
    Première surprise et mon dieu quel bonheur, (pourquoi n'est-ce pas toujours ainsi?) c'est un roman sans nom propre. Je m'en suis aperçue à la moitié du livre. Aucun personnage n'a de nom!
    Le narrateur est engagé dans une région lointaine par une vieille femme revêche qui désire bâtir un musée qui, comme dirait un gars aux chevilles enflées « n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur ». Cette dame récupère depuis toujours – en se passant d'autorisation - un objet appartenant à chaque personne décédée dans la ville. Cet assemblage hétéroclite s'accumule dans sa demeure et le narrateur va être chargé de nettoyer, inventorier, répertorier chaque souvenir. Ainsi que d'en recueillir l'histoire, des lèvres même de la vieille dame.
    Un jour, c'est à son tour, secondé par la fille de la maison, de procéder à la délicate récupération des souvenirs.
    Bien étrange livre, que je recommande très très chaudement. Impossible à cerner, ou à définir. Mélange d'une tendre réflexion sur le temps qui passe et le devoir de mémoire et d'une poétique vision du monde avec ces « prédicateurs du silence », enveloppés dans leur mutisme, auxquels les habitants viennent confier leurs secrets.
    Là dessus, une bombe. Au sens propre. Un attentat. Un frère qui ne donne plus de nouvelle. Puis des meurtres avec mutilation des tétons. Et des matchs de baseball. C'est inattendu, dissonant, cela tombe comme un cheveu dans la soupe. Mais un cheveu qui serait l'ingrédient ultime.
    De cet assemblage aussi disparate que l'est la collection de la vieille dame, naît un très beau récit.
    Je le conseille, encore! Si quelqu'un devait le lire grâce à mon article, je crois que je serais on ne peut plus heureuse!
    + sur Tale me More

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2010/10/17/la-fin-justifie-..
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Citations et extraits

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  • Par Irisa, le 08 juillet 2010

    A la réunion de décision des pièces à détruire, j'étais toujours silencieux et de mauvaise humeur. Je n'arrivais pas à me calmer, comme si j'avais été contraint de me retrouver dans un endroit où je ne me sentais pas à ma place.
    Les spécimens végétaux qu'il n'était plus possible de restaurer étaient passés à l'effilocheuse. Un socle de l'Acropole qui s'était fendu en cours de reproduction était réduit en morceaux à coups de marteau. Et pour la simple raison que c'était trop banal, le diorama sur la vie des abeilles était mis au feu.
    Et ils n'étaient pas inhumés avec autant de soin que des animaux de laboratoire sacrifiés à l'élaboration de nouveaux médicaments. Il n'y avait ni prières ni fleurs. Près d'un conservateur novice qui les détruisait mécaniquement l'un après l'autre, une autre jeune recrue inscrivait les données nécessaires dans un classeur. Pas pour garder une trace de ce qui disparaissait, plutôt pour vérifier, conformément aux statuts des musées, que la destruction avait été effectuée selon la manière prévue.
    Je me tenais un peu en retrait, seul à leur dire adieu, en suivant des yeux jusqu'au bout les éclats qui jaillissaient ou les cendres qui s'élevaient en tourbillonnant. Alors qu'ils auraient certainement pu devenir, dans n'importe quelle région reculée du monde, un fragment constitutif de ce monde.

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  • Par Irisa, le 08 juillet 2010

    ‒ C'est en manipulant, jour après jour, toutes sortes d'objets que je m'en suis rendu compte. Alors que ce devaient être des preuves de la vie des gens, je ne sais pourquoi j'ai l'impression qu'ils racontent ce qu'il est advenu de ces personnes dans le monde d'après la mort. Ce ne sont pas des boites qui renferment le passé, mais peut-être des miroirs qui reflètent le futur.
    ‒ Des miroirs ? Questionna-t-elle en sondant toujours l'espace.
    ‒ Oui, c'est ça. Quand j'ai le livre de ma mère entre les mains, je sens que l'univers de la mort, qui devrait être entouré d'un halo de frayeur, tient agréablement à l'intérieur de ma paume. Alors que je suis en train de tourner les pages, de deviner ce qui est écrit ou de sentir l'odeur du papier, toute peur finit pas disparaître. J'ai parfois même l'impression qu'il s'agit d'une vieille amie qui m'est chère. C'est pour cela que lorsque je suis en contact avec les objets je respire mieux, je me sens calme, et je m'endors plus facilement.
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  • Par Irisa, le 08 juillet 2010

