ISBN : 2364740118
Éditeur : Thierry Magnier (2011)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres

Pierre est à la veille de ses 16 ans. Avec ses parents, il achète des meubles chez Ikéa. Il vivent tous les trois, à Versailles, dans un milieu plutôt favorisé. Passionné de musique classique et de piano, Pierre est en secon... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 30 novembre 2011

    canel
    Pierre va fêter ses seize ans, cela mérite quelques meubles bien à soi et à son goût, à la place des vieilleries transmises de génération en génération. Alors bienvenue à Ik3a ! Un après-midi de courses comme on en a tous connu : le choix, trop de choix, la saturation, la foule, l'attente à la caisse, la fatigue, la nuit et la pluie une fois dehors, les paquets lourds comme des ânes morts qui ne rentrent finalement pas dans la voiture... Et puis là, tout bascule pour Pierre et ses proches. Comment ? Je vous laisse le découvrir.

    Une crise, un bouleversement qui vont faire mûrir l'adolescent, lui faire mettre un pied plus tôt que prévu du côté des adultes, en appréhendant leurs faiblesses, leurs secrets, leurs ressources... L'écoute bienveillante et compréhensive d'une tante, les échanges précieux avec une soeur aînée, un ami, les premiers émois amoureux... autant de planches de salut pour le jeune homme chamboulé qui a perdu une partie de ses repères.

    Le tout est vif, agréable à lire, plein d'humour, l'auteur sait éviter habilement les clichés et nous surprendre. J'ai dû cocher au moins un passage par page tellement cela sonne juste, du "comme à la maison". Un grand MERCI à Juin pour ce très bon conseil !
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    • Livres 4.00/5
    Par marie36, le 21 octobre 2011

    marie36
    Pierre a 16 ans, et vit avec son père et sa mère à Versailles. Il est en seconde dans une classe à horaires aménagés pour pouvoir suivre le conservatoire ou il joue du piano.....
    Pierre a aussi une soeur Alix qui n'habite plus avec eux mais avec qui il échange beaucoup....
    .Il mène une vie normale, dans une famille ou on n'hausse jamais le ton, ou tout semble lisse....jusqu'au jour ou sa mère disparaît comme ça....sans rien dire, sans donner aucune nouvelle.....
    Pour Pierre, cette vie si lisse qu'il croyait avoir se fissure soudain, et pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer il se retrouve au centre de confidences sur des secrets de famille.....
    Et puis la vie, sans sa mère s'organise.....et Pierre va découvrir les adultes qui l'entourent avec un oeil différent....son père, sa mère, ne sont pas simplement son père et sa mère, mais un homme, une femme....tout comme ses grands-parents....Pierre grandit, tout comme il prend de l'assurance, fait l'apprentissage du sentiment amoureux.....Pierre grandit et aussi ne porte pas de jugement sur ses parents, ses grands-parents, ..
    Ce roman qui a quelque chose de dur, puisqu'il raconte quand même la disparition d'une mère, a quelque chose de très doux, très juste, avec juste ce qu'il faut de légèreté et d'humour....jamais un ton mièvre.....Pierre avance doucement dans cette nouvelle vie un peu fissurée pour apprendre à mieux construire la sienne....
    La fin, très abrupte, éclate d'une certains façon dans les dernières pages et est très émouvante.....très touchante....
    Un roman que j'ai envie de conseiller aux ados, pour ce qu'il leur raconte sur les adultes, un regard qu'on trouve rarement dans les romans pour adolescents.....pour ce regard sur la vie....qu'on se construit....chacun....
    .
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    • Livres 4.00/5
    Par lilimarylene, le 20 mars 2012

