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ISBN : 2742748997
Éditeur : Actes Sud (2004)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Dans les sous-sols de l'Observatoire royal d'Uccle, à l'abri de la lumière du jour, des horloges affichent l'heure légale. Des horloges à quartz y côtoient les vieilles horloges à balancier dont le tic tac signale la présenc... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par absolu, le 01 août 2012

    absolu
    « Il existe en Belgique un service public de la conservation et de la diffusion du temps. Dans les sous-sols de l'Observatoire royal d'Uccle, à l'abri de la lumière du jour, des horloges affichent l'heure légale. Des horloges à quartz y côtoient les vieilles horloges à balancier dont le tic-tac signale la présence à qui s'aventure dans ces labyrinthes souterrains. C'est muni d'une torche électrique que Célestin s'y rend deux fois par jour à heure fixe, neuf heures trente et quinze heures trente. le temps il l'a dans la peau, Célestin. Nul besoin de montre pour savoir que c'est le moment de descendre dans les caves... »

    Il l'a dans la peau, il l'a dans ses nuits, dans ses insomnies, le temps. Il lui arrive de se croire encore au travail, l'insomnie ressemble au temps absolu quand l'univers se réduit au tic tac de l'horloge. Parfois la nuit il n'existe rien d'autre que le temps. Ce n'est pas rien de gérer le temps d'un pays, « et les insomnies qui en découlent c'est encore du temps, le temps à l'état pur, dont le dormeur éveillé égrène, dans la clarté lunaire, une à une les secondes et les minutes. La nuit alors se peuple de tic tac muets, de pendules invisibles. le monde n'est plus, à ce moment, qu'une gigantesque horloge, une clepsydre affolée dont les chutes d'eau inonderaient la ville. »
    On ne se rend pas compte de tout ce qui en dépend. Sinon, pourquoi aurait-on chercher à le mesurer, à l'écrire, à tenter de le maîtriser en le divisant en années, en jours, en calendriers ? « Une horloge qui se dérègle, et c'est la vie qui en pâtit . « C'est que, si l'on n'y prend pas garde, si même un instant, la vigilance se relâche, le temps peut provoquer une sacrée pagaille ».
    Jusqu'à présent c'est grâce aux étoiles, à l'univers, qu'on le mesure. Alors Célestin porte bien son prénom. Même si, adolescent, ce sont les fonds sous-marins qui l'attiraient. Mais c'est un problème, quand on ne sait pas nager, qu'on ne peut même pas apprendre à le faire. C'est peut-être pour ça qu'il se mettra en tête, plus ou moins malgré lui, à la recherche de Marine, son premier amour, amour d'il y a vingt-cinq ans, amour intemporel, s'il en est, inaltéré, inavoué, seulement encré dans des dizaines de lettres jamais envoyées.
    Célestin va partir à la recherche de ce temps perdu, quelque part entre un atome et un cadran,
    entre la voix claire mais pas froide de l'horloge parlante et celle coincée dans le corps d'une petite fille, entre l'enjeu européen de l'heure d'hiver et le temps immobile qui remplit de plus en plus le ventre d'une femme. Célestin part explorer l'océan de sa vie qui le regarde d'en haut et sans faire de vagues lui envoie quelques signaux. Célestin fait le temps, mais le temps fait tourner la tête de Célestin. Et quand on sait qu'un astre mort éclaire encore...
    Vitesse de la lumière, silence de l'univers, astrolabe et ballet éternel. Écoute, Célestin, écoute, l'écho du tic tac qui résonne est à portée de voix, à côté de toi...

    Histoire d'amour, de physique poétique, d'humour quantique,
    voyage vers le temps, à travers l'autre, entre un fuseau horaire et une fleur séchée.
    Les pétales s'envolent, mais les écrits restent.
    Et puis, après tout, aimer, c'est obéir à une voix.

    Lien : http://www.listesratures.fr/archive/2011/10/03/le-bureau-de-l-heure...
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    • Livres 4.00/5
    Par Malice, le 15 juillet 2013

    Malice
    Un roman très agréable à lire, sur la notion du temps qui passe, le thème est impalpabe.
    Marine le passé, Gilda le present, Lydia le futur avec la naissance futur de l'enfant. le temps rythme des saisons. Célestin est un poéte, vingt-cinq ans plus tard il n'oublie pas Marine rue des Eglandier c'est Gilda qui habite cette maison là. Gilda aussi se souvient de son amour de jeunesse. Pour Celestin les retrouvailles avec Marine sont allées à la recherche du temps perdu. Il est question de l'horaire des trains, de la vie de Galilée, de l'importance du passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été, de l'horloge parlante de la voix d'Audrey Letellier. La notion du temps n'est pas la même pour les Africains et nous européens toujours pressès à courrir aprés le temps qui passe.
    Célestin retrouve son amour de jeunesse, retrouvaille mené comme une enquête policière.
    Cette recherche du temps fait de ce livre un Proust rigolo.
    Le ton est attendrissant fantaisiste une jolie écriture, les personnages de ce livre sont terriblement attachant.
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    • Livres 3.00/5
    Par paulotlet, le 27 décembre 2013

    paulotlet
    Célestin est directeur du Bureau de l'heure, une section de l'Observatoire royal d'Uccle qui veille sur l'écoulement du temps en Belgique. Son temps à lui s'est un peu arrêté depuis qu'enfant, il a aimé Marine,sans jamais oser le lui avouer. Célestin traverse la vie comme un somnambule jusqu'à ce que Gilda, Lydia, Audrey, Alice et Julie n'y fasse irruption.
    Jean-Luc Outers nous livre ici un roman plutôt intimiste, avec en trame de fond une réflexion sur le temps qui passe. Les situations sont à la fois cocasses et touchantes, les personnages sont bien campés. Comme souvent, le héros semble un peu déboussolé, à la recherche d'un hypothétique bonheur dans un monde terriblement matérialiste et peu humain. Alors il s'accroche à ce qui semble faire sens, comme ces histoire anciennes, ces rendez-vous manqués.
    Ce Bureau de l'heure est un des livres les plus aboutis de Jean-Luc Outers. Lui qui peine tellement à raconter une histoire, à construire une intrigue, propose ici un scénario solide, presque cinématographique. C'est le récit d'une libération, tant on peut être prisonnier du temps qui est inexorablement écoulé.
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Citations et extraits

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  • Par paulotlet, le 27 décembre 2013

    Comme vous le savez, aujourd'hui le temps n'est plus qu'une question de décalage entre les horloges atomiques reliées à un récepteur GPS. Le Bureau de l'heure, membre du réseau mondial des stations GPS, est appelé à se transformer en bureau de recherches sur la comparaison d'horloges à distance utilisées pour le calcul du temps atomique international. Vous et moi, nous sommes hélas de la vieille école. L'heure, Célestin, n'est plus l'affaire des astronomes. Elle est désormais celle des mathématiciens.
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  • Par paulotlet, le 22 décembre 2013

    C'est étrange, dans vos pays riches, où l'on vit de plus en plus longtemps, les machines à faire gagner du temps se multiplient et l'angoisse du manque de temps ne fait que croître.

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  • Par paulotlet, le 22 décembre 2013

    Entre Gilda et sa fille, la ressemblance était totale. On eût dit la même personne qui se serait dédoublée, l'écart d'une génération comme si le temps passait sur les corps en y laissant sa marque.

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