    De tous les endroits où je suis allée récolter des objets laissés par les défunts, aucun ne m'a fait une impression aussi forte que cet atelier. S'il faut l'expliquer avec des mots, je dirais qu'il s'agissait d'une baraque pratiquement en ruine, qui donnait une impression palpable de manace. Une menace qui poussait à faire un pas en arrière, prendre une inspiration et adresser une prière à Dieu avant d'entrer.
    En tout cas dans l'atelier, on ne voyait rien d'autre que des tableaux et du matériel de peinture. Vous me direz que c'est normal, mais il n'y avait pas de tasse de café, ni collyre, factures, photos encadrées, cigarettes, miettes de biscuits, rouge à lèvres... rien. Pas de consolation, de rappel du quotidien, rien pour se détendre.
    C'était un spectacle impressionnant, implacable, à donner le frisson. Un chevalet, des carnets de croquis et des toiles jonchaient le sol, plusieurs dizaines de pinceaux aux poils durcis étaient tombés, et de la peinture avait giclée partout, des murs jusqu'au plafond. Des tableaux de toutes tailles, étaient-ils terminés ou en cours de réalisation ? se pressaient sur des étagères dont ils tombaient en cascades pour s'empiler les uns sur les autres.
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  • Par Irisa, le 08 juillet 2010

    La seule chose que je remarquai parmi les cartes postales, les poupées ou les albums de photos de montagnes, c'étaient des petits bibelots de forme ovale décorés de toutes sortes de motifs. Avec un socle tarabiscoté, ils étaient accrochés à des rubans qui pendaient à la devanture.
    ‒ Ce sont des oeufs sculptés. Le dernier objet encore fabriqué au village. On aspire l'intérieur, on renforce la coquille avec un produit spécial, et on le travaille.
    L'un à côté de l'autre, nous avions approchés notre visage de la vitrine. Il y avait un atelier au fond de la boutique où, sur un établit couvert d'une poussière blanche apparemment issue des débris des coquilles, travaillait un ouvrier. Il y avait toutes sortes d'objets, de la clochette de table au sucrier, certains avec des pierres précieuses, dont les incrustations ressortaient à la lumière d'une lampe incandescente.
    ‒ Il y a eu une période de fortes chaleurs qui a fait que les poules ne pondaient plus. Mais le jour de l'éclipse annulaire, toutes les poules se sont mises à pondre des oeufs dorés. Les villageois, surpris, ont gardé précieusement les coquilles, les ont décorés et accrochées aux fenêtres, et la pluie a enfin sauvé le village... C'est une légende. Mais maintenant, on peut toujours le demander aux dieux, les grosses chaleurs ne viennent plus. Et en automne, il pleut à n'en plus finir.
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  • Par Irisa, le 08 juillet 2010

    Seule la jeune fille qui tenait le rôle principal avait une tenue légèrement différente. Elle portait une à l'envers une robe de lin blanc.
    Mais je ne fus pas surpris. Curieusement, l'expérience m'avait appris que lorsqu'il se passait des choses extravagantes l'almanach de la vieille dame était forcément en cause.
    ‒ En cas de blessure ou de maladies graves, il faut porter sont vêtement à l'envers jusqu'à la pleine lune suivante, déclama-t-elle comme je m'y attendais, si l'on ne prend pas de précautions, on est emporté dans l'autre monde par les démons. En portant son vêtement sur l'envers, on montre que l'on est quelqu'un du monde opposé, quelqu'un de là-bas, et les démons s'y trompent.
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