    lilimarylene
    En fait, ce roman, c'est l'histoire d'une famille un peu catho et traditionaliste dont le vernis bien lisse se fissure peu à peu. Car la famille de Pierre, c'est quand même quelque chose : sa mère s'appelle Marie-des-neiges, et sa tante Marie-Bertille (!). Ils vont à la messe tous les dimanches, et la vie semble toujours sous contrôle, comme si on la gardait sous cloche afin d'être sûr qu'elle soit toujours parfaite et immaculée. Par exemple, les effusions de tendresse, Pierre ne connaît pas. Et il n'est pas question de dire le moindre petit juron devant ses parents. Mais la disparition de la mère de Pierre (qui s'appelle en vrai Pierre-Marie) fait vaciller tout ce petit monde : son père craque et envoie balader sa belle-mère envahissante et moralisatrice ("vous me faites chier, bonne-maman !"), il ne va plus au travail et délaisse son rôle de père, laissant Pierre prendre les rênes de la maison. J'ai aimé assister à la façon dont Pierre va petit à petit goûter à sa nouvelle liberté (il peut sécher la messe, ou pour une fois, ne pas aller rendre visite à sa grand-mère à la maison de retraite). J'ai aimé aussi que les changements se fassent en nuance, sans grande révolution non plus (Pierre sèche la messe, repousse l'univers trop catho de bonne-maman, mais finit quand même par rester fidèle à ses valeurs, et à aller à la messe quand il en ressent le besoin). Et puis il y a toute cette partie qui montre comment Pierre va découvrir l'amour, avec les vacances à Dinard, que l'écriture de Mikaël Ollivier nous décrit avec sensualité. Encore une fois, on reste dans la nuance et dans le réalisme, et Pierre va connaître des déceptions. Et puis, enfin, il y a la fin, qui réserve bon nombre de surprises, qui donne tout à coup une autre dimension à cette histoire, et qui finalement peut expliquer pas mal de choses. C'est un roman juste et subtil, qui a réussi à capturer tout en finesse l'évolution et l'émancipation d'un ado prisonnier d'un drame familial. J'ai vraiment été captivée du début à la fin, et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir voyagé en Bretagne le temps des vacances de Pierre, de sentir l'odeur des éclairs au chocolat de la boulangère, et d'entendre les morceaux de piano joués par Pierre. Il y a de l'émotion, de la tendresse, du vécu, de l'humour aussi, mais le tout savamment dosé, comme si les mots de Mikaël Ollivier nous effleuraient l'esprit avec délicatesse, mais aussi parfois en rafales violentes, comme le ferait le vent salé de Dinard dans nos cheveux...

    Lien : http://surlestracesduchat.blogspot.fr/2012/03/le-monde-dans-la-main...
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    • Livres 5.00/5
    Par pergolese, le 06 mai 2012

    pergolese
    Un roman recommandée par ma libraire favorite...une magnifique découverte.
    Pierre a presque 16 ans, des parents, une soeur aînée qui n'est plus à la maison mais avec laquelle il chate beaucoup. Il vit à Versailles, milieu bourgeois, bon élève, bonnes études, conservatoire, polos lacoste et pull sur les épaules... la totale !
    Et voilà que sa mère les plante là, tout d'un coup, sur le parking d'Ikéa. le lendemain, un sms : "je vais bien, je n'en peux plus, c'est tout". Exit la maman, et pour de bon !
    Pierre se retrouve à devoir gérer la réaction de tous : la sienne bien sûr mais aussi celle de son père (complètement à l'ouest), celle de sa grand-mère maternelle (rigide pour ne pas dire franchement ch...). Sans compter sa soeur qui lui pose des drôles de questions du genre "Pourquoi tu l'aimes, Maman ?"
    Là-dessus se greffe la lourde découverte d'Un secret de famille ; une expérience pas trop cool avec une petite amie...
    Pauvre Pierre ! Il y a des moments où j'aurais voulu le prendre dans mes bras et lui caresser les cheveux comme je le fais avec mon fils. L'adolescence n'est pas toujours cool, surtout quand les adultes n'assurent pas trop...
    "Le monde dans la main" touche le lecteur et l'interroge aussi sur des sujets intimes comme les rapports à la filiation et à la famille en général.
    Si vous ajoutez un final que l'on ne sent pas forcément venir, vous aurez un très beau moment de lecture. A partir de 14-15 ans et pour adultes je pense.
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  • Par barbabulle, le 31 octobre 2011

    barbabulle
    Pierre 16 ans, voit sa mère partir pour ne plus revenir, le laissant avec son père sur le parking d'Ikéa. Commence alors l'attente et ensuite réapprendre à vivre avec cette absence. Il est des familles où on ne parle pas, on ne montre aucune émotion.
    Pierre, un peu maladroit, timide et refermé sur lui même va se retrouver confronté à ce vide, à la réaction de son père, sa famille, la révélation de secrets, ses questions tout en continuant à vivre sa vie de lycéen, de pianiste au conservatoire, d'adolescent. C'est dans ce quotidien qu'il va se construire, se connaître, apprendre à surpasser ces craintes, découvrir l'amour aussi.
    Avec une écriture drôle, sensible et bouleversante à la fois, Mickaël Ollivier nous offre un beau roman, émouvant et humain. Les détails du quotidien de ce jeune adolescent décrivent avec justesse cet âge si fragile et sensible, celui où l'on se construit. Cette histoire bouleversante est aussi un hymne à la vie, rempli d'espoir où les touches de piano et la douce musique nous accompagne tout du long!
    Un livre pour adolescent mais .... à faire lire également aux adultes !
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Citations et extraits

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  • Par Juin, le 25 octobre 2011

    - ça te fait quoi de ne pas connaître ton père?
    Il a pris le temps de trouver ses mots.
    -Je le connais. C'est ton grand-père Edouard. Il a toujours été là. c'est lui qui a consolé mes cauchemars quand j'étais petit, qui m'a aidé à faire mes devoirs, qui m'a appris à faire mes lacets, à monter à vélo, qui m'a supporté quand j'étais adolescent, qui a bossé toute sa vie pour que je ne manque de rien. C'est lui mon père, pas celui qui s'est contenté de coucher avec ma mère.
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  • Par lilimarylene, le 20 mars 2012

    Ikea, c'est drôle au début.
    C'est comme entrer dans une maison de poupée. On imagine un géant, façon Gulliver, allongé sur la moquette, les pieds croisés au-dessus des fesses, dont le regard passe d'une pièce à l'autre, et qui fait bouger les figurines et les meubles avec ses mains trop grosses. Ce jour-là, les personnages, c'étaient moi, mon père et ma mère. Et la grosse main aux doigts boudinés du destin nous a déplacés d'une façon inattendue.
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  • Par Pays_des_contes, le 04 novembre 2011

    Calmement, d’un pas régulier, maman s’est éloignée sans un mot, non vers le magasin, le service des livraisons, les toilettes ou je ne sais quoi encore, mais vers la sortie du parking. A pied. Sous la pluie. Mon père l’a suivie des yeux alors que les miens allaient de la silhouette de ma mère qui rapetissait à celle, immobile, de mon père. Ma mère, mon père, ma mère, mon père, et puis mon père tout court quand ma mère a disparu au premier rond-point.
    On ne l’a jamais revue jusqu’à ce jour.
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  • Par marie36, le 21 octobre 2011

    Ces années m'ont appris qu'il faut prendre tout ce qui se présente, s'efforcer de vivre pleinement ce qui doit l'être, le bon comme le mauvais, chaque sourire, chaque larme. Il faut habiter le présent, comme seuls savent le faire les nouveaux-nés, comme je le faisais ce noël de mes premières années, quand je regardais les reflets dorés dans les yeux de ma soeur et que le monde se résumait à cet instant.
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  • Par marie36, le 21 octobre 2011

    d'une certains façon, la mort d'Alix a aussi contribué à la construction de ce présent. Elle en a été une brique. Une sale brique mais qu'il était impossible de supprimer une fois qu'elle était posée.Elle fait partie de l'édifice, de l'équilibre
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Vidéo de Mikaël Ollivier

Gérard Collard a eu un véritable coup de foudre (sans mauvais jeu de mot) pour le livre de Mikaël Ollivier. "La promesse du feu" aux éditions Albin Michel. Un polar qui se passe dans l'univers des pompiers et qui se démarque par son originalité... Regardez... La présentation du livre "La promesse du feu" par l'éditeur :
Le feu fascine, le feu dévore... Dans les flammes, certains cherchent la rédemption, d'autres cachent leurs crimes. Prix Polar 2003 pour Trois souris aveugles, son premier Spécial Suspense, Mickaël Ollivier s'affirme comme une des révélations du thriller français.